L’art français de la guerre des coquilles

L’un des réseaux les plus important d’ebooks piratés vient de publier sur Twitter, une succincte compilation des fautes et erreurs de français trouvées dans le Prix Goncourt 2011.  

7 Responses

  1. Chrystel G dit :

    La Certification Voltaire voilà enfin du concret !!! Qu’en pensez-vous ?

  2. Hazem dit :

    A la lecture des commentaires, un extraterrestre m’a tenu ces propos :

    « L’orthographe a mué, et mue. La ponctuation n’existait pas, ou peu, ou pas comme aujourd’hui il y a 100 ans, Baudelaire, Zola, Hugo, Celine ne ponctuait pas comme on le code aujourd’hui, ils faisaient comme bon leurs semblait, corriger une virgule est de l’ordre du fantasme (même s’il est bienvenu d’en mettre une avant un, mais. Ridicule ici, non ?). L’orthographe dite révisée date de 1990, puis 1998, au revoir les ^, bonjour les liaisons avec les h, et bien avant les hostel, des forest et autres aumone n’en portait pas, ils ont abandonné leurs « s » ou affirmé leurs prononciations par le ^… Y a-t-il deux écoles, ou trois, ou quatre ? Peu importe à mon avis. Je n’ai jamais lu un livre sans trouver une coquille quelque part, qu’elle soit issue de l’imprimerie ou de l’écriture. On ne parle pas comme il y a 30 ans (malheureusement pour l’élite politique qui a perdu 9500 mots de vocabulaire au passage), regretter les mouvances du dictionnaire n’est-il pas tuer le français ? en faire une langue morte ? (Tenez, l’absence de majuscule est voulue, car j’estime que la deuxième interrogation fait en fait partie de la première proposition. A méditer ?).

    Les fautes d’aujourd’hui, ou irrégularités introduites (c’est selon), deviendront-elles les règles de demain ?

    Notre langue est une des plus, sinon la plus, compliquée, mettre ou ne pas mettre un «¨» n’en changera pas l’essence si nous travaillons avec hardiesse à en cultiver la richesse et à faire prospérer ce qu’elle porte déjà. Qui a dit que la forme valait plus que le fond ? Surement un sculpteur, pas un écrivain.

    Oui, l’éditeur devrait impérativement faire relire les ouvrages qu’il publie de ses employés (auteurs) pour ses clients (lecteurs) et être garant d’un texte correct ne serait-ce que pour garantir l’instruction du lecteur (première tâche de l’écrit à mon sens). Seulement, dans le contexte économique actuel, qui paiera, qui sera moins payé ? Jeter la faute sur un tel ou tel autre, sans se soucier de savoir pourquoi, laisse un pavé dans une marre sans eau, et sa sonne creux, c’est le propre du débat, toujours inachevé. Certes, j’imagine qu’un Goncourt fait de bonnes recettes, ils feront surement une version 2.0 de l’ouvrage, mais il ne le savait pas à l’origine, pour un premier roman faire relire 624 pages quand on doit rentabiliser à tout prix son choix n’est pas du gout du conseil de direction. On doit toujours faire travailler moins (de personne ou de temps) pour gagner plus (ne vaux que pour les dirigeants d’entreprises). Réjouissons-nous plutôt de Gallimar, qui reste tout de même un éditeur Français et faisons voter une loi qui obligera les éditeurs à indiquer sur les couverture, à la manière des messages dissuasif des paquets de cigarette : «Les auteurs et les imprimeurs font des fautes ces boulets ! Nous ne sommes pas responsable de leurs humâneries ! !».

    Le français c’est aussi les fautes qui le conjuguent et j’en suis un très bon exemple, pour le plaisir des ortho-rigides. »

    Quand je vois que cinq fautes ci-dessus sont des cédilles en trop ou un inversement de caractère, je me rassure sur la qualité de l’orthographe humaine, pour les trois autres accords je suis entièrement pour que l’on pende le coupable !

    C’est l’art de la guerre du français.

  3. Marie Remande dit :

    Une de mes amies dont la profession est correctrice et qui fait un boulot remarquable loin d’être seulement sur les fautes d’orthographe et les virgules, se retrouve sans commandes et au chômage, comme ses collègues. Du coup, oui, il y a souvent des fautes d’orthographe dans les journaux, les bouquins, et cela m’a vraiment fait une impression bizarre d’en trouver dans un ouvrage de littérature l’autre jour. Alors que faire? A quoi, à qui donner la priorité?
    Moi qui suis journaliste, en plus de savoir écrire, on me demande désormais faire des photos comme une pro mais payée bien moins cher natuerellement (La profession de photographe de presse est en train de disparaître aussi), de savoir écrire sur le web en en comprenant toute la chaîne technique, de savoir illustrer en vidéo mes articles, bientôt de savoir les mettre en page, déjà de ne pas faire de fautes d’orthographe. Et tout cela pour des rémunérations qui vont à la baisse, et dans un métier, de femme ou homme orchestre usant qui va vers une précarisation galopante. A côté une cohorte de professionnels au chômage tente des reconversions loin d’être faciles. Sans parler des jeunes qui tentent d’entrer comme ils peuvent dans ce métier, alors que beaucoup d’écoles de journalistes les forment de manière remarquable, mais que très peu de postes existent à la sortie.
    Bon ce n’est pas le tout, mais faut que j’y retourne, en vous écrivant, j’ai déjà perdu ce temps où j’aurais pu écrire un feuillet pour payer le bonnet de rêve que me réclame ma fille 😉

  4. Christine dit :

    Pensez aux écrivains publics qui se feront un plaisir de vous aider à relire vos manuscrits ! Ceci dit, le zéro défaut en écriture n’existe pas et si les dictionnaires « s’emmêlent », tout devient possible : il va falloir nous adapter, j’en ai peur.
    Quant à la question de savoir si c’est politiquement correct d’épingler M. Gallimard, que oui ! car son travail – à mon sens – est d’aider son client à corriger son manuscrit… mais ça, c’était dans le monde d’hier ! Christine, écrivain public.

  5. Pascal Perrat dit :

    Je ne sais pas comment ça se passe avec votre éditeur. Mais en ce qui me concerne, j’ai demandé plusieurs fois une relecture de mon dernier livre par un correcteur, l’éditeur a préféré en faire l’économie.
    D’ailleurs il a toujours éludé mes questions à ce sujet.
    Est-ce « éditorialement » correct de ne pas assurer ce service minimum ?
    Pour le prochain livre, je vais l’exiger dans mon contrat.

  6. Reboul Sylvie dit :

    A mon avis, ces fautes sont plutôt du ressort de l’éditeur… Mais est-ce politiquement correct de souligner que Gallimard n’a pas vraiment fait son travail correctement ???

  7. Jean de Marque (alias Jean Marc Durand) dit :

    Dans un monde où tout bouge de plus en plus vite,les dictionnaires, les étagères, les bibliothèques, les lecteurs, comment voulez vous que les écrivains besogneux avec leur plume d’oie mal taillée, les éditeurs croulant (dans le sens de poids, pas de vieux, comme gallimard) sous les atonnes de chef (s) d’oeuvre (s) en attente, les imprimeurs étranglés par de toujours nouvelles taxes, aient quelque peu de temps pour vérifier les mouvances de l’orthographe ?

    Le dernier Larousse nous indique dans son dernier opus 2011, « collector » que l’on peut dès ce jour écrire indifféremment nénuphar ou nénufar, ognon ou oignon, combattif ou combatif, cinq cent trente ou cinq-cent-trente, un sèche cheveu ou un sèche cheveux, août ou aout, amoncellement ou amoncèlement, contre- attaquer ou contrattaquer, chariot ou charriot, week-end ou weekend, aiguë ou aigüe, ballotage ou ballotage…

    Tout se devant d’être accepté quand la masse des « pratiquants » dicte sa loi…je propose dès ce jour quelques futures corrections: Galimar ou Galimare (de charabia de flaques de mots), Pèra ou Paiera, Duran ou Durang (de sorti du rang)

    PS: L’atonne représente (pour un éditeur), l’approximatif kilo de manuscrits éditable par an.

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