Librairies en passe d’être lessivées

Dans un coin du quotidien Le Monde, entre autres, « cette pub » :
une jeune femme fait semblant de tendre la main vers les livres en rayon tout en regardant une personne dont on ne voit que la main qui tend un bouquin à l’envers…
Cette campagne de presse, aussi créative qu’une pub pour lessive, est censée alerter l’opinion sur la chute des ventes de livres en librairie.
« Qui m’aidera à faire le bon choix si mon libraire n’est plus là ? » interroge cette publicité. Des mauvais esprits répondront : des centaines de blogs et de sites, des amis, le bouche-à-oreille.

Coût de cette campagne : 500 000 € …
On espère que ce trait de génie sauvera les trop nombreuses librairies en passe d’être lessivées dans quelques années.

3 Responses

  1. Libraire non lessivée dit :

    « Des mauvais esprits répondront : des centaines de blogs et de sites, des amis, le bouche-à-oreille. »
    Oui voilà tournons nous vers le médiocre, le nivellement par le bas. Lisons tous du Marc Levy et du Katherine Pancol. Parce que c’est cela que vous conseillera le bouche-à-oreille dans quelques années quand les véritables librairies n’existeront plus. Lorsque seuls les plans médias seront les argumentaires des éditeurs tenus par des commerciaux en mal de rendement.
    Et d’où croyez-vous que les « blogueurs » tirent leurs inspirations? Si ce n’est des tables des librairies professionnellement mises en place pour faire la part belle aux ouvrages qui en valent le coup dans la profusion de la production. Allez faire un stage en librairie, cela vous enlèvera certaines œillères.
    Si vous voulez une campagne inventive, je vous suggère de vous tourner vers celle créée par les librairies de votre région.

  2. Hélas, cela ressemble désespérément à une pub pour une collective ! Pleine de compromis, sans risque, ou au fur et à mesure de réunions à répétitions, chacun se sentant intelligent donne son avis et personne ne voulant céder sur ses positions, on oublie l’idée forte pour aller sur un consensus mou et sans aspérité ! Quel dommage de ne plus faire confiance aux gens dont c’est le métier surtout quand on paye ce prix là ! Nous voici au coeur d’un problème de fond : est ce que celui qui paye a toujours raison si c’est pour en arriver là ? un Tchat sur le sujet ?

  3. Papalagui dit :

    l’équivalent de 100 000 livres de poche ? la culture a un prix, et quel prix !

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