482e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Racontez une poursuite effrénée dans laquelle vous devrez intégrer tous ces divers arrêts : 

contrainte d'écriture
  • Arrêt d’autobus,
  • Arrêt de travail.
  • Arrêt cardiaque.
  • Arrêt d’urgence.
  • Arrêt sur image.
  • Arrêt minute.
  • Arrêt de mort.
  • Maison d’arrêt

27 Responses

  1. Kyoto dit :

    « Par suite d’un arrêt de travail », Mado, souffrante, est incapable de s’occuper de Tonton.
    – Gaston ?
    – Que veux-tu, ma douce ?
    – Il faudrait sortir Tonton, dit faiblement Mado
    – Oh ! Non ! Il a toujours l’habitude avec toi.
    – S’il te plaît, mon Gaston.

    Tonton, quel nom étrange pour un chien. C’est Mado qui l’a choisi. Pour la rime avec Gaston. Et les voilà partis tous les deux. Tonton raffole de ces promenades. Soudain, il accélère. Gaston, surpris, lâche la laisse. Le chien, libéré, file le long de la maison d’arrêt. » Entre les barreaux les mots », pense Gaston, et en lui résonne : Entre les bourreaux, les maux ; « Arrêts de mort ». Cela l’électrise. Il sprinte tout en criant : Tonton, stop, revient, Tonton…

    Gaston aperçoit l’ » Arrêt d’autobus ». Une bouffée d’angoisse le saisit. Et si un bus arrive…et…si le chien…mon Dieu…Mado…Ouf ! Tonton s’arrête. Gaston est presque à hauteur du chien quand celui-ci repart à vive allure. L’odeur de la demoiselle n’était pas à son goût. Gaston re-sprinte tout en criant. La maîtresse de la-dite-demoiselle, outragée, se met à courir derrière eux, le yorkshire dans les bras. Avec ses talons aiguilles, elle ne va pas bien loin, s’arrête au premier panneau Arrêt minute. Elle s’y appuie. Rouge de colère. Un bel Arrêt sur image.

    Le chien continue sa cavale, aboie de plaisir.
    L’homme ralentit le rythme.
    Pause. Halte. » Arrêt d’urgence ».
    Epuisé, il s’effondre.
    Et si c’était un Arrêt cardiaque foudroyant.

    Tonton, étonné de ne plus entendre les cris de son maître, stoppe net, fait demi-tour, le retrouve, lui donne de grands coups de langues sur le visage.

    Gaston était seulement » A bout de souffle ».

    – Allez, Tonton, on va retrouver Mado.

    Celle-ci est heureuse de leur retour.

    – Alors, et cette promenade ?
    – Ton chien n’est pas un chien d’arrêt, mais plutôt un « Tonton flingueur » !

  2. stephane dit :

    course jusqu’à l’arrêt de bus pour éviter tout retard.
    course jusqu’à l’arrêt de travail pour éviter le burnout.
    course jusqu’à l’arrêt cardiaque qui nous ouvre les yeux.

    emprisonné dans nos croyances de réussite, nous sommes laissé enfermé dans la maison d’arrêt de la vie. soumis, résigné, responsable , nous avons admis la signature de l’arrêt de mort des générations avenirs.

    course dans la peur d’une religion fanatique, contre l’insécurité pour un contrôle massif.
    course contre une maladie dévastatrice pour un rétablissement illusoire.
    arrêt d’urgence à la pharmacie pour avaler la dose d’antidépresseur augmenté.

    emprisonné dans nos croyances de saine vie, nous sommes laissé enfermé dans la maison d’arrêt de la santé. soumis, résigné, responsable , nous avons admis la signature de l’arrêt de mort des générations avenirs.

    course à l’énergie semblant inépuisable pour illuminé nos noëls féériques.
    course à l’énergie fossile limitée pour allez plus loin plus vite.
    course a l’image omniprésente pour nous abrutir encore plus.

    emprisonné dans nos croyances vie éternel, nous sommes laissé enfermé dans la maison d’arrêt de l’utopie. soumis, résigné, responsable , nous avons admis la signature de l’arrêt de mort des générations avenirs.

    voir la fin se précipiter sur un arrêt sur image,
    feux de forêt que la montée des eaux ne peut éteindre
    la tempête et la chaleur monte devenu incontrôlable
    arrêt impossible, les freins sont grippés.

  3. françoise dit :

    Racontez une poursuite effrénée dans laquelle vous devrez intégrer tous ces divers arrêts : 
    Arrêt d’autobus,
    Arrêt de travail.
    Arrêt cardiaque.
    Arrêt d’urgence.
    Arrêt sur image.
    Arrêt minute.
    Arrêt de mort.
    Maison d’arrêt
    Il faut que je vous raconte comment je me suis retrouvé à la maison d’arrêt Bonne Nouvelle. Ce n’est pas une bonne nouvelle me direz-vous . Bien sûr mais je tiens à vous faire vivre mon périple, un peu comme si vous lisiez dans votre journal préféré le compte-rendu des 24 H du Mans, qui d’ailleurs avait eu lieu le même jour, à la même heure.
    Chauffeur de bus de mon état, Je rentrais d’un arrêt de travail suite à un arrêt cardiaque dixit le médecin avec lequel d’ailleurs je n’avais pas été d’accord car pour moi j’avais ressenti cette indisposition quand j’étais tombé follement amoureux d’une jolie femme qui attendait à un arrêt d’autobus, de l’autre côté de la rue. Bien qu’elle ne soit pas à un arrêt d’urgence j’avais coupé la route aux voitures qui venaient en sens inverse car je ne voulais pas qu’elle attende plus longtemps… Mal m’en avait pris car ce qui devait être un arrêt minute (Accordez-moi une seconde, le temps que je baisse le son de la télévision qui diffuse une ancienne émission «  d’arrêt sur image » ayant pour thème la justice et la peine de mort ) se traduisit par un carambolage monstre Vous imaginez sans peine je crois les tôles froissées, les kilomètres de bouchon. Dieu merci il n’y eut pas de mort que des blessés légers – j’exagère peut-être un peu mais bon (il faut que j’allège un peu ma peine).On me mit les bracelets et sans autre forme de procès je me retrouvai en prison.
    Je m’y plais bien ; mon copain de cellule est là pour abus de biens sociaux et grâce à lui notre cantine est fort bonne, je n’ai donc pas à me plaindre.
    J’y resterai le temps qu’ils voudront sans problème

  4. Michel-Denis ROBERT dit :

    Ils aperçurent au loin le grand Jeff à l’arrêt du bus. Ils se précipitèrent avant qu’il ne monte dedans. Pendant qu’il démarrait en trombe sans mettre le clignotant, juste à sa hauteur, la buick décapotable de Pierrot le bloqua. Le chauffeur du bus força le passage. Deux cents mètres plus loin, il prit le rond-point en sens inverse. Jeff l’enflure avait eu le temps de téléphoner à Pierrot pour qu’il vienne le chercher avant d’être arrêté. Il sauta in extremis dans le cabriolet qui crissa aussi sec des pneus et décolla en mordant sur la pelouse, un enjoliveur se décrocha et roula dans le caniveau.
    – ça, c’est bon pour l’enquête, lança René la Taupe.
    – Tu parles ! Qu’est-ce que tu veux faire avec un enjoliveur, dit Nanard le Blansec
    Pendant quelques minutes, la vidéo suivit le bus qui grilla un stop puis l’arrêt de bus suivant. Il se dirigea vers les urgences de l’hôpital de l’Arrêt Bois-Hier.
    – Là, il fait un arrêt-minute, dit la Taupe.
    – On sait pourquoi ?
    – Un des passagers avait attrapé un arrêt cardiaque.
    – Avait FAIT un arrêt cardiaque, dit Nanardle Blansec.
    – Hein !
    – On dit faire un arrêt cardiaque, pas attraper.
    – Ben ! Il avait peut-être couru après, qui sait ? On dit bien, il trouva la mort, peut-être qu’il l’avait cherché aussi ! répondit la Taupe.
    A ce moment, Popol entra avec dans son panier, une belette. Les deux autres le questionnèrent :
    – Où est-ce que tu l’as trouvée ?
    – A la jardinerie, pardi ! répondit Popol.
    – On n’a pas parlé de jardinerie, on a dit à la brocante de Moineaudur, dit la Taupe.
    – C’est Pauline, elle est venue me chercher au bal. J’étais en train de danser un beau petit tango langoureux. Elle arrive en face de nous, elle me dit stop ! Je ne sais pas comment elle a deviné que j’étais en arrêt maladie, elle me dit viens, on a retrouvé la belette. Qu’est-ce qu’on va en faire, maintenant ? On ne va pas la rendre à la jardineriee !
    – Y a qu’à la donner à la maison d’arrêt, ils ont besoin d’une mascotte.
    – On avait pas dit que la belette, c’était un nom de code ? s’étonna la Taupe pendant qu’il nourrissait l’animal avec les croquettes du chat.
    – Pas les croquettes, j’en aurais plus pour moi.
    – Ah ! Parce que tu manges des croquettes, toi maintenant ?
    – En attendant, remets la vidéo un peu en arrière… Attends, pas trop vite. Stop ! Reviens en avant. Doucement ! Stop, arrêt sur image… Fais un gros plan sur Jeff ! Là, regarde, c’est pas un flingue, ça ? A mon avis, le Pierrot, en secourant Jeff, il a signé son arrêt de mort.
    – On est marron pour le nom de code maintenant.
    – Y a pus qu’à demander un mandat d’arrêt. Appelle le Procureur !

  5. Anne Lonjaret dit :

    Arrêt…. prendre le temps, du recul, vivre l’instant présent en pleine conscience. Regarder autour de soi, s’imprégner de ce qui m’entoure. Le sol, les sons, les odeurs. Fermer les yeux, ressentir, me remémorer.
    Oui, se remémorer ce jour, cette minute où j’attendais mon autobus allant chez le médecin pour un arrêt de travail. Là, un passant claudiquant s’est mis à chanceler, tituber. Je le croyais saoul…..Joyeux au sortir de la maison d’arrêt. Qui était t il ? Un détenu sortant en permission ou définitivement ? Un simple visiteur ? Peut être le dernier cas, comme ivre de joie ou de peine. Que s’était il passé dans sa tête ? En tout état de cause il était pour lui urgent qu’il sorte ou s’en sorte.
    Mais soudain, il est tombé là, à mes pieds. Le temps pour moi s’est encore figé davantage en cette minute. Je me penchais alors sur lui. Son torse semblant si imposant ne bougeait plus. Malgré le froid mordant de l’hiver, aucun souffle ne sortait. Mes mains se sont alors jointes, mes bras se sont tendus au dessus de lui. Et je me suis vue appuyer-relâcher pour mouvements vifs. Oui, c’était une urgence cardiaque. Mevint à l’esprit qu’il venait de vivre en ces murs gris une grosse peine. Il était urgent de raviver en lui l’instinct de vie alors que la mort semblait le saisir.
    Cette série d’images m’habite encore aujourd’hui.

  6. Clémence dit :

    Racontez une poursuite effrénée dans laquelle vous devrez intégrer tous ces divers arrêts :  Arrêt d’autobus. Arrêt de travail. Arrêt cardiaque. Arrêt d’urgence. Arrêt sur image. Arrêt minute. Arrêt de mort. Maison d’arrêt.

    Dans le 481, je vous racontais les aventures de Louise. Mais j’avais oublié un détail. Alors, je profite du 482 pour réparer cet oubli. Si vous êtes un bon lecteur, cela ne vous a pas échappé ! Quel est donc ce détail oublié ? Cherchez bien….Vous avez trouvé ? Non ? Alors, je reprends…
    Ce soir-là, Louise avait été touchée, émue aux larmes de la délicate attention de son homme. Lui offrir en primeur ce tout nouveau vernis aux propriétés affolantes.
    Vous me suivez ? Je vous avais aussi confié que son homme travaillait dans l’ombre. Vous me suivez toujours ? Parfait !
    Et vous n’avez toujours pas trouvé ce détail manquant ? Vraiment, il faut tout vous expliquer !
    Dans le 481, je parlais de l’homme de Louise, de son métier exercé dans l’ombre. Exact ? Mais voilà, ce n’est pas parce que vous travaillez dans l’ombre que vous n’êtes que « l’homme de » . Vous avez aussi un prénom ! Voilà le détail qui manquait. Le prénom ! Ah, vous trouvez que ce n’était qu’un détail ? En effet, on peut le voir comme ça, mais pour la suite, ce sera plus clair.
    Arthur, ça vous va ? Et même au cas où cela ne vous conviendrait pas, vous n’avez pas le choix.
    Alors, maintenant, je peux vous raconter la suite des aventures de Louise et Arthur.

    Après avoir reçu un flacon de vernis à ongles « Clémentine » avant sa commercialisation officielle, Louise prit un malin plaisir à se ganter. Froid oblige ! Arrivée sur son lieu de travail, elle enlevait ses gants de manière si sensuelle que ses collègues l’avaient gentiment surnommée Gilda. Chaque jour, les mêmes exclamations admiratives fusaient.
    Le seul détail que Louise n’avait pas remarqué, c’était une étincelle de jalousie dans le regard de la dernière collègue arrivée. Et sans lamentable jeu de mot, ce qui devait arriver, arriva : la petite dernière cafta. Et Arthur fut emmené manu militaris à la Maison d’arrêt. Motif invoqué : faute professionnelle, délit d’initié, voire espionnage industriel.

    En soi, c’était un affront. Mais Louise garda la tête haute et se consola comme elle put. A la pause de treize heures, elle confia à son amie :
    – Pas de quoi en faire un arrêt cardiaque. Il est en maison d’arrêt et non en prison, soupira Louise.
    – Cela fait une différence. Et puis, la maison d’arrêt est à quelques arrêts d’autobus de ton lieu de travail, lui dit doucement Lola en la prenant dans ses bras.
    Une fois le premier choc surmonté, la vie de Louise s’organisa avec une facilité déconcertante. Juste un petit truc en plus. Après sa journée de boulot et avant de reprendre sa voiture, elle prenait l’autobus, rendait une courte visite à son homme, et, enfin, rentrait à la maison où ses enfants l’accueillaient avec un « Qu’est-ce qu’on mange ? Euh… comment va papa ? »

    De son côté, la vie d’Arthur s’organisa aussi. Les visites de Louise se calaient entre les séances de sport intense, les périodes de lecture et la méditation. En sortant de la Maison, c’était certain, il virerait sa cuti ! Il sortirait de l’ombre pour la lumière. Éclairagiste dans une salle de spectacle de renommée mondiale.
    Les semaines s’écoulaient aussi doucement que la vie de Louise s’accélérait. Pour grappiller les quelques minutes qu’elle aimait consacrer au yoga, elle faisait ses courses au Drive. Juste un arrêt minute. Vite fait, bien fait. Sa liste et rien d’autre.

    Et c’est justement en se rendant au Drive qu’elle reçut un appel de la Maison d’arrêt.
    Respectant le Code de la route, Louise ralentit pour se garer et répondre. Mais son angoisse déclencha une envie tellement pressante qu’elle dût faire un arrêt d’urgence. Je vous passe le descriptif de ses acrobaties ! Ouf…Soulagée… et pourtant, elle poussa un cri bestial en remontant la fermeture éclair de son jean. Arrêt sur image : l’ongle de son majeur droit, superbement laqué de Clémentine, venait de signer son arrêt de mort. Cassé à ras !

    Agacée, elle composa le numéro de la Maison d’arrêt.
    La voix était lugubre et la nouvelle tragique. Son Arthur resterait définitivement dans l’ombre…

  7. Le dragon des cités

    Comme j’étais en arrêt de travail, petites vacances bien appréciées, j’attendais patiemment mon 23 à l’arrêt d’autobus de Monplaisir pour aller faire les magasins et je regardais, sur la place qui est en face un bonhomme qui me semblait étrange.
    C’était un individu avec des piercings partout, ce que je n’aimais pas trop, mais il était vêtu d’un blouson de cuir… Ah ! Son blouson de cuir ! Avec un dragon brodé dans le dos…. Magnifique ! Terrible ! Fascinant ! ….Arrêt sur image … hypnotiée, je suivais avec envie le beau blouson du regard …
    Une petite femme fluette arrivait, juste en face et s’apprêtait à le croiser avec son sac à main à bandoulière négligemment jeté sur l’épaule. Elle tenait dans la main, me semblait-il un gros trousseau de clés, sans doute était-elle la gardienne du musée, tout proche, au bout de la place et son téléphone et arrivait-elle à son lieu de travail …
    L’homme ne fit ni une, ni deux et se précipita sur elle pour lui arracher le sac, un cutter à la main pour couper la bandoulière. Je m’apprêtais à aller prêter main forte à la petite dame, mais comme un ressort, celle-ci dans un grand geste tournoyant lui balança son trousseau de clés et son téléphone sur la tête … On entendit clac ! clac ! Paff ! Paff ! Le trousseau de clés voltigea, le téléphone sauta de sa main et l’homme s’affala sans un cri, à plat ventre sur la bande d’arrêt d’urgence. Sa tempe saignait ! Il était inanimé. Je m’approchai de la dame pour essayer de l’arrêter, pensant qu’elle allait se sauver, mais elle était penchée sur lui et me dit « arrêt cardiaque » Vite ! appelez les secours ! Ce con m’a fait briser mon téléphone ! Et elle sortit sa carte de police ! Sidérée et stoppée une minute dans mon élan salvateur, je la regardais ahurie, elle me dit « Agent spécial « Pittbull » ! Dépêchez-vous d’appeler les secours, je n’ai pas envie d’avoir à signer l’arrêt de mort du Dragon des Cités.
    Cette petite bonne femme de rien du tout avait terrassé le Dragon des Cités avec son téléphone et son trousseau de clés ! C’était à peine croyable ! Les secours arrivèrent, on emmena le Dragon à l’hopital à grand renfort de sirène et le lendemain, je vis dans le journal que le Dragon des Cités était mort dans le fourgon qui l’emmenait à la maison d’arrêt.
    Mais j’avais fait la connaissance de l’agent spécial Pittbull et je fus pleinement rassurée quant à l’efficacité de la police.

    Lecrilibriste

  8. RENATA dit :

    Tranquillement installée à l’arrêt de bus , elle attend , observant sans réellement voir le mouvement environnant .
    Soudain , arrêt sur image , elle écarquille les yeux , elle le reconnait , il arrive sur elle : » au secours ! non , pas lui ! je n’ai rien pour me défendre . »
    Plus rapide que l’éclair , elle se lève , se précipite dans la première rue à droite . Elle sait qu’elle devra courir plus vite que de raison mais sa vie en dépend .
    Il ne doit pas la rattraper .
    Elle fonce droit devant , il est derrière elle , elle le sent , mais ne doit pas faiblir . Son cœur palpite si fort , pas question d’arrêt cardiaque , elle doit lui échapper si elle ne veut pas signer son arrêt de mort , on l’a prévenu .
    Elle arrive à la hauteur de la maison d’arrêt , essoufflée , rouge , haletante , elle vire encore à droite . La course est violente . Elle va chercher des ressources au plus profond de ses tripes . Elle est à bout de souffle , ses poumons vont éclater .
    Un petit arrêt minute pour respirer . Mauvaise idée , c’est là qu’il la rattrape.
    Elle le sent entrer en elle , il est si pernicieux , trop tard , le mal s’installe , les petites particules blanches cheminent dans ses sinus . L’arrêt de travail sera inévitable .
    Elle éternue violemment . L’allergie est en route . Vite un arrêt d’urgence à l’hôpital pour ne pas étouffer comme l’année précédente .

  9. Avoires dit :

    « Pas d’arrêt d’urgence pour les arrêts pipi, seulement des arrêts minutes! »  lança Jocelyne, l’accompagnatrice du voyage pour le grand âge dans la région toulousaine.
    (oui, je sais arrêt pipi n’est pas dans la liste mais je prends l’initiative de le glisser dans mon texte. Après tout, c’est vital)
    Il s’agissait donc d’un voyage poursuite entre plusieurs autocars de tourisme. La cadence était infernale et plusieurs passagers avaient déjà passé l’arme à gauche suite à un arrêt cardiaque.
    « A votre droite, la maison d’arrêt de Muret déclama Jocelyne. »
    Elle en était à son sixième voyage dans la région depuis le début de la semaine, elle pensa : «  demain, je demande un arrêt de travail, je ne tiens plus sur mes jambes et tous ces vioques , ils me pompent l’air. »
    Ayant pris du retard, suite aux trop nombreux arrêts pipi, cardiaques et compagnie, Stéphane, le chauffeur, décida de ne pas respecter la pause obligatoire de cinq minutes et continua à un train d’enfer.
    « Tu signes ton arrêt de mort Stéphane lui chuchota Jocelyne, nous avons déjà trop de décès et ta note va être désastreuse. Tu connais le diction de la Direction : « Poursuite effrénée dans le respect »
    – Oui, renchérit-il, ils feront un arrêt sur image de l’enregistrement du voyage et la sanction tombera : mise à la porte ! Ce boulot est nul, tu trouves pas ; on a l’air de quoi tous les deux ? Moi, accroché à mon volant pour rattraper les autres tordus et toi, à maltraiter des passagers qui n’en peuvent plus . C’est pas humain. J’arrête. Je me casse.
    – Moi aussi, je me casse » dit Jocelyne.
    Pour fêter cela, ils partirent manger au bistrot de Marcelle, la raie au beurre noir qu’elle servait à l’aréopage de ses fidèles clients. J’ajouterai, juste pour le « fun », que Marcelle était coiffée la raie au milieu.

  10. Patrick LABROSSE dit :

    Aujourd’hui
    Lieu : un ruisseau au rythme tranquille, aucune cascade ronflante, juste une ondulation paisible dans un petit sous-bois.
    Posture (physique et psychologique) : position du lotus, respiration au bas du ventre. L’homme essaye de ne plus penser, il se concentre sur le doux tumulte des eaux.
    Constat : Malgré tous ces artefacts du lâcher prise, son courant intérieur bat à tout rompre. Un Magnum de gros calibre pointé sur le front, en léger appuie sur la tempe.
    Une simple pression et …

    Un mois auparavant
    Lieu : l’usine, ce petit rien d’uniformité. Des rayons gigantesques, le balai des chariots élévateurs incessant et des milliers de colis à aiguiller.
    Posture : droite pour ne pas avoir mal au dos selon les directives affichées par la médecine du travail. Le geste est répétitif, mécanique, rapide. Une prime pour chaque seconde gagnée. 0,011 centimes d’euro par colis expédié. Soit 109 090 colis par mois pour un salaire au smic. 4363 colis / journalier.
    Constat : ne pas penser, exécuter, juste le bonheur d’avoir un travail.

    Quinze jours auparavant
    Lieu : bureau du contremaitre : Vestibule blanc, un affichage digital indique le chiffre d’affaire réalisé par seconde.
    Posture : lui ; courbé, soumis. L’autre, une femme, talon aiguille, tailleur Gucci et rouge à lèvres noir. La matonne comme la surnommait les ouvriers.
    Constat : lui mâchoire serrée, se contraint à porter son regard sur un point fixe ; en l’occurrence une affichette avec le logo de l’entreprise. Le pictogramme représente un smiley relooké : une flèche incurvée en forme de sourire surmontée d’un A majuscule. La femme beugle, lui, incline la tête de haut en bas, l’erreur ne doit plus jamais se reproduire. Avertissement avec mise à pied de quinze jours.

    Huit jours auparavant 7h00
    Lieu : poste de travail, les colis qui arrivent par la gauche et ressortent par la droite.
    Posture : lui, frappant chaque colis avec une masse. Cling, cling, cling…
    Constat : des colis entassés, brisés, éventrés. Un clignotant rouge sur la chaine de production. Un cri du haut de la tour de contrôle : STOP ! STOP immédiatement ! STOPPEZ LA MACHINE !

    Huit jours auparavant 7h 17
    Lieu : poste de travail ; plus aucun bruit. Machine à l’arrêt.
    Posture : la matonne, inerte. Tête éclatée à coup de masse. Pas joli, joli.
    Constat : homme en fuite. Portrait diffusé sur toutes les chaines de télévision, suivi d’un message STOP – ALERTE – HOMME DANGEREUX. Ne tentez pas d’intervenir, si vous reconnaissez le fugitif, avertissez le GIGN sans attendre.

    Deux jours auparavant
    Lieu : Remontée mécanique de Megève. Station de montagne bucolique des alpes. Premier signalement
    Posture : lui, ray ban et combinaison de ski Helly Hansen. Teint légèrement halé, le bon air de la montagne.
    Constat : heureux de sa journée. Un schuss record sur un champ de bosse.

    Un jour auparavant

    Lieu : Haut des pistes de Megève. Hélico et chien en alerte rouge. Plan cobra. Intercepter l’homme en combinaison de ski gris anthracite et ski de compétition haut de gamme rouge sang, modèle Salomon X speed, version slalom .
    Posture : lui, confiant, ski affuté, posture du skieur de compétition. Heureux de cette mise en scène. Un dernier schuss avant de se rendre aux hommes du GIGN (enfin peut être).
    Constat : une course poursuite sur la plus grande piste du monde. Retransmis en direct grâce aux webcams installées sur tout le parcours.

    Quelques heures avant
    Lieu : haut des pistes, premier quart de la piste du super G.
    Posture : lui tout schuss, virage serré, angle parfait. Style Luc Alphand. Les poursuivants, à quelques mètres, tension maximum. Le moindre faux quart et c’est la mort pour lui comme pour eux.
    Constat : ne pas penser. Foncer en pleine conscience. Potentiel au maximum. En bas la foule aux abois qui suit la folle descente sur grand écran. Du jamais vue, une course poursuite d’un serial killer en direct. Les touristes sont ravis ! De l’adrénaline en perfusion, voilà de quoi compenser le manque de neige.

    Une minute trente secondes avant
    Lieu : un petit ruisseau en bas des pistes de ski. Paisible. Les épicéas poudrés de neige fraiche viennent édulcorer l’endroit.
    Posture : reprendre son souffle. Au loin les chiens à sa poursuite. Il a gagné. Les autres ont abandonnés. Un homme du GIGN a chuté, certainement de multiples fractures ? Paraplégique en devenir. Ses collègues sont furieux.
    Constat : retrouver le fugitif et l’abattre si besoin. Plan cobra 2 en action.

    Trois secondes avant
    Lieu : Le petit ruisseau.
    Posture : calibre magnum sur la tempe. Index sur la gâchette. Des cris de sommation : STOP- VOUS ETES CERNE- MAIN SUR LA TETE- réponse immédiate : un claquement sec, celui d’une arme à feu : BOUM.
    Constat : une vie de merde, une fin héroïque.

  11. Grumpy dit :

    On peut dire qu’il les avait fait courir ! Le Shérif, les Cops, aussi les habitants blancs et noirs, pour une fois unitaires, avaient tous arrêté leur travail pour le retrouver, ce salopard.

    Un violeur de petite fille, puis son assassin. Un crime qui ne trouverait les moindres excuses ou pardon en Alabama. Imaginez, la petite était noire et l’homme était blanc. La première fois que s’inversait la tendance ! La revanche d’une couleur sur une autre serait pire.

    Les recherches n’en étaient que plus acharnées, armés jusqu’aux dents, de jour, de nuit avec des lampes, tous s’y mirent, même les chiens.

    Le suspect avait été vu pour la dernière fois à un arrêt d’autobus, il pourrait avoir embarqué dans un Greyhound et être déjà bien loin, voire être passé dans un autre d’État. Il fallait l’arrêter de toute urgence, dangereux, déjà bien connu de la Police, il pouvait recommencer, il fallait qu’il paye.

    La caméra de l’abribus l’avait dénoncé, l’arrêt sur image ne laissait aucun doute sur son identité. Police et population de l’État en alerte générale, famille du poursuivi confinée par prévention de lynchage dans la geôle du Shérif.

    Il fut repéré lors d’un arrêt minute ‘technique’ que programmait le bus tous les 300 miles. L’affiche ‘Wanted’ placardait son visage sur les miroirs du bar. Assaut violent d’une rapidité fulgurante, il ne broncha pas devant les 6 fusils d’assaut braqués sur ses jambes, il fallait l’avoir vivant. Son cas servirait d’exemple.

    Incarcéré à la maison d’arrêt de sécurité maximum de Springville, en ces circonstances exceptionnelles il fallait calmer la population, le jugement ne traîna pas : arrêt de mort. L’attente dans le fameux couloir non plus.

    Vint le jour de l’exécution. Derrière la vitre, journalistes salivants, public haineux, famille éplorée. Lui, casqué de cuir, bourré d’électrodes, sanglé sur la chaise des pieds à la tête, on attend, le téléphone du Gouverneur ne sonne pas … secousses, grillade, fumée, arrêt cardiaque.

  12. Patricia dit :

    Je suis sur la plage à La trinité sur Mer, il fait beau, je respire l’air marin avec bonheur, j’entends le chant des mouettes, des enfants jouent à côté de moi.
    C’était il y a deux ans, je me souviens, arrêt sur image.
    J’étais aux urgences suite à un arrêt cardiaque.
    La veille, je venais de quitter l’arrêt d’autobus, et j’étais dans le bus en train de me dire que j’allais demander un arrêt maladie à mon médecin parce que dans ma vie c’était la course effrénée pour trouver du temps, trouver de l’énergie, trouver de l’argent, trouver des ressources, ma tête était dans une espèce de bouillonnement d’idées qui fusaient de tous les côtés, et je courrais dans tous les sens pour toutes les réaliser sans avoir l’impression d’avancer.
    J’avais beau écouter des videos d’Isabelle Padovani, pour savoir vivre plus zen, j’y faisais juste un arrêt minute. Pas moyen de me poser plus longtemps

    « Si je continue, je vais signer mon arrêt de mort, ou bien je vais devenir folle, je vais finir à la maison d’arrêt ».

    Et puis c’est arrivé, j’ai senti un point au niveau de la poitrine, qui grossissait, j’ai eu mal, j’ai attrapé la poignée d’arrêt d’urgence.

  13. sylvianne perrat dit :

    Il est où ?
    Ce matin-là, je décidai de le poursuivre. Le temps passait. Et il m’échappait.
    J’enfilai mes baskets, pris mon sac à dos pour me rendre au premier arrêt d’autobus. Je me fiais à mon intuition, le 1er bus serait le bon. Depuis peu, j’étais en arrêt de travail. Depuis 15 jours, j’étais clouée à mon lit avec un vilain lumbago. Tant pis, je marchai vaille que vaille. A cette vitesse, je ne risquais pas d’arrêt cardiaque. Je pris un selfie, un arrêt sur image, moi à l’arrêt de bus l’attendant avec impatience. Le rhumatologue n’avait pas signé mon arrêt de mort que je sache. Les média nous assène l’ordre de marcher contre le mal de dos. Alors, go !
Le bus arriva, sa destination était la maison d’arrêt ! Hazard ou coïncidence ?
    Mon intuition me fit descendre à l’arrêt « La santé ». Bon présage. 
Un arc-en-ciel me fit un clin d’oeil, je vis un message auspicieux.
    Le mal de dos s’estompait. Je fis une halte dans une brasserie. Une chanson en fond sonore/
    « Il est où le bonheur, il est où ? Il est là ! »

  14. oholibama dit :

    Racontez une poursuite effrénées dans laquelle vous devez intégrer tous ces divers arrêt. Arrêt d’autobus, arrêt de travail. arrêt cardiaque. arrêt d’urgence, arrêt sur image, arrêt minute, arrêt de mort, maison d’arrêt.

    Me voila et encore une fois, je me suis laisser emporter par Dmitri et Vlad. Un jour de plus de ma misère sans retour, la guigne complète. Une visite, juste ça, ben voyons,ils me prennent pour un naze de première ou quoi!

    Bon j’ai cédé encore!!!le gros con c’est moi. Le bureau de Dmitri est si grand que je pourrai y mettre mon deux pièces c’est dire! Les deux m’ont invité car paraît ‘il il y a eu un gros problème dans l’entrepot, je dois pour bien faire… trouver celui qui mène une très vilaine danse dans le coin, le pauvre ne sait pas qu’il a mis les pieds dans un sale engrenage. Faire des affaires sur le dos de Dmitri et Vlad, c’est courir vers la crise cardiaque assurer.

    Moi! Ben je suis une espèce de détective d’un genre très privé, peu de gens peuvent se payer le droit à mon savoir faire ( oui bon je me fais des compliments, j’en ai le droit) Ok arrêt sur image un court instant…voila c’est fait. J’ai déjà mon idée,mais ce soir, je suis pris. Mes deux bosses ont décider de faire une partie de poker avec certains employés, je pense que je vais devoir faire durant la partie un arrêt d’urgence.

    Qui va goûter aux plombs façon Vlad? Est ce le bon moment pour canarder ce pauvre bougre? Non, je pense qu’il faut qu’on trouve celui qui tire les ficelles et ce soir les langues vont se déliés, j’en suis sûr!Ceux qui viennent , vont prendrent le bus, je peux les attrendrent à l’arrêt de ce fichu bus, ainsi, on ne prendra pas de retard Dmitri déteste cela ce qui peut nous valoir un arrêt de mort pour sûr!

    je passe devant Bonne Nouvelle, une bien triste Maison d’arrêt vue de l’extérieur et je suis pas présser de voir l’intérieur.
    Ah! Je vois Alex , Dom, Frank et le pauvre Greg qui est en arrêt de travail, d’ailleurs pourquoi vient ‘il celui-là? Dmitri ne craint pas les mauvaises visites? Bon ça ne me concerne pas, j’ai un travail à faire et j’ai deux suspects.

    Après les avoir déposer, je gare ma vieille bagnole dans la petite rue qui désert le hangard. Je suis étonné, un van s’y trouve, ça bouge dur à l’intérieur, que s’y passe t’il? Doucement je m’approche le ber en main on ne sait jamais. Des cris, des beuglements, des hurlements, pas bon du tout ça! Je frappe du ber contre la porte…Vlad ouvre blanc de rage _ Tu veux ta mort ou quoi Vincent, _Non mon pote, juste savoir ce que tu fais!_On a trouver l’espion et l’instiguateur des vols dans le hangard alors dégage de là, j’ai du taf moi!_T’es sûr de toi Vlad, parce que moi…j’ai trouvé mes deux lascards et c’est pas le pauvre bougre que je vois là.

    _Hein! Tu déconnes Vince? _Non pas du tout mon genre. 8 ou tu les as trouver tes deux drôles? _Ils font partis de la boîte mais, ils ne sont pas le boss de l’histoire, faut paufiner encore un peu et ce soir justement, c’est le bon soir; tu viens, la partie va commencer? _ben je fais quoi du type qui …_Laisses-le là, il va pas se sauver, juste un arrêt minute lui fera reprendre des forces aller Vlad amènes tes fesses Dmitri nous attends._Cool mec j’arrive. La porte du van claque sèchement sur un soupir. y.l.

    sur une idée de Pascal Perrat.

  15. durand JEAN MARC dit :

    7h00: Je sors de la maison d’arrêt. Enfin, du mouvement… ciao,, la tôle alsacienne… Cling… la porte, dans mon dos.. ouf! Waouh, l’air pur… ca surprend…ivresse!

    7h30: Aucun arrêt de bus en vue. Tant pis, plein ouest….marcher, marcher…vite…rage…pouf, pouf…c’est bon le sport….POF, POF, la marche ça fatigue…égarement… faire du stop… OUI le bon plan!

    8h30: Pris par un paysan et sa bétaillère….ca couine de partout…COUINNE…COUINNE…les essieux ou les cochons ??

    9h30: Bar le duc, déjà ?…bord d’autoroute… bande d’arrêt d’urgence…….VROUAP….ça file, ça défile….folie ? Un cinglé me charge, quand-même. VROUUUM…cabriolet sport….ça boume, ça cartonne….GRR…..un super tigre dans son moteur…arrêt pipi, non, même pas d’arrêt pipi!

    11h00: Tic tac….tic tac…ticratatac….ratatac….arrêt de mort pour la pendule….excès de vitesse…fièvre….Cataclop…cataclop….les chevaux de l’auto galopent…pschie…pschie…les fers fondent sur le goudron, non, seulement les jantes…violence!

    12h00: Déjà PARIS…. arrêt minute dans un routier….vite fait…fébrilité… un steak sur le pouce…pourquoi du bœuf demande le tenancier….eh mon gars…pas d’arrêts dans le beefsteak (Ah, Ah!).

    12h30: Aille….Ouille…Merdre…emportement…j’ai bouffé le pouce avec le steak!

    14h00: Piqué un vélo…buzz….je fais l’abeille…piqué par l’abeille, je laisse le vélo. « Emprunté » une trottinette….arrêt sur image….photo…ça a quand même de la gueule, un pêcheur breton sur une trottinette…enthousiasme!

    16h00: Passé Dreux, Alençon…toujours plein ouest, à fond la caisse….PLOC, PLOC… zut, déjà la pluie. Mauvais pour ma moyenne… fureur….Zloup….Zlouip….Zlloouuiipp…ça freine et ça glisse….je vais rater la marée….

    18h00: Ca s’est calmé…je rame…je rame…férocité.

    18h05: Juste là-bas, ici, mon pays…on sent la merde ici….pardon, on sent la mer d’ici!

    19h02: Pouf…pouf……arrivé. STOP. Enfin, les Monts d’Arrée.

  16. Mireille FLEURIET dit :

    Lorsque je l’ai vu pour la première fois, pour fuir mon émoi, à perdre haleine, j’ai couru. Il m’a aperçue, à son tour, il a couru. Je suis arrivée à l’arrêt du bus au moment où celui-ci démarrait, je l’avais raté. A courir j’ai continué, il m’a rattrapée, m’a regardée, tendrement m’a enlacée, dans ses bras, j’ai fondu, arrêt minute. Il m’a embrassée, mon corps tel un arc, s’est tendu, trop tard, j’étais perdue ! Arrêt sur image… Il a pris ma main, et m’a dit viens ! Arrêt d’urgence…

  17. iris79 dit :

    Elle profita des heures de liberté que lui octroyait son arrêt de travail pour aller se promener un peu. Elle descendait chaque jour un peu plus loin et notait les noms des arrêts d’autobus. Depuis qu’elle avait fait un arrêt cardiaque, elle ne voyait plus la vie comme avant. Elle avait souvent entendu cette maxime, elle la vivait maintenant. Elle pensa en passant devant la maison d’arrêt que les hommes derrière les murs dont la vie avait subi un arrêt d’urgence auraient surement bien troqué leur place pour la sienne. Même si cet accident de leur vie ne signait pas leur arrêt de mort, elle se dit que donner un peu de son temps à ceux qui se trouvaient enfermés et les aider à repartir serait un bon pied de nez à l’enfermement qui pesait sur la plupart d’entre eux. Cette réflexion fut comme un arrêt sur image, une image qu’elle capta et dont elle décida de faire quelque chose. A l’arrêt minute devant les portes de la prison, elle vit le panneau avec le numéro de téléphone. Elle le nota sur un bout de papier qu’elle replia soigneusement et rangea dans son portefeuille.

  18. Fanny Dumond dit :

    Il était en arrêt de travail depuis trois mois à cause d’un burnout qu’il avait fait durant une garde de nuit. Il n’en pouvait plus de bosser dans cette maison d’arrêt qui lui bouffait son énergie, qui lui tapait sur les nerfs et qui avait déglingué son couple. Quelle idée d’avoir choisi ce métier ! Mais bon, quand les allocations chômage s’épuisent on accepte n’importe quoi et à n’importe quelles conditions. Pour lui éviter un arrêt cardiaque, son médecin l’avait arrêté dare-dare et depuis il se bourrait d’anxiolytiques qui le faisaient planer.

    Ce jour-là, malgré l’interdiction formelle de prendre le volant, il avait sorti sa vieille guimbarde pour faire quelques courses en ville. Il avait si peu d’énergie qu’il ne se voyait pas les faire à pied. Il passa à la boulangerie, chez l’épicier et après un arrêt-minute à la pharmacie qui s’éternisa tant la file d’attente s’étirait jusqu’au trottoir, il était sorti avec un plein sac de médicaments. Il fut pris d’une rage folle lorsqu’il découvrit un papillon sur son pare-brise. Furieux, il démarra sur les chapeaux de roue et emboutit l’arrêt de bus où se trouvaient trois personnes qu’il faucha et il prit la fuite. Il traversa la ville à fond la caisse, grillant plusieurs feux rouges, frôlant des piétons, évitant in extremis les arbres de l’avenue. Toutes les cinq secondes, il jetait un œil sur le rétroviseur pour vérifier qu’il n’était pas poursuivi par une voiture de police toute sirène hurlante. Ouf ! rien à l’horizon. Son inconscient lui soufflait qu’il ne pouvait pas rentrer chez lui et c’est ainsi qu’il s’engagea sur l’autoroute. À la barrière de péage, son cœur sauta plusieurs battements quand un gendarme s’approcha de la file de véhicules Ouf ! ce n’était pas pour lui. Le véhicule qui le précédait, chargé comme un chameau, fut prié de se ranger. Il poursuivit sa route sur quelques kilomètres en se demandant où il pourrait bien se réfugier. Il pensa à sa sœur, à ses amis mais comment leur expliquer son énorme problème et leur avouer qu’il était un criminel. Lorsqu’une vapeur inquiétante sortit du capot de la voiture, il n’eut que le temps de se garer sur la bande d’arrêt d’urgence avant que son véhicule s’arrête en faisant un gros « plouf ». Au loin, il aperçut des gyrophares et, pris de panique, il signa son arrêt de mort en traversant à pied les voies de l’autoroute sous un concert de klaxons et de coups de frein. Hébété et se demandant comment lui, si tranquille auparavant, avait pu faire pour devenir un meurtrier, il erra dans la campagne en se cachant dans les maïs dès qu’il entendait le moindre bruit. Quelques heures plus tard, il fut découvert endormi dans la cabane d’un berger et se laissa embarquer, heureux que sa cavale prenne fin. Dans les bureaux des officiers de police, il visionna les bandes vidéo et après arrêts sur image, il se demanda s’il s’agissait vraiment de lui, ce type complètement cinglé.

    En attendant son procès, il se retrouve dans sa maison d’arrêt sous les quolibets et autres mots doux de ceux qui l’ont rendu fou.

  19. Nouchka dit :

    – Allo le 17 ? La gendarmerie ? Bonjour, ici Maître Bobarre du barreau de Bobigny. Je viens vous signaler le vol de ma voiture.
    – Maître, il vous faut passer à la gendarmerie mais donnez-moi le signalement de votre véhicule et le lieu du vol, SVP ?
    – Je sortais de la maison d’arrêt de Villepinte où je visitais un client. J’avais laissé la voiture juste à côté de l’arrêt d’autobus, sur une zone dite d’arrêt minute. C’était un arrêt d’urgence pour déposer des pièces qui éviteraient sans doute l’arrêt de mort, si je puis dire, de mon client à l’audience de lundi.
    – Je comprends bien. Nous pouvons regarder sur l’enregistrement des caméras, à l’entrée de la maison d’arrêt, si nous voyons le vol. Nous ferons un arrêt sur image et vous tiendrons informé de nos recherches.
    – Je vous remercie de votre compréhension. Pour moi, la vie professionnelle est une poursuite effrénée contre le temps. J’ai cru faire un arrêt cardiaque quand j’ai vu que ma voiture n’était plus là. Pour moi, elle est indispensable pour sillonner le département. Sans elle, je n’ai plus qu’à arguer d’un arrêt de travail pour faire reporter toutes les audiences auxquelles je suis convié.

  20. Nadine de Bernardy dit :

    Mon cadran solaire électromagnétique ondule,il est 5h30.
    Je me lève.Pendant que le café se met en route,une douche.
    J’enfile ma combinaison ultra sonique à radiation extra systolismique.Le café me brûle la gorge.
    Vite les chaussures à semelles micro onde,il fait froid dehors ce matin.
    Mon casque à antennes supra diverticulaires .
    Voilà je suis prête.
    Sortant de ma maison d’arrêt,je vole quasiment jusqu’à l’arrêt de bus.En voilà un qui arrive en silence.Zut c’est un Pluton.J’ai dû rater la Grande Ourse,il va falloir attendre encore quelques minutes inter stellaires.
    Il est 5 heurs 42
    Je m’affole,que faire? Je frôle l’arrêt cardiaque me signale ma montre en fibre carbone intégrée à la combinaison.
    Je me mets à courir le long de la bande d’arrêt d’urgence, aidée par mon propulseur bionique, me faisant klaxonner par les véhicules sans chauffeur qui sillonnent la ville à cette d’heure d’affluence.
    Il est 5 heures 51.
    Arrivée au carrefour,je tourne à droite.
    Je commence à être essoufflée.
    Mon thermostat de poignet indique 175 pulsations minute.Je ruisselle,c’est très mauvais pour les circuits médullaires du casque qui grésillent en m’envoyant des petites secousses de mise en garde.
    Je vais m’évanouir,non,pitié!Pas là dans la rue,si près du but.
    Trou noir.
    Je me réveille allongée sur le trottoir,un cyber médecin de la brigade d’intervention du cosmos de santé penché sur moi.
    Je halète,j’ai du mal à respirer.
    – Tout va bien,détendez vous,vous avez un peu abusé de vos forces.A 116 ans ça n’est pas bon de courir ainsi, votre patron peut bien attendre un tout petit peu
    – Mais vous voulez signer mon arrêt de mort….
    – Pas de mais,juste une petit arrêt de travail de deux heures au dispensaire pluridisciplinaire le plus proche et vous pourrez repartir.
    Ménagez vous,la patrie a encore besoin de vous que diable,l’heure de la retraite n’a pas encore sonné.

  21. camomille dit :

    Jules arrive tout essoufflé de l’école.
    – Mais qu’est ce qu’il t’arrive Jules ? T’as vu dans quel état tu es ? Interroge sa mère,
    Jules entre deux halètement explique :
    – C’est le nouveau maître…c’est le nouveau maître qui teste une nouvelle technique
    – Une nouvelle technique ?
    – Oui mais j’ai pas le droit de t’en dire plus…c’est un devoir, voilà !
    la mère de jules est bien perplexe.
    – mais pourquoi es-tu arrivé essoufflé de la sorte voyons ?
    Jules réfléchit… réfléchit… et répond sentencieux :
    – C’était une poursuite effrénée !
    – Quoi ? Qu’est ce que c’est que cette histoire ?
    Jules se concentre et se lance :
    – C’était une poursuite effrénée car des bandits me poursuivaient.
    – T’es sûr que t’as pas de la fièvre mon chéri ?
    Puis Nadège part dans sa cuisine en hochant la tête et jules monte dans sa chambre pour faire ses devoirs.
    Un quart d’heure après Jules descend aux toilettes et crie à sa mère :
    – Je fais une arrêt minute Maman !
    Nadège sceptique préfère ne pas répondre.
    Jules remonte dans sa chambre et crie dans les escaliers : c’était un arrêt de travail mais je vais m’y remettre, ne t’inquiète pas surtout !
    Papa rentre, Nadège fait part de son inquiétude concernant les propos de Jules qu’elle trouve bien bizarres ce soir.
    C’est l’heure du repas.
    Papa, averti, observe particulièrement Jules et l’interroge :
    – Alors Jules, tu as passé une bonne journée ?
    – Ah oui mais un peu stressante tout de même !
    – Ah ! et pourquoi ?
    – Ben ben…
    et Jules se lance à nouveau :
    – A l’arrêt d’autobus « Pompidou » un homme est monté, il s’est assis à côté de moi puis il fait un arrêt cardiaque.
    – Quoi ?
    – Oui oui….en fait il a juste eu le temps de me dire qu’ il sortait de la maison d’arrêt
    – Quoi ?
    – Oui oui… et alors j’ai appuyé sur l’arrêt d’urgence et le chauffeur de bus a appelé les pompiers.
    – Quoi ?
    – Mais ne faites pas cette tête tous les deux, on dirait que vous venez d’apprendre mon arrêt de mort !
    – Allez, souriez et arrêt sur image surtout !
    Yeees !…Yeees ! Je suis arrivé à tous les caser à 19h55 !
    Allô Arthur !..où tu en es? Mois ça y est je les ai tous placés et toi ?
    Arrêt de mort ? Ah c’est vrai que celui là c’était le plus difficile ! (si t’avais vu la tête de mes parents!… je te dis pas!!!!!).
    Il est génial ce nouveau maître hein ? J’ai hâte d’être à demain pour savoir comment les autres ont pu intégrer ces huit « arrêt » plus la course effrénée dans une conversation banale.
    Allez… faut que je te quitte car si tu voyais l’état de mes parents… ils frôlent l’arrêt cardiaque ! Ah non, celui-là je l’ai déjà placé !

  22. 🐀 Souris verte dit :

    🐀D’ ARRÊTS EN ARRÊTS
    Alors que j’avançais dans ma vie, j’arrivais devant le panneau stop danger doublé d’un feu clignotant. ardent tant et tant que je le voyais quasi orgasmique.
    Mon esprit aussi respecta l’arrêt, presque il cala. La pensée dans ma tête en fleur s’éparpilla en pétales de couleurs variées. Des vertes, rouges, oranges. Allez savoir pourquoi instinctivement je choisis la première et me voilà partie folâtrant dans les chemins creux qui traversent le bocage verdoyant. Plus loin, toujours plus loin sans arrêt. Le soir tomba et comme mes paupières une fine ligne démarquant la fin de la clairière, limite du couchant : arrêt sommeil. Durant cette longue période, mes rêves étaient rouge-fusion mais je n’étais pas sûre de retrouver l’arrêt minute clignotant qui m’aurait mener à l’extase. 🐀

  23. Antonio dit :

    Il reste deux minutes de jeu, les Gallois sont dans le camp des Bleus, dans leur antre en feu, au Millennium. Le public chante quand les Diables Rouges déchantent. Et pour cause, les Bleus les ont plongés en enfer.

    Les Frenchies mènent 20-16 et il reste deux minutes avant leur arrêt de mort.

    North appelle la balle sur son couloir, Biggar le sert parfaitement dans l’intervalle, mais un certain Ollivon ne se dérobe pas. Arrêt buffet ! À un mètre de la ligne. L’autobus ne passera pas.

    Matthew Carley porte le sifflet à sa bouche, arrêt du temps. Arbitrage vidéo. Arrêt sur image. Plaquage haut. Pénalité pour les locaux. Biggar tape en touche, il reste une minute pour une dernière munition. Elias effectue un lancer sur Moriarty qui a pris l’ascenseur pour s’emparer du cuir et le garder au chaud. Le ballon porté parfait avance. Premier arrêt. La ligne d’en-but de la délivrance est toute proche. Deuxième arrêt. « Use it ! » Monsieur Carley est clair.

    Williams extrait la balle pour le rouleau compresseur à double lames Faletau-Jones. Arrêt d’urgence, Le Roux et Chat murent leur travail au silence. Williams écarte sur Tipuric qui pilonne à son tour. Il reste un mètre et une poignée de secondes. Williams, toujours, feint la passe et se faufile dans un trou de souris. Serin se sacrifie. William a aplati. Essai ou pas essai ? Arrêt du temps. Nouvel arrêt sur image. Claire et évidente. Il y a en-avant. Arrêt cardiaque… en tribune, dans la stupeur d’un silence de mort.

    (Bon match, Pascal)

  24. Blackrain dit :

    Une fulgurante douleur dans la poitrine, comme un coup de cran d’arrêt, stoppa ma course vers l’arrêt de bus. J’avais perdu la poursuite. Le transport en commun s’éloignait en me laissant, moi le commun des mortels, tombé à genoux sur le bitume, à la recherche de l’air qui s’échappait de ma vie. Je crus mon arrêt de mort arrivé. Des arrêts sur images de mon existence défilaient comme un film en accéléré devant mes pupilles dilatées : les dépassements sur la bande d’arrêt d’urgence, les arrêts de justice qui sanctionnaient mes excès, les arrêts de jeu qui me laissaient le loisir de reprendre mon souffle dans ces parties de foot engagées, les arrêts buffet par le tacle appuyé d’un défenseur un peu trop rugueux, les arrêts minutes qui devenaient des heures dans le bistrot des copains, les parties de chasse matinales avec mon fidèle chien d’arrêt dans la campagne, le regard triste de ma compagne qui avait mis aux arrêts notre histoire d’amour. Tout me revenait comme un générique final. Après cet arrêt cardiaque qui m’avait raconté mes excès en un éclair de mort, mon cardiologue me mit en arrêt de travail. Cette période de ma vie fut un temps d’arrêt qui la chamboula complètement. J’avais eu très peur. Les lueurs au bout du tunnel s’étaient dissipées provisoirement. Je ne voulais pas les retrouver tout de suite au sortir d’un virage ou d’une partie de cartes enfumée. Si je ne voulais pas que le destrier s’écroule à nouveau au premier obstacle, je devais mettre le cheval à l’arrêt, le laisser paitre dans une prairie clôturée par les bras du raisonnable, le laisser pâturer pour mieux durer. Je décidais d’émettre un mandat d’arrêt aux excès pour ne pas commuer ma peine en arrêt capital.

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