Exercice d’écriture créative 10

Exercice d'écriture très créative

Il y a quelques années, Marie Isserel, abonnée à notre blog,
reçut un petit carnet contenant un jeu comme nous les aimons.

Ce jeu : « On ne peut pas ou mes petites évidences », par Fabienne Bergery.

Voici quelques évidences :

– On ne peut pas crier gare dans un aéroport

– On ne peut pas dormir à la belle étoile quand on n’a pas un nom à coucher dehors

– On ne peut pas vivre au jour le jour la nuit

– On ne peut pas se laisser aller pendant le retour

– On ne peut pas payer content si c’est trop cher

À vous d’imaginer d’autres petites évidences

13 Responses

  1. Françoise - Gare du Nord dit :

    Voici quelques évidences :

    On ne peut souffrir de crise de foie si l’on est athée

    Un député ne peut faire le plein de voix s’il est enroué

    Un charcutier ne peut arriver à bon porc s’il n’a pas le pied marin

    Un Landais n’aime pas déjeuner avec un pin grillé

    On ne peut opter pour la fuite en avant si on est le dos au mur

    On ne peut faire la guerre aux marchands d’armes si on est pacifiste

    Comme on connaît les seins, on les tète

    Impossible de ne pas suivre la mesure avec un mètre chanteur

    Une poule sera toujours étonnée que l’on puisse manger des oeufs à la coq

    Une petite fille ne comprend pas pourquoi son papa l’emmenera à l’hôtel le jour de ses noces

  2. Shirley dit :

    On ne peut pas tomber dans les pommes quand on est dans les choux
    On ne peut pas attendre une personne au tournant dans une ligne droite
    On ne peut pas prendre son pied quand on est les mains liées
    On ne peut pas tirer au clair quand il fait sombre
    On ne peut pas être fleur bleue quand on rougit comme une tomate
    On ne peut pas voir midi à sa porte à 14h
    On ne peut pas rester de marbre quand on est fait du même bois
    On ne peut pas être dans ses petits souliers en chaussant du 46

  3. Clémence dit :

    Expressions toutes faites….
    Version revisitée de « On ne peut pas ou mes petites évidences » de Fabienne Bergery

    C’était trop tentant…..

    C’est bien connu, c’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes. Mais vous êtes-vous déjà demandé quelle était la meilleure de toutes ? Moi, je vous le dis. C’est celle qui vous émoustille tous les sens ? Personnellement, j’en ai plusieurs. Je les tiens grâce à un magicien de mots…

    1. La soupe associative.

    – Prenez une botte d’une vingtaine d’expressions populaires.
    – Partagez-la en deux portions égales.
    – Mixez la première feuille de la première portion avec la première feuille de la seconde portion..
    – Continuez dans le même ordre, sans déroger, jusqu’à épuisement.
    – Assaisonnez avec une cuiller à café de sel de notre belle langue, une pincée de pince-sans-rire et un trait d’imagination.
    – Goûtez, corrigez si nécessaire.

    Quelques cuillerées ? Ouvrez la bouche….

    Les doigts dans le nez, il mangeait à s’en faire péter la sous-ventrière.
    C’est du rêve que de croire qu’on peut être rond comme une barrique et être canon.
    Il était long comme un jour sans pain et court sur pattes.
    Plus fort…
    Entre chien et loup, elle fit la bombe et se réveilla un polichinelle dans le tiroir. Il fila à l’anglaise, elle erra par monts et vaux.

    2. La soupe intégrale.

    – Prenez une botte d’une vingtaine d’expressions populaires.
    – Prenez la première et la seconde feuille et entortillez-les ou découpez-les.
    – Continuez de la sorte jusqu’à ce que toutes les feuilles soient utilisées.
    – Assaisonnez….(Voir ci-dessus)

    Un petit bol ?

    Mon ami le forgeron me dit toujours : « Il faut battre le fer quand il a soif ! »
    Il l’enlaça langoureusement et lui donna un baiser de merlan frit !
    Retourner le couteau comme vache qui pisse
    L’avocat de l’âne et le coup de pied du diable, et zou… au violon !

    3. La soupe du voyageur.

    – Prenez une botte d’une vingtaine d’expressions populaires.
    – Prenez la première, elle sera le début de votre composition.
    – Enfilez les expressions à la suite l’une de l’autre.
    – Insérez , si nécessaire, un mot lien pour épaissir.

    Ouvrons la gamelle bien remplie….

    Il était une fois…
    Une peau de vache, sur la paille, qui portait le chapeau et la fleur au fusil. Elle discutait le bout de gras avec son ami, l’Oeuf à la coque.
    – Ça va barder, c’est moi qui te le dis !
    – Pour sûr, on n’est pas taillable et corvéable à merci ! Répondit l’Oeuf en roulant les R
    – Je sens que je pourrais prendre une arme blanche, meugla La Vache.
    – Oh… trafic d’armes ? Autant faire passer un chameau par le chas d’une aiguille, non ?

    Sans avoir l’air d’y toucher, le tenancier s’immisça dans la conversation.
    – A votre santé ! J’vous en donne mon billet qu’elle va réussir, la Vache !
    – Elle est cap’ de donner du fil à retordre aux douaniers ! Renchérit l’Oeuf.
    – Même que cela provoquera une belle levée de boucliers, continua la Vache.

    Le tenancier retourna derrière le comptoir pour essuyer les verres. Avec un large sourire qui plissait ses yeux, il dit :
    – J’ouvrirai ma table, à la bonne franquette, si La Vache réussit !

    Celle-ci se cura le nez avec la langue et dit :
    – Nul n’est prophète en son pays, mais ça vaut le coup de tenter…
    – Tout le monde te portera aux nues ! Rigola l’Oeuf.
    – Ça ne mange pas de pain que d’essayer…souffla La Vache. Je n’en serai pas à la première de faire un pas de clerc !
    – Il fait toujours avoir la foi du charbonnier, déclama le tenancier en mirant la transparence d’un verre à vin…

    Tout à leurs élucubrations fourragères, les trois compères ne firent pas attention à une silhouette massive…

    Elle explosa comme un bouchon de champagne et leur dit leurs quatre vérités. Vous êtes faits comme des rats, dit la silhouette qui prit visage humain et sortit l’unique paire menottes ….
    Malicieusement la Vache lui glissa à l’oreille :
    – Une paire pour trois ! Voilà ce que c’est de se reposer sur ses lauriers ! Cela semble couler de source de vouloir arrêter des … euh….perturbateurs inoffensifs qui disent des messes basses…

    Craignant un pugilait, le tenancier s’exclama :
    – Tournée générale pour moi ! C’est pas le Pérou……

    Ces trois potages peuvent être servis en petites verrines en guise d’apéritif ou dans des assiettes profondes en guise de repas roboratif.

    P.S. Ne pas oublier le dessert…
    Que diriez-vous d’un lien, car « un lien vaut bien un deux tu li(e)ras ! »

    http://www.expressio.fr/toutes_les_expressions.php

    © Clémence

  4. Sabine dit :

    On ne peut pas tenir la rubrique « naissances » quand on est à l’article de la mort.

    On ne peut plus chanter à tue-tête quand on s’est fait guillotiner.

    On ne peut pas payer ses dettes à tout prix.

    On ne peut pas acheter un chien chat en poche.

    On ne peut pas se prendre pour Dieu si on a le diable au corps.

    On ne peut pas parler à la barbe d’un imberbe.

    Quant à moi, je ne peux pas me peser à la légère !

  5. Fabienne BERGERY dit :

    Et bien bravo les amis, c’est pas mal du tout !!!!

  6. Hugh dit :

    Ma modeste contribution. Bonne soirée :

    On ne peut pas se rendre à un vernissage sans sa manucure.
    On ne peut pas avoir cru son histoire de show-biz.
    On ne peut pas donner l’aval à Berck.
    On ne peut pas être et avoir été, surtout l’hiver.
    On ne peut pas affirmer que son front luit, surtout à elle.
    On ne peut pas réussir son régime en habitant à Lourdes.
    On ne peut pas se raser les favoris à la sainte-Barbe.
    On ne peut pas utiliser le passé simple pour raconter des histoires compliquées.
    On ne peut pas se lasser si on porte des tongs.
    On ne peut pas se servir de sa souris si on est myope comme une taupe.
    On ne peut pas se séparer aux Etats-Unis.
    On ne peut pas s’enivrer à Evian.

  7. Gwenaëlle dit :

    On ne peut pas prendre ses jambes à son cou sans tomber
    On ne peut pas marcher sur la tête quand on a les pieds sur terre
    On ne peut pas prendre son courage à deux mains quand on a les mains pleines
    On ne peut pas pâlir d’envie quand on est blanc comme un linge
    On ne peut pas mourir de rire quand on est mort de froid
    On ne peut pas avoir la tête dans les nuages sous un soleil de plomb
    On ne peut pas voler de ses propres ailes quand on est comme un poisson dans l’eau
    On ne peut pas courir plus vite que son ombre par une sombre nuit
    On ne peut pas avoir les pieds sur terre quand on fait les pieds au mur

  8. Sylvie H. dit :

    On ne peut pas s’arrêter sans arrêt.
    Et vous me laissez tous comme deux ronds de flan, moi qui n’aime pas les desserts.

  9. Antonio dit :

    On ne peut pas être au four et au moulin quand on travaille dans une minoterie
    On ne peut pas travailler au Moulin Rouge quand on n’a pas au moins un petit grain
    On ne peut pas veiller au grain quand on n’a pas de blé
    On ne peut pas manger son blé en herbe quand on n’est pas sur la paille
    On ne peut pas être sur la paille quand on ne chôme pas
    On ne peut pas laisser chômer son imagination quand une idée nous travaille
    On ne peut pas perdre le fil de son idée dans un atelier de couture
    On ne peut pas battre un cycliste à plate couture dans un col de montagne
    On ne peut pas en faire une montagne quand on habite le plat pays (de Jacques)
    On ne peut pas non plus en faire tout un plat quand on n’est pas dans son assiette
    On ne peut pas être dans son assiette quand … ben quand on est au four et au moulin.

    Et voilà la boucle est bouclée … faut que j’y aille !

    Super sympa, Pascal, ces petits jeux…. un bon moment de détente avec un bon café, ça vaut mieux que les mots fléchés devant la télé !
    Merci !!!

  10. valy dit :

    Bah… je double la mise 😉
    – On ne peut pas rester de marbre quand on a une gueule de bois
    – On ne peut pas voler de ses propres ailes lorsqu’on est comme un poisson dans l’eau

  11. Cécile Lenormand dit :

    On ne peut pas pleurer de rire à un enterrement
    On ne peut pas rouler sur l’or en marchant
    On ne peut pas prendre le soleil à l’ombre
    On ne peut pas faire les cent pas à vélo
    On ne peut pas être au trente-sixième dessous au septième ciel
    On ne peut pas garder son sang-froid quand on a le sang chaud
    On ne peut pas avoir du sang bleu quand on n’a pas de veine
    On ne peut pas courir deux lièvres à la fois quand on est cul-de-jatte
    On ne peut pas marcher sur la tête quand on a la tête entre les jambes
    On ne peut pas être beau comme un dieu si on a pactisé avec le diable

  12. Geneviève T. dit :

    On ne peut pas dormir debout en étant assis
    On ne peut pas garder un chien de sa chienne si on n’a que des chats
    On ne peut pas aller au charbon losrqu’on travaille chez gaz de France
    On ne peut pas aller aux fraises lorsque l’on cueille des framboises
    On ne peut pas aller droit dans le mur sur l’autoroute
    On ne peut pas avaler une couleuvre en mangeant des grenouilles
    On ne peut pas avoir les crocs lorsque l’on est un oiseau
    On ne peut pas avoir une faim de loup lorsque l’on est un renard
    On ne peut pas blanchir un noir
    On ne peut pas prendre un bouillon de onze heure à 7 heures du soir
    On ne peut pas être le dos au mur lorsque l’on est face à un mur.
    On ne peut pas s’arracher les cheveux si on est chauve
    On ne peut pas mâcher ses mots si on est édenté
    On ne peut pas passer entre les gouttes s’il ne pleut pas
    On ne peut pas porter le chapeau si on a un bonnet sur la tête
    On ne peut pas être terre à terre si on a la tête dans les étoiles
    On ne peut pas mouiller sa chemise si on ne porte que des pulls

  13. Bruno dit :

    On ne peut pas en même temps aimer le jazz free et le jazz cru.

    On ne peut pas en faire des tonnes sur Ben (Webster)

    On ne peut pas dire « des clous! » sur Davis (Miles)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot *