Exercice inédit d’écriture créative 203

 

nuit-de-pleine-plume-®

 

 

Chaque nuit de pleine plume

un écrivain fantôme venait hanter ses rêves…

C’est le départ de l’histoire que vous allez nous conter

19 Responses

  1. Clémence dit :

    « Chaque nuit de pleine plume un écrivain fantôme venait hanter ses rêves… »

    Nuit : période pendant laquelle la lumière du soleil est occultée par le globe terrestre ….

    Nuit, du verbe nuire….; du latin nocere (« nuire »)
    Causer du tort ; porter dommage à quelqu’un.

    Plume : chez les oiseaux , une production tégumentaire complexe constituée de β-kératine. La plume est un élément caractéristique de la classe des oiseaux. Comme les poils, les écailles, les ongles, les griffes , les sabots, les plumes sont des phanères.

    Écrivain : personne qui rédige des ouvrages littéraires ou scientifiques, ou encore qui est habile dans l’art d’écrire

    Fantôme : apparition, une vision ou une illusion interprétée comme la manifestation surnaturelle d’une personne décédée

    Rêve : ensemble de phénomènes psychiques éprouvés au cours du sommeil

    Nuit de pleine lune : phase durant laquelle la lune apparaît la plus brillante depuis la terre, de par le fait que …..

    Tout cela, ça existe bien, même si ça n’existe pas, même si on n’y croit pas…c’est écrit dans le dictionnaire !

    Mais « nuit de pleine plume », inconnu au bataillon ! Il n’y a que le pouvoir des mots qui puisse créer une nuit de pleine plume !

    Mais, puisque le Maître nous a donné ce sujet… allons-y, prenons notre plume sous l’oreiller et allons nous coucher ! Verra qui verra bien, si un fantôme viendra hanter mes rêves….

    Et c’est reparti pour un petit tour d’horloge et de QQOQCP… vous savez, le principe de PARETO… Non, pas grave ! L’essentiel étant de l’appliquer !

    Petit 1 : qui est cet écrivain fantôme: un homme, une femme, jeune, vieux, contemporain ou ancien ?

    Petit 2 : à qui appartiennent « ses » rêves ?…. Et 2.1, de quel ordre sont « ses rêves » ?

    Petit 3 : quand ?…. ça, on le sait….mais encore, …

    Petit 4 : comment ?…. Ah, ah, comment apparaît-il, ce fantôme, avec fracas, en silence, glissant, volant…effleurant….

    Petit 5 : pourquoi, mais pourquoi venir hanter ses rêves ? Mystère et boule de plume…Pourquoi ? Parce que peut-être que… ou peut-être que….

    Ah, j’en ai assez de toutes ces questions et divagations , et que patati et que patata ….et patin couffin…..

    «  Chaque nuit de pleine plume,
    quand la lune, drapée de son édredon et de sa clarté argentine,
    frôlait la flèche du campanile
    et laissait s’effilocher quelques plumes ,
    le fantôme de Musset venait hanter les rêves de la petite scribouilleuse que je suis,
    scribouilleuse qui avait osé parodier
    sa ballade à la Lune…. »

  2. danielle 78 dit :

    Chaque nuit de pleine plume un écrivain fantôme venait hanter ses rêves…
    C’est le départ de l’histoire que vous allez nous conter

    Claude a mis longtemps à s’en apercevoir. Toute une vie.
    Enfant déjà il ne se souvenait pas de ses rêves. Il en souffrait quand ses camarades le regardaient comme un handicapé. Privé de la mémoire, même éphémère, de cette échappée aux confins de soi, il était exclu de cette promesse de voyages fabuleux engendrés par une imagination bouillonnante. Il avait donc vécu, orphelin de rêves, en se construisant un quotidien pragmatique.

    La retraite investissait maintenant sa vie et son flot ininterrompu d’heures, de jours qu’il peinait à remplir utilement. Comme beaucoup il décida de s’essayer à l’écriture et là, sans qu’il puisse se l’expliquer, lui qui aimait tant la rationalité, ses doigts couraient sur le clavier, comme inspirés. Comme l’écriture automatique chère aux surréalistes dont il avait entendu parler sans en croire un mot ! Son esprit volait dans un espace inconnu, riche de couleurs, d’émotions, de cris, de rires, de douleurs et de bonheurs. Il cheminait auprès de visages oubliés, de situations familières, de dialogues retrouvés. Ca semblait sans fin.

    C’était comme si ses rêves perdus avaient attendu quelque part qu’il leur ouvre la porte. Claude comprit alors qu’il abritait depuis toutes ces années un amical fantôme, gardien de tous ses rêves qu’il avait réveillé en prenant la plume une nuit de pleine lune. Pour son bonheur.

  3. regis dit :

    L’Ecrivain Fantôme
    —Non !
    Le Commissaire Carbonnier se réveilla en hurlant.
    Hébété, il s’assit sur le bord du lit, les yeux dans le vague.
    Magali, sa femme, lui mît sa main sur l’épaule ;
    — Encore, ce cauchemar ?
    Carbonnier se grattait les joues.
    — Oui, toujours ce Pierre Deruelle et toujours cette sensation intense de froid, mais je l’ai vu encore plus nettement que d’habitude. Ce halo…
    — Normal, pour un fantôme, fit Magali sans ironie.
    — Oui mais en plus, il m’apparaissait comme derrière un bloc de glace ; Et soudain, il me frottait la joue comme avec un glaçon !
    — C’est pourtant sa femme qui est morte. C’est là-dessus que tu enquêtes en ce moment ! Ca te monte à la tête ! Rêver d’un écrivain académicien mort ! Je sais bien qu’ils sont immortels mais tu devrais demander un congé, continua Magali en baillant, sinon tu vas devenir dingo…
    Carbonnier, lui, s’était assis dans un fauteuil. Dieu sait qu’il était rationnel mais il lui semblait que ce fantôme voulait lui transmettre un message. Ce Deruelle était mort dans son lit il ya deux mois d’un arrêt cardiaque et sa femme en pleine rue, il ya trois jours…
    Le lendemain matin, le lieutenant Valet trouva son supérieur en train de tapoter son ordinateur.
    —Bonjour Jacques mais dis-moi, les conclusions du médecin légiste sur la mort de Jeanine Deruelle, c’est bien un empoisonnement…
    — Bonjour, Patron. Oui mais franchement, on ne voit pas à qui pourrait profiter le crime.
    — Je crois que j’ai trouvé ! Savez- vous quel était le dernier repas de Mme Deruelle ?
    — Euh, oui le rapport l’indique : Un risotto aux fruits de mer !
    — Bien et celui de Paul Deruelle, notre écrivain et gloire locale, à votre avis ?
    — Non ?
    Une rapide enquête permît à Carbonnier de remonter à la petite boutique de plats de la rue ou résidaient les deux victimes.se fournissaient assez souvent chez Madame Gérard.
    Interrogée, celle-ci finît par avouer que son congélateur le lâchant quelquefois, elle « empruntait » la neige carbonique de la caserne des pompiers ou sévissait son neveu sans soupçonner sa toxicité.
    Ainsi fût résolu le mystère de la mort de Paul Deruelle, gloire locale et écrivain émérite.
    Carbonnier attribua ses rêves à sa conscience professionnelle jusqu’au moment où après avoir déposé ses conclusions du Procureur, il ouvrît son ordinateur et au lieu du visage de ses enfants et de Magali, apparût soudain lune figue entouré d’un halo lui murmurant un merci.
    Depuis ce temps, Carbonnier déteste les fruits de mer.

  4. françoise dit :

    Chaque nuit de pleine plume
    Un écrivain fantôme venait hanter ses rêves
    Moi c’est toutes les nuits, que ce soit nuit de pleine lune ou pas,qu’un écrivain fantôme vient hanter mes rêves.
    Et chaque nuit il me harcèle.Il veut savoir si j’ai lu, quel livre j’ai
    lu;souvent il faut que je lui raconte l’histoire il me demande
    l’auteur. Il me semble qu’il a un goût particulier pour les ouvrages de science
    fiction (il adore Stephen King ), les romans policiers avec une
    préférence marquée pour Agatha Christie : un soir que je m’étais
    endormie en regardant à la télévision un épisode d’Hector Poirot, j’ai
    eu l’impression qu’il s’agitait alors je lui ai parlé d’Hercule, de sa
    moustache . Il s’est calmé .Par contre, il n’a pas du tout l’air d’être attiré par les livres de philosophie, entre autres, le dernier BHL n’a pas retenu son attention . Mais Il a paru apprécier le dernier Modiano « Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier ».
    C’est affreux, je n’ose plus m’endormir. Je suis allé voir un médecin ; il n’y peut rien. Il n’a aucun pouvoir d’expulser les fantômes avec ou sans papier. Il m’a donné des somnifères mais rien n’y fait. Je suis tenté de partir, tel Robinson Crusoé, sur une île déserte sans livre. Mais je rêve il me retrouvera…..

  5. DUMOUCHEL dit :

    Chaque nuit de pleine plume, un écrivain fantôme venait hanter ses rêves. Cela faisait des semaines qu’elle dormait par intermittence : se lever environ toutes les heures pour noter ces suites de mots qui ne prenait leur sens qu’après plusieurs jours. En effet, elle était tellement fatiguée que ces notes ne voulaient rien dire sur le moment, elle voulait simplement savoir qui était cet écrivain et comment elle aussi pourrait s’adresser à lui. Certains passages lui rappelaient Marcel Pagnol tandis que d’autres prenaient des allures d’Emile Zola, et même parfois les rimes la surprenaient tel Maurice Carême ou encore ces jeux d’animaux de notre cher Jean de la Fontaine… tout ce remue ménage dans les écrits nocturnes n’arrangeait pas son éventuel repos. Que ce passait-il exactement ?
    Pire encore, elle ne reconnaissait même plus sa chambre et elle n’avait aucun souvenir de cette femme qui passait la voir régulièrement. Elle se demandait soudain si elle ne rêvait pas son rêve. Si c’était le cas, fallait-il qu’elle se laisse aller et poursuivre son chemin chimérique ? Ces apparitions étaient sûrement un don du ciel, mais qui était-elle ? que faisait-elle dans la vie ?
    Et cette femme qui ne cessait d’entrer et sortir, elle voulait lui parler mais aucun mot ne sortait de sa bouche, comme paralysée. La femme lui parlait mais elle utilisait un langage inconnu et la panique laissa place à tout autre sentiment. Elle entendait maintenant des sonneries, telles des alertes de menace…. puis tout ce monde autour d’elle puis plus rien que cet auteur qui venait encore lui raconter des histoires.
    Après plusieurs semaines, elle reprit connaissance et prit conscience qu’elle était à l’hôpital. Plus rien ne la dérangeait pour parler et l’infirmière lui apprit qu’elle était tombée dans le comas suite à un accident de bateau. Elle demanda son nom puis les notes qu’elle avait prise. Elle s’appelait Samantha, journaliste de grande renommée, partie pour un reportage sur un bateau qui avait fait naufrage. La pauvre dans sa chute avait était blessée par l’ancre du navire. Quand à ses notes… lesquelles ? L’infirmière n’avait rien à lui donner ceci devait être un effet secondaire du choc subit.

  6. gepy dit :

    L’interminable ouvrage.

    Ça y est, il vient de boucler son dernier chapitre. Il a enfin fini ce sacré bouquin.
    Personne ne touchera à son livre. C’est Son livre, Son Précieux.
    Il s’étire, trop content. Il déboucherait bien une bouteille mais encore faut-il en avoir une sous la main.
    Rien dans le frigo ni dans la cave d’ailleurs. Pas grave, il prendra sa cuite demain.
    Il regarde par la fenêtre, nuit noire et pleine lune. Il s’en fiche. Il est tellement crevé, et surtout soulagé : il n’a plus à écrire.
    Il tombe habillé sur son lit et s’endort en pensant : « Demain, j’envoie ma Perle chez un éditeur. Elle va plaire, elle va plaire, c’est indiscutable… »
    Trois heures du matin, son sommeil s’agite. On est en train de rectifier ses écrits. Il se débat et hurle : « personne ne touche à ma création ». Rien n’y fait. Il entend dire avec fermeté :  « Il faut supprimer tout ce passage, il n’a aucune valeur ; et ça aussi… ».
    Mais c’est infernal, on lui donne des ordres ! Malgré ses supplications, il n’arrive pas à chasser cet intrus.
    « Le verbe, là, n’est pas adapté… Tu as des fautes d’othographe à corriger…Ton paragraphe de fin de page doit plutôt apparaître en début d’histoire…Ton titre, nul, pas accrocheur..Le scénario est incompréhensible… Ton vocabulaire trop pompeux ; il faut un dictionnaire pour comprendre… Il faut… Tu dois… ». Il est assailli de consignes.

    Le lendemain matin, au réveil, son humeur est mitigée. Il ne sait même pas s’il s’est reposé. Il se souvient de toute son intense activité cérébrale nocturne. Tout est imprimé dans sa mémoire comme par magie. C’est comme un puzzle dont les pièces se sont alignées. Son Précieux a été recréé par son inconscient, pendant son repos.
    Il n’a plus qu’à retranscrire ce que ce fabuleux écrivain fantôme lui a dicté.
    En fait, il faut quasiment recommencer le manuscrit ; c’était loin d’être aussi parfait qu’il ne se l’était imaginé !
    Il n’en finira donc jamais…
    Il doit surtout s’activer et terminer avant la prochaine pleine lune.

    Ou…
    après la prochaine pleine lune…?

  7. Catherine M.S dit :

    Entre rêve et réalité

    Chaque nuit de pleine plume
    Un écrivain fantôme venait hanter ses rêves
    Il notait scrupuleusement les dates sur son petit calepin
    Comme s’il s’agissait d’un rendez-vous coquin.
    Dans la journée, Monsieur était boulanger-pâtissier
    Il régalait tout le canton avec ses macarons et autres fraisiers
    Il mélangeait, malaxait, ajoutait, versait, battait, enfournait
    Il adorait ça, créer, inventer
    Enfin c’est ce que tout le monde croyait
    Mais en réalité …
    Ce dont Monsieur rêvait, c’était devenir écrivain
    Créer avec une plume plutôt qu’avec un pétrin
    Mais les mots n’étaient pas ses amis
    On dirait qu’ils avaient peur de s’approcher du fournil
    Les idées ne manquaient pas, il avait des histoires plein la tête
    De quoi remplir des carnets entiers de poésie
    Voire même noircir quelques manuscrits.

    Un jour, il finit donc par se décider
    A pactiser avec un fantôme au bec sucré
    Donnant, donnant
    Quelques belles pages contre une tarte meringuée
    Deux, trois chapitres pour un délicieux marbré
    Et le tour fut joué !
    Ce fut même une très belle aventure
    Car Monsieur rafla tous les prix
    Goncourt, Médicis, Renaudot et compagnie
    Il paraît même, c’est le on-dit qui me l’a dit,
    Qu’il aurait eu le prix Nobel de littérature
    Pardon, que dites-vous, je ne comprends pas ce murmure,
    Vous avez dit imposture ?
    Rien à voir avec Monsieur Modiano, je vous rassure !

  8. Sylvie dit :

    Chaque nuit de pleine plume, un écrivain fantôme venait hanter ses rêves. Dehors, derrière les persiennes de sa chambre, le grand encrier s’illuminait. Le tonnerre grondait sur le papier et un éclair le tirait de son sommeil, le levait, l’habillait, l’extirpait brutalement de sa vie pour le lâcher dans un monde démesurément glauque, chevaleresque ou absurde, sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit. Le dormeur devenait un pantin articulé et manipulé, affublé malgré lui des atours les plus loufoques : Polichinelle ou bien Robin des bois, inspecteur de police mariné au vitriol ou étudiant ingénu, selon le genre où le maître de l’histoire avait jeté son encre. Tout était permis les nuits de pleine plume. Quand l’éclair avait frappé, le grand fantôme blanc s’agitait dans tous les sens, et une tempête s’abattait sur la feuille : l’encre coulait à flot, le suspens dégoulinait, l’imagination débordait. Au petit matin, quand le grand encrier s’éteignait et que la réalité prenait le relais, le dormeur se réveillait exténué, bien décidé à se venger de l’écrivain fantôme qui hantait ses rêves les nuits de pleine plume. Il attendait avec impatience les soirées de trou noir et les longues journées de page blanche où l’écrivain ronronne sur son histoire. Le dormeur se glisserait alors dans la peau de l’écrivain et lui ferait vivre en plein jour les pires cauchemars.

    ©Sylvie Wojcik

  9. nadine de Bernardy dit :

    Le texte est parti tout seul dans l’anonymat et petites erreurs
    Mais sa vie rayonne toujours

  10. n dit :

    Chaque nuit de pleine plume, un écrivain fantôme venait hanter ses rêves, et ceci depuis fort longtemps.
    Elle en avait vu défiler ,des célèbres, des maudits,un prix Pullitzer et même 2 ou 3 Goncourt.
    Elle n’oublierai jamais celle ou le marquis de Sade était venu la faire frémir de ses audaces libertines.Que de délices! Et combien fut difficile le réveil dans sa chaste couche.
    Que dire des académiciens aux manières délicieusement désuètes. Et ce grand névrosé de Proust, un dandy qui l’emmena en Normandie pour une promenade nostalgique au pied des falaises normandes.
    Au début ils la surprenaient dans sa chemise de nuit en coton,avec parfois bigoudis et filet sur la tête,mais la nuit ou Nabokov la chapitra ironiquement sur ce manque de sex-appeal,elle encaissa la critique et se promis de faire un effort.
    Dès que les signes annonciateurs d’une nuit de pleine plume se faisaient sentir : fébrilité,insomnie, le stylo qui dansait devant l’encrier, elle repassait sa nuisette en satin grège,un peu de « Belle de nuit intense » aux poignets,les dents bien brossées et une tisane de gingembre poivré pour s’endormir,le coeur palpitant.
    Parfois déçue,l’écrivain fantôme venant lui narrer une vie insipide d’auteur raté, une fois, il y en eut un qui écrivait des romans policiers qui osa venir, pipe au bec, pour empester son rêve et se plaindre de ses déboires sentimentaux.
    Mais en résumé beaucoup de beaux souvenirs,elle eut droit aux plus grands et v »cut des rencontres hors du commun ,pleines de fantaisie,d’humour noir,d’aventures exotiques,d’amour fou. Comme avec celui-là dont elle n’avait pu retenir le nom mais qui lui avait promis,avec ce charmant petit accent d’outre -manche, d’être le seul à hanter désormais ses nuits.
    Il ne revint jamais,mais cela ne l’avait pas empêché de vivre d’autres nuits à l’onirisme échevelé et troublant.
    Et savoir que d’autres adviendraient encore faisait rayonner sa vie.

  11. laurence noyer dit :

    autorisation accordée 24/24

  12. durand dit :

    Merci Laurence de m’avoir autorisé à vous faire rire!

  13. ourcqs dit :

    Chaque nuit de pleine plume un écrivain fantôme venait hanter ses rêves…
    Elle attendait ces rencontres improbables, toujours surprenantes Il arrivait drapé dans sa longue cape de noms,pronoms, verbes,adverbes,agitant des mots-valises à chaque main.Regard clignotant, il soufflait ses poèmes,déclamait sa prose.Alors, balbutiements de mémoire, souvenirs d’enfance,rondes burlesques au son de ses songes,il jouait à l’attrape rêves, pour capter quelques fragments ou bégaiements d’intimité.Il restait toute la nuit au pied de la lettre, écrivant à contre-temps, effaçant les angoisses, planant dans les pensées fascinantes, images rassurantes.Aux premières lueurs,il quittait son intérieur pour ailleurs,être ailleurs ….

  14. laurence noyer dit :

    MDR! Monsieur Durand

  15. durand dit :

    Chaque nuit de pleine lune, un écrivain fantôme venait hanter ses rêves.

    Ca lui prenait un peu la tête ces nuits de grand lampadaire, la lumière dans la

    tronche tentant de lui faire avouer ses pires tuturpitudes avec les petits rats de

    son opéra littéraire.

    En général, elle lui reprochait ses galipettes avec Morphée, le réveillait d’un

    grand coup de savate, le virait du pieu, celui auquel on est toujours trop

    attaché.

    Il se pelotonnait sur le tapis, tirait les paupières vénitiennes sur ses

    yeux de lagune, tentait de rejoindre à la gondole le flot de ses rêves.

    Mais le faquin nocturne lui tirait les cheveux. Il voulait absolument lui faire lire

    son dernier roman. En fait, c’était un écrivain raté, un pauvre sculpteur

    souvent en panne face à la pierre blanche.

    Les quelques coups de burin lui fracassaient le crâne. La migraine l’empêchait

    de se rendormir.

    Alors , il se levait, ouvrait grand la fenêtre et insultait la lune en plein dans sa

    grande gueule.

    Pour ne pas se faire remarquer, il balançait des grands « ouhouh » comme les

    voisins en peine de sommeil. Mais celui qui tendait bien l’oreille pouvait

    percevoir les nuances d’injures tournant autour d’une notion « d’excavation dans

    le fessier ».

    Puis il descendait à la cuisine presser un grand jus de betterave. Le grand

    escabeau n’était jamais bien loin.

    Il le sortait dans le jardin, le calait contre le vieux pommier. Il escaladait sa

    colère au plus haut.

    Muni d’une grande patte de lapin, il barbouillait la lune, la face de farine, la tarte

    à la crème de ses nuits blêmes.

    Sous son édredon, il allait pouvoir récupérer quelques heures de travail solitaire

    à rédiger tranquille son prochain chapitre.

  16. laurence noyer dit :

    Chaque nuit de pleine plume
    Un écrivain fantôme venait hanter ses rêves…

    Ce fantôme écrivain tentait d’expliquer quelque chose, une histoire de consigne mal libellée.
    Une nuit, alors qu’il hantait plus fort que d’habitude, notre ami osa lui demander ce qu’il voulait.
    – Je voudrais que tu enlèves le P
    – On dit la Paix pas le Paix
    – Je te parle de la lettre P.
    – Le P de quoi ?
    – Le P du 4ème mot de la consigne 203.

    Il s’exécuta et la nuit suivante dormit un peu plus longtemps… jusqu’à ce que le fantôme lui murmure:
    – Remplace M par N
    – Comment ça Aime par Haine ?
    – Corrige les lettres du 4ème mot, et en compensation je t’offre un C.
    Il obéit.
    Depuis, chaque nuit de pleine LUNE, l’écrivain fantôme vient Chanter ses rêves

  17. Christine Macé dit :

    Chaque nuit de pleine plume, un écrivain fantôme venait hanter ses rêves…
    Jusqu’au jour (ou plutôt à la nuit) où ce fut une écrivaine qui le visita. Sacrebleu! Il faillit en tomber à la renverse tant elle était belle. Arrivée du fin fond de l’ombre, elle s’assit à son pupitre et sourit simplement, sans un mot. Son vêtement léger voletait autour de ses courbes charmantes. Elle lui fit signe de venir s’installer à ses côtés, ce qu’il fit en tremblant, manquant de se prendre les pieds dans la carpette. Ouvrant son cahier d’écriture, elle lui tendit sa plume et, toujours muettement, attendit qu’il se mît à l’ouvrage. Il se frotta les yeux et chercha ses lunettes en prenant la plume qu’il garda suspendue dans l’air, espérant que l’inspiration vînt s’y poser. En vain : la page demeurait cruellement blanche. Il n’osait plus lever les yeux sur cette compagne nocturne, diaphane et mystérieuse, qui accaparait toutes ses pensées et mettait ses sens en bataille. Il scruta sa mémoire mais la dame ne lui rappelait aucune écrivaine connue, évidemment défunte. Il pensa un instant qu’il chercherait davantage, plus tard, demain matin… Et soudain frissonna : demain matin, elle aurait disparu ! A jamais peut-être, puisqu’arrivée occasionnellement à la place de ses habituels visiteurs nocturnes masculins. Impensable, innommable, injuste ! L’inspiration d’un coup lui revenait, mais pas pour l’exercice qu’elle exigeait de lui. Sa tête s’enflammait, tout autant que son corps. Il voulut le lui confesser, lui dire de rester, ou du moins de revenir, pleine plume ou pas. Dites, promettez-le moi !… Comment vous rappeler (il faillit lui demander son 06!) ? Vous reviendrez ?… Mais elle avait déjà disparu et il eut froid : attendre jusqu’à la prochaine pleine plume ? Espérer ? L’appeler chaque nuit, à chaque heure, y penser… Lui écrire…

    Bon week-end, Christine

  18. lalbatros dit :

    0mar est obsédé par l ecriture d un conte . Il cherche une idee accrocheuse,une idée qui mènera loin son ecrit mais ce n’est pas chose facile.Chaque fois qu il croit avoir trouvé une bonne histoire,il la modifie en cours de route jusqu à ce qu elle devie de la trame initiale et le voilà embarqué dans un autre récit.Il griffone surtout le soir lorsque tout le monde dort mais lorsqu il rejoint son lit pour esperer passer une nuit paisible il est « pris en charge ».Chaque nuit de pleine plume un écrivain fantôme venait hanter ses rêves. Il donnait un nouveau chemin à son ecrit,lui soufflait dautres idees.Il lui faisait traverser des broussailles ,des montagnes esparpées, des rivières poissonneuses des plaines et toundras. Son ecrivain fantome lui faisait faire aussi des rencontres pas tres aimables au cours de son aventure.Un mouton à trois tetes qui le poursuivra jusqu’à l’etroite entrée d une grotte, un nain futé qui lui fera traverser une riviere sur l eau mais le mettra face à une tribu de canibales qui avait failli l’etriper…Perturbant sa trame, la participation de l ecrivain fantome à l’elaboration du roman de Omar jusqu au jour ou il decidera d en finir avec cette spirale cauchemardesque qui risquait meme de s eterniser voire affecter son mental.Il n ecrira plus la nuit.Choisissant d’ecrire tot le matin,il achevera son conte le transmis à son editeur qui le publiera à la joie de Omar qui devint enfin auteur.

  19. Kacyne B. dit :

    Chaque nuit de pleine plume
    Un écrivain fantôme venait hanter ses rêves.

    Chaque lendemain de pleine plume
    Il écrivait, écrivait sans trêve.

    Non pas pour être publié
    Mais pour ne pas l’oublier.

    Elle habillait ses journées
    Tout le long de l’année.

    Elle était partie pour toujours
    Sur un coussin de velours.

    Il n’avait pas su l’aimer
    Il disait toujours jamais.

    Chaque nuit de pleine plume
    Le fantôme de sa femme
    Vient embellir ses rêves.

    Et moi, pendant ce temps
    Chaque nuit de pleine lune
    Je me transforme
    En loup-garou.

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