483e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
– Tu squattes où en ce moment ?
– Dans un vieux cachemire, et toi ?

– Ne m’en parle pas !

Inventez la suite de cette conversation entre amies


Ces exercices inédits d’écriture créative n’apprennent pas à écrire, ils enflamment l’imagination. Le but est de vous conduire vers les ressources imaginatives qui somnolent en vous. Après quoi, vous décidez de mener le projet d’écriture qui vous convient : nouvelles, roman, etc.


22 Responses

  1. pakita POM dit :

    -« Le cachemire ma pauvre, c’est pas écolo , comme le pashmina .. et t’as pensé au bilan carbone sur des fringues pareilles ! »

    -Mais qu’est ce qui t’arrive ? T’as mauvaise mine et puis t’as pas un peu maigri ?
    Et ce chapelet écolo, c’est nouveau , tu vois vert maintenant ?

    -Si seulement ! non je vois rouge, rouge sang , il y a des jours ou plutôt que d’être mite , je voudrais être vampire pour pouvoir lui sucer le sang et qu’elle en crève… elle me fait vivre un enfer ! Je crois que je serais plus heureuse ermite au fond d’un bois, à tenir compagnie à quelque vieil errant à la chemise de laine trouée …

    – C’est si grave que cela , pourtant il me semblait que tu avais la vie belle la dernière fois que nous nous sommes croisées, n’avait on pas d’ailleurs festoyer chez toi , un repas de choix …

    – Las, mon amie , ces temps là sont bien finis ! Ma colocataire , non, soyons plus clairs, la propriétaire de l’appartement que nous partagions de façon fort plaisante jus qu’il y a peu, a viré écolo, elle ! Mais, comme elle ne fait pas les choses à moitié, elle est devenu une sorte d’ayatollah du mouvement vert.

    – Ça c’est plutôt une bonne nouvelle non ? Surtout si elle se sert dans les magasins de vrac que nombre de nos consœurs prennent pour des maternités …

    -Si seulement, mais elle veille au grain et crois moi le mot est bien choisi. Elle a décidé d’être plus teigne que les teignes et elle a réussi !Dans la cuisine : tout est enfermé dans des bocaux en verre, un supplice de Tantale , l’enfer !LMais le pire, vois tu c’est qu’un jour alors que je lorgnais avec envie ces céréales dans leur bocal, je les vis bouger et, comble de l’horreur, j’aperçus là, à l’intérieur, quelques lointaines parentes , qui, elles se trouvaient enfermées et ne rêvaient que de liberté .

    -Je suppose que de temps en temps, elle ouvre ses bocaux, ta banjo ?

    -Bien sûr, mais alors là, imagine l’hécatombe… La nuit, pour mieux nous surprendre, la traîtresse armée d’une tapette à mouches, nous traque au plafond et là, apres un horrible splash, nous nous écrasons laissant une trace grisatre sur son plafond blanc…Mais cela ne l’arrête pas , elle est capable de le lessiver en entier , avna meme quele soleil ne soit levé a grand renfort de vimaigre et de bicarbonate de soude ! Une telle acidité, elle fait vraiment tout pour me contrarier !

    Les rescapées n’ont guère de chance d’en réchapper à nouveau La perverse a trouvé un autre moyen de nous attirer, les pièges à phéromones. Alors que tu te réjouis de n’avoir pas sous les coups péri, une odeur suave te ramène dans la cuisine . Tu ne peux pas résister et elle, planquée elle t’attend et vlan !

    Pour les plus durs à cuire, elle a une autre arme secrète, le laurier , cette plante a l’odeur insupportable !Elle en colle partout pour un peu elle en ferait des couronnes !

    Alors, pour survivre , j’ai choisi de me reconvertir, de mite alimentaire, je suis devenu mite a vêtements.

    – Trop bien ! La classe ! je me souviens encore de l’orgie que nous avions faite dans son armoire.

    – Comme toi j’espérais, mais quelle déception…
    On ne mange plus les moutons et on ne les tond plus non plus pour ne pas les traumatiser …
    et Madame, militante jusqu’au bout se chausse en pneus recyclés et s’habille en laine et coton recyclé .

    – Ben alors , tu es sauvée !

    -Bienheureuse naïve qui peut se goinfrer de fourrure, laine et autres shetland usagés !
    Point du tout. Pour que le principe fonctionne, il faut y ajouter de la fibre de bouteille en plastique et moi tu vois, le côté chewing-gum remâché, c’est pas mon truc . Je suis allergique , j’attrape des boutons et vite fait, bien fait me voila avec un oedème de « quick », je gonfle et risque l’explosion !

    – Ben dis donc ! qu’es ce que tu vas faire ?

    – Deux solutions :

    soit je me débrouille pour qu’elle rencontre un mec sur « me tique » , qu’elle en tombe raide dingue et que le gars soit franchement allergique à tout ce qui est vert ! Gernre daltonien tre tres atteint tu vois ?Mais, bon, il faudrait qu’elle soi vraiment accroc
    soit je pars vivre à la montagne . On m’a parlé d’un mont Olympe où l’on serait bien accueillies . On associe d’ailleurs souvent l’endroit à la mite au logis , de quoi rêver !

    – Bon, allez , on ne va pas se quitter comme çà, vraiment, tu me fais de la peine !
    Viens donc casser une petite graine dans ma friperie , tu verras, y a du choix , ils viennent de rentrer tout un stock de vieux manteaux fourrés. Un régal !

  2. Kyoto dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire qui sent plus le bouc que la chèvre. Et toi ?
    – Ne m’en parle pas !
    – Ah ! Bah si ! Raconte !
    – Si tu insistes ! Tu te souviens, lors de notre dernière rencontre, j’étais choyée. Je virevoltais, je papillonnais entre laine et soie, dans une douce chaleur et une sublime douceur. Et un jour, une mégère, aux longs doigts crochus, a tout chamboulé. Elle voulait m’assassiner ! Elle me poursuivait en faisant de grands moulinets. J’ai dû m’enfuir, à tire- d’ailes pour me sortir de ce guêpier. Ouf ! Sauvée !
    – Ouf !
    – J’ai atterri dans un trou froid et sombre, un peu comme ton vieux père quand…
    – Au mitard ? Quand il a tué sa femelle ? Une vraie teigne celle-là, elle avait…
    – Oui, je sais. Bref ! Tu sais, le gros chat angora…
    – Celui du manoir ?
    – Exactement ! Il passa près de moi, alors que je tremblotais de froid. J’ai usé mes dernières forces pour sauter dans sa fourrure. Il m’a prise en amitié et je vis maintenant dans le luxe.
    – Pas vrai !
    – Mais si !
    – Menteuse ! Alors explique-moi pourquoi tu sors d’une friperie ? Pourquoi tu n’es pas si argentée ? Pourquoi tous ces mensonges ? Pourquoi…
    – Jalouse !
    – Pas du tout ! Mais fait gaffe à toi, car, les agités sans âme qui nous entourent ont créé un puissant antimite qui te sera fatal.
    – ????
    – Le mythovirus !!!

  3. Anne Lonjaret dit :

    – Il y a comme un glacier géant ! Douze mois auparavant, c’était la mode du Blanc. Puis est arrivée celle du bleu givré. Enfin le temps est venu du rouge.
    – Je ne vois pas où tu veux en venir….
    – Mais si, comme d’habitude les gens se sont défaussés de leur linge. Le Blanc a été mis au rebut. Nous nous en sommes délectées, telles des fourmis travailleuses. C’était formidable ! Nous avons créé nos propres chemins et galeries. Un tel labyrinthe ! Et puis le bleu clair est arrivé. Nous en avons fait de petits tas que nous avons niché dans les interstices. On aurait dit des crevasses. C’était vraiment joli. Ca ressemblait de loin à un paysage de haute montagne.
    – Et ? Qu’y a t il d’extraordinaire dans ce quotidien de notre alimentation ?
    – Nous nous sommes découvertes artistes et nous sommes mises à manger « intelligent ». Liant l’utile à l’agréable.

  4. stephane dit :

    choisi quel mythe interprètes tu?

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    – Ne m’en parle pas ! reste ici les nouvelles ne sont pas bonnes. je reviens de chez les puces, et c’est l’hécatombe depuis que les humains tombent comme des mouches. c’est la grande bataille pour trouver du sang frais. j’ai la chance d’en revenir vivante. il n’y as plus rien, là-bas pour nous. tout n’est que trou
    que me racontes-tu? nous ne pouvons plus sortir.
    peux tu m’héberger dans ton vieux cachemire?
    si il n’y a plus rien chez les autres, viens, et respecte les ancêtres cultive ton espace et garde en mémoire l’inscription sur col élimé « ici, nous acceptons tous les survivants. »
    merci, mais promets moi que tous les soirs nous regarderons, patiemment, l’humanité s’effondrait… en attendant notre tour.
    les puces sont éteintes, déjà…

  5. françoise dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    – Ne m’en parle pas ! J’étais tranquille dans une bellle armoire normande ; j’allais, venais d’un vêtement à l’autre, lesquels étaient accrochés sur des cintres, plus dégustatifs les uns que les autre. J’y aurais bien vécu jusqu’à la fin de mes jours, quand ,un matin, j’étais à peine éveillée, les portes de celles-ci furent brusquement ouvertes. Eblouie par la lumière du jour, je m’envolai droit devant moi. Bien m’en a pris et me voici car une main ennemie pulvérisa un produit à l’intérieur.
    Il faut que nous réagissions vite car j’ai entendu dire que notre espèce éait en voie de disparition étant donné les pollutions anthropiques .
    Oh toi tu squattes un peu trop les journaux. Mefie-toi, tu sais je crois que Trump n’a pas tort de vilipender la presse !
    Qui c’est celui-là ?
    C’est un Americaun qui habite à la Maison Blanche à New-York
    Pourquoi on n’irait pas y squatter
    Sans passeport çà me semble difficile
    Tu es un peu casanière dis donc
    C’est vrai ! Viens avec moi tu seras ma colo. On pourrait se pacser ?
    O K ; Depuis nous vivons des jours heureux entourées de nos larves.

  6. iris79 dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    – Ne m’en parle pas ! Je suis toute excitée ! Regarde un peu ce manteau de dingue ! Du vrai drap de laine ! Tu as vu, ça lui donne un air de bourgeoise à ma porteuse hein ?
    -C’est vrai que tu as de l’allure !
    -Dépêche-toi de me dire comment tu vas toi aussi parce que j’ai entendu la princesse raconter à la vendeuse que ce manteau était la perle qu’elle attendait pour aller frimer sur la promenade à Deau-ville.
    -Et bien écoute, ça va plutôt bien, comme tu vois ce cachemire est une vraie merveille, je m’y love et m’y cache sans problème pour le moment et je me fais des orgies de fils sous le repli du col ! J’essaie d’être discrète car celle qui me porte adore ce pull et ne le quitte plus ! Je n’ai jamais vu autant de pays que depuis que je suis ici, dans les replis de ses habits ! J’ai lorgné sur son armoire quand elle a fait cette fameuse acquisition. J’y ai vu des trésors de matières ! Cette femme a du goût ! Et je meure d’envie d’y goûter ! Je vais donc me calmer un moment, me faire un peu discrète sinon je vais revenir ici plus vite que prévu ! Et toi ? Combien de temps crois tu pouvoir rester dans ce nouveau domicile ?

    -Ecoute, vu la qualité du produit, je pense être absente plusieurs mois. Et vu l’épaisseur, je pense que je vais inviter une bonne partie de ma famille jusqu’au printemps. D’ici là, ma foi, je ne compte point surveiller ma ligne !

    -Et bien je pense me tricoter le même programme ! Je pense qu’on est bonnes pour se retrouver aux soldes d’hiver ?

    -Ah chère amie, avec plaisir ! Programmons ces retrouvailles ! Nous aurons surement beaucoup à nous dire !

    -D’ici là, bon voyage !

    -Oui merci ! Toi aussi ! Je glousse rien de penser à tous nos jolis petits bourrelets que l’on va pouvoir comparer !Ah !Ah !Ah !

  7. Clémence dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    – Ne m’en parle pas !

    Lola et Lily sautaient comme des puces ! Dans une semaine, elles partiraient en vacances sur la Costa Brava, sans leurs parents. Elles se réjouissaient d’avance des sorties nocturnes où elles seraient accompagnées de fiers hidalgos aux yeux de braise. L’alcool coulerait à flot et tant pis pour les lendemains vaseux. Elles auraient la journée entière pour récupérer, allongées sur le sable blond de la plage.

    La veille du départ, tout en vérifiant leurs bagages une dernière fois, elles firent un pari fou : Usurper l’identité du premier venu dans leur lit !
    Dans ce moment d’euphorie, elles passaient en revue tous les hommes qui fréquentaient cette station balnéaire. A chaque portrait, elles gloussaient comme des petites poulettes qui découvraient la splendeur verdoyante des prés à l’arrivée du printemps.

    Le voyage, leur arrivée et leur installation se déroulèrent sans la moindre contrariété.
    Lola et Lily étaient ravies. Les chambres et la vue qu’elles offraient étaient magnifiques. La fête pouvait donc commencer !
    Elles passèrent leur première journée à la plage et échafaudèrent leur plan pour la première soirée. A minuit, elles étaient déconfites. Rien. Il ne s’était rien passé. Et ce ne serait donc pas cette nuit que se jouerait leur pari !
    Dépitées, elles firent leur toilette puis se couchèrent, leurs écouteurs enfoncés dans les oreilles, une bouteille de vodka à portée de main. Et ni l’une ni l’autre n’entendit ce qui se passait là-bas, au fond de leur lit.

    – Tu te souviens, lors de notre rencontre ?
    – Oui, ma p’tite Mite ! je sortais d’une friperie. Et tu m’as demandé où je squattais !
    – Ta mémoire est infaillible ! Et je t’ai répondu que je logeais dans un vieux cachemire !
    – Tu te souviens de notre pari ?
    – Et comment ! Usurper l’identité de la première venue !
    – Les conditions sont parfaites, s’exclamèrent en chœur les deux mites. Tu as vu les deux nanas ? On va s’éclater !

    Le soleil brillait déjà depuis quelques heures lorsque Lola et Lily émergèrent.
    Lola se sentait vaseuse et fila sur la terrasse.
    Lily se sentait aussi vaseuse et fila aussi sur la terrasse.
    Elles se regardèrent et poussèrent un hurlement. Leur chevelure avait foncé de deux tons, leur peau de pêche était devenue rêche, leurs jolies jambes fuselées n’étaient que brindilles et leur popotin rebondi s’était réduit en fesses de mouche ! L’incarnation de la parfaite mite teigneuse.

    Lolamite regarda Lilymite dans les yeux en agitant ses antennes et lui demanda d’une voix rauque :
    – Tu te souviens de notre rencontre ?
    – Oui, sur le trottoir devant une friperie. Et je t’ai demandé où tu squattais.
    – Dans un vieux cachemire. Et toi…
    – Juste eu le temps de te répondre : Ne m’en parle pas…
    – Alors ? Maintenant, tu peux m’en parler ?

    – C’est une longue histoire, mais c’est de la dynamite ! A cette époque, je logeais chez un mythomane ! Ne te marre pas ! Je te le jure. Je logeais chez un mythomane. Enfin, c’est ce que j’ai découvert beaucoup plus tard ! Il n’arrêtait pas de me dire que j’étais belle ! Et je le croyais ! Il me murmurait qu’il n’aimait que moi. Et je le croyais ! Il me disait qu’il était mon Zeus et que j’étais son Artémis ! Et je le croyais ! Il me disait que j’avais des doigts à porter des diamants ! Et je le croyais. Jusqu’au soir, où il me dit d’une voix caverneuse qu’il faudrait que je me décarcasse un peu ! Que je devais aussi faire bouillir la marmite et faire rentrer un peu de mitraille. Et j’opinai ! Je me mis au boulot ! A mi-temps d’abord, puis à temps plein ! La mitraille rentrait et je ressemblais à une mitraillette. Quand j’ai commencé à me plaindre, il est devenu aphasique. Partagée entre colère et résignation, je lui ai offert mon corps une dernière fois et je lui ai refilé une mycose carabinée. De quoi avoir le temps de me barrer. Vite fait, bien fait. Et c’est comme ça que tu m’as rencontrée sur le trottoir …

    Lola et Lily comprirent alors qu’il fallait se méfier des mythes, surtout lorsqu’ils venaient d’un mythomane !
    Lily regarda Lola et lui demanda :
    – Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
    – Rien, lui répondit Lola. On attend !

    A peine avait-elle prononcé ces mots qu’elles retrouvèrent leur corps de jeunes femmes libres et responsables !

    © Clémence.

  8. Pompelair dit :

    Docteur ? j’ai un problème. J’ai comme des papillons dans le cerveau.
    Je sens que ça froufroute, ça frémit, frôle, frotte, frissonne, on dirait qu’on y danse.

    – Ah ! Et ça vous gêne beaucoup ? Vous sentez vos facultés diminuées ?
    – J’en sais rien, la Faculté, moi j’y suis jamais allé …
    – Ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?
    – Ça dépend : côté droit, ça gratouille, côté gauche ça chatouille.
    – Ça veut dire que vos deux hémisphères sont atteints
    – Ah ben ! Si j’avais su que j’avais deux hémisphères, ça doit être pour ça que de temps en temps je tourne en décalage horaire. C’est grave docteur ?

    – Le docteur s’essuie le crâne, remonte ses lunettes, prend une grande respiration et annonce le diagnostic : – vous êtes attaqué par deux lépidoptères kératophages.
    – Ouh là ! c’est grave docteur ? Ces bêtes c’est quoi exactement ?
    – Juste des mites
    – Comme celles qui bouffent les vêtements ?
    – Exact. Mais, dites-moi, vous avez l’impression que ça vous mange quoi dans le cerveau ?

    – A droite, ça ronge toutes mes lectures, il m’arrive de lire quatre fois de suite le même livre, je m’en aperçois trop tard quand je réalise que ‘ça me dit quelque chose’
    – Et à gauche ?
    – A gauche, ça c’est ce qui me peine le plus, ça efface tous mes dessins, je sens comme une gomme qui frotte, qui frotte … Ça se soigne, Docteur, vous allez pouvoir faire quelque chose ?

    – Si, si, ne vous inquiétez pas : je vais vous faire une injection de Naphtaline 100mg et une ordonnance pour une double séance d’encéphalo-électromite.
    – Et ça fait mal ?
    – Seulement pendant deux minutes, une quand l’électricité grille l’hémisphère gauche et une autre quand elle grille celui de droite. N’ayez pas peur, après ça, je vous garantis que vous ne vous souviendrez plus jamais de rien.

  9. Blackrain dit :

    – Ne m’en parle pas. Pour moi c’est « coton ». Je vais d’un tissu à l’autre. Je voyage à perdre la laine. J’arrive d’un pays bas
    – D’où ça, la Hollande ?
    – Non, de « Tulle », le pays de François Hollande. Ce politicien était toujours des terres miné, mais point imité. Comme il se montrait tolérant, il se retrouvait quelque peu mité car pas du tout anti ses mites. Nous partagions sa mise à l’écart, sa prison campagnarde, son stalagmite. Le temps s’y écoulait, goutte à goutte.
    – Le temps, moi je ne l’ai plus. Mon cachemire n’est qu’un cache misère. Même si l’étoffe n’est occupée qu’en petit co-mité, il n’y a plus assez à manger pour deux. Le tissu est explosé par les trous. Il dîne à mites que de maigres fibres. Il me faudrait un transit vers une autre destination.
    – Fait attention, les dangers du voyage, j’en sais quelque chose. La route peut se transformer en déroute. Un jour, j’ai sauté sur Thierry, l’ermite, il y faisait un froid « polaire ». A ce moment là, ma vie « ça tint » à pas grand-chose. A force de coucher à la belle étoile, ce fut très lit mite. Heureusement, un jour je suivis un scarabée de Liverpool qui me fit découvrir « Lucy in the skaï ». Confortablement installé dans ce simili cuir je laissais Lucy faire mon bonheur. Je vivais sur du velours durant un moment. Puis je rencontrais Ester. Elle était très « polie Ester ». « Lin » dans l’autre, je fus heureux durant un bon bout de temps. Mais ce fut le « vis cause » de notre séparation. Ester était plus que limite. Elle marchait à « voile » et à vapeur, et s’entourait de sodomites. En « soie », ce fut un mal pour un bien. Je me consolais avec sa « doublure », sa sœur jumelle qui avait, heureusement pour moi, des mœurs plus tranquilles.
    – En effet, tu as eu des voyages mouvementés. Non, moi je vis bien en couple. Ma douce et tendre a dut naître dans une marmite. Elle me cuisine des « crêpes », de la « dentelle » qui me cale le gosier, mais avec peu de tous.
    – Ah ! Ah ! Ah ! Il ne reste plus qu’à vous marier et partir en voyage de noce à « Jersey ».

  10. durand JEAN MARC dit :

    Cher Pascal, grand mitron des mots!

    Désolé, mais rien n’est sorti de dessous ma mitre. J’ai eu beau observer une grosse larve lovée dans une mutine mitaine, rien n’est sorti de mon cerveau mitoyen. J’espérais développer quelque mitologie….mais mon mollusque cervical n’a pu dépasser la mitiliculture.

    Tout mitomane aurait prétendu avoir été bloqué par la neige ou hospitalisé à cause d’un agent infectieux.

    Moi, non, il se dessine, ce jour, juste une vraie panne, l’incapacité de vous mitonner quoi que ce soit, ou si peu!

  11. Her dit :

    483e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

    PAR PASCAL PERRAT · PUBLIÉ 29 FÉVRIER 2020 · MIS À JOUR 29 FÉVRIER 2020

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.

    – Tu squattes où en ce moment ?

    – Dans un vieux cachemire, et toi ?

    – Ne m’en parle pas !

    Inventez la suite de cette conversation entre amies 👉
    _ Je rêverai d’un vieux cachemire !

    _ Pourquoi dis tu cela?

    _ Figure toi que les temps aux textiles et textures
    divinement confortables et aux couleurs
    dépaysantes… Si délicatement ordonnés… Un
    cachemire j’en rêverai presque!

    _ Mais que t’arrives t’il enfin?
    Tu sembles au bord du gouffre !

    _ Mythos, Mythos, Mythos voilà ce qui se passe!

    _ Tu te sens bien ?! Si je ne te connaissais pas
    personnellement, je te prendrais pour ses mites de
    quartier qui jouent les picassiettes lors de tes
    brunchs!

    _ Stop! Ne m’en parle pas! Je vais pleurer !

    _ Enfin ! Tu vas me dire ce qui se passe oui?!

    _ Il se passe que tout était des mensonges!
    Fini les brunchs, la vie de diva!
    Je suis ruinée !

    _ Ruinée ? Comment cela ruiner. Tu veux dires quoi
    exactement ?

    _ Tu ne comprends pas quoi dans ruiner ?!!!

    _ Ta super méga fiesta de star annuelle de samedi
    prochain annuler aussi?

    _ Oui!!!

    _ Sérieusement ? Tu dois me dire pourquoi j’ai louée
    une robe splendide ! Hors de prix! C’est la meilleure
    fête de l’année et tu as gagné 5 années de suite
    alors j’ai investie ! Il n’y a que chez toi que l’on peut
    espérer trouver le prince charmant !

    _ ( grand soupir…) La fête est annulée.
    J’ai tout perdu. Ruiner. Je ne vaut plus un clou.
    Même les mites picassiettes sont plus hype que
    moi au moment ou l’on parle !

    _ ( hahahaha) Qu’elle comique tu fais toi! Tu es
    milliardaire !
    Comment pourrais tu être ruinée ?

    _ Eh bien. Mon mariage est une mascarade. Une
    arnaque ! Le château c’est écroulé comme s’il était
    fait avec des cartes ! L’as de Trèfles à pique mon
    cœur Caroline… Mais le prince charmant a foutu le
    camp avec le belle aux bois dormant !

    _ Mais… Je ne suis pas sur de tout bien
    comprendre…

    _ Je suis SDF ! Prête moi ton cachemire est tais toi !
    On pourra toujours essayer de faire le mur est faire
    les picassiettes samedi.

  12. Grumpy dit :

    Il faut que j’écrive sur ces deux maudites mites. C’est le sujet de la semaine. Inspiration à sec, concentration réfractaire.

    Ces deux-là devaient squatter ma chambre, pas vues, pas prises. Puis j’ai fini par avoir des doutes le jour où changeant ma garde robe, placards grand ouverts pour faire entrer l’air nouveau du printemps, j’ai découvert les méfaits de leur appétit. Il n’y a pas plus discret que ces bestioles !

    Il faut croire que je fais le bon choix lorsque je sélectionne pulls, chaussettes, cravates : elles ont trouvé le tout bien à leur goût, je suis très pointilleux sur la qualité. Mon ‘dressing’ a été pour elles un restaurant étoilé.

    Ayant enfin une petite idée, je commence à jeter quelques phrases, je suis bien lancé mais je ne vais pas pouvoir continuer longtemps.

    L’une d’elle me bouffe mon papier en en faisant par ailleurs une si ravissante dentelle que je devrais en conserver le modèle.

    Je passe à l’ordinateur moins comestible. Voilà que la deuxième s’attaque à son clavier. Elle y volette tant et plus que le voilà saupoudré du velouté de ses ailes d’argent, bonus d’une chiure sur l’écran. Lassé car il faut que j’avance, je saisis une de mes savates et aussi délicatement qu’elles-mêmes opèrent, schlack! je les aplatis l’une et l’autre.

    Celle surprise en pleine digestion de rognures de papier ne m’a pas vu venir. Couic ? Elle n’a pas souffert.

    La seconde, aviatrice chevronnée, me fait bien courir.

    – Viens ici que je t’attrape !
    – Tu me prends pour une imbécile ?
    – Je vais finir par te choper, tu me connais mal …
    – peut-être mais avant tu vas courir autant que le taureau fait courir le torero.
    – OK, allons-y, la corrida commence.

    Je monte à fond la musique trompétante qui annonce l’entrée tonitruante dans l’arène.

    Saisie, car elle n’a pas l’oreille espagnole, étourdie, elle volette son agonie sur les chiffres et les lettres, se fige, ainsi s’achève son éphémère destin, poussière elle retourne en poussière.

    Etmoiaussi@bientôt.

  13. La mite et l’asiatique

    Une mite de bonne naissance
    sortait d’une friperie, éternuant
    tant de fois et tant et si bien
    qu’elle dut s’arrêter un moment
    pour reprendre un peu contenance
    Elle croisa une amie d’enfance
    qui s’apprêtait à entrer en silence
    pour assurer ses lendemains
    et passer un hiver à l’abri de la faim
    Oh ! Mitzie mais que fais-tu là ?
    lui dit la p’tite mite en entrance
    as-tu pris le coronavirus
    pour faire pareillement chorus
    dans tes mouchoirs à l’eucalyptus ?
    La mite s’essuyant le nez
    s’inclina en disant « namasté »
    sans lui faire un bisou sur le nez
    pour ne pas lui donner le virus
    Entre deux atchoums répondit
    qu’elle allait squatter loin d’ici
    dans un endroit sans naphtaline
    car c’était pire que la strychnine
    qu’ils avaient mis dans la feutrine
    qu’elle commençait à grignoter
    après avoir bouffé l’hermine
    pendue sur un cintre en acier
    souffrant d’angine de poitrine
    il lui fallait la médecine
    d’antitoxines et de quinine
    pour la remettre sur ses pieds
    En voyant son humeur chagrine
    la p’tite mite changea de trottoir
    après lui avoir dit bonsoir
    et sauta sur le vieux clochard
    qui semblait dormir dans le noir
    Mais le clochard chopa la mite
    au vol et n’en fit qu’une bouchée
    c’était un asiatique habitué
    qui croquait mites et criquets
    et protégeait sa gabardine
    doublée de fourrure d’hermine
    qui tenait chaud même rapée
    C’est ainsi que finit la mite
    cherchant un squatt sans naphtaline
    elle n’eut jamais plus l’heur de se gaver
    de feutrine, d’hermine et de gabardine

    Lecrilibriste

  14. sylvianne perrat dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    Ne m’en parle pas ! J’ai dégoté un vieux lion empaillé. Quand je l’ai vu, j’ai craqué. Il m’a rappelé mon enfance au cirque Zavata. J’ai plongé dans sa crinière. Je me suis roulé comme une folle. Rencontrer un lion a toujours été mon rêve.je regardais à la télé, blotti dans un vieil oreiller, Clarence, le lion qui louchait. 
Je ne sais pas, les lions, cela me fait vibrer. J’ai bien essayé dans ma jeunesse de me loger au zoo. Mais j’ai été viré vite fait. Mais il y a un hic dans mon bonheur. L’antimite ! Tu peux pas imaginer comme cela pue. Cela m’incommode au plus haut point. Il est usagé donc plus du tout efficace. Je ne crains rien. Mais je ne supporte pas cette odeur qui me rappelle toujours la mort tragique de mon grand-père, installé dans un vieux veston. Il ne bougeait presque plus le pauvre. Et Hop ! En un coup de bombe, mort sur le champ.
    Ah ! Oui, je comprends. Moi, avec le cachemire, je ne crains rien. Madame, n’y mettrait jamais d’antimite. Le seul problème, c’est que je passe régulièrement au frigo. Cela refroidit mais je m’accroche. Ce cachemire rose me va si bien au teint.

    Je connais une femme qui respecte les animaux, tous les animaux. Alors, elle les récupère dans une boite et les met délicatement dehors en faisant une prière. Je la trouve trop chou.
Ma cousine mite alimentaire a été sauvée comme ça. 
La femme sera certainement réincarnée en mite, elle le mérite bien.

  15. Patricia dit :

    Je viens ici pour me poser!
    Ah oui, qu’est ce qui t’arrive?
    Oh rien d’extraordinaire, je vivais depuis un an avec un miteux dans l’armoire d’une vieille femme richissime, dans un manteau de laine bouclée a côté des visons.

    Ah oui c’était comment?

    Bah, en fait il me disait qu’on partirait avec elle en Norvège, qu’elle en parlait depuis un moment et que c’était imminent.

    Super !
    Oui enfin…tu vas rire! Au bout de plusieurs mois, j’en ai eu marre de cette penderie

    Je suis partie, j’ai squatté la moquette, et j’ai volé jusqu’au porte manteau de l’entrée,
    Et j’ai compris
    En fait la dame en question, elle était Alzheimer, et elle répétait une pièce de théâtre pour entrainer sa mémoire.

    «Ah quand reverrai je ma Norvège chérie? Le mois prochain? La semaine prochaine? …»
    Voilà c’est pathétique, j’ai quitté ce mytho…

  16. Avoires dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    – Ne m’en parle pas !
    je me suis étouffée dans dans une robe de chambre en laine des Pyrénées.
    – En laine de quoi ?
    – Des Pyrénées
    – Les montagnes ?
    – Oui. Dans les Pyrénées, il y a une race de moutons qui donne une laine très chaude, moelleuse, Cette laine est réputée pour son confort et on fait des robes de chambre.
    – Ça existe encore de la laine comme ça ? Moi, je n’en ai jamais vue. Pyrénées, connais pas. Toutes les robes de chambre auxquelles j’ai essayé de plonger sont en polaire, une horreur  ! J’ai failli y rester, aussi, les robes de chambre, très peu pour moi. Je fais dans le chic moi, le cher, le beau, le précieux .Cachemire et compagnie. Au moins, on troue dans le haut de gamme, dans les premiers de cordée. C’est bath !
    – Oh qu’est-ce que t’es snob ma pauvre fille. La laine des Pyrénées est devenue hors de prix et crois-moi, ta polaire à côté c’est de la gnognotte.
    – Quoi ?!
    – Mais oui, tes cachemires et autres laines lointaines sont des sous produits de produits qui étaient autrefois très chers.
    – Hein ? Non mais tu plaisantes ?
    – Pas du tout. Toi, tu mites dans le moderne, l’actuel, le contemporain. Moi j’œuvre dans le vrai, l’authentique.
    – Pfffff…Bon, peut-être, peut-être … Mais quand même, les antis, tu t’y frottes aussi ?
    – Ah ! Tu veux parler de leur naphtaline ? Oui, ça, je déguste parfois, mais j’ai appris à la humer de loin, et dès que je la sens, je change de direction.
    – Dis donc, t’es vraiment pas moderne ! Maintenant les premiers de cordées ils mettent des clous de girofle, de la lavande, du thym et aussi de la menthe. Un vrai jardin des plantes ! La naphtaline, c’est ringard , ça pue, ça c’est vrai. Donc, avant de forer, renseigne-toi sur les antis utilisés par tes pyrénéens.
    – Et bien figure-toi que la laine des Pyrénées est devenue très tendance et que j’en ai trouée dans les Alpes et le Jura.
    – Non !
    – Si !
    – Oh ! Donne-moi les adresses, j’y vais de ce pas. »

  17. 🐀 Souris verte dit :

    🐀UN TEXTE CALA-MITEUX
    C’est un texte à trous,
    Juste un mot par-ci par-là
    Reflet d’une pensée dispersée par un sujet teigneux.
    Phrase qui passe au-delà du quadrillé.
    Un texte comme un vieux pull troué par une mite voyageuse, une annamite qui tique et veille à ce que tout dans les mailles du maillot lâche.
    Plus de chaîne, plus de trame.
    Les mandibules s’articulent comme des lames. Grignotent, boulottent les bouloches, tant et tant qu’après avoir si bien mastiqué et enfin repue, elle sombre dans l’abîme hors d’à laine.
    Le derrière peu couvert et la tête en l’air elle frissonne.
    Une autre mite, autochtone celle-ci, et légèrement friponne se perche au bord du trou.
    -viens-donc dans mon local, un bocal de farine, tu auras moins froid.
    – retourne dans tes céréales, je me targue d’être une mite de vestiaire pas une alimentaire.
    – madame fait sa fière, une pète en soie.
    Et elle part en chantant la narguant : des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des…🐀

  18. Maguelonne dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie
    Tu squatte où en ce moment ?
    Dans un vieux cachemire, et toi ?
    Ne m’en parle pas !
    Tu as l’air bien fripée. Qu’est ce qui t’arrive ?
    Tu connais mes parents. Jamais un poil qui bouge. Moi, ras le bol de la routine. Je voulais voyager. Je rêvais de la muraille de chine. « Tu nous enquiquines, qu’il disait mon père, ici tu sais ce que tu as. Là bas ils mangent du chien,du rat, des hirondelles, des œufs pourris ». « Papa ce sont des clichés tout ça. ». « Ça suffit. Trouve toi un mari, un bon textile et fais des petits »
    Alors j’ai fuguée. J’ai trouvé un transporteur jusqu’à l’aéroport. Là- bas j’ai pris un chinois qui sentait bon les voyages. Je me suis nichée dans une emmanchure au creux de son aisselle. C’était top
    Et alors, les chinois t’ont refoulée
    Même pas . Je m’étais trompée de terminal. J’étais aux arrivées
    Tu pouvais toujours changer
    Pas le temps. Mon chinois et moi avons été saisis par des hommes en blanc,aspergés d’antiseptique. C’est dégueulasse, ça pue, c’est toxique,tu peux plus respirer. C’est un miracle que je sois encore en vie
    Mais qu’est ce qu’il a fait ton chinois. C’est un terroriste ?
    Mais non ,tu ne suis pas l’actualité. Il paraît qu’il était contaminé par une nouvelle bestiole. Avec tout ce qu’ils m’ont fait, je n’ai presque plus d’ailes. Dommage collatéral, qu’ils disent. Ah je te dis pas !
    Ne me dis pas. Mais je te plains ! Vas tu récupérer tes ailes ?
    Il semble que non, ce serait irréversible. Mon père est furieux, il hurle toute la journée. Faut que je m’échappe. J’essaie de monter un dossier pour avoir une allocation. C’est compliqué cette paperasserie. Tu pourrais peut être m’aider ?
    Mais qui va la payer ton alloc ? Pas moi en tout cas. T’avais qu’a rester tranquille. Je t’en donnerai de la Chine !!

  19. Fanny Dumond dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.

    – Tu squattes où en ce moment ?

    – Dans un vieux cachemire, et toi ?

    – M’en parle pas ! Quelle épopée ! J’étais d’un carton de lainages entreposé dans un grenier. Quand la femme l’a ouvert, elle a poussé un cri lorsque nous nous sommes libérées dans un nuage voltigeant autour d’elle. Revenue de sa surprise, elle s’est enfuie pour revenir avec un aérosol en main. Je ne te dis pas l’hécatombe qu’elle a faite.

    – Ouf ! toi, tu as pu t’échapper.

    – Oui, je suis une miraculée. J’ai eu la bonne idée de dévaler les escaliers et de me cacher dans son armoire. J’y suis restée quelque temps et j’ai pu me reproduire.

    – Génial !

    – Ouais, sauf que ces garnements n’ont pas su rester discrets, malgré mes mises en garde. Tu sais comment sont les gosses.

    – Ne m’en parle pas ! Ils n’en font qu’à leurs ailes.

    – J’ai encore pu sauver ma peau sans me retourner. Sauve qui peut et chacun pour soi. J’ai traversé la rue et tu vois, là, je vais entrer dans cette friperie et je vais me régaler.

    – Ouais, sauf que je ne sais pas comment tu vas être accueillie. Tu vois j’en sors parce que les copines, de vraies teignes, n’ont pas voulu de moi. Je n’étais pas de leur espèce, qu’elles m’ont dit. Je leur ai rétorqué d’aller faire un tour sur Wiki., mais elles n’ont rien compris ces chipies. Alors je me suis établie dans un cachemire en attendant des jours meilleurs.

    – Ah ! Viens, suis-moi, j’ai un plan. On va s’installer chez la marchande de laine, là, juste en face. On se cachera au cœur des pelotes.

    On ne sait toujours pas pourquoi ce commerce a fait faillite. D’aucuns disent que c’est faute de clientèle, mais allez savoir où est la vérité.

  20. ourcqs dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.
    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?
    – Ne m’en parle pas !

    – devenant de plus en plus claustrophobe,( peut-être une question d’âge ) j’ai fui les tiroirs, boîtes et cartons et me voilà dans cette friperie, enfin de l’espace, de l’air, et un grand choix de possibilités. Mais tout n’est pas rose, on te secoue, on te manipule, on te froisse pour tâter, épousseter. J’ai découvert de nouvelles fibres, du synthétique, du plastique soit-disant recyclé, du bambou, tu te rends compte, pas moyen de s’installer confortablement dans les fourrures, alpaga et autres douces laines, tout change.
    – mois aussi, quelques soucis inhabituels, on emploie maintenant des produits « naturels » pour nous déloger, des vapeurs de cèdre, d’huiles essentielles qui t’endorment subtilement. Obligées de rester sur ses gardes constamment .
    Dure, dure, la vie de mites …

  21. Nadine de Bernardy dit :

    Une mite croise une amie sortie d’une friperie
    Tu squattes où en ce moment dit elle à celle ci
    Dans un bon vieux cachemire bleu,et toi?
    Ne m’en parles pas,je pétais dans la soie
    L’allégresse et la tranquillité
    Quand de ce paradis soudain je fus chassée
    La petite fille de ma propriétaire adorée
    Au décès de celle ci a mis tout au panier
    Me voilà obligée d’ici et là squatter
    Sans trouver certains jours de quoi me restaurer
    Ma pauvre chère mite,te voilà bien marrie
    Sans laine,sans fourrure ,sans soie ni logis
    Viens t’en donc avec moi je vis au château
    Les penderies sont pleines,nous y seront au chaud
    Un vrai garde manger de lainages et flanelles
    Il y en a pour deux,nous aurons la part belle
    La mite émue son amie remercia chaudement
    Et les voilà parties vers des lieux plus cléments
    Moralité
    Mieux vaut mite au logis que mite sans abri

  22. camomille dit :

    Une mite croise une amie sortant d’une friperie.

    – Tu squattes où en ce moment ?
    – Dans un vieux cachemire, et toi ?

    – Ne m’en parle pas ! J’avais trouvé refuge dans un tapis de l’église St-Pierre, mais même là, ils m’ont chassée…Oui, les curés m’ont chassée à l’encens… alors je suis à la rue et je meurs de faim.

    – T’as rien trouvé à la friperie ?

    – Non…. ça pue la lavande ! Je ne supporte pas !

    – Ah ! Et tu comptes faire quoi alors ?

    – Libérer la parole et créer une association de solidarité :
    Marre d’être pourchassées,
    Marre de cette haine à notre égard,
    Marre de ce génocide silencieux,
    MITES, Réveillez-vous, Révoltez-vous
    MITES OÙ que vous soyez, libérez votre parole
    Fini le bois de cèdre, le laurier, la citronnelle, la lavande dans les vêtements,
    Fini cette domination humaine et les tue-mites sournois.
    MITES OÙ que vous soyez, libérez votre parole et dites NON ! Plus jamais ça !

    Ainsi s’agitait une mite qui sortait d’une friperie qui puait la lavande.

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