Exercice inédit d’écriture créative 184

Pascalou feu

 

Racontez, en détail,
l’incinération d’une lettre morte

15 Responses

  1. Clémence dit :

    Racontez, en détail, l’incinération d’une lettre morte,

    Si c’est « en détail, que je dois raconter cette incinération d’une lettre morte, permettez-moi de rectifier le titre !
    J’écrirais donc :  « Incinération d’une lettre morte d’un auteur encore anonyme qui n’avait toujours pas trouvé d’éditeur »

    Il y a soixante cinq jours, Hippolyte envoyait à un éditeur, réputé pour sa grande ouverture d’esprit et son sens de l’accueil de jeunes auteurs, son manuscrit accompagné d’une annexe, où figuraient tous les titres possibles pour son roman car il ne savait pas se décider. Il en était certain, ce roman était un futur best-seller.
    Katherine Pancol ,Mary Higgins Clark, Guillaume Musso et autres allaient devoir se tenir à carreau, Hippolyte ne tarderait pas à jouer dans la cour des grands !

    Hippolyte se morfondait car il pensait recevoir une réponse quasi immédiate : son manuscrit était soigné dans la présentation, lu et relu afin qu’aucune coquille ni faute d’orthographe ne subsistent.

    Hippolyte commençait à se ronger les ongles et les sangs, il n’était toujours pas prêt à imaginer le pire, à savoir, l’ignorance de son chef d’œuvre.

    « Je me donne encore une semaine et puis, on verra ce que l’on verra, je vais le fusiller, ce… cet éditeur ! »
    Mais on ne vit rien venir de la part de l’éditeur et Hippolyte devrait exécuteur sa menace !

    Il passa donc à l’offensive. Il alla à la cuisine et prit une bougie et une coupelle émaillée aux couleurs chatoyantes. Il remonta dans son bureau, alluma la bougie : la mèche et son regard brillaient d’une lueur incendiaire. Il ouvrit le tiroir et sortit la copie de la lettre envoyée il y a soixante cinq jours plus une semaine.
    Il la prit précautionneusement entre les doigts de la main gauche et tout aussi précautionneusement, une paire de ciseaux de la main droite.

    « On va voir ce que l’on va voir »
    Hippolyte découpa l’en-tête en une bandelette régulière . Il déposa sa paire de ciseaux et approcha la bandelette de la flamme. La bandelette se sentit d’abord très bien, réchauffée par cette douce flamme, un peu de chaleur et de lumière font du bien après ce trop long séjour dans le bonheur du jour ; bonheur de nuit oui! Toute à ses réflexions, elle ne sentit pas le brûlé et n’eut que le temps de se recroqueviller, dorant, cuivrant et cramant pour finir dans un souffle persiflant !

    Après l’en-tête, Hippolyte disséqua la formule de politesse.
    «  Tiens, tu vois ce que j’en fais de la formule de politesse : je te la passe au barbecue »

    Le manège continua avec une cruauté inimaginable et un même rituel : découper une bandelette, l’offrir à la flamme et se réjouir de la voir se racornir et passer du blanc griffé au noir cendré !

    Tous les titres y passèrent l’un après l’autre, les murs du bureau s’enflammaient du rougeoiement de la forge de Vulcain !

    – Les aventures d’un sudoku force 6, vu par une gomme.
    – Désherbage d’un parterre vu par un ver de terre.
    – L’allumage du barbecue vu par une brochette de scampis à l’ail.
    – Journal de bord d’un nid de poule.
    – Un duo de chats rencontra un soir, une truite sur une vieille partition.
    – Un effaceur reçut un drôle de texto : la CIA recrute, votre candidature nous intéresse.
    – Un crémier râpait un morceau de gruyère en regardant distraitement les JO d’hiver quand, tout à coup…
    – Rencontre d’un moulin à poivre et d’ un moulin à paroles sur la table d’un musicien.
    – Une feuille de chou rencontre une feuille de salade sur le trottoir d’en face et lui dit : « Vraiment, vous ne m’emballez pas, mais pas du tout ! »
    – Une persienne laissait passer volontiers un rai de curiosité et s’exclama : « Ce n’est pas la jalousie qui m’étouffe, mais… »
    – Un biscuit de Reims s’assied à côté d’un Petit Beurre et lui demande : « Tu connais la deuxième ? »
    – Une endive et un cachet d’aspirine installent leur serviette de plage sous un parasol et un pin parasol.
    – Dans un accès de colère, un nain de jardin mit la clé sous le hérisson…

    Toutes les propositions de titres, regroupées dans cette lettre morte, furent ainsi incinérées.
    Satisfait, Hippolyte souffla la flamme, rangea les ciseaux dans le tiroir et se pâmait de vengeance en fixant ce petit tas de résidus charbonneux à souhait.

    Et tout à coup, tel le phénix qui renaît de ses cendres, une idée de génie éclata dans le cerveau d’Hippolyte.

    Trois cent soixante cinq jours plus tard son best-seller , « Autobiographie d’une lettre morte » submergeait toutes les vitrines des librairies, toutes les tables des bibliothèques, toutes les tables de nuit, toutes les serviettes de plage, toutes les tablettes de train, tous les plateaux de télévision…tous….

  2. MALLERET PEGGY dit :

    Racontez, en détail, l’incinération d’une lettre morte

    Elle est toujours là dans ma poche de jeune gradé essayant de survivre au milieu d’un enfer de feu et de sang. Je n’ai jamais osé l’envoyer, il y a trop longtemps que je suis parti. J’ai si peur que tout l’espoir et l’amour que j’ai mis dans ma missive atteignent une bouée de sauvetage à laquelle je m’accroche avec désespoir mais qui s’en est allée, fatiguée d’attendre.

    J’ai déjà grillé tellement de cigarettes sans me décider ; mais cette fois c’est la bonne. Je prends la lettre qui ne ressemble plus à grand-chose. Chiffonnée, sale, humide, tout juste si on voit encore les caractères. Elle s’est usée à force de ne pas partir vers sa destinataire.

    Un coin brûle mais je l’éteins, pas si vite, elle est si pleine de ma détresse et de mes espérances. Je recommence avec ma cigarette, c’est plus lent, c’est mieux. Elle se consume doucement comme moi. Ce qui brûle tout de suite, ce sont les mots bombes, mort, éclats d’obus, peur, hantise, séparation. Ils se sont rassemblés l’un derrière l’autre séparés par une virgule, comme s’ils voulaient finir d’exister, comme si ces lettres assemblées de cette façon devaient se transformer en cendres le plus vite possible. Les adjectifs ont suivi les noms.

    Reste le reste, bien peu somme toute remis en place entre les trous noircis tout autour. Puis plus rien, le vieux papier refuse de se consumer il a peur de brûler mon cœur, ce ne sont plus les mots mais tous mes sentiments exacerbés par cette guerre inutile, qui se sont insérés dans ses fibres. Ceux qui me font ne pas perdre pied : amour, espoir, liberté, ne pas mourir, surtout ne pas mourir.

  3. de Bernardy Nadine dit :

    Racontez en détail….

    Monseigneur

    quand vous lirez cette missive je serai morte. Vous m’avez condamnée au nom des Anglais à périr par le feu, à être brûlée vive demain matin sur un bûcher dressé non loin de ce château où je suis emprisonnée depuis des mois.
    J’ai été accusée d’hérésie, déclarée relapse, livrée au bras séculier qui m’a impitoyablement jugée en dépit de mes allégations d’innocence, m’étant remise de toute mon âme aux ordres de Dieu qui m’a choisie et sommée de tout abandonner afin de sauver la France du joug anglais.
    J’ai obéi.
    Tout ce que j’ai pu dire, clamer, a été lettre morte.D’emblée,Monseigneur,vous m’avez vue comme un être dangereux,une femme dépravée qui n’a pas voulu rester à la place à laquelle elle était destinée.
    Je vous fais peur, comme vous font peur ces Anglais à qui j’ai été vendue à Compiègne pour 10 000 livres comptant.
    J’ai échappé à la question, mais l’isolement,le froid et le silence sont une autre forme de torture.
    Demain je serai brûlée vive, on m’aura embronchée et coiffée de la mitre d’infamie.Je serai attachée au poteau du bûcher et par trois fois incinérée afin que nul ne puisse garder trace de ma personne.
    Le bourreau m’a également informée que mes cendres seraient jetées dans la Seine pour les mêmes raisons.
    Je prie, pour mon Roi, mes parents et vous Monseigneur afin que Dieu vous accueille malgré tout le moment voulu.
    Je suis encore jeune, mais j’ai la fierté d’avoir accompli mon glorieux destin.
    Adieu je vais LE rejoindre aux cieux.
    A Rouen le 29 mai 1431
    Jeanne

  4. patricia dit :

    Ne prenez pas au pied de la lettre cette histoire que je vais vous raconter:
    Une lettre majuscule dans toute sa noblesse, s’était vue nommée « J »
    Très stylée et distinguée, même si parfois elle jouait les gothiques, elle était à la tête de grands noms de l’histoire telle Jeanne d’arc …. et s’en montrait très fière
    Elle faisait partie du monde des Belles Lettres .
    Elle avait choisi les Lettres Modernes où elle excellait . Elle côtoyait les points d’interrogations et d’exclamations qu’elle aimait particulièrement .
    Un jour un moine bénédictin la choisit et la rendit plus belle que nature en la transformant en enluminure . A l’inverse, un gamin négligent la jeta sur le papier plein de tâches .
    Il y avait un mot qu’elle refusait de servir si il était abusivement utilisé: c’était le  » Je « … l’orgueil de ses utilisateurs l’exaspérait .
    Enfin, elle se prêtait aux uns et aux autres avec philosophie .
    Elle avait un penchant pour les poètes qu’elle trouvait attendrissants ; elle sentait leurs haleines et leur coeur battre quand il la plaquait sur leur table .
    Un jour elle est tombée du tableau de la classe. On lui avait mis un aimant à la patte ..et oubliée pendant les vacances de Pâques , elle eut beau s’agripper ,elle finit par tomber dans la corbeille à papiers .
    Criant de douleur, blessée , abandonnée , la colère expulsée en jets , elle se révoltait .
    Depuis quelques temps ,elle se sentait lettre morte ;il est vrai qu’elle avait fait son temps …
    De corbeille en poubelle ,de poubelle en benne ,elle finit en cendre dans l’incinérateur sans les honneurs dus à son rang.
    mais au moment d’être complétement consumée , un sourire éclaira son visage en pensant à son mot préféré qu’elle avait servi et honorè de ses pleins et déliés et qu’elle retrouverait là haut peut être …. dans les étoiles :
    le mot:  » Joie » !

  5. Catherine M.S dit :

    Il paraît qu’elle n’en peut plus de pleurer
    Depuis qu’elle a appris la mort annoncée de sa jumelle
    Comment faire pour se passer d’elle ?

    Un appareil ne pourrait plus fonctionner
    Une enveloppe ne pourrait plus fermer
    La grippe ne ferait plus éternuer
    On ne pourrait plus rien apprendre
    Plus personne à appeler
    Plus de cadeau à apporter
    C’est sûr, elle va perdre l’appétit
    S’échapper, mais par où ?
    Frapper, combien de coups ?
    Qui pour la sauver ?
    Philippe n’en a plus pour longtemps
    Appoline a déserté
    Giuseppe s’est exilé
    Elle a beau battre le rappel, personne n’entend.

    Combien de temps est prévu le sursis
    Qui va oser le brûler
    Combien seront-ils pour assister à son agonie
    Qui va zapper le « double p » ?

  6. ourcqs dit :

    lettre morte,
    muette incomprise, aspirée par le silence,
    lettres mortes, que deviennent-elles ?
    flottant dans le néant de l’indifférence,
    lettres volées ? pourquoi les incinérer ?

  7. Christine Macé dit :

    Il faisait glacial ce matin où nous l’avons conduite à sa dernière demeure.
    Sa disparition avait surpris tout le monde. Soudain, elle n’était plus là. On l’avait d’abord cru partie en voyage, elle en parlait parfois, comme d’un rêve. Mais à force de ne pas la voir revenir, on avait commencé à s’inquiéter, puis à la chercher. Et enfin trouvée là, gisante au fond d’une vieille boîte à chaussures. Heureuse dans le sommeil éternel, délivrée de tout. Passée de vie à trépas dans un souffle muet, et ça faisait mal, presque honte.
    Du coup, personne ne manquait à l’appel le jour de l’enterrement. L’église était pleine craquer au point qu’il fallut mettre en place un service d’ordre. Au premier rang sa famille, les vingt-six lettres de l’alphabet au complet, de A à Z, puis les majuscules, toujours haut perchées, et les minuscules, toujours aussi complexées. Derrière, on avait demandé aux ponctuations de se tasser un peu sur le banc pour faire asseoir une italique venue de province le jour même, et qui avait failli se trouver mal. Les gras furent contraints de rester debout et les soulignés se contentèrent des travées. Dehors, on avait laissé la garde des jeunes cursives à une amie calligraphe qui ne supportait pas l’odeur de l’encens.
    Ce fut une belle cérémonie, tout le monde pleura et chanta, le prêtre fit un éloge remarquable de la défunte, ponctué par les sanglots de sa meilleure amie, une écritoire chancelante. Puis, les stylo-plume soulevèrent le cercueil et le maître de cérémonie nous guida vers la sortie.
    Il y avait un pâle rayon de soleil sur le parvis où les mots purent enfin se lâcher. C’était étrange de voir ces gens de lettres qui parlaient tous à la fois, s’embrassaient et se congratulaient d’être toujours en vie. On se retrouva au bistrot du coin pour une collation et seuls les proches se dirigèrent vers le lieu d’incinération. Un petit guillemet qui cherchait son jumeau dans la foule, demanda à un vieux point d’interrogation pourquoi ils n’avaient pas le droit d’y aller eux aussi. En guise de réponse, il fut récupéré sans ménagement par sa mère, madame Tréma, une Teutonne pointilleuse, qui lui administra une gifle retentissante.
    Je ne fus donc pas convié à la crémation, peu enclin à subir cette épreuve du feu. Je me contentais de m’écarter un peu de la foule pour trouver refuge sur un des bancs de la place. Je connaissais peu cette lettre et n’avais donc pas un vif chagrin de sa disparition. Pourtant sa soudaineté me touchait. L’âge avançant irrémédiablement, j’étais de plus en plus souvent convié à ces enterrements où je voyais partir, une à une, ces pages qui avaient vécu, feuilletées, caressées et même adulées par tant de lecteurs. On savait la communauté du papier menacée et nous étions tous tenus de nous recycler dans l’informatique. Personnellement, je regimbais, sachant que mon statut de gothique me protégeait : avec un peu de chance, je finirais au musée, ce qui n’était pas pour me déplaire.
    J’aperçus une petite fumée blanche au-dessus de la cheminée du crématorium. De loin, je lui fis un signe de la main et du cœur, en lui souhaitant bon vent et de monter au paradis, près du vieux Gutenberg.
    Il faisait un peu moins glacial…

    Bon dimanche, Christine

  8. Sabine dit :

    C’était pourtant une jolie lettre. Ecrite sur un beau papier gaufré bleu et parfumé. Avec une pensée mauve séchée dans l’ange. Ecrite avec soin, signée d’un baiser de rouge à lèvres. Désuète, quelque peu puérile; elle ressemblait à celle qui l’avait écrite.
    Il s’est installé dans son grand fauteuil pour lire la lettre de sa maîtresse. Puis il l’a placée sur le bord de la cheminée. Quand le feu fut bien démarré, sans émotion, il l’a déposée consciencieusement sur les flammes. Le papier s’est recroquevillé, les flammes ont pris de jolies couleurs. C’était fini.

    Le papier avait brûlé, mais pas les mots. Les mots restent installés dans la mémoire, se gravent sur la peau, s’incrustent au fond des yeux. Surtout quand la lettre explique que vous êtes responsable d’un suicide…

    ©Margine, qui a fait du feu dans la cheminée hier soir, car Pascal a raison, c’est la saint Glagla

  9. Sabine dit :

    Un jour je posterai avant Durand…un jour…

  10. Laurence dit :

    Samedi, 8heures du matin, j’ouvre le blog de Pascal et je lis :
    « Raconter par le détail l’incinération d’une lettre morte »
    Je pense au manuscrit de la mer morte,
    J’imagine un acrostiche, qui par sa verticale évoque assez bien les étapes successives d’une action
    Je me demande quelle lettre je vais pouvoir griller
    Je vais voir sur le site, ce que je m’interdis de faire habituellement
    Je lis le texte de Durand, qui écrit plus vite que l’ombre du stylo de Pascal
    Je pars travailler
    Dans l’après-midi, j’inscris ce qui me revient, le détail de ma pensée par rapport à l’exercice
    J’abandonne l’idée de l’acrostiche (on se demande pourquoi !)
    Je me dis qu’une fois de plus j’ai détourné la consigne
    Je suis contente d’avoir détourné la consigne
    En même temps lettre morte, ça signifie pas valable
    Je conclus qu’incinérer une lettre morte c’est un peu comme bruler de l’eau.
    Alors inutile de se perdre dans les détails.

  11. MALLERET PEGGY dit :

    Quelle idée ! Ah que oui, je souris et j’admire !!BRAVO !

  12. Lecoq Maryline dit :

    C’est assez surprenant parce qu’on comprend tout et on rit, on rit !
    Très audacieux dans l’écriture tout ça et très, très bon. Bravo !

  13. Pascal Perrat dit :

    Le sprinter des lettres a encore frappé !
    Devançant tous ses concurrents, il a « pondu » un beau petit pavé
    comme on en trouve peu dans ch’nort.
    Une histoire d’e « matinée » de Perec et de St Antonio.
    Bref ! du bon bouleau de « Norvège » mais en plus chaud
    Les lecteurs et lectrices vont sourire malgré les averses
    Car si ce n’est plus les saints de glace, c’est la saint glagla

  14. laurence noyer dit :

    excellent ou plutôt xcllnt!

  15. durand dit :

    Balade de la lettre morte…etc…

    Nous l’avions prévenu. Là n’était pas sa place. Elle se promenait n’importe où.

    Sous prétexte d’un e dans l’o de l’œil, elle allait se flanquer dans tous les mots

    passant à sa portée. Ca les rendait incompréhensibles et inutilisables.

    Les gens supportent mal toutes ses déformations. Ils aiment les mots carrés,

    consommables, les déjà croqués du dictionnaire, les encriqués au fond des

    ports d’attaches, bien rangés le long des quais, les encablés du commun.

    Malgré tout cet e continuait, se souciant peu d’être brouillé du troupeau

    littéraire. Il se multipliait, envahissait les verbes, les noms, les adjectifs.

    Jusqu’au jour où les académissionnairees décideèrent de cheasser

    l’intruseeeeee.

    Ce fut unee grandeee battueeeee, peu déeeebattueee, vite abattueeeeee!

    Pour ne choquer aucun poèteeee, on la brûla en Place Pudique….eee!

    Certains vont encore se reccueillir sur la stèle de la voyelle méconnue, celle qui

    faillit chembouler l’eurtographe.

    Nous l’avions prévenu. Là n’était pas sa place. Il se promenait n’importe où.

    Sous prétexte qu’un pouet l’avait un jour inventé, ce mot allait se flanquer dans

    toutes les phrases à sa portée…

    Exsetaira…

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