642e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
Tu y crois, toi, au banc de sardines ?

T'y crois, toi, au banc de sardines ?

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Je suis un critique positif. Je m’interdis de dire du mal d’un écrit. Je n’en parle pas si je ne reconnais pas sa valeur. Saluer l’auteur d’un texte avec des mots de gratitude a un effet positif sur toute personne qui s’exprime. L’estime de soi par autrui est très important. Nous avons tous besoin d’être reconnus dans notre qualité humaine.

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21 Responses

  1. Peggy Malleret dit :

    642 Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    – Tu y crois, toi, au banc de sardines ?

    – Pourquoi tu me demandes ça ?
    – Parce que j’imagine un banc tout en sardines qui frétillent et des gens qui viennent s’asseoir ! Tu vois la scène ? Digne d’une comédie ! Sinon, pour les stabiliser il faut qu’elles soient mortes et si elles sont mortes au bout de quelques jours elles empestent.
    Ha ha ! drôle, tu ne trouves pas ? Donc un banc de sardines ça n’existe pas CQFD.

    L’autre éclate de rire. Le premier reprend sûr de lui :
    – Ah, tu vois, toi non plus tu n’y crois pas !
    – C’est pas ça mon pauvre vieux,
    – Alors c’est quoi ?
    – Un banc de sardines est une multitude de sardines qui se déplacent en groupe.
    – Et c’est pour cette raison que le banc de poissons s’écrit comme nous ? Bizarre quand même.
    – Bizarre surtout que tu m’en parles. Tu ne vas pas me croire, mais figure-toi que par hasard, l’autre jour, j’ai justement entendu une conversation à ce sujet. Il y avait deux profs qui corrigeaient des copies, et qui ont discuté sur l’orthographe de ban b-a-n et de banc b-a-n-c. L’un expliquait que le banc de poissons écrit de cette façon provenait du gotique b-a-n-k au XIe siècle.
    – Si je comprends bien, imaginons que tous les bancs du parc partent ensemble, ce serait un banc de bancs !

  2. Avoires dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    « Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    –  Pourquoi tu me demandes ça ?
    Parce que , tu ne trouves pas étrange que des sardines amassées portent le même nom que nous ?
    – Ben… oui.. non.. Enfin, je ne me suis jamais posé la question…
    – Ah ! Bon, cela t’est indifférant que de vulgaires petits poissons soient associés à nous, ornements des jardins, réconforts des faigués, rendez-vous des amoureux…
    – Oh, toi et tes problèmes existentiels, tu me fatigues ! … Tu sais, on ne fait qu’accueillir des popotins, des derrières plus ou moins odorants…Mais, au fait, vieux, on dit bien aussi un banc de maquereaux… ?
    – Eh oui ! Nous avons perdu l’exclusivité.
    – Les bancs d’école, ça te fâche aussi ?… Bon, moi, j’ai fait mon choix ; je suis pour le public.
    – De quoi tu parles ?
    – Quoi, les bancs publics, ça ne te dit rien ? Tu n’as aucune mémoire mon pauvre vieux ! Secoue-toi un peu, réveille tes neurones ou ce qui t’en tient lieu !
    – Tu es dur quand même ! Tu t’es regardé ? T’as vu la gueule que t’as ?
    – Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? »
    Deux passants qui cherchaient un banc pour papoter furent étonnés de voir les deux bancs se disputer. Ils passèrent leur chemin sans rien comprendre.
    «  Demain, nous apporterons nos pliants, ce sera plus sûr dit l’un d’eux. »

    Je me suis rend compte que j’avais oublié une phr, d’où ce nouvel envoi

  3. Michel-denis Robert dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant les passant.
    – Tu y crois toi au banc de sardines ?
    – Pourquoi pas, elles ont bien le droit de se reposer.
    – Mais non, c’est pas pour se reposer, ça veut dire qu’elles sont plusieurs, un banc.
    – Plusieurs ! Mais je trouve qu’on se repose mieux quand on est seul.
    – Sûrement. Sauf qu’elles s’ennuieraient toute seules. C’est pour ça qu’elles se groupent en banc.
    – Je me demande ce qu’elles peuvent contempler sur un banc.
    – C’est surtout pour lutter contre les bancs de requins parce que, eux aussi, ils se mettent à plusieurs, en banc.
    Le banc qui est là dans le jardin, s’interrogea. Pourquoi parle-t-il de requins, se dit-il ? Serait-ce parce que des gens de la banque sont de ma famille ? C’était louche. Il réfléchit une seconde. Il faut que je trouve une ruse. C’est alors que le banc dit :
    – Pourquoi fais-tu allusion aux requins ?
    – A ton avis. Tu ne devines pas ? Qu’est-ce qu’ils font les requins contre les petites sardines ? Ils se mettent en bandes et ils vont glaner dans les banlieues.
    – Mais tu sais que les requins sont une espèce protégée.
    – Si, bien sûr ! Je m’en aperçois tous les jours.
    – Il faut qu’ils se requinquent.
    – C’est un peu bancal comme jeu de mots ce que tu me dis là.
    – Oui, comme ton pied. On dirait qu’il y a du jeu. Tu dois avoir une patte plus court que les autres.
    – Oui, à propos de jeu, tu sais, l’autre jour j’ai gratté un banco.
    – Et ?
    – J’ai gagné.
    C’est vrai que le banc qui est là, il s’y connaissait en bancs publiques. Il avait même été témoin d’une chanson là-dessus. Sur les requins aussi. C’était pas du Brassens, c’était comme qui dirait une parodie. Il faisait les bals dans la région. Il était connu. Et là, présentement, il venait de rencontrer un ami concurrent.
    Ce jour-là, ils firent la bamboula en regardant les bambins s’amuser.
    Puis, ils devisèrent encore pendant des années sur des banalités de la vie quotidienne, tellement importantes que les banquiers n’y pensaient plus depuis longtemps.

  4. 🐻 Luron'Ours dit :

    BANCS DE TOUCHE
    Dans le parc solitaire deux bancs vacants devisaient. Eh oui ! Même les sièges parlent, lisent parfois, boudent aussi, une fois désertés des encombrants du jour, fumeurs, nounous, clochards. Que savaient-il des bancs de sardines, de l’alose parfois pucelle, du sar ou du bar et même du loup, plus rares dans l’assiette que poisson pané sans yeux ? Peut leur chaut, baste, de cette chaudrée. La sardine n’est pas anodine. Elle en bouche un coin. Celle du port à Marseille en a coulé. Depuis, on a coulé un flot de salive, de galéjades, parfois de démentis. Une légende, bouffre ! Mais pas que. Nos deux bancs sous le ciel pâle jouaient les vénitiens. Ils se gondolaient. Ils ont gagné quelque chose, on ne s’y assied plus ! Sinusoïdes, ils gardent leur prospect, l’allée se faufile entre eux. C’est devenu un banc de sable, une plage, un Pilat !
    🐻 Luron’Ours

  5. Françoise Rousseaux dit :

    Non loin de chez moi, il y a un vaste jardin publique, où je vais chaque matin promener mon chien. Hier donc, nous cheminions, Finaud et moi, sur une allée quand je découvris deux nouveaux bancs, installés sans doute la veille, juste après le coude tracé par l’allée avant de remonter vers le petit bois.
    Je ne sais pourquoi, j’imaginai que ces bancs qui semblaient attendre des passants dans un endroit peu fréquenté à cette heure matinale, s’ennuyaient et papotaient pour passer le temps.
    – « Alors, disait l’un, tu y crois , toi, à ce banc de sardines ?
    -Mais non, fausse nouvelle, bien sûr, ah,ah ! ricanait l’autre
    – Ah bon ?
    – Mais oui, il ne faut pas croire tout ce que tu entends ! »
    Là, je m’assis sur l’un deux et réfléchis. Certes, ils avaient du en entendre des fausses nouvelles ces deux bancs, mais finalement, est-ce que c’était si passionnant les conversations des promeneurs ? Du coup, je me suis mise à imaginer un film dont ils seraient les personnages principaux. ..Pourquoi pas au fil des saisons ? Voyons, on commence au printemps : des parterres de petites fleurs jaunes illuminent la pelouse, les oiseaux pépient, gazouillent, sifflent ; des enfants courent sur l’allée, escaladent les bancs, foncent vers le petit bois . Un couple d’amoureux s’installe sur un des bancs et une vieille dame, assise sur l’autre, jette des miettes aux oiseaux qui ne se font pas prier pour venir les picorer…
    Et puis, c’est l’été : il fait chaud, très chaud ! Plus de petites fleurs, l’herbe est toute desséchée, des crevasses s’ouvrent sur l’allée . La vieille dame ne vient plus s’assoir sur le banc, les amoureux et les enfants restent à l’ombre dans le petit bois. Et les deux bancs se morfondent au soleil…
    Mais l ‘automne arrive : il pleut, l’herbe a reverdi, des flaques parsèment les allées, le feuillage des arbres change de couleur. Entre 2 averses, la vieille dame vient s’assoir sur un des bancs pour admirer la sarabande des écureuils qui font leurs provisions. Les enfants, cartables au dos, traversent le jardin en se poursuivant, les amoureux passent, serrés sous un parapluie.
    Et on termine par l’hiver : la neige recouvre le jardin, les bancs..
    « – De la neige ? Ça m’étonnerait, s’exclame un des bancs,laisse tomber cette idée de film, les saisons, c’est complètement ringard maintenant !
    – C’est sûr, renchérit le second, tu ferais mieux de nous divulguer quelques cancans bien croustillants, c’est ce que nous préférons nous autres ! »
    Vexée, je me suis levée sans leur répondre et j’ai rejoint Finaud qui profitait de ma rêverie pour divaguer dans le petit bois. Ce n’est qu’en rentrant chez moi que je me suis soudain questionnée : les bancs m’avaient vraiment parlé ou c’était mon imagination qui me jouait des tours ?

  6. Patricia dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.

    – Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    – Je ne sais pas, je n’en ai jamais vu… C’est comment ?
    – Quelle question ! C’est un banc sur lequel s’assoient les sardines !
    – Ah oui, d’accord…

    Un long silence s’ensuivit. Visiblement, les deux bancs réfléchissaient… Et lorsque l’on est fait de bois, il faut du temps pour que les idées se propagent. On aurait presque pu entendre les rouages de leurs cogitations s’engrener…

    – Au fait, c’est quoi une sardine ?
    – Ah ça, je sais. J’en ai vu la semaine dernière. C’est un petit piquet en métal…
    – Ah bon….

    Réflexion de nouveau un peu longue de nos deux compères.

    – Mais alors là, du coup, je ne comprends pas le coup du banc de sardines… Pourquoi un bout de métal devrait-il s’asseoir ?
    – Peut-être que les bancs de sardines n’existent pas finalement…

    Les deux bancs se turent de nouveau, songeurs.

    Aucun des deux n’avait jamais entendu parler du mythe de la caverne de Platon…
    Dommage, car ils auraient compris que celui qui ne sait pas et ne cherche pas à savoir est comme enfermé dans un monde qu’il croit être le vrai monde.
    Et il reste ignorant.

    Tiens, ça me rappelle quelque chose…. Les réseaux sociaux, peut-être… Les complotistes, sûrement…

  7. 🐻 Luron'Ours dit :

    BANCS DE TOUCHE
    Dans le parc solitaire deux bancs vacants devisaient. Eh oui ! Même les sièges parlent, lisent parfois, boudent aussi, une fois désertés des encombrants du jour, fumeurs, nounous, clochards. Que savaient-il des bancs de sardines, de l’alose parfois pucelle, du sar ou du bar et même du loup, plus rares dans l’assiette que poisson pané sans yeux ? Peut leur chaut, baste, de cette chaudrée. La sardine n’est pas anodine. Elle en bouche un coin. Celle du port à Marseille en a coulé. Depuis, on a coulé un flot de salive, de galéjades, parfois de démentis. Une légende, bouffre ! Mais pas que. Nos deux bancs sous le ciel pâle jouaient les vénitiens. Ils se gondolaient. Ils ont gagné quelque chose, on ne s’y assied plus ! Sinusoïdes, ils gardent leur prospect, l’allée se faufile entre eux. C’est devenu un banc de sable, une plage, un Pilat !
    🐻 Luron’Ours

  8. françoise dit :

    642/Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    Moi je suis athée je crois en rien. Par contre j’apprécie que les humains fassent de l’humour : Ils étaient plusieurs jeunes l’autre jour qui riaient avec des citations lues sur leur ordinateur :
    L’amour est une botte de radis achetée à Tarascon et croquée sur un banc avec du gros sel.(Frédéric beigbeder)
    ou :
    On a parfois les fesses grasses parce qu’on s’est assis sur un banc de poissons.(un internaute).
    Mais soudain des filles sont passées et ils les ont rejointes espérant pouvoir flirter. Nous on ne connaîtra jamais l’amour hélas. Et puis tu as remarqué c’est souvent les personnes âgées qui posent leurs fesses molles.
    Cà change quoi pour toi des fesses jeunes ou des fesses vieilles
    Tu as raison rien mais même un banc a le droit d’espérer un jour avoir des sensations érotiques.
    Tu sais ce que le dalaï lama a dit » La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons ».
    Cà nous fait des belles jambes…….

  9. Alain Granger dit :

    – Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    – Bien sur que j’y crois mon fils. Les poissons ne sont jamais assis mais le banc leur protège les fesses.
    – Comment ça ?
    – Et bien mon fils. Les sardines se mettent en boule, sans se mettre en colère, pour que le prédateur, requin, orque ou dauphin, ne puisse capturer un ou plusieurs d’entre elles. Elles font masse, une sphère impénétrable qui leur donne l’apparence d’un très gros poisson.
    – Dis-moi papa, y a-t-il d’autres bancs sur lequel on ne s’assoit pas ?
    – Oui il y en a d’autres. Par exemples les bans publiés par les jeunes mariés afin que tout le monde puisse être informé de leur bonheur. Un ban, roulement de tambours, peut aussi les accueillir en sortant de l’église. Par contre ces deux amoureux seront sans doute malheureux si leur union les met au ban de la société, notamment celle de leur famille.
    – Ah bon. Ca existe des familles qui renient le mariage de leur enfant ?
    – Malheureusement oui. Cela peut être le cas des mariages mixtes.
    – Moi je croyais que le mariage était toujours mixte : un homme avec une femme.
    – Ah, Ah, Ah. Bien vu mon fils. Un mariage mixte est aussi l’expression d’un mariage entre deux races, communautés ou religions différentes. Cela peut créer des tensions entre ces entités qui n’acceptent pas ce mélange inhabituel.
    – Qu’est-ce qu’une entité, papa ?
    – Une bande d’entêtés….Non, je plaisante mon fils. L’entité est ce qui constitue l’essence d’un être ou bien une abstraction considérée comme une réalité, comme dans l’exemple que je t’ai donné. Le raciste estime que la communauté blanche forme une entité supérieure. C’est sa réalité qui l’empêche d’accepter qu’un noir épouse sa fille par exemple.
    – Papa, le raciste est bête car on ne peut regarder un film tout en blanc ou tout en noir. Il doit être en noir et blanc ou en couleur.
    – J’adore ta logique mon fils.
    – Dis-moi papa, pourquoi parles-tu de l’essence d’un être ? C’est pour cela que l’on va souvent à la station-service ?
    – Ah, Ah, Ah. Bien vu mon fils. L’être humain a besoin d’énergie pour exister. Mais lui par essence il respire de l’oxygène.
    – Compliqué tout ça mon papa.
    – Tu sais mon fils à propos des bancs que nous sommes, quand on voit ce que les pigeons font sur un banc, il faut remercier Dieu de n’avoir pas donné d’ailes aux vaches.
    – C’est bien vrai ça papa. On serait drôlement dans la merde.

  10. Maguelonne dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    – Tu y crois toi aux bancs de sardines ?
    – J’ai déjà vu des sardines, mais des bancs de sardines !! Jamais. C’est comme la sardine qui a bouché le port de Marseille.
    – Elles sont comment tes sardines ?
    – Elles sont closes dans une boîte en métal. Et quand on leur ouvre la porte, elles restent figées. On les baigne dans l’huile et même on leur coupe la tête.
    – Comme à Louis XVI ?
    – Ouais, fait pas bon être une sardine !
    – Un banc non plus. Je m’ennuie, mais je m’ennuie ! C’est vrai, regarde : il nous reste les clodos cra-cra, les petites brutes de morveux, les amoureux gnan- -gnan -gnan… Je voudrai être au milieu d’un banc de sardines, des sardines libres, des sardines fières, des sardines rebelles, des sardines aventurières, des sardines conquérantes, des sardines pirates des mers..
    – Hi-hi, tu fumes un peu trop la moquette !
    – Ici-bas c’est terne, laid, sale, pauvre
    « Envole-moi, envole-moi, envole-moi
    Remplis ma tête d’autres horizons,d’autres mots
    Envole-moi »
    – Ben moi, parfois je rêve d’être au milieu d’un banc de sirènes qui chantent comme des baleines !
    – « Peut être qu’elles allient
    Douceur et grandeur
    Peut être qu’elles habillent
    Ce désert bleu de splendeur »
    Mon ami, ça nous sauve de rêver.

  11. Nadine de Bernardy dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    – Tu y crois toi au banc de sardines?
    – Je me demande si un jour tu sortiras de ta naïveté.Banc de sardines, pourquoi pas banc de sable ou banc des accusés pendant que tu y es. On nous mettrait à toutes les sauces que tu goberais le truc !
    Bon j’arrête de me mettre en colère, ça fait gonfler mes lattes.
    – Regarde, dit le naïf sans se démonter, on va peut être avoir un banc de touristes qui va venir s’asseoir ici,ajouta t-il en se gondolant.

  12. Catherine M.S dit :

    Deux bancs vacants
    Attendent patiemment …
     » Bancs publics, bancs publics  »
    Ils espèrent attirer les passants
    Avec cet air d’antan
    Pathétique !
    Et pour passer le temps
    Ils évoquent les jours d’avant
    Quand ils étaient à l’école
    Que ça sentait bon la craie et la colle
    Quand ils étaient soudés à l’ecritoire
    Avec vue imprenable sur les tiroirs
    Aux mille secrets
    Ils s’en souviennent encore
    De tous ces trésors
    Qu’il fallait absolument cacher

    – Arthur ! Gare à la dictée
    Mais Arthur avait la tête ailleurs
    Il préférait dessiner des fleurs
    Avec son compas
    Il creusait le bois
    Sans se soucier des 2 l ou d’un seul t
    Sur le banc il se trémoussait
    En attendant l’heure de la récré
    Pour jouer aux billes, au diabolo
    À la marelle, au cerceau

    Nos deux bancs ont bien vieilli depuis
    Les gamins ont grandi
    – Arthur ! Vas-y, va t’asseoir
    Il va bientôt pleuvoir
    Les deux bancs échangent un regard
    Ce n’est plus le même enfant
    Celui d’il y a longtemps
    Mais grâce à leur fidèle mémoire
    C’est presque la même histoire…

  13. Françoise - Gare du Nord dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.

    -Tu y crois, toi, au banc de sardines ?

    – Non seulement j’y crois mais j’en ai vu

    – Toi tu as vu un banc de sardines dans le IXe arrondissement ?

    – Non. À Marseille. Et ce n’est pas, comme le prétend une galéjade une sardine qui a bouché le Vieux Port mais tout un banc de sardines

    – Et comment es-tu arrivé des Bouches-du-Rhône jusqu’ici ?

    – C’est une longue histoire. Tu sais que…Chut ! Voilà un couple d’amoureux. Que ne va-t-on pas entendre comme niaiseries et mièvreries.

    – Tu disais. C’est une longue histoire

    – Oui, Marseille, les caïds, la criminalité, les trafics en tous genres. Et moi, j’étais le banc des accusés. Je n’en pouvais plus.J’ai voulu venir à la capitale, changer d’air, me reconvertir. Et toi ? Pourquoi es-tu ici ?

    – Moi aussi, c’est une longue histoire. Mais chut ;;; Regarde qui arrive. Les soeurs Pépin. Que ne va-t-on pas entendre comme radotages et commérages ?

    – Tu disais. C’est une longue histoire

    – Oui, je vivais à Toulouse. Toulouse, l’aéroport de Blagnac, l’aéronautique, Airbus. J’étais banc d’essais. Mais ils ne se sont pas révélés concluants et j’ai été licencié. Alors, j’ai décidé de tenter ma chance à la capitale

    – Décidément, nous ne pouvons pas dire que nous avons trouvé gloire et fortune

    – Nous, les bancs publics, nous sommes comme les filles publiques. Nous sommes mis au ban de la société

  14. Nouchka dit :

    « Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    – Tu y crois, toi, au banc de sardines ? »

    – Tu veux savoir si je crois à une foule dense et compacte qui viendrait se ruer ici ?
    – Oui. Il n’y a jamais grand monde à fréquenter le coin. Moi, j’aimerais voir du monde ; plein de passants différents les uns des autres.
    – Bof ; si tu y tiens vraiment, va à la terrasse du café des Trois Amants. Là, tu en verras des bancs de sardine collés les uns aux autres !
    – Tu t’y connais, toi, en galons ?
    – Pas vraiment. Je sais que les sardines sont différentes suivant les grades et sans doute les armes. Le capitaine porte trois galons ; le lieutenant deux galons ; le sous-lieutenant un galon simple et l’aspirant porte une sardine aux couleurs de son arme, coupé en trois par deux liserés noirs.
    – Et ben dis donc… Tu as servi dans l’armée ?
    – J’ai été installé à la sortie du mess pendant quelque temps. Alors j’ai pu voir les nuances.
    – Et pourquoi vont-ils tous du côté du café des Trois Amants ?
    – Tu plaisantes ! Tu ne connais pas cette adresse ?
    – Non, honnêtement, je ne sais pas. Alors, qu’est-ce qu’il y a là-bas ?
    – Il y a du mouvement. Les bancs de sardine, quand c’est l’heure de la perm après les manœuvres, vont là-bas faire la fête, tu vois.
    – Comment tu le sais ; tu ne bouges pas d’ici, alors ?
    – Eh ben si, j’ai été déplacé. Longtemps, j’étais implanté en face de la terrasse du café. J’ai pu repérer bien des choses. Puis un jour, les gars des services techniques sont venus me desceller et réinstaller à côté de toi.
    – Tu gênais là-bas ?
    – Les filles racolaient autour du banc. C’était trop visible pour l’image que l’armée tenait à garder. Ce n’est pas simple pour les gradés d’être tous mes dimanches à la grand-messe de la cathédrale avec toute la sainte famille et de savoir les troupes sur la voie publique à échanger bruyamment avec les filles de joie.
    – Et ben, tu dois en avoir des anecdotes à raconter.
    – Oui, pas mal…
    – Si tu veux bien, cela nous distrairait d’entendre tes souvenirs des Trois Amants, parce qu’ici dans le cimetière, on voit bien un enterrement de temps en temps, un parent endeuillé qui vient s’asseoir un instant mais pas de filles délurées et de bidasses enivrés à proximité. Ici, ça manque un peu de couleur et de musique.
    – Oui, mais c’est bien comme cela. Quand un couple de lycéens vient roucouler sur le banc, c’est sympa d’être un peu voyeur, de les entendre, les sentir gigoter de désir. Moi, ça me remue plus que les débordements des Trois Amants. Bon, cela dit, je te raconterai quelques épisodes marquants des rencontres des bancs de sardine là-bas, promis.

  15. Michele B.Beguin dit :

    Deux bancs, d’âges différents papotent librement.
    – Rapproche toi de moi dit le plus âgé, je m’appelle Bancal-Banal à cause de mon 2eme pied réparé et de mon bois naturel

    – Moi je suis Banderille-Banderole. L’année dernière j’étais à l’entrée des arènes et tous les touristes aimaient peindre leur drapeau sur moi. Il n’y a plus de place sur mon bois, mais un gentil garçon est venu me vernir pour préserver tout ça. Je me sens beau. 
     
    – Je commence à être sourd d’oreille, rapproche-toi dit Bancale-Banal

    – Mais je ne peux pas dit le jeune, j’ai l’impression d’avoir les pieds dans le béton. 

    – Fais un effort ou parle plus fort

    – hi han, hi han… Impossible de bouger. Je vais crier

    – Tu y crois aux bans de sardine, demande Bancal-Banal

    – Pourquoi tu dis ça ? s’égosille le jeune pour se faire entendre

    – Parce que si mes oreilles sont faibles, mon odorat est bon, et ça sent le poisson

    – Je vois ! Tu as une femme sur ton assise, elle ne me semble pas très propre, et son baluchon est gris. 

    – Ah ben voilà pourquoi je me crois au bord de la mer, après la criée quand les restes de poisson commencent à poisser

    – Arrête de me faire rire….HI HI. Pour se faire comprendre il braille…. Si tu veux avoir des fesses propres sur toi, tu devrais trouver moyen de te faire peindre, car j’ai remarqué que les bancs peints attirent les amoureux. Ce serait chouette, des fleurs

    – Ah non pas du beurre, personne ne viendra sur moi

    – NON je te parle de fleurs

    – Comment peux-tu exprimer la peur, en peinture ?

    – Mais non des fleurs, hurla Banderille-Banderole

    – Ah des fleurs..oh oui ce serait génial

    – Je vais y penser si fort que ça va se faire, crie le jeune banc !!!

    Comme chaque mercredi des enfants viennent peindre dans le parc, accompagnés d’une monitrice, et l’un d’eux s’écrie
    – J’ai une idée, l’un des bancs est nu on va l’habiller.

    Les 4 enfants se précipitent sur Bancal-Banal qui hurle « attention, vous me faites mal, je suis vieux » 
    Les enfants s’appliquent et repartent heureux en ayant laissé leur empreinte 
      
    – Wouah s’écrie Banderille-Banderole, tu es superbe avec ces couleurs de paysage, et de soleil. Ils ont peint un peu partout d’innombrables notes de musique. Tu es vraiment magnifique !

    En entendant ces mots, Le vieux banc, fier, se redresse, relève la tête et murmure en souriant à lui-même « Désormais je serai, Bancal-Banjo »

  16. FANNY DUMOND dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.

    – Tu y crois, toi, au banc de sardines ?

    – J’y ai cru lorsque, tout neuf et pimpant, j’ai pris mes quartiers dans ce square ombragé. Je n’étais pas assez long pour accueillir les promeneurs qui se disputaient une place. Ils arrivaient en masse tel un banc de poissons attirés par un appât.

    – Et comme ils n’appréciaient pas la promiscuité et d’être serrés comme des sardines en boîte, je suis venu pour te décharger et te tenir compagnie. Te souviens-tu de tous ces postérieurs qui se prélassaient sur nous. On entendait les conversations des mères de famille, les secrets partagés, les amoureux qui se bécotaient, les cancans du quartier. C’était quand même le bon temps !

    – C’est sûr ! On ne s’ennuyait pas encore. Et depuis qu’ils ont enlevé les balançoires, la cage à poule et le toboggan, trop dangereux, on n’entend même plus les rires des enfants. Et même qu’on était bien contents de nous reposer quand la nuit arrivait enfin.

    – On se demande où les passants sont passés. Ce charmant parc est devenu un désert. Et les rares qui le traversent ne nous remarquent même pas. Ils ont tous les yeux rivés sur leur « précieux ».

    – Et maintenant, on se retrouve là, comme deux imbéciles, à radoter tels des petits vieux. En plus, j’ai mal partout. J’ai un pied en biais et cette humidité, qui me rentre dans tous les pores, fait que je m’écaille.

    – Et moi, alors ! Qu’est-ce que je devrais dire ! Il me manque une latte au beau milieu de mon assise. Tout juste si on ne me prendrait pas pour la chaise percée de Louis XIV.

    – Chut ! Regarde cette jeune femme qui approche avec un bouquin.

    – Je peux parier que c’est toi qu’elle va choisir. T’es moins déglingué que moi.

    – Perdu d’avance ! T’as beau faire le savant, tu ne connais pas les humains. Observe bien et prends-en de la graine.

    La lectrice s’approcha d’eux, les détailla, sourit à la vue de vieux cœurs percés d’une flèche, haussa les épaules, déploya une couverture à l’ombre d’un platane, s’assit dessus en tailleur et se plongea dans le roman « Rue de la Sardine » de John Steinbeck.

  17. iris79 dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.
    Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    Ben j’ai du mal à le croire ! T’imagines, t’asseoir sur les écailles gluantes et te relever en sentant le poisson pourri, mais qui voudrait ça ? Tu as quand même des concepteurs tordus !
    Non mais attends ! J’ai aussi entendu dire qu’il y avait des bancs d’huîtres dis donc !
    Non ? Tu plaisantes ?
    Mais non, c’est le couple de petit vieux qui s’est arrêté ici un moment le Week End dernier (j’adore les pantalons en tweed de ce grand-père, c’est tellement doux ! Mais je m’égare…) Oui et bien figure toi qu’il parlait de grands bancs d’huîtres qu’ils avaient vu près de l’Ile d’Oléron je crois.
    Tu crois qu’ils les avaient testés ?
    Oh ça m’étonnerait ! il faut quand même être un peu tordus pour vouloir poser son séant sur des coquilles irrégulières, saillantes, voire coupantes.
    Oh mais tu sais avec tous les masochistes qu’il y a maintenant, ce serait pas étonnant. On est complètement has been mon pauvre vieux.
    A qui le dis-tu ? Crois tu qu’il faille qu’on innove nous aussi pour attirer le chaland ? regarde-nous ? Depuis quand on n’a pas vu de derrières ? Ça commence à faire ? Et puis, je t’avouerais que j’en ai un peu marre de servir de paillasson aux enfants des voisins du parc. Et vas-y que je frotte les doigts collants sur mes planches de bois vernis et que je crotte l’arrête de mon assise avec leur pieds plein de boue…Je me verrais bien en banc de touche …Gâter les petits culs musclés des sportifs, ça me changerait un peu !
    Moi, je me verrais bien banc de sable. Je sais pas trop ce que c’est mais rien que le nom, ça me fait voyager. Ah je suis fatigué ! je me demande où ils ont emmené nos camarades qu’ils ont descellés la semaine dernière. J’avoue que j’aimerais bien changer un peu d’environnement. Regarde l’hiver, à part quelques feuilles qui nous chatouillent les pieds, il n’y a guère de prétendant à la flânerie.
    Ils ne savent pas ce qu’ils perdent en se passant de la contemplation !
    Tu l’as dit !
    Ah là… vise un peu sur ta gauche…ça c’est pour nous mon ami…
    Tu crois ? Cette brochette de mamies ?
    Oui, elles sortent de leur club de lecture ! Je les ai déjà vues ! D’habitude elles s’installent plus loin dans l’allée mais là le soleil donne sur nous, c’est l’endroit idéal !
    Chouette ! Un peu d’évasion. On va peut-être en apprendre de belles !

  18. Antonio dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.

    — Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    — Il paraît, oui. De sardines, de harengs et même de moules, t’imagines ?
    — De moules ? Han ! Mais ça doit irriter plus que les fientes de pigeon !
    — Tu m’étonnes. Quand elles s’accrochent à toi, c’est pire qu’un vieux chewing-gum. T’as plus qu’à te faire ravaler la façade.
    — Dire qu’il faut une semaine pour nous maquiller et être présentables.
    — Oh ! moi, tu sais, j’ai arrêté de passer par le service public. Je me fais juste un tag, au petit matin, un café renversé et je suis de service. Franchement, c’est rapide et moderne. D’accord, je fais ça au black.
    — Moi, je ne m’y fais pas à ces gribouillis de peinture, ça me rappelle ces punks que nous racontaient les bancs de lycée de nos aïeuls. Sauf, qu’ils avaient la décence de se peinturlurer eux-mêmes et pas de nous exploser leur art à la face, dans notre dos.
    — T’es pas assez moderne, mon vieux. Faut rester connecté de nos jours !
    — Tu parles d’un progrès ! Nous affubler d’une fiche USB pour qu’ils rechargent leurs appareils sur lesquels ils piquent du nez toute la journée. Est-ce qu’ils aimeraient qu’on leur flanque une prise sous les aisselles pour que leurs gouvernants restent connectés au moindre de leurs mouvements ?
    — T’exagères !
    — J’exagères ? Et cette loupiote, au-dessus de notre tête, comme sur les taxis, qui reste toujours verte pour leur dire qu’on est libre, comme s’ils n’avaient pas les yeux pour le voir. Forcément, ils ne regardent que leurs écrans qui les guident jusqu’à nous par le GPS. Et comme on est mal notés sur Seatadvisor, tout ça parce que deux SDF ont tranquillement fini leur nuit de jour, forcément, on ne travaille plus comme avant.
    — T’es qu’un passéiste, au mieux un nostalgique, un vieux poète des banc publics… Réveille-toi, mon vieux ! Brassens est mort. Et les autres avec ! Y a bien plus que Delon qui pourrait faire un brin de monologue avec toi.
    — Ça m’est bien égal. Que le diable nous emporte à la déchetterie, lui et moi, plutôt que de vivre dans cette société-là.
    — Ça y est, tu nous refais une fiente nerveuse. Fais comme moi, prends le bon côté des choses ! Regarde, on a appris plein de trucs depuis qu’on est connectés. Les bancs de sardines, par exemple, t’aurais imaginé ?
    — …
    — Attends attends ! Tu vois ce que je vois ? Oh ce cul ! Il est pour toi, regarde… Je n’en reviens pas.
    — …
    — Je n’en ai jamais vu un aussi beau depuis… depuis… oh ! Les galettes de Pont-Aven… Oh ! Mon Jean-Pierre, tu vas te régaler.

  19. Jean Marc Durand dit :

    Deux bancs vacants papotent en attendant le passant.

    « Tu y crois, toi, au banc de sardines ?
    – Mon pov Jojo, où c’est que t’as encore été pêcher cette info ?
    – C’est le père Mathieu, tu sais, celui qui ramène tout dit du grain aux pigeons, celui qui déraille un peu, qui leur sourit en les appelant mes tourterelles.
    – Et alors, quel rapport ?
    – Ben la semaine passée, il faisait causette avec la Marguerite, celle que son homme il est mort et que sur son lit de départ, il lui a fait jurer de ne pas rester toute seule, de se remarier, ptête ben, avec le voisin du 4ème, son ancien julot, que comme ça, ce serait plus confortable pour s’occuper du minou et du canari. Oui, parce qu’il lui avait déjà fourni du grain pour canari, mais du plus petit, pour les canaris. Parce que le canari, ça a un appétit d’oiseau, comme on dit, alors que le pigeon, il est plutôt glouton, même si lui, il parvient quand même à voler, malgré son gros appétit.
    – Eh, mon Jojo, on dirait que ya pas que le père Mathieu qui déraille, où c’est ti que tu veux en venir ?
    – Eh doucement Bébert, me perturbe pas avec ta précipitation, sinon, je vais encore me mélanger les pieds dans mon histoire….je disais donc…que…Mathieu y faisait pipelette avec Marguerite. Et, à un moment, ils ont causé culture. Tu sais, ces deux-là, c’est le genre à tout dit regarder Arte, la chaîne où ils ne retransmettent jamais de compétitions de pétanque, jamais de pub anti fuite, anti arthrose….plus souvent des reportages sur les animaux dans la jungle des banquises ou sur les sarcosages des rois fainéants d’Egypte.
    – Mais encore…mon Jojo, s’il te plaît…passe la seconde…parce qu’à ce rythme-là, ma nouvelle peinture, elle aura eu deux fois le temps de sécher.
    – T’énerve pas, t’énerve pas, Bébert…j’y’ arrive. Donc, le père Mathieu, il racontait comment dans la nature sauvage et indomptée, il existait des gros pichons, genre cachalot, qui se rassemblaient en bande de malfaisants pour coincer les tiots pichons, dont les sardines … qui alors se regroupaient pour paraître plus gros… à ce qu’il parait ? Et que ça ferait banc ??
    – Ben tiens, mon Jojo…t’étais pas au courant…en fait, c’est encore plus simple, c’est un coup des municipalités écolos des littoraux. Elles installent des ptits bancs sur les digues pour permettre aux tiots pichons en migration de se reposer de temps en temps. Et pis des plus gros bancs pour permettre aux gros pichons d’admirer sur le continent les parcs aquatiques où on les embauchera pour faire des singeries.
    – Ah bon…ah bon… ben dis mon Bébert, tu m’épates avec tes connaissances, je te croyais plus betterave.
    – Et savais tu aussi que la fameuse sardine de Marseille, ben elle n’était pas toute seule. C’était une bande de sardines, très mécontentes de leurs futures retraites étriquées en boîte de ferraille, et qui avait bloqué le port en y balançant tous les bancs de la ville….Si…SI…c’est ma chaîne culturelle à moi.

    Et j’y suis attaché.

  20. 🐀 Souris verte dit :

    Des bancs blancs

    – Dis donc ça fait longtemps qu’on fait tapisserie…
    – Oui, on a du mal a trouver notre couvercle. La dernière est repartie avec le postérieur immaculé et une belle raie dans l’autre sens !
    -Comment c’est possible ?
    – C’est la marque du trou moi j’ai deux planches disjointes.
    – Moi j’en ai trois. !
    – Tu n’es pas normal.
    L’autre jour ils ont repeint les chaises en fer.
    – En vert…
    – Oui, et quand les gens se sont mis debout on aurait dit qu’ils sortaient de dessus le grill viande… Bien marqués et puis tout ça bons a être enfournés !!!
    -D’ailleurs je me demande pourquoi on nous a faits en blanc, c’est salissant le blanc.
    – Pourquoi tu veux aller au Vatican ?
    – Qui c’est qui te parle de Vatican. Tu n’entends plus rien tu as un énorme bonhomme qui est assis dessus…
    – Il aura de la chance celui-là, il aura deux raies !
    – Toi tu as une vieille fille qui vient de se poser sur tes deux planches
    – Elle est comment ?
    – Un peu cucu la praline
    – Un banc de sardines ?
    Je vais te dire on s’amuse mieux depuis qu’on est repeint mais j’aimais bien aussi quand on faisait tapisserie !

    Ainsi papotaient deux bancs blancs fraîchement repeints.
    🐀 Souris Verte

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