593e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle il…

Rédigez cette lettre farcie de i à l’envi


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Sur ce blogue, on n’apprend pas à écrire un roman ou des nouvelles, on enflamme son imagination. Les exercices que j’invente, aiguillonnent l’esprit. Mon but est de conduire toute personne vers le créateur plus ou moins claquemuré en elle. L’enfant imaginatif avec lequel elle se réconcilie définitivement dès qu’elle se prête au jeu. Après quoi, elle décide de mener le projet d’écriture qui lui convient.

45 Responses

  1. iris79 dit :

    Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle il…

    leur annonçait avoir franchi une étape essentielle dans sa vie :

    Chier papi, chère mami

    Graci à mi prefesori italiano, j’i suis fier die vousi faire paritager ma nouvellie compétencie. En effeti, je sais désormais lire i icrire et ji suis trèsi douéi pour ci ! J’ai dionc décidé dès i présenti die mie mettrie à écrire mies mémories !
    Ji vousi en ferai parvenir uni exemplaire dis qui j’aurais achevi li premier volumie.
    J’ai li sensi de l’humouri commie vouis li savezi, vouis aurez touti li loisir i li surprisie di découvrir mies exploits trèsi prochainement.
    Ji vous aimie
    A bientôt !
    Des bisis et des bisous

  2. Urso dit :

    Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle il …

    Papa, maman,

    Ah que je suis heureux.
    Je suis arrivé sur l’île verte qui se trouve en plein milieu de l’océan Pacifique.
    Qu’il fait beau ici, la chaleur est torride.

    J’ai retrouvé mes amis et le champ des lettres de l’alphabet français dont je vous parle souvent.
    Elles y sont presque toutes.
    Je vais profiter de mon long séjour ici pour planter les lettres manquantes.

    Celle que je préfère c’est la plante de la lettre i. Celle-ci est gigantesque, d’une hauteur de 4 mètres environ, et il y en a sur toute la superficie de l’île.
    En plus, elle est continuellement fleurie, avec des fleurs de différentes couleurs, couleurs qui changent en fonction des mois de l’année.
    Très jolies ces fleurs.

    Vous le voyez les i me suivent partout à tel point que ce matin chez un tatoueur local, j’ai fait rajouter d’autres i sur ma jambe gauche et mon bras droit.
    Ayant loué une Harley-Davidson j’ai aussi demandé que la carrosserie de la moto soit recouverte d’un maximum de i.
    Cette lettre en effet me porte bonheur.
    Elle est présente depuis plusieurs années dans ma vie.
    Ici je me balade avec des vêtements et des souliers criblés de i.
    Je le sais je suis un original.

    Vous le verrez même la lettre sur laquelle j’écris je l’ai truffée de i.
    Je pense que sans des lunettes ultra-puissantes tant elle comporte de i, vous ne réussirez pas à déchiffrer son contenu.

    Hi hi que la vie est belle et pleine de surprise.
    Sans les i je serais un ouistiti triste et malheureux.
    Grâce aux i, je suis devenu un écrivain de génie.
    Cette année c’est certain je rafle tous les prix littéraires en lice.
    Ah qu’elle est belle la vie lorsqu’on écrit.
    Je pense être encore lu et reconnu dans 500 ans.
    Que dis-je dans 1000 ans.

    Glou glou qu’il est bon ce whisky japonais.
    Glou glou.
    Encore deux paragraphes à écrire et je vais rejoindre ma petite copine sur la plage.
    Hi hi, vive moi et le iiii.

    Bien à vous,
    Votre fils dévoué.

  3. Peggy dit :

    593 Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle il…

    Critique la folie des humanoïdes.

    Bien que j’aie pris infiniment plaisir à connaître le langage des signes et communiquer avec des individus déficients en audition, j’insiste, sur le fait que les humains sont dingues.

    Expliquez-moi pourquoi ils avaient besoin de me faire connaitre cette langue des signes qui profite, en définitif, uniquement aux scientifiques Isidore, Iphigénie et Ignacio ?
    Ce qui m’ennuie, c’est que je n’apporterai rien aux sourds et ne pourrai jamais les aider vraiment. Enfin, disons qu’ils ont bien ri, et ces rires entrainèrent mon unique satisfaction.
    À titre indicatif, étudier ne requérait aucune aptitude spécifique au niveau de mon QI. Les spécialistes dirigeant la formation étaient bien gentils et finalement c’était ludique.

    Ensuite j’ai appris à écrire. Deuxième folie inutile m’incombant. À vrai dire, je me fiche d’aligner des gribouillis qui n’éclairent que la science. Bref, j’avais été choisi. Pour tenir le Bic, ça été instinctif, ni difficulté, ni anxiété, puisque dans ma vie en liberté je sais saisir. Petit à petit j’ai associé des mots et construis des lignes inintelligibles. Ensuite, je me suis pris au jeu. Et puis, ils avaient un système de satisfécits irrésistibles ! J’ai vite compris le fonctionnement ! Jamais de sanctions uniquement des plaisirs-fruits.

    L’expérience terminée, on me renvoie chez moi, je suis ravi.
    Maintenant, avec ce savoir, croyez-vous qu’assis sur une branche, entouré d’une kyrielle de ouistitis, je leur mettrai un Bic en mains pour qu’ils copient mes mimiques ?

    D’ailleurs, cette missive que je vous envoie, incompréhensible pour vous, singes en liberté, il est certain que vous n’en fassiez qu’une lippée imaginant que c’est une gourmandise !

  4. Françoise Rousseaux dit :

    Coucou mon gentil papi
    Ma jolie Mamie
    C’est votre petit ouistiti
    Qui vous écrit d’Italie
    Ou de Tunisie
    Car il me faut un pays en « i »
    C’est devenu mon bruit favori
    Le i de la souris
    Qui trottine tout gris
    Le i de Dame Pie
    Dans son si bel habit
    Les deux i de Mimine
    Qui griffent le vieux tapis
    Les i qui tourbillonnent
    Les i qui cabriolent
    Les i qui rigolent
    Ils sont toujours ici
    Quand on voudrait dormir
    Quand on voudrait grossir
    Quand on voudrait maigrir
    Des tout petits i
    Et puis des grands aussi
    On va finir par se lasser
    alors pour leur échapper
    Je vais …heu…je vais aller faire pipi
    Hi, hi, hi, hi !

    Big bisous
    Votre petit-fils chéri

  5. Dominique PORHIEL dit :

    Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille :

    Je m’initie à la poésie
    Tout à l’élégie du surimi,
    Et aux infinies péripéties
    De mon parapluie
    Je me suis enfui au Chili
    Poursuivi par le béribéri.

    A midi, après un p’tit curry
    Et un pari maudit,
    Je pris ses skis
    Et partis à Paris
    Sur mon petit cheval gris !

    C’est inédit !

  6. Avoires dit :

    Mes chers parents

    C’est Chéribibi qui vous écrit
    Pour vous parler de lui
    Je suis au Malawi
    Prisonnier
    Après un rififi
    Sans grisbi, sans wi-fi,
    Sans mes amis, Micky, Johnny, Gaby
    Je ne vaux pas un radis
    Vous pouvez rire de mon salmigondis
    Je l’ai mérité
    Je m ‘ennuie dans ce foutu pays
    Où tous ne sont que béni oui-oui
    Amaigri, rabougri, réduit en charpie
    Je suis anéanti
    Surdoué ouistiti
    J’ai trop donné
    Au langage des signes
    Ouistiti de génie au QI inédit
    J’ai cru au paradis
    Et le pire, la nuit
    Je fais pipi au lit !
    Moi Chéribibi le ouistiti
    Qui vous faisait envie
    Me voilà bien rétréci
    Avec tous ces i
    Que je fourre à l’envi
    C’est plus fort que mi
    Que moi vous avez compris
    Oubliez-moi je vous en prie
    J’accepte vos lazzi
    Je m’en vais en catimini.

    Un ex ouistiti surdoué devenu contrit

  7. Maguelonne dit :

    Ouistiti surdoué, il avait finalement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sût aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout. Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle il s’exprimait ainsi :
    Chers parents,
    Comme vous savez, j’ai fait une crise de délire, comme ils disent. Je fichais des i partout, je voyais des i partout. J’étais devenu un grand I. Les toubibs m’ont bien soigné. Maintenant, je vais bien, tout va bien.
    L’autre jour, j’ai mangé l’aïoli avec l’aïeul de mon copain qui joue toujours au petit caïd. Et coïncidence inouï, j’ai ouï-dire par un païen de jamaïcain que la maïzena, c’était de la patate. Moi qui adore le maïs je ne pouvais pas rester stoïque. Maïzena= patate ! Ciel, qu’en dirait mes aïeux ! Et moi j’en aurais bien mangé mes glaïeuls.
    Je rêvais de prendre une scie égoïne et de lui scier son col de celluloïd au zaïrois, pardon, au jamaïcain. Plus je le regardais, plus je lui trouvais une gueule de caïman. Et j’avais une folle envie de lui crever les yeux à coups de baïonnette. J’aurais fait la une des tabloïds. Stoïque j’aurais posé devant les polaroïds.
    Mais fi de la paranoïa. Cet homme était haïssable mais chers parents, pas d’inquiétude. Je vais bien, tout va bien. Je suis guérï.
    En ce moment mes nuits sont remplies de naïades. Et navigant sur un caïque, je les masse au monoï sentant bon la fleur de tiaré, tout en déclamant des laïus interminables. Rappelez vous, je suis guérï et pas naïf. Je sais bien que ce ne sont pas mes fauteuils en skaï rouge et mes mosaïques en faïence de camaïeu vert qui retiendront mes belles.
    Alors maintenant je suis à fond dans le ï tréma. Je croyais que le tréma me donnait deux i pour le prix d’un. Mais pécaïre, Loïc m’a dit que c’est le y qui valait deux i. Qu’est ce qu’il en sait cet égoïste de Loïc. Avec ses muscles gonflés aux stéroïdes, son cerveau n’est pas plus gros qu’un pois chiche.
    Qu’importe, le ï tréma c’est mon péché, ma came, mon héroïne.
    Aïe, aïe, aïe, chers parents, je vais bien, tout va bien. Je suis guérï. Je vais bien, tout va bien.

  8. jean marc Durand dit :

    Salut les vieux ouistitis!

    Ici ,c’est iceberg même le midi.Mon kiki est tout petit. Je fais l’idiot de la vile ville, je me suis avili. L’ignominie des individus est ignoble. Ils rient de mon ignorance. Moi l’immonde immigré, je ravive leur immoralité immodérée. Mon indigence leur est indiscutable, ils rient de mes rites et sourient de mes mérites. Mes gri-gri sont tous moisis. J’ai choisi de repartir en Ivoire. Ici, la vie, trop hostile, tout dit riquiqui.

    Titi Ouistiti !

  9. françoise dit :

    Chers Vieux,
    Hier j’ai viré ma cuti
    aujourd’hui je mets des points sur les i
    demain je mettrai des barres sur les t
    j’ai fait pipi au lit
    je souffre d’incontinence urinaire
    a dit l’aide-soignante
    si vous croyez voir un ovni dans le ciel
    dites-vous que c’est votre ouistiti qui revient
    et je ferai mon arbre généalogique
    l’avenir me sourit

  10. Grumpy dit :

    A mes chéris : Papi, Mamie, Tante Nini, Oncle Riri, amis jumeaux Fifi et Miki, Cousines Lili, Gigi, Susi, Nicki, Josi, bref à tous ceux qui liront ceci, je dis :

    « Me voici enfin parti d’ici, l’Australie, sur mon Kon-Tiki. je vais friser la Nouvelle Calédonie et virerai vers Tahiti. Si, si, c’est moi qui vous le dis.
    J’accomplis ainsi un projet mûri depuis une décennie.

    Je navigue au pif, le vent est vif, le Spi rempli, mon esprit file vite bien que j’aie été ralenti, pris dans le 5e continent : maudit plastique, on profite de toi qui nous emballes, puis une fois vide, tu pars courir, agrandir ton île maléfique.

    Je me nourris de rations de corned-bif en boîte que j’ouvre au tourne-vis, je bois du pschiiiit citron anti-scorbut. J’évite de faire trop souvent pipi pour ne pas endolorir mes reins, je veille au répit de mon zizi si actif jadis, j’ai bien tiré sur l’élastique de mon slip, ça devrait tenir pour mieux ensuite revenir.

    Après Tahiti ce sera parti mon Kiki : En plus de l’air salin, j’aspire à parvenir au Chili, sur l’île de Pâques, un dimanche ou un lundi. Je devrais y arriver sans soucis, il me reste assez de vivres Kiri et Kiwis riches en vitamines pour me garder en vie.

    Je frémis, envahi de frénésie à l’idée d’apercevoir le long de la rive, alignés pour m’accueillir les Moaïs immobiles. Je saurai les faire rire, la fantaisie déride les plus bridés.

    Je vous en prie, ne vous faites pas de bile, cet écrit n’est pas une broutille à la mer, bien qu’aventurier je persiste et signe, je ne suis qu’un singe malin qui vit si bien sans fric ni flics.»

  11. 🐻 Luron'Ours dit :

    🐻MORT AU GORILLE

    Un ouistiti surdoué avait compris le langage des signes il mit des i partout et des coups de poing dessus.
    Un macaque dans un catalpa qui a perdu l’oméga de son alpha chanta ma cabane au Canada
    Un rhésus usurpateur rusait en utopie. A Fréjus fait le gugusse.
    Un bonobo et ça Bonobette coupent du jambonneau.
    Un œuf de cygne guigne a Eu les eudois. Ibis et cygne, je vous préfère à simiesque engeance. Volants, voleurs, chapardeurs, imitateurs, dénicheurs. Naguère animaux de compagnie ainsi que les perroquets. Bête de cirque comme les lions et les tigres méfiez-vous de votre frère humain votre voisin.🐻

  12. Ouistiti, surdoué, avait facilement appris le langage des signes. Quand on décida de lui enseigner l’écriture, il sut aussitôt associer les mots, mais…

    Il s’y refusa catégoriquement. Tout crayon qu’on lui présentait, il le mordillait rageusement pour en faire une infâme bouillie dégoulinante de colère.

    On eut beau le cajoler et lui offrir des friandises, rien n’y fit. Invariablement, ses pattes articulaient dans l’espace le signe d’un « NON » coupant et affirmé. Puis, sa bonne bouille de Ouistiti se fermait à double tour et, plus on insistait, plus elle tirait d’autres verrous. Le pire est qu’il en vint à se désintéresser de la nourriture et du jeu avec ses congénères.

    Que se passait-il ?

    On eut alors recours à la communication animale ; celle-ci se fait par télépathie. Encore faut-il que le sujet donne son consentement. Pour toute réponse, Ouistiti offrit un front buté, un regard clos et des mâchoires crispées.

    L’affaire ne s’avérait pas facile.

    Cependant, notre télépathe prit à cœur de la mener à bien, non pas qu’il fut payé grassement pour cela, mais parce qu’il aimait profondément les animaux.

    Dans les refus obstinés de Ouistiti, il détectait une grande souffrance, mais laquelle ? Ne jouissait-il pas ici d’un cadre de vie rassurant et bienveillant ?

    Le télépathe ne renonça pas. Il multiplia auprès de lui ses visites et lui ouvrit son cœur, sans le solliciter.

    L’énergie d’amour est une onde très particulière. Comme on le sait, elle opère des miracles.

    L’animal la capta immédiatement. Elle n’avait rien à voir avec l’intérêt qu’on lui manifestait jusque-là — conditionnel — car assujetti à des résultats.

    Et la communication s’établit. Brève, silencieuse, éloquente :

    « Moi, Ouistiti, je me refuse d’être un objet d’expérience. De singer les hommes. Je veux tout simplement revenir à ma véritable nature. Que mes enseignants accèdent d’abord à la leur pour devenir enfin des Humains doués. »

  13. 🐀 Souris verte dit :

    🐀Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa façon

    —–
    On peut dire qu’il était doué le bougre, comprenait au quart de tour et infusé le langage des ‘singes’ dès son plus jeune âge. Perché tout en haut de l’arbre, au bout de ses doigts d’ une liane flexible il accrochait des signes à des guirlandes de nuages. Chaque mot faisait echo aux ronds de fumée qui, s’echappant des calumets de la paix encerclaient les bâtons dans le ciel.

    Toutes et tous pouvaient lire ainsi dans toutes les langues les messages d’amour et de paix.

    OUISTITIS AMIS A TUTTI

    Il n’est pas mort vit encore sous un tipi, écrit… écrit… Mais les mots ne s’envolent plus ou peut être sommes-nous miros et ne relevons-nous pas la tête assez haut pour les lire.
    A bientôt mes ouistitis 🐀

  14. (ça fait un moment que je ne commente pas ici, ça m’avait manqué!)

    Ouiistiti surdoué, il avait facilement appriis le langage des signes. On décida de luii apprendre à écrire. Il sut aussitôt associier les mots, mais il fichaiit des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écriite à sa famille, dans laquelle iil expliquait ses motiivations. Ce que nous n’aviions pas retrouvé, c’étaient ses gardiens. Un siigne surdoué n’aurait pas dû être laiissé sans surveillance. Forcément, il s’était enfuiit.

    Ah et aussii… Enfermer un siigne surdouée pouvaiit se révéler dangereux. Un foiis qu’il avait compriis qu’il n’avaiit plus besoin d’eux, il s’en étaiit débarassés.
    Il en avaiit assez d’avoir des maîîtres. Alors, iil avait décidé de mettre fiin à sa captiviité.
    Alors peut-être que nous retrouverons ses gardiiens dans un coiin de la maison. Quii saiit ?

  15. FANNY DUMOND dit :

    Ouistiti, surdoué, avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout. Il en profita pour envoyer un S. O. S.

    Chirs parints. Iti inlivi vindridi. Infirmi cagi. Malhiuriux, ni cissi di pliurir. 7 rui dis miuniiris – Mitz. Votri Ouistiti

    – Fabuleux, mon Général ! Ouistiti a réussi a envoyé un mail, s’écria le Capitaine.

    – Nom d’une pipe de bois ! Faites-moi voir ça, s’impatienta le Général en lui arrachant la feuille des mains.

    – Il est incompréhensible, mais c’est une belle avancée dans nos expériences.

    – C’est pourtant pas sorcier à comprendre. Il est encore plus intelligent que ce que l’on pensait. Il a imité Georges Perec qui a réussi l’exploit d’écrire tout un roman « La disparition » sans la lettre E. Vite, fermez toutes les portes ! et venez avec moi. Nous allons lui faire passer l’envie de s’ivadir. Voilà que je fais comme lui, à présent !

    Ils découvrirent l’adorable petit singe, arrachant les électrodes de son corps et tentant d’ôter le casque qui lui enserrait la tête.

    – Il est devenu fou ! Appelez vite du renfort pour l’enfermer dans sa cage ! hurla le Général.

    Ouistiti se débattit et mordit quelques mains. Derrière ses barreaux, il se mit à tourner en rond en se frappant le torse et en poussant des cris stridents. Une seringue hypodermique le calma et, avant qu’il s’endorme, les militaires médusés le virent pointer la porte d’un doigt et entendirent :

    – Ouistiti, maison !

    – Et en plus, il parle ! s’émerveilla le Général.

    Dans le courant de la nuit, une bande de gamins à vélo délivrèrent Ouistiti et il retrouva ses parents qui l’étouffèrent de bisous.

  16. Antonio dit :

    Ouistity surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout. Des i grecs, parce qu’il trouvait ça plus fun et parce que c’était sa manière à lui de marquer chaque lieu comme son territoire qui allait du Puy-de-Dôme jusqu’en Saône-et-Loire où il avait pris ce malin plaisir à pisser de la ligne.

    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle son chromosome Y épanchait toute sa virilité :

    « J’ai pécho, Papy ! Ici, y m’ont appris à causer à l’école des femelles avec la langue de Molière. Y faut y tourner sept fois dans sa bouche avant d’y dire les mots et le mains… et d’y monter dessus. J’y apprends tous les jours les bonnes manières, j’y fais tout comme y m’disent. »

    — Je LE fais, Ousitity ! combien de fois il faudra te le répéter ?
    — Bah, j’y ai bien écrit…
    — Je L’ai bien écrit, Ousitity ! T’y fais exprès ou quoi ?

  17. Nouchka dit :

    Chirs Mimi y Pipi,

    Ji fis bien dis progrès citte simaine avic li iducatir.
    Y m’i fit icrire li niture di mi pays li Brisil. C’i difficil icrire bien. C’i ipuisant, ji ni sais si ji vis continier.
    Ji ni vous icrirai pit-ître plus tant qui ji ni saurai dir ci qui ji veux ixprimer.
    Bises mis chirs Pirents,

    Titi, vitre fils chiri

    • Mijo (Marie-Josée) dit :

      Mignon 🙂

      • Nouchka dit :

        Six mois plus tard

        Chers Maman et Papa,

        J’ai trouvé un outil qui m’aide beaucoup dans mon apprentissage. C’est l’ordinateur avec un correcteur de fautes d’orthographe. C’est super ! Il existe même des possibilités de parler dans un micro et l’ordinateur transforme ce qu’il entend en page écrite. Me voilà soulagé.
        Depuis mon dernier courrier, j’ai observé le monde autour de moi et je crois que certaines choses vont vous intéresser.
        Les humains qui m’ont adopté sont très attentionnés. Ils me prennent un peu pour un nourrisson. Aussi, je ne cesse d’être caressé ; ma fourrure les fait fondre et ils me parlent comme à leurs petits enfants. Je ne m’en plains pas ; ainsi sont-ils plus attentifs et tolérants à mes insuffisances. Par contre, ils ne font aucun effort pour apprendre mon langage. Il n’y a que les enfants qui s’amusent à m’imiter. S’ils connaissaient le sens des cris qu’ils émettent !!
        Sinon, c’est assez plaisant la vie sous ces climats, même si la saison froide est nouvelle pour moi. Heureusement, les scientifiques qui s’occupent de moi sont soucieux de la température et de hygrométrie des endroits dans lesquelles ils me mettent. La nourriture est variée et attirante. J’espère que je ne vais pas trop grossir car j’ai quand même moins d’exercice que dans nos forêts. Ce qui me manque aussi, ce sont les copains et surtout les copines. J’ai bien tenté de me rapprocher d’une petite chatte angora originaire de Turquie mais elle n’a pas semblé intéressée. Dommage ; ce n’est pas tout les jours que je croise une fourrure aussi douce que la mienne.
        J’espère que vous allez bien. Donner le bonjour à toute la famille de ma part. Je ne sais si je rentrerai et reverrai un jour le Rio Madeira. J’en rêve souvent.
        Votre fils l’aventurier

  18. Laurence Noyer dit :

    Cher i, cher ie

    Depuis que je suis mime, j’ai perdu ma bonne mine, et ma forme physique
    On m’a donné un style
    Maquillé d’artifice, d’indéfinis graffitis
    Et chaque nuit je me produis au Charivari
    Je travestis l’établi, je ris en simili
    J’imagine des lignes, des points sur des i
    Je visualise l’invisible, je falsifie, j’embellis
    Mon silence fait du bruit et mon cri s’amortit
    Chaque nuit je mystifie, je magnifie
    Ma vie fictive et mythique en langage des signes
    Depuis que je suis mime, j’oublie qui je suis

    Votre ami Ouistiti

  19. Alain Granger dit :

    Voici un petit mot de moi depuis Rio.

    Je ris aux colibris depuis que j’ai appris à écrire. Je vais quitter le Brésil car aujourd’hui je suis libéré de cette braise île de l’ignorance. J’ai quitté mon abri et mon habit de singe pour dire oui à l’apprenti sage. Je fis fi des rires de ma famille ouistiti et du rififi qui se produisit chez ces ahuris pour mettre des points sur les I. Je voulais quitter ma condition, grimper l’échelle sociale plutôt que sur les kakis ou les épicéas. Avec le wifi j’appris la vie. L’ignorance était abolie pour me définir plus abouti. Bienvenu les Iris de Djibouti, les ibis de Bali et tous les asiles aisés d’Asie. Bonjour la Malaisie et au revoir la vie mal aisée du petit singe mignon. Je vais partir avec des mots valise dans mes bagages pour ne plus divulgacher mon avenir. Aujourd’hui, je lis au lit, je ne fais jamais pipi sans papier, sans dictionnaire à la main. Je ne grignote qu’avec des mots alliés, des mots à moi, des écrits et des dictons. J’aime la lettre I. Depuis des mois je la vois partout, je subis son emprise. Aujourd’hui c’est partit, un partis pris. J’en mets partout, euh…j’en mis partoui. Un tic irriprissible. Je ne pieus m’en empichi…que m’arrive-t-il ? Ji fis toui ce qui j’y pis mais je mi des i à ti les moits. J’ai attrapi une maladie. C’est très gravie. Je deviens ridicule. Je suis triste. Mon esprit s’évanoui, il s’enfuit. Mes acquis sont partis. Mes racines singes les ont repris.

    *Je remonte alors dans mon arbre. Sautant de branches en branches je retrouve mes semblables. Je ne parle plus. Je suis guéri. Je ne prononce plus de i, sauf dans mes cris de ouistiti…

  20. Ouistiti surdoué, il avait facilement appris le langage des signes. On décida de lui apprendre à écrire. Il sut aussitôt associer les mots, mais il fichait des i partout.
    Nous avons retrouvé cette lettre écrite à sa famille, dans laquelle il raconte son arrivée chez ses grands-parents maternels en Italie.
    Itilie li 8 di ivril 1990.
    MaÏ chier pipi et mimi.
    Li viyige in TGV si bieni pissé, j’ai dirmi. Mirci à Mimi pouri lis mideleinies à li vinille. C’esti tropi chiere diansi le TGV.
    Lis pirentis di mimi m’attendient suri li quai di gari. Ils sonti tri gentils. Li maisonni esti tri belli. Il y a dis fleuris di touti li couleuri. Çi senti buoni. Pipi m’emmèneni à li pêchi, il dorti touti li tempis, i mi jei jouei avec lis pitites coccinellis et lis papillonnis. On attrapi jaimi rieni, alori en revenani pipi achèti dis poissis chezi li poissinieri. Mimi m’apprendi à réussieri li tiramisi. Huum c’esti délicieusi. Jei vous firaî uni à mi retouri chez voui.
    Jei hâti d’êtrei dimani pouri li carnali di Venesi. Jei feraî dis photois pouri ti mimi, dis bellis robeis di damis.
    Jei someilli jei vaisi au liti.
    Votrei oustiti qui vousi aimei.

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