Exercice inédit d’écriture créative 107

Cela fait des jours qu’il me tourne autour.
Des jours que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent.
Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ?

Poursuivez ce monologue en restant sur vos gardes.
Ne vous laissez surtout pas envoûté par le première idées qui vous viendra à l’esprit,
c’est souvent l’idée de tout le monde… 

15 Responses

  1. Clémence dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour. Des jours que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ?

    Je l’aimais bien, moi, Georges ! D’ailleurs, je l’aime encore passionnément. Comment l’oublier ?

    Certes, il était un homme de la terre, au caractère entier, bourru à ses heures, mais il était brave.
    Il habitait, comme ses parents et les parents de ses parents, dans un village aux petites maisons blanches perché sur un petit caillou volcanique au milieu de la Grande Bleue.

    J’aimais Georges en secret, mais lui l’ignorait. Je ne savais comment faire pour attirer son attention. Je me sentais bien démunie car personne n’était capable de me donner le moindre conseil. J’étais dans l’obscurité la plus totale.

    Par un beau jour d’été, une jeune femme seule vint s’installer au village.
    Elle était belle à damner tous les dieux du Parthénon. Comme je l’enviais ! Une démarche féline, une beauté sculpturale, une longue chevelure noire, des yeux ardents et des mains….

    Les villageois se méfièrent dans un premiers temps. Ils la regardaient avec curiosité voire, avec un brin de soupçon. Mais quand ils constatèrent les merveilles qu’elle réalisait de ses mains, elle devint la reine du village, la reine des cœurs.
    Hélène par ci, Hélène par là ! Hélène était parfaite. Hélène cousait, brodait, raccommodait, soignait, aidait, consolait…

    Et moi, je restais désespérément dans l’ombre. Je veillais à rester la plus sereine possible car j’ai toujours cru en ma bonne étoile et j’étais convaincue qu’un jour, je me révélerais déesse !

    Et, Georges, toujours célibataire, n’eut bientôt d’yeux que pour elle. Il avait toujours quelque chose à lui porter à réparer, à raccommoder. Il lui demandait des conseils pour mille petits riens du quotidien. Il lui apportait en retour, des fleurs, des légumes et des fruits de son jardin.

    Sans vouloir paraître ingrate ou jalouse, je dirais qu’il lui tournait autour, que ses yeux ne quittaient pas ses prunelles et que ses mains le démangeaient de frôler les siennes…

    Georges était amoureux de la belle Hélène… et la Belle Hélène ne le voyait pas…
    Jusqu’au jour où… où une amie lui parla franchement. Elle lui dit beaucoup de bien de Georges et suggéra même qu’il serait un bon mari.
    Allons bon….Ce qui devait arriver arriva. La Belle Hélène ouvrit ses yeux, Georges ouvrit son cœur et déclara sa flamme.

    Hélène lui susurra quelques mots engageants, mais…. Il ne fallait rien brusquer….
    Moi, je me disais que j’avais encore une chance minime, .. qu’il me tournerait peut-être aussi autour, que ses yeux… que ses mains….

    Le temps passait, la relation entre Hélène et Georges était de plus en plus belle, de plus en plus sérieuse.
    Il la demanda en mariage.
    Elle lui répondit : « ναί …. αλλά…. »

    Je dus me rendre à l’évidence, il n’y avait plus d’espoir possible. J’étais glacée.

    Georges construisit une jolie maison avec des pierres de son champ. Il la chaula. Il entreprit même la construction d’un mur autour de leur domaine afin que sa Belle se sente bien chez elle.

    C’est alors que l’improbable, l’imprévisible, l’inespéré se produisit. J’entrevis un peu de lumière, je me sentis moins engoncée, plus vivante, un vent de liberté soufflait doucement.

    Le lendemain et le surlendemain, les mêmes phénomènes se reproduisirent, plus intenses. Georges me tournait autour, se grattait la tête, se frottait le menton, davantage surpris qu’étonné.
    Ses yeux étaient plus grands que son visage, je sentais son regard, tendrement appuyé sur ma nuque…Ses mains le démangeaient. Allait-il enfin me toucher, me caresser, me découvrir un peu plus, remettre, sous le bandeau, les trois mèches échappées de mon chignon ?

    Georges, qu’attends-tu ? Mais qu’attends-tu pour me mettre en lumière ?

    Journal local :

    Ce 8 avril 1820 à Milos, un paysan nommé Yorgos Kentrotas découvrit le buste d’une une statue qui pourrait être une représentation d’Aphrodite. Celle-ci mesure deux mètres. Ses mensurations sont : 121 cm de tour de poitrine, 97 cm de tour de taille et 129 cm de tour de hanches….

  2. Sabine dit :

    « Cela fait des jours qu’il me tourne autour. Des jours que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ? Ai-je déjà failli au contrat ? Non, j’ai toujours réalisé ses vœux. Pourquoi hésiter maintenant ? Pourquoi n’exprime-t-il pas ce vœu dont il dispose ? Est-ce pour m’épargner, pour ne pas que je m’évapore ? J’en doute, il n’a jamais reculé devant les conséquences. Il parait très affaibli, pourtant. N’a-t-il pas une dernière volonté avant de s’éteindre ? Je pense qu’il n’ose pas. Il est vrai que quelque soit son souhait, il nous sera fatal, à lui comme à moi. Laissons lui le temps. »

    Extrait de « Pensées de La peau de Chagrin à la veille de sa disparition ».

    ©Margine

  3. Geneviève dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour. Des jours que ses yeux me guigient, que ses mains le démangent.
    Mais qu’est ce qu’il attend pour me prendre?

    Je n’en peux plus d’attendre ainsi.
    Il n’arrête pas de se frotter aux autres! Je frise la crise de jalousie!
    Comment me faire remarquer de lui, lui dire que je suis à lui, à lui seul!
    Je voudrais qu’il me soulève délicatement, me transporte en douceur. Je voudrais qu’il me dépose là, où je vais fondre de plaisir, me transformer et…assurer ma descendance, …mon ultime rêve!

    À moi le grain de pollen et lui …le bourdon!

  4. Peggy dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour. Des jours que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ?

    Je vais finir par lui poser la question.

    – Pourquoi me tournes-tu autour depuis des jours ? Tes yeux me dévorent, je sens tes mains qui te picotent, tu m’effleures mais ne me touche pas. Qu’attends tu pour me prendre ?
    – Te voilà bien pressé.
    – Ton esprit est en ébullition, mais aucun geste ne suit.
    – Tu as trainé longtemps seul, abandonné parce que tu ne plaisais pas. Je comprends, tu n’es vraiment pas très beau. Alors il faut que je réfléchisse.
    – Merci du compliment
    – Tais-toi et laisse-moi te regarder plus en détail
    – C’est bon, tu m’as assez vu maintenant
    – Mais tais-toi donc !
    – Tu m’énerves à tourner comme ça autour de moi.
    – …
    – Quand te décideras-tu ?
    – Quand je te connaitrais tout à fait bien.
    – Tu m’ennuies à la fin
    – Laisse moi encore un peu de temps. Je sais que tu deviendras une passion, une obsession. J’ai besoin d’y penser. Je ne peux me jeter à corps perdu n’importe comment.
    _ …
    – Je veux être le Pygmalion qui malgré tous tes défauts te rendra d’une beauté incomparable. Je veux que tu fasses l’admiration de tous et la mienne en particulier. J’ai très mauvais caractère, fais attention. Je risque de te rendre responsable de tous mes maux, de pester ou de vociférer.
    – Je m’en fiche !

    – Ah, enfin tu me touches, tu me caresses. Tes mains sont douces et rugueuses à la fois. Tu m’as compris, tu me sens, tu me ressens, tu es imprégné de moi, je suis à toi pour toujours. Allez lance-toi !

    Un éclat de marbre jaillit, Michelangelo, donne le premier coup de burin sur son futur David.

  5. Smoreau dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour.
    Des jours que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent.
    Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ?
    Il hésite. Il est tenté. Il semble reculer. Cela n’en finit pas. C’est agaçant. Je me prépare mais non… il tourne encore. Je me demande ce qui le retient. Je suis pourtant belle et libre. Il a peur, je le sens. Il lui faut du courage pour venir vers moi. Je ne suis pas facile, c’est un accidenté. Je patiente. J’attends.
    Me prendra ou me prendra pas ?
    Aujourd’hui, il fait beau, le ciel est bleu. Pas un nuage. C’est propice.
    Ca y est , je le vois… Cette fois-ci, il va…
    Il met son clignotant et m’emprunte enfin.
    Il n’avait pas pris une bretelle d’autoroute depuis 10 ans. Quel courage !
    Je le laisse glisser sur moi, je lui facilite la tâche. Il y entre, le coeur battant.
    Au revoir… à bientôt

  6. Halima BELGHITI dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour.
 Des jours que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent.
 Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ?
    C’est sûr, tout ça n’est pas évident pour lui, à son âge. Il est si jeune !
    Hier encore, il ne pensait qu’à prendre du bon temps. Aujourd’hui, il a de nouvelles obligations. C’est sûr, il était enthousiaste à cette idée, il n’en mesurait pas encore tous les effets. C’est sûr, il y’a quelques jours encore, je n’étais pas là. Et dès que je suis arrivé, il a chaviré. Désormais, son regard sur la vie va changer, le quotidien, s’organiser autrement. C’est sûr que je change la donne, je transforme le paysage, je dicte les priorités. C’est sûr, il n’arrive pas à me prendre, il craint sûrement de me malmener. Pourtant, il en en a eu plusieurs fois l’occasion. On le lui a même suggéré, conseillé…on l’a encouragé… Mais rien n’y a fait. C’est sûr qu’avec elle c’est plus facile. Elle se moque gentiment de lui, mais ignore tout de ses angoisses intestines. C’est sûr, que depuis que je suis là, cela fait des jours qu’il me tourne autour. Et lorsque je me retrouve seul à seul avec lui, que ses yeux guignent lorsqu’ils se posent sur moi, que ses mains le démangent, sans rien oser faire, j’ai envie de lui dire :  » Mon petit Papa à moi, prends-moi dans tes bras !  »

    Halima BELGHITI

  7. Antonio dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour. Des jours que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ?

    Je ne vous cache pas que dès la première fois que je l’ai vu, j’ai su que je serais sienne. Ca a été le coup de foudre, comme on dit. Quand il a souri la première fois, il était trop irrésistible. Il avait une bonne tête mais surtout… humm… il avait un petit cul je vous dis pas. J’étais chaude comme de la braise. Mais comment ne voyait-il pas que je n’attendais que ça ?
    A quoi bon le protocole ? … Pas le premier soir, pff !
    Il avait sans doute ses raisons, il avait besoin de temps pour comprendre, disait-on. Tu parles, c’était un coquin de première. Cinq jours que ça durait. Mais vas-y, bon sang, prends moi ou je ne réponds plus de rien ! …. Ses mains se tordaient à n’en plus finir, il se rongeait un ongle, puis deux, jusqu’au moment où enfin il lança :

    « Non, j’ai pas faim ! … Non, c’est pas bon … t’es méchante … je veux papaaaa!!!! »

    Et là, je ne vous raconte pas le pied que ça a été quand il m’a prise.. Ohlala ! … ça valait le coup de l’attente mes amis, une fessée monumentale !

  8. Durand Jean Marc dit :

    En troisième ligne…oublié un « pas »…après le pourtant….un pas d’hésitation ??

  9. Durand Jean Marc dit :

    Le Frein.

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour, que ses yeux me guignent, que ses mains le démangent. Mais qu’est ce qu’il attend pour me prendre ?

    Ce ne sont pourtant pas les occasions qui manquent. Comme si elle l’avait fait exprès. Je suis là…à sa portée…et il n’ose pas.
    Tout pourtant, de ses pupilles au bout de ses doigts parle pour lui, signifie son envie de voir…de réaliser.

    Au lieu de cela, il tourne…il tergiverse, il ankylose les minutes. Sa tête hoche discrètement ses hésitations. Il se dirige vers la lumière, ouvre la porte fenêtre…repire l’air du jour. Son pied tapote la balustrade. Le son mat remonte le long de sa jambe. Le genou va t’il encore flancher ?

    Non…, il se retourne, pénètre l’ombre de la pièce, se penche sur le sac à main, me saisit.

    Il lit le petit mot, le repose. Il contemple l’improbable présent. Ses doutes sont confirmés.

    Elle le trompe.

  10. Christine dit :

    Le spectacle terminé, le petit théâtre s’est vidé. Il lui semble pourtant entendre encore leurs rires, leurs murmures, leurs cris, ces oh ! et ces ah ! qui ponctuent invariablement chaque séance.
    Il regarde ses mains posées tranquillement sur ses cuisses, elles qui se sont envolées il y a un instant pour créer tant d’animaux, de lutins et de paysages fantastiques : le monde des ombres chinoises réinventé chaque soir pour le bonheur des spectateurs ébahis. Notre monde, notre planète-rêve, le lieu de notre vie éphémère et des instants fragiles où nous virevoltons sous ses doigts agiles. Depuis des jours et des jours, il s’échine à me faire m’envoler chaque fois plus gracieusement, travaillant d’arrache-pied, ou plutôt d’arrache-main. Il trouve que je résiste, que je manque de fluidité, me veut plus légère, encore et encore. Il peste contre lui-même, me renvoie à ma non-vie, me rappelle puis me congédie, toujours déçu. Je fais pourtant du mieux que je peux pour le satisfaire, si heureuse quand ses mains me dessinent, me flattent, me caressent et s’ouvrent pour que je m’en échappe gracieusement.
    Il se lève pour ranger une ou deux chaises et éteindre la lumière derrière l’écran. Cette nuit, il rêvera de cette colombe qu’il fera danser, virevolter, monter au firmament en noir sur blanc. Cette nuit, comme toutes les autres, j’irai me blottir au creux de ses mains en veillant jalousement sur son sommeil.

    Bonne semaine, Christine

  11. Sylvie dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour. Des jours que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me prendre ? Il est de plus en plus amaigri, il fait peur à voir. Il a dû épuiser les maigres réserves qu’il avait sur lui au moment du naufrage. Je l’ai vu arriver du large, accroché à un long morceau de bois. Je l’ai vu s’échouer sur le sable et se relever péniblement. Puis il a fait le tour de l’île, à la recherche de nourriture sans doute, mais il ne trouvait rien. Il s’est engouffré dans la forêt centrale. Il a poussé les herbes et les fougères. Il levait les yeux au ciel et fixait l’horizon quand, soudain, il m’a vu, devant son nez, suspendu à une liane. Il m’a observé pendant quelques minutes, n’osant pas me toucher. Depuis, ma présence l’attire et le perturbe. Il revient chaque jour. Il me scrute de tous les côtés. Il se méfie, il se demande si je suis comestible. Il est dans un triste état, sale, barbu et en guenilles. Et moi je suis là frais et pimpant, il n’a qu’à tendre la main pour me cueillir. S’il ne me prend pas, je vais pourrir et mourir tout comme lui, le navigateur solitaire, sur ce caillou oublié du monde. Il ne sait pas combien il est vital, pour lui comme pour moi, qu’il m’attrape et qu’il me mange. J’essaie bien de gonfler ma coque quand je vois son ombre approcher, mais rien n’y fait. Il m’observe pendant de longues minutes, puis repart, indécis. Il attend vraiment d’être au bord du gouffre pour me prendre. Tiens, le revoilà, très affaibli, tenant à peine sur ses jambes. Il rampe péniblement jusqu’à moi, s’arrête, à genoux, hagard. Ses mains se lèvent, m’entourent en tremblant et brusquement se referment sur moi. Il tire légèrement sur la liane et me détache. Il me serre dans ses mains, mon jus coule le long de ses doigts qu’il lèche maladroitement. Il croque ma coque jaune à tâches vertes, la perce, l’ouvre péniblement et aspire goulûment ma chair douce et sucrée. Ah, quel bonheur d’être avalé, de nourrir cet homme, de lui sauver la vie, de pouvoir enfin servir à quelque chose ! Enfin, on m’a découvert !
    Je suis la noix de pensée positive, appelée plus tard communément noix Lumiel (du nom d’Alphonse Lumiel, le naufragé qui m’a trouvée). Une fois dévorée, je libère dans le cerveau humain une profusion de pensées positives. Et il suffisait que moi, la première de l’espèce, je sois cueillie pour que la sève de la liane donne naissance à d’autres noix qui, cueillies à leur tour, permettent à de petites jeunes de se développer, etc. Après m’avoir découvert, Alphonse s’est nourri de mes congénères pendant des semaines, ce qui lui a donné des tas de pensées positives, fort utiles pour survivre sur cette île. Avec les grands feux qu’il faisait la nuit au sommet de l’île, un navire a fini par s’approcher de l’île et y accoster. L’île s’est peuplée, mon espèce a prospéré et je suis devenue célèbre : aujourd’hui, je suis utilisée pour soigner les négativites aiguës là-bas, dans les lointaines contrées du Nord. Il y a une demande incroyable et il paraît que je fais des miracles !

  12. George Kassabgi dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour.
    Des jours que ses yeux me guignent, ques ses mains le démangent.
    Mais qu’est qu’il attend pour me prendre ?

    Elle est toujours là.
    C’est bon signe.
    Je résiste à la tentation.

    Chaque fois qu’il se présente, il ne parle qu’à lui-même.
    C’est mauvais signe.
    Quelle peut être la cause d’un tel revirement ?

    Un petit peu de mal ne peut être un vrai mal.
    Cela fait sept jours que je tiens bon.
    Un peu de mal, bon sang.

    Cette fois-ci il me prend.
    Avec amour.
    Oh, qu’il est beau !

    Le mouvement du bouchon produit un plop.
    Le glou-glou du liquide rouge créa un double sourire.
    Et le drame de l’incompréhension ne dura que le temps d’une promesse…

  13. isabelle hosten dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour.
    Des jours que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me
    prendre ?Je le vois virer, hésiter. Oh ça ! Pensez…Je suis bien placé, jamais loin de lui par la force des choses. Notez, la plupart du temps, coincé sous sa table… Alors j’ai tenté les trucs habituels : les fourmis, la crampe. J’ai même poussé le vice jusqu’à la mycose, histoire de lui rappeler que trop d’inactivité confinait à la pathologie. Je crains d’avoir à faire à un irréductible. Le genre boutonneux intello, lunettes version cul de bouteille. Il est collé à ses révisions comme les mouches après le miel. A son âge, les garçons ne pensent qu’à faire la fête, embrasser les filles, faire le mur, être en rupture avec l’autorité parentale. Il me désespère avec ses week-ends pyjama, scotché à ses livres. Tout juste s’il passe sous la douche, mouillé c’est lavé, sec c’est propre…Moi, je me morfonds ; trop de moquette tue l’envie. Alors je l’ai joué elliptique. L’autre jour, par pur hasard, j’ai croisé un joli virus sur le tapis de bain ; un cadeau de la petite sœur déjà soignée pour ça. Je me suis un peu attardé et hop, contaminé. Considérant mon énergumène plutôt élaboré, je me suis dit qu’il allait peut être y voir un message subliminal. A seize ans, s’envoyer le traitement d’une verrue plantaire pour enfin « prendre son pieds », ca devait forcément donner à réfléchir…

  14. Hazem dit :

    !! ébouriffés !!! ruissellent et ne fassent !!! Ce ne sont surement pas les seules fautes… J’arrête de regarder j’en trouve une à chaque coup d’oeil :°°°(. (A quand l’intégration d’un vrai correcteur sur ipad ?)
    Bon dimanche

  15. Hazem dit :

    Cela fait des jours qu’il me tourne autour.
    Des jours que ses mains le démangent. Mais qu’est-ce qu’il attend pour me
    prendre ? Qu’on lui fasse la remarque ? Pire qu’on le sente ?
    Je me demande bien pourquoi bloque-t-il de cette manière a ma vue ? Je suis pourtant doux et soyeux, je suis délicat et ma fragrance envoute d’une fraicheur lointaine.
    Non ! Décidément, je ne le comprend pas ! Autant, je le vois bien le matin tout désarçonné qu’il est, courant de toute part les cheveux ébouriffé, il ne me regarde même pas, mais pourquoi au lieu de disparaitre des heures derrière une porte ou une autre… Diable ! Pourquoi ne m’empoigne-t-il pas ?
    Non !
    Tes regards désabusés vers moi n’y change rien, quand tu auras l’audace d’accomplir ton désir de nouveau, tu ne pourras plus jamais te passer de moi ! Je te donnerais tout, et chaque jour, de nouveau, tu succombera !
    J’aimerais que tu m’empoignes avec la fouge du jeune amour, que tu me fasse frôler la moindre partie de ton corps, qu’elle raidissent dans un éclat de plaisir et de libération…. Haaa… Que nos corps ruisselle et ne fasse qu’un. Non, je ne te laisserai pas tomber car tu m’ignores depuis une semaine. Non !
    Laves toi bon sang !

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