Exercice inédit d’écriture créative 47

 Un marchand d’émotions,
bien connu des services de police,
a été mis en examen pour… 

Inventez la suite de ce fait divers en pastichant le style journalistique

11 Responses

  1. Clémence dit :

    Un marchand d’émotions, bien connu des services de police, a été mis en examen pour… 

    07 Août 2015.
    Var Matin.

    Il nous semble opportun de rappeler les faits relatés dans nos éditions précédentes afin que chacun puisse en juger la gravité et adapter sa conduite. En effet, à ce jour, il est encore impossible d’établir une corrélation sensée entre cause et effet.

    Depuis deux mois, une vague de perturbations a plongé tous les petits villages du Haut Var dans un chaos indescriptible.

    Dans le petit village de S., la foule fut prise de colères irrépressibles. Elle fracassa les bancs publics, renversa les pots de fleurs du Cours. Certains audacieux scièrent même quelques platanes centenaires. Cette attitude ébranla la confiance des nouveaux directeurs des fabriques de céramique qui venaient de redonner vie à ces industries ancestrales en créant des dizaines d’emplois.

    Dans la bourgade de A., une vague de tristesse s’abattit sur tous les habitants. Les commerçants accueillaient leurs clients avec des mines déprimantes. Même les facturettes rondelettes ne les déridaient pas. Les cours de récréations laissaient entendre de longues plaintes, pareilles aux hululements des nuits de pleine lune. Le maire enjoliva le campanile, importa des cigales-mezzo-soprano, offrit l’apéro du dimanche et multiplia les festivités. Le curé fit tinter les cloches en sol majeur et remplaça les chants grégoriens par la musique sacrée de Mozart…rien n’y fait, la tristesse demeurait.

    Dans le village de M., réputé pour ses joyeux rassemblements, le mépris s’afficha ouvertement entre les associations. Les joueurs de pétanque s’insultaient vulgairement, les pêcheurs se harponnaient le col, les chorales chantaient le contrepoint à renfort de dièses, les ateliers d’écriture colportaient des rumeurs destructrices et les tricoteuses embobinaient les fils du mépris autour d’une pelote assassine. Seuls les enfants semblèrent épargnés. Mais leur désarroi et leur ressentiment furent immenses !

    Le bourg de R. connut sa plus grande consternation lors des funérailles de leur doyenne adulée. Une brave veille qui se plaisait à raconter sa Provence paysanne, à transmettre les coutumes et les légendes, à apprendre aux minots comment prendre soin de la terre et de ses bontés.
    A peine le cercueil fut-il sorti de l’humble demeure que des rires, des fous-rire et des exclamations joyeuses fusèrent de tous les coins et dans tous les sens. Unis par une liesse étourdissante, les gens dansaient autour du catafalque. Ils s’emparaient des gerbes florales et les dispersaient dans le Mistral chantant.

    Ces quelques événements créèrent la surprise et il n’en fallu guère plus pour que les foules du Centre Var et du Bas Var accourent et s’encanaillent, laissant libre cour à leurs instincts trop souvent brimés.
    Après un répit de deux semaines, les perturbations reprirent.

    A C., un des plus beaux villages de France, un fléau jusqu’ici inconnu, tétanisa les habitants. Plus personne n’osait sortir : peur que la falaise de tuf ne s’écroule, peur que les maisons troglodytes ne s’effondrent, peur des touristes, peur des cigales, peur de consommer des denrées empoisonnées, peur d’avoir peur, bref, une épidémie endémique de « peuritude » se répandit. Le médecin ferma son cabinet et le pharmacien ferma son officine, tous deux pareillement apeurés.

    Le summum se produisit à S. lors du mariage de la fille du maire.
    Dans ce petit village médiéval, la cérémonie s’annonçait conviviale. Des guirlandes de jasmin reliaient les fenêtres et les pétales de roses recouvraient les pavés des ruelles. Le campanile sonnait et les villageois affluaient sur le parvis de Château où étaient attendus les mariés, leurs familles et amis.
    A peine sortie de la calèche, la mariée fut prise d’un spasme qui n’échappa à aucun regard. Personne n’osa faire le moindre commentaire, mais tous se prononcèrent sur ses jours futurs : « La mariée ira mal…. »
    Les invités furent pris de hauts-le cœur. Les sourires s’effacèrent et les moues transformèrent les visages. Les femmes hoquetaient, cachant leur mine dégoûtée derrière un mouchoir de dentelle. Les hommes se retournèrent discrètement, quelques uns s’éclipsèrent tout aussi discrètement. Les enfants affichèrent des visages aussi épouvantables et épouvantées que lorsqu’on voulait leur faire avaler des épinards assaisonnés à l’huile de ricin !
    Bien que « La Marche Nuptiale » résonna dans la salle voûtée, le maire – et père de la mariée – ne put cacher une mimique de dégoût lorsque les futurs époux prirent place. Lorsqu’ils prononcèrent le « Oui », la foule hurla des milliers de « Beurk »
    Le repas fut annulé au grand dam du traiteur qui entra, à juste titre, dans crise de « colérium tremens ».

    Il a donc fallu que survienne ce septième « fait divers » pour que l’attention des autorités soit enfin interpellée.

    Nous tiendrons nos lecteurs au courant de l’évolution de cette situation rocambolesque certes, mais à hauts risques anarchiques.
    ++++++++++++++++++++++++

    Dans un village… un après-midi d’octobre 2015….

    La petite Anna Gramme, adepte de l’école buissonnière, se rendit au Cabanon des Vignes Réjouies.
    Elle poussa la porte et s’assit dans le fauteuil à bascule et fredonna sa comptine préférée : « Amo la pacifica paloma » puis, elle gronda :
    «  Vous m’avez bien fait rire, Monsieur Lemarchand Démotions, avec cette récidive ! Je vous appellerai dorénavant Monsieur Palindrome ! Mais je crois que le temps est venu de cesser de jouer avec les z’émotions ! Nous risquons gros, ne trouvez-vous pas ?…»

    Anna rentra chez elle en sautillant.

    Les jours s’écoulèrent paisiblement dans les villages du Haut Var.

    …Du moins, jusqu’au jour où Anna Gramme s’inventera un nouveau complice littéraire …
    … ou, à moins que Monsieur Lemarchand Démotions, alias Monsieur Palindrome, ne tombe dans les mailles du filet de l’Inspecteur Léon Noël et qu’il soit mis en examen pour charivari départemental intempestif !

    © Clémence

  2. Pascal Perrat dit :

    Enfin, une information qui ne « grise » pas le moral.
    Vivement un journal de la même veine !

  3. Halima BELGHITI dit :

    Un marchand d’émotions, bien connu des services de police, a été mis en examen pour vente d’émotions frelatées. La brigade contre la fraude est intervenue tôt ce matin-là, comme il est d’usage dans ce genre d’exercice. Le premier avril dernier,à six heures du matin, M. Apparat et sa femme ont été réveillés en susaut, à leur domicile par la police. Les policiers ont fouillé de fond en comble l’appartement du couple, rue des illusions, dans le 8 ème
    arrondissment de Paris. Madame Crédule, leur voisine de pallier n’en revient toujours pas : » Je connais très bien les Apparat. Nous sommes voisins depuis 20 ans. Nestor Apparat est le plus gentil des hommes. Il m’a souvent vendu des émotions amoureuses pour les fêtes en me faisant des petits prix d’amis. Je joue au bridge avec Mme Apparat tous les mercredis. Ce sont des gens « biens ». Quelle ne fut ma surprise de voir la police au pas de ma porte. C’était vraiment une vision apocalyptique ». Dans l’immeuble tout le monde est sous le choc. Co-propriétaires, les Apparat passaient pour un couple tranquille et respectable. Monsieur Ragot, le concierge ne décolère pas  » On ne débarque pas chez les honnêtes gens de cette façon. Les policiers sont arrivés casqués, avec des béliers, on se serait cru dans un film de gansters ». La police surveillait l’homme depuis plusieurs mois. Suite à de nombreuses plaintes déposées contre lui, Monsieur Apparat avait fait l’objet d’une minjutieuse enquête. Ses clients se plaignaient de la mauvaise qualité de ses émotions, de ses prix exorbitants injustifiés et de ses méthode de vente douteuses. En effet, selon des témoignages concordant, M. Apparat faisait du porte à porte et s’inviter avec beaucoup d’applomb chez les personnes chez lesquelles il se présentait. Il n’acceptait que des paiements en espèces, et ne prévoyait ni échage, ni remboursement en cas de mallfaçon. Pas moins de 4000 émotions frelatées ont pu être réunies par la police. La plupart sont des émotions de fausse joie, d’amours illusoires et d’espoirs déçus. Où M Apparat se procurait-il ces émotions? Pouvait-il justifier de leur origine ? Oeuvrait-il seul ou en réseau ?Autant de questions auxuquelles le prévenu aura à répondre. Il en est entendu, en ce moment par la police avant d’être déférré de devant le paqruet. Si toutes les preuves à charge s’avéraient, le cas de M. Apparat créerait une jurisprudence. En effet, c’est la première fois qu’un marchand d’émotions serait jugé pour « écoulement d’émotions frelatées ». Les prochaines semaines promettent d’être riches en rebondissements.
    Halima BELGITI pour Pipot Press

  4. Peggy dit :

    Un marchand d’émotions bien connu des services de police a été mis en examen pour «débordement d’émotions»

    L’homme appréhendé hier par la police semblait complètement hébété devant l’ampleur des évènements.

    Ce quinquagénaire élégant et charmant, selon les témoins, avait pris l’habitude d’installer sa charrette multicolore devant les différents lycées de la ville. Sa principale activité était de vendre des émotions. Les parents en avaient été indignés mais finalement étaient arrivés à la conclusion qu’il valait mieux que les enfants achètent des émois plutôt que de la drogue. Ils avaient même fini par le considérer comme une sorte de rempart contre ce fléau.

    Sa charrette débordait d’émotions heureuses en tout genre, bien rangées par ordre alphabétique : amour, contentement, euphorie, optimisme, passion, reconnaissance, satisfaction, tendresse, etc… mais ce mardi, jour de son arrestation, il avait ajouté à son étalage, quelques nouvelles émotions pour diversifier son étal : sueurs froides, mépris, jalousie, honte, désespoir, mal d’amour, le tout en vrac pour mélanger les couleurs.

    Quel ne fut pas son étonnement de voir se former une file continue, principalement des jeunes filles qui le dévalisèrent d’émotions tristes : mal d’amour, désespoir, honte, puis éclatèrent en sanglots.

    Lorsque la dernière cliente fut servie, un torrent de larmes dévalait la rue inondant le commissariat.

    C’est à ce moment que les policiers, les pieds dans l’eau remontèrent la rue pensant qu’une canalisation avait explosé. À la place il trouvèrent le malheureux marchand abasourdi qui se laissa
    emmener sans protester.

    La justice reste perplexe devant ce cas peu ordinaire !

    Un marchand d’émotions bien connu des services de police a été mis en examen pour «débordement d’émotions»

    L’homme appréhendé hier par la police semblait complètement hébété devant l’ampleur des évènements.

    Ce quinquagénaire élégant et charmant, selon les témoins, avait pris l’habitude d’installer sa charrette multicolore devant les différents lycées de la ville. Sa principale activité était de vendre des émotions. Les parents en avaient été indignés mais finalement étaient arrivés à la conclusion qu’il valait mieux que les enfants achètent des émois plutôt que de la drogue. Ils avaient même fini par le considérer comme une sorte de rempart contre ce fléau.

    Sa charrette débordait d’émotions heureuses en tout genre, bien rangées par ordre alphabétique : amour, contentement, euphorie, optimisme, passion, reconnaissance, satisfaction, tendresse, etc… mais ce mardi, jour de son arrestation, il avait ajouté à son étalage, quelques nouvelles émotions pour diversifier son étal : sueurs froides, mépris, jalousie, honte, désespoir, mal d’amour, le tout en vrac pour mélanger les couleurs.

    Quel ne fut pas son étonnement de voir se former une file continue, principalement des jeunes filles qui le dévalisèrent d’émotions tristes : mal d’amour, désespoir, honte, puis éclatèrent en sanglots.

    Lorsque la dernière cliente fut servie, un torrent de larmes dévalait la rue inondant le commissariat.

    C’est à ce moment que les policiers, les pieds dans l’eau remontèrent la rue pensant qu’une canalisation avait explosé. À la place il trouvèrent le malheureux marchand abasourdi qui se laissa
    emmener sans protester.

    La justice reste perplexe devant ce cas peu ordinaire !

  5. Soize dit :

    Un marchand d’émotions, bien connu des services de police, a été mis en examen pour avoir vendu des sentiments périmés à ses clients. Le commerçant douteux reconditionnait dans son arrière-boutique des produits dont la DLC (date limite de consommation) était en réalité largement dépassée. Cette pratique, plus connue sous le nom de remballe, pourrait valoir au marchand plusieurs années d’isolement, la vente d’émotions périmées pouvant entraîner des intoxications émotionnelles par la prolifération de bactéries pathologiques, provoquant des affections telles que mal des transports amoureux, hyper-sensibilité aux chatouillis et stimuli divers ou encore dengue-de-toi, voire, a contrario, baisse de la libido, orage ou désespoir.
    A l’heure où nous bouclons nos pages, le boutiquier n’a pas encore avoué depuis combien de temps il se livrait à ces coupables travaux. La mise en circulation de ces denrées pouvant présenter à court terme un danger immédiat pour la santé, la Direction générale de la consommation et de la répression des trahisons et de la dissimulation (DGCRTD) recommande la plus grande prudence aux personnes ombrageuses et par ailleurs susceptibles d’avoir consommé ces produits. Rappelons que sentiments ternes, expressions creuses, opinions tièdes, manque de fermeté sont autant de signes qui doivent alerter le consommateur.

  6. pascale dit :

    un marchand d’émotion, bien connu des services de police, a été mis en examen pour revente d’indifférence matinée de cruauté. En effet, ce puriste du sentiment exécrait tout ce qui pouvait s’apparenter à une absence, manque d’empathie, de compassion, de sympathie et surtout pour la propension de beaucoup d’humains ou se prétendant tels au sadisme, à la bestialité, à la méchanceté, bref aux vices.
    Par malchance, il a fait affaire avec un sombre individu déjà recherché par les services de l’ordre pour atteinte à la pudeur. Après cet achat, notre homme est devenu serial-killer. Il a commis 33 meurtres dont 20 sur des mineurs.
    Notre doux marchand est sous les verrous. Son âme est à jamais brisée.
    Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions?

  7. Pascal Perrat dit :

    De belles analogies et une fin en clin d’oeil. Que demander de plus ?
    Un prochain texte de la même veine.

  8. Françoise - Gare du Nord dit :

    Un marchand d’émotions, bien connu des services de police pour divers délits, a été mis en examen suite à une plainte déposée pour escroquerie et abus de confiance. Le suspect a été interpellé ce matin dans sa galerie de la rue Bonaparte « Emotions rares » par la 2e brigade contre la délinquance économique et financière.
    Une perquisition de la galerie, lieu couru de tout ce quelle capitale compte de personnes en vue, a permis de trouver des preuves accablantes susceptibles de poursuivre le suspect pour faux et usage de faux, recel et abus de biens sociaux : des larmes de crocodile pour veuves éplorées, des rires jaunes pour candidats malheureux, des rires forcés pour humoristes pathétiques, des surprises feintes pour acteurs césarisés, des déceptions dissimulées pour acteurs non césarisés. Sans compter les enthousiasmes exagérés, les colères simulées, les optimismes démesurés etc etc …

    Selon une source proche des enquêteurs, il serait rapidement passé aux aveux, avouant son implication dans une association de malfaiteurs dont le projet était de mettre en place un vaste réseau de blanchiment d’émotions négatives dans le but d’abuser des organisations caritatives.

    Nous ne doutons pas que, lors de son procès, le présumé coupable se présentera plein de contrition devant ses juges. Une lourde tâche attend toutefois son avocat. Ce dernier aura en effet les plus grandes difficultés à convaincre de la sincérité des remords de son client à un jury prévenu de son art consommé à faire prendre des vessies pour des lanternes.

    En attendant que l’affaire soit présentée devant la justice, nous ne manquerons pas de vous tenir informés des derniers développements de l’enquête. Que d’émotions en perspective !

    © Françoise Denaules – 2011

  9. Pascal Perrat dit :

    Deux faits divers bien différents mais plaisants à découvrir à la UNE de ce blog. Ça change de l’actualité habituelle.

  10. Hazem dit :

    Un marchand d’émotions, bien connu des services de police, a été mis en examen pour trafic de haine et d’amour. C’est tôt dans la matinée de ce lundi 18 janvier 2038 que l’escouade d’élite des forces d’inquisition des sentiments est intervenue pour déloger le renégat. Le haut commissaire dit avoir obtenu des pièces à conviction permettant de remonter plus haut dans ce réseau de trafiquants qui trouverait sa source en Inde. M. Clair Etienne, habitant bien connu des habitants du quartier et propriétaire du distributeur d’émotion « Helios » n°29 rue quincampoix à Paris III, est un homme « discret et serviable » selon les témoignages récoltés. Il opérait cependant en tant que grossiste fournissant des doses de haine et d’amour à un réseau de dealer. Pour rappel, ces émotions sont prohibées depuis 2029 au vu de leurs dangerosité. Il sera jugé vendredi 22 janvier 2038 au Parquet de l’inquisition en audience publique et encours une peine de 10 à 30 ans de bagne et de désespoir.

    Nous en profitons pour rappeler à tous nos lecteurs combien l’état compte sur nous pour défaire toute activité émotionnelle illégale et dénoncer toute personne n’étant plus en état de transe (appelez anonymement le service d’inquisition au 999*).

    Encore un pas vers la victoire de l’humanité contre ses pires faiblesses. Saluons l’effort de nos dignitaires dans la lutte contre l’hérésie.

    *numéro gratuit et non tracé

    © Hazem 2011

  11. Christine dit :

    Un marchand d’émotions, bien connu des services de police, a été mis en
    examen pour… recel de petits cœurs : il en avait caché toute une cargaison dans son grenier. L’enquête a mis en lumière qu’il comptait non pas les vendre mais en faire profiter ses amis. C’est du moins ce qu’a prétendu l’ingénu cueilli avec une donzelle à qui il comptait gentiment fleurette. La jeune femme, elle-même interrogée, a raconté aux policiers qu’il lui avait – en guise d’argument – prétendu montrer ce trésor. Le juge a intimé au prévenu l’obligation de rendre, séance tenante, le tout à son propriétaire dont l’homme dit ignorer l’identité : en conséquence, le chargement a été remis, sous scellés, aux objets trouvés.
    Qu’on se le dise, il y a des cœurs à prendre !

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