621e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied.
Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

Continuez à nous parler de cette étrange famille

Pour nous, écrire avec humour, c’est tout ce qui dans un texte fait sourire et parfois rire. L’humour est une question de vitesse de l’intellect. D’intelligence rapide, dynamique, subtile. L’humour est social.

Ces exercices inédits d’écriture créative n’apprennent pas à écrire, ils enflamment l’imagination. Le but est de vous conduire vers les ressources imaginatives qui somnolent en vous. Après quoi, vous décidez de mener le projet d’écriture qui vous convient : nouvelles, roman, etc.

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18 Responses

  1. iris79 dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied.
    Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    Quant à moi, je n’ai que le cerveau droit.
    Je suis très émotif et ce n’est pas facile tous les jours. Je réagis au quart de tour et j’ai bien du mal à raisonner. Mes parents qui ont toute leur tête mais pas de buste, juste des mains et des pieds sur terre, m’aident autant qu’ils le peuvent. Ils savent me parler, me rassurer, m’encourager, m’aider à gérer mes émotions qui sont souvent à fleur de peau.
    Ce n’est pas comme ma sœur qui n’a pas de tête mais des muscles et un cœur, énormes !
    Elle ne tient pas en place et court tout le temps ! On ne l’arrête plus, c’est fatiguant !
    Quant à mon frère, n’en parlons pas, il n’a que deux yeux et une langue. Mais elle est tellement pendue que ça en devient problématique. Il faut toujours passer derrière lui pour réparer ses bourdes. Il parle, il parle, critique, devise à tout va et ne manque jamais une occasion pour se moquer de notre famille mais surtout des autres, encore plus mal lotis que nous, enfin pour nous.
    Il vilipende les rampants sans dents, hurle sur les volants sans voix, moque les poilus aux ongles crochus. Pas moyen de lui faire entendre raison. Faire communauté serait plus judicieux pour se serrer les coudes (enfin pour ceux qui en ont comme mon oncle et ma tante!). On serait plus forts ensemble ! Plus efficaces aussi, dans ce vaste monde un peu branlant.

  2. Urso dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied.
    Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    Notre famille, oui il y en a qui sont pires.
    Moi par exemple. Je n’ai plus de tête. Ainsi que mon petit frère qui est dans le même cas que moi.
    Tous deux nous l’avons perdue, il y a très longtemps au moment de la Révolution Française. Et depuis elle a repoussé, elle est restée quelques années, puis subitement a disparu, elle est revenue …
    Ah la tête pour un corps humain c’est important, on peut en faire des choses avec.

    Un oncle et une tante, eux c’est les pieds et les jambes. Ils n’ont plus ces membres. C’est arrivé au cours de deux guerres « successives », je ne me souviens plus lesquelles. Pour eux c’est idem : ça part, ça repousse, ça repart.
    Ah quelle vie les amis nous menons.

    Notre famille, elle ne s’appelle pas « Sans culotte ». Son petit nom c’est « Sans-Tête », en deux mots.
    Hi hi, dur dur, c’est un nom qui n’est pas toujours facile à porter.
    En plus vous savez quoi. Dans le village où je crèche j’exerce le job de boucher et charcutier. Oui les deux. Je suis également le maire du village : un peu de politique, la gestion de la vie de la cité, c’est également bon pour le moral, pour aider les autres et aussi pour sa santé.
    Bien sûr dans le village, tout un chacun connaît mon nom de famille. Des fois j’ai le droit à des petites plaisanteries de la part des personnes qui viennent me voir.
    – Ah aujourd’hui vous n’avez plus de fromage de tête. – Ah votre tête de veau, qu’elle était bonne, je me suis vraiment régalé.
    Ça me fait marrer, ce n’est pas méchant.
    Puis de la tête de veau, du fromage de tête j’en ai pas toute l’année.

    Récemment j’ai ouvert un restaurant dans le patelin. Comme vous le voyez, j’en ai des occupations.

    Ah ah dans mon village, il y a presque tout. Énormément de commerces : une boulangerie, un fromager, le boucher et charcutier c’est Bibi, 2 cafés, une épicerie et la boulangerie, et bientôt une droguerie. Eh oui. Un salon de coiffure … un petit paradis, le village, pardi ! Ensuite l’église, l’école, la toubib … Tout tout dans notre village. Avec en plus la mer et la montagne qui ne sont pas loin … de belles forêts, une rivière, un lac … Un coin de paradis.

    Aïe Aïe le restaurant, j’allais oublier. Nos spécialités ce sont les abats, de la tête aux pieds, porc, veau …
    Les amis, n’oubliez pas de venir me voir si vous passez dans le pays : La Tétine-sur-Foie dans le département Des Rognons Blancs.

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied.
    Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    En effet, mon grand-père, vigie sur un trois-mâts qui frayait dans la Mer des Caraïbes, était né avec un seul œil et un unique pied mais a toute sa vie gardé bon pied bon œil,

    Ma mère, unijambiste, qui garde pourtant, en toutes circonstances les pieds sur terre, fait le pied de grue rue Saint-Denis

    Mon père n’a qu’un lobe cervical mais il est capable de résoudre, en ni une ni deux, des équations à 3 inconnues

    Ma tante, ne possède que deux doigts, ce handicap ne l’ayant pas gênée pour gagner haut la main les nombreux concours de dactylographie en vogue dans les années 50

    Ma sœur, amputée de ses 20 doigts, passe son temps à faire des pieds et des mains, dans des numéros d’acrobate-jongleuse pour un cirque miteux

    Quant à mon frère, totalement édenté et essorillé, il garde toujours, malgré les adversités de la vie, un solide appétit et une intégrité totale, mordant la vie à pleines dents tout en continuant à faire la sourde oreille à toutes les tentations

    Je suis remonté, un peu comme ces bactériologistes à la recherche du patient zéro, aussi haut que j’ai pu dans mon arbre généalogique pour découvrir parmi mes ancêtres le fondateur de cette lignée de malheur, le responsable de ce lignage de demi-portions.

    Je trouvai, dans une branche du Ve siècle, une aïeule qui n’avait qu’un sein, ce qui ne l’empêcha pas d’allaiter ses nombreux enfants conçus avec un barbare qui ne possédait qu’un testicule, ayant perdu l’autre dans un combat contre les Huns

  4. françoise dit :

    621/Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied. 
    Ma cousine est une-tout-en-une, et n’a qu’un sein !Elle s’en était accommodée jusqu’alors : dans le bonnet vide de son soutien-gorge elle entreposait ses petites économies, c’était son petit coffre-fort personnel disait-elle. Mais elle vient d’accoucher de jumeaux qu’elle veut absolument allaiter ensemble mais fermière elle a la responsabilité des animaux de la ferme, elle doit veiller à leur nourriture, à la propreté de leur litière, traire les vaches. En ce moment elle a de gros soucis avec un canard boîteux : il faut qu’elle retourne chez le spécialiste et prendre une décision qui la perturbe : lui couper la patte et lui en greffer une artificielle, ou l’euthanasier…

    Soudain elle entend les jumeaux pleurer, signe qu’ils ont faim.Elle se voit obligée de prendre une décision qui lui fend le cœur : donner le sein à l’un et le biberon à l’autre ; à la prochaine têtée elle changera. Elle espère ne pas les traumatiser. Il faudra qu’elle en parle à son psychanalyste ; elle n’y avait pas pensé mais elle pourrait aussi à chacun donner un demi-biberon et un demi-sein. C’est ce qu’elle va faire.
    Les jumeaux paraissent rassasiés. Elles les couchent chacun dans leur couffin.
    Soudain on sonne à la porte. Ce doit être son cousin le tout-en-un. Elle avait oublié qu’il devait venir dîner. Elle n’avait rien prévu ; ce n’est pas grave elle ferait cuire le canard boiteux….
    ————-

  5. Françoise Rousseaux dit :

    Le cousin tout-en-un n’avait qu’un pied et un orteil…
    La cousine tout-en-une n’avait qu’un œil et une dent…
    L’oncle 2+2 avait quatre oreilles et quatre mains…
    La tante Octopussie avait 8 bras..
    Le grand-père n’avait ni jambe, ni pied ; il rampait comme un escargot…
    La grand-mère avait une queue de sirène et tricotait au fond d’un bocal…
    Parmi les autres membres de cette curieuse famille, l’un avait des ailes à la place des bras, une autre des pattes de canard, un lointain cousin avait même une tête de chat, mais restait bien campé sur ses jambes, vêtu d’un élégant costume…
    Ah, ils s’en sont donnés à coeur joie, mes élèves ! Chacun avait peint un personnage sur une grande feuille, puis on les avait découpés et fixés sur la vaste baie vitrée qui séparait la classe de la cour de l’école. Nous avions ainsi constitué une fresque, visible à la fois de l’intérieur et du dehors. Nous l’avions intitulée : « une famille peu ordinaire ». Nous en étions très fiers , d’autant plus que pendant les récréations, les élèves des autres classes ne manquaient pas de les observer avec intérêt…
    Les parents observaient également, quand ils passaient dans la cour, mais je dois avouer que les avis étaient partagés. Certains trouvaient les personnages amusants, mais d’autres n’appréciaient guère toutes ces bizarreries.Un père, mi-figue, mi-raisin, m’avait dit : « Alors, vous avez ressuscité la Cour des Miracles ? ». Je l’ai pris pour un compliment, mais en était-ce un ? Même réaction chez mes collègues ; certains adoraient, d’autres étaient plus réservés. La Directrice de l’école, une vieille bique, me fit bien comprendre qu’elle désapprouvait…
    Et puis l’Inspecteur m’a convoquée et il n’a pas mâché ses mots !
    « Madame, me dit-il, on ne vous paie pas pour que vous laissiez vos élèves se répandre en élucubrations soi-disant artistiques ! Et encore moins pour les exposer au vu et au su de tout le monde ! Ceci n’est pas digne de l’Education Nationale ! Vous allez faire disparaître ces peintures immédiatement et vous consacrer à la tâche qui vous est impartie : apprendre aux élèves à lire, écrire, compter . Tout le reste n’est que fariboles ! »
    La mort dans l’âme, j’ai décroché les personnages et les ai ramenés en catimini chez moi, car on m’avait interdit de les donner aux enfants.
    Plus de peinture, plus de pinceau ! Les journées s’étiraient et plus rien n’égayait la baie vitrée.
    Mais heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Car mes élèves s’étaient attachés à leur « famille peu ordinaire » et ils ont décidés de la faire revivre… en toute discrétion bien sûr !
    Dans le bac à sable, dans la terre des jardinières, derrière le tableau noir, le cousin tout-en-un, l’oncle 2+2, et tous les autres reviennent furtivement ; de nouveaux personnages ont été créés, la famille est en pleine extension ! Mais surtout motus et bouche cousue ! Que l’Inspecteur, la Directrice et les Parents ne se doutent de rien ! De toute manière, ce ne sont que des images éphémères, très vite effacées. Comment, vous êtes déçus ? Bon, j’avoue, je prends le temps de les photographier ; si ça vous intéresse, je vous les montrerai. Mais… chuuuut !

  6. Maguelonne dit :

    La vie est fort injuste. Moi, par exemple, je ne suis pas né à la bonne époque.
    Mon cousin est un tout- en- un. Il n’a qu’un pied. Ma cousine est une toute en une. Elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille on dit qu’ils ne sont pas si mal lotis. Ben c’est vrai. Ils traînent leur flemme toute la journée, les cheveux en pétard, d’énormes valises sous les yeux à force de roupiller. À eux, pas de réflexions désobligeantes. Ils sont tellement mal fichus qu’ils ne sont bons à rien. « Oh les pauvres, ce n’est pas de leur faute ».
    Moi je suis d’une autre génération. Et entre temps les sorciers ont tellement greffé des trucs de partout, trafiqué les gênes que ma génération est devenue polyvalente : de vrais couteaux suisses, des macgyver sur pattes !
    Je suis un tout -en -un multifonction. Et je suis paraît il une réussite exceptionnelle, le top du top, la crème de la crème! Les savants charlatans ont été grassement payés pour ça, et ont même reçu des prix. J’aurai voulu qu’ils croulent sous le poids de leurs médailles. Mais la vie est si mal faite.
    Je suis lime, coupe ongle, taille haie, tournevis, briquet, tondeuse, tronçonneuse, porte parapluie, ramasse-miettes, regonfle-pneu, figaro et que sais je encore…Il n’y a que le tire bouchon qu’ils m’ont retiré. Parait que j’avais des débordements. Alors je fais genre tout va bien, mais y a plus de réconfort, plus rien pour faire sauter la soupape. Je suis devenu un homme objet non stop. Mais sous la carapace, il y a un cœur qui bat, j’ai besoin qu’on m’aime, j’ai besoin d’aimer. Alors je sens que je vais craquer, c’est comme si c’était déjà fait.
    Et puis surtout j’ai retrouvé mon cerveau reptilien. Quoiqu’ils disent, il existe bel et bien. Je veux manger comme un morfal, je veux boire comme un trou, je veux traîner dans mes savates et surtout copuler comme un lapin.
    Voila c’est dit et garez vous : ça va péter .

  7. Véronique dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied. 

    Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    Mon beau-frère est un « sans-queue-ni-tête » qui campe toujours sur ses positions et tourne toujours en rond…
    Mon oncle est un « sans-foi-ni-loi » un peu tricheur, menteur, cambrioleur à ses heures…
    Ma frangine est une « sauve-qui-peut » qui s’enfuit dès que le ciel toune au gris…
    Mon père est un « fais-pas-ci – fais-pas-ça » et un «tu vois j’te l’avais dit »,.
    Ma mère est une « béni oui-oui » qui avale des couleuvres et subit les épreuves.
    Mon grand-père est un « c’était l’bon temps » dans ses bons jours, ceux qui précèdent les « rien n’va plus ».
    La petite dernière est une « va-t-en guerre », une vraie gueule cassée qui croit toujours à la der des ders.
    Heureusement que ma grand mère est une «reine-d’un-jour-reine-pour-toujours »  avec ses bras de shivas elle embrasse goulûment tous ceux qui lui sourient et croient en la vie.
    Merci mamie. C’est tellement bon la famille !

  8. camomille dit :

    Car, si vous connaissiez ma sœur !
    Ah ! si vous connaissiez ma sœur !
    Approchez-vous que je vous dise:
    Ma sœur, elle a un mari qui/
    Ah ! Si vous connaissiez le mari de ma sœur !
    Le mari de ma sœur, il a un cousin qui/
    Ah ! Si vous connaissiez le cousin du mari de ma sœur,
    Eh bien vous cesseriez de critiquer ma famille !
    Car, si vous connaissiez ma sœur…

  9. Patricia dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied.
    Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent.
    Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    Ben oui, un pied c’est bien mieux que pas de pied du tout. Et franchement, les doigts de pied, à quoi ça sert ? A part se les fracturer en franchissant trop vite une porte. Au moins, avec un seul, il n’y a pas des tas de trucs dégoutants qui viennent se loger entre chacun… Et en plus, ça fait un seul ongle à couper et un seul risque d’ongle incarné. Vous voyez bien… Finalement, il est verni le cousin…

    Et puis un œil, c’est toujours ça, non ? Est-ce que l’on a besoin de plus d’un œil, vu toutes les mochetés à voir dans ce bas monde ? Enfin vaudrait mieux que ce ne soit pas le mauvais, hein ? Ca, ça porte malheur.
    Et puis une seule dent, ça fait qu’elle ne peut jamais en avoir qu’une contre quelqu’un, ha, ha, ha… Et puis quoi, trente et une chances en moins d’aller chez le dentiste ! C’est pas une aubaine, ça ? Là où elle nous fait bien rigoler, c’est lorsqu’elle nous expose sa théorie de la vengeance : œil pour œil, dent pour dent. La loi du talon, qu’elle dit. On ne sait pas trop si elle parle du seul talon de son frère. On se demande bien ce qu’elle veut dire, mais on s’en fiche, on rigole bien, je vous dis.

    Et puis c’est toujours mieux que pour l’amibe. Elle c’est ma sœur. On l’appelle comme ça parce qu’elle n’a qu’un neurone.
    Quand je vous dis qu’on rigole bien, dans la famille…

  10. Dominique PORHIEL dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied.
    Ma cousine est une-tout-en-une, elle n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.
    Non, le plus mal loti, et j’en suis fier, c’est moi !
    Oui, moi ! Parce que je n’ai qu’un neurone et demi ! « demi » c’est important – c’est comme les petits enfants qui se vantent de leurs deux ans et demi – oui, un demi-neurone ça permet quand même de se connecter à peu près la moitié du temps avec l’autre, l’entier.
    De là à imaginer …. Ah zut ! il s’est barré !

  11. FANNY DUMOND dit :

    Mon cousin n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied. Ma cousine, elle, n’a qu’un œil et qu’une dent. Dans notre famille, on se dit qu’ils sont bien mal lotis, surtout depuis qu’un jour, il leur arriva cette drôle d’histoire que je vais vous conter :

    Le tonton avait le cerveau dans l’estomac et restait à table toute la sainte journée. On aurait dit une barrique. La tata, qui avait quatre bras et quatre jambes, ressemblait à une pieuvre. Il fallait voir comment elle se démenait dans son foyer pour faire cafet ouverte 24 heures sur 24 et transformer ses plats en purées pour son cyclope de fille. Depuis que l’œil de Cousine voyait double, c’est Tatie qui se coltinait à tchatter 18 heures sur 24 sur les réseaux sociaux. Cousin, quant à lui, s’était inscrit sur des sites de rencontre et ne trouvait pas chaussure à son pied. Aussi, s’était-il mis dans sa tête de bourrique de prendre des cours de langoureux tango.

    Un beau matin de 1er avril, sa famille constata sa disparition et donna l’alerte, car elle leur manquait trop, dirent-ils la larme à l’œil.

    Après avoir fouillé les alentours, on la retrouva à la nuit tombée en train de brouter l’herbe tendre d’une prairie.

    Elle était devenue chèvre !

  12. Grumpy dit :

    Pourtant on le leur avait bien dit, répété sur tous les tons et ressassé chaque matin : « méfiez-vous, soyez vigilants, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite »

    Ils savaient pourquoi mais ces deux petits cousins voulaient être comme les autres : bavarder, échanger, rire, jouer, sans comprendre que c’était bien là que se cachait le danger.

    Ils se seraient bouffés plutôt que de rester dans leur coin dans la cour d’école au lieu de jouer au ballon prisonnier, aux billes et sauter à la corde.

    Et chaque soir ils revenaient à la maison un peu plus amochés. Les autres gamins rentraient de l’école souvent cabossés. Eux, souffraient plutôt de creux que de bosses.

    Un peu plus rongés de jour en jour. L’angoisse des parents « ces deux-là, à ce train, on aura tôt fait de les perdre, il faut trouver une solution, si on ne fait rien …. »

    Ils discutent entre eux de plusieurs solutions, c’est celle du nougat casse-dents bien dur qui est retenue à l’unanimité des palabres.

    Cousin, cousine n’ont pas leur mot à dire, voilà qu’ils ont retrouvé leur forme d’origine, chacun toutes ses dents, dix doigts, dix orteils, deux oreilles, deux yeux.

    Ils en ont eu de la chance ces deux-là d’avoir des parents pâtissiers !

    Leurs copains dépités ont amèrement regretté le temps où ils étaient faits de pain d’épice et constituaient l’essentiel de leur quatre heures.

  13. Nadine de Bernardy dit :

    Mon cousin est un tout en un : un pied et un seul doigt de pied. Ma cousine est une toute en une : un oeil et une dent. Dans notre famille, il est dit qu’ils ne sont pas les plus mal lotis
    C’est bien vrai.
    Pour ma part j’ai deux pieds avec cinq doigts chacun. C’est incroyable ! Je passe pour un phénomène, je ne sais pas quoi faire de tout ça et m’emmêle souvent les pinceaux.
    Ma mère, la soeur de la mère de mon cousin, a deux yeux bleus perçants qui nous dévisagent avec insistance quand elle nous parle.On ne sait pas trop lequel regarder, cela a le don de la mettre en colère.
    Le père de ma cousine toute en une, mari de la belle soeur de mon propre père, a plein de dents, il se mord sans arrêt la langue quand il mange. Il est furieux de cette particularité qu’il faut brosser tous les jours et qui lui fait un sourire carnassier peu seyant.
    Nous avons en commun une grand mère dont la tête est ornée d’une oreille de chaque côté. Elles commencent à faiblir, mais ont fait notre terreur quand nous étions petits. Habitués, comme nous tous, à n’avoir qu’une seule oreille, nous avions l’habitude de nous mettre du  » bon côté  » afin de ne pas être entendu par les adultes, mais avec elle, impossible.
    Elle se vantait d’avoir un très bon sommeil, de dormir sur ses deux oreilles. Comment était ce possible ? Le mystère n’a jamais été élucidé.
    L’oncle Albert, en revanche, n’en n’avait qu’une. Il était la risée des hommes de la famille. Comment pouvait il faire avec une seule ? Ils en avaient tous deux et s’en portaient très bien.On lui posait la question régulièrement
    Comment va-t-elle ? Ce ne doit pas être facile de n’en avoir qu’une.
    Excédé il répondait:
    Je n’ai pas besoin de deux narines comme vous autres.Je sens très bien et sans doute mieux que vous car les odeurs se concentrent en un seul orifice, elles ne se dispersent pas à droite et à gauche comme chez vous.
    Alors, qui sont les plus mal lotis dans ma famille ?

  14. 🐻 Luron'Ours dit :

    🐻 UNIQUE OBJET

    En étrange famille, je demande Bamboula. Sur la réserve, le cousin, demi portion reste au saloir. Le cuisinier l’a dit, je ne mangerai pas de ce plat là, je n’accommode pas les restes. Et de reprendre, parlez-moi du bon temps où les explorateurs venaient avec une file de porteurs et la batterie de cuisine des manufactures de Schefield. Il n’y avait plus qu’à accommoder avec du Pili-Pili. Tout était fourni ainsi que la broche et le mécanisme d’horlogerie pour tourner. On savait s’amuser !
    La cousine est venue rechercher son demi-frère. elle nous a regardé d’un seul œil. Où est-il, cet avorton ? Pas amène, la maritorne ; j’ai pris mon fusil et je me suis posté de guingois à affûter mes outils, l’âme en table ! Aujourd’hui, je rends mon tablier, je n’ai rien à cacher, je suis un bon sauvage avec tout ce qu’il faut où il faut ! La cousine en a pris son parti ; C’était elle ou lui.🐻 Luron’Ours

  15. 🐀 Souris verte dit :

    🐀Y’A QU’UN CH’FEU…

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied. Ma cousine est une toute-en –une, elle n’a qu’un œil et n’a qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    Ça, pour se rassurer c’est c’qu’on dit !

    Après le marathon de la GUIBOLE on arrose le plus ingénieux. Cette année c’ést le Maurice qui, monté sur ressorts avec double propulsion à hélice a remporté le trophée.
    Au banquet des  »Uniques » on fête l’arrivée du désert en entamant le rituel refrain : y’a qu’un ch’veux sur la tête à Mathieu et qu’une dent dans la mâchoire à Jean…
    La distribution n’avait pas toujours été judicieuse. Par quel hasard ce ch’veu est-il arrivé sur la langue de Mathilde alors que Mathieu , son poil il l’avait dans la main ? Jean, sa dent est l’incisive qu’il projette contre l’humanité.
    Alphonse lui, ne voit du monde que par le petit bout de sa lorgnette une vision unilatérale évitant a son seul hémisphère une fatigue inutile…
    Et on vivait vieux chez les Uniques…
    Ce qui les faisait le plus marner c’est que dans la salle d’à côté il y a la réunion des Rousselle – les Gabegie- comme les appelent les Uniques..Et vas-y que j’te chante à tue tête l’hymne à la mémoire de leur ancêtre : le Cadet Rousselle qui a trois chapeaux… Et puis trois yeux, l’un qui regarde Caen l’autre Bayeux… il n’a pas la vue bien nette on sait où va le troisième… Sous les jupons de Fanette…
    Comme ils ont tous trois quelques choses vous dire s’ils sont prolifiques !

    Pour les Uniques c’est pas le nombre qui compte !
    Eux aussi ont fait beaucoup de petits… Combien autour de nous ne regarde que devant lui… 🐀

  16. Jean Marc Durand dit :

    Mon cousin est un-tout-en-un. Il n’a qu’un pied qui n’a qu’un doigt de pied. Ma cousine est une toute-en –une, elle n’a qu’un œil et n’a qu’une dent. Dans notre famille, il est dit que ce ne sont pas les plus mal lotis.

    Nous, enfin, ma sœur et moi, avons trois pieds avec six doigts, trois yeux et soixante-quatre dents. Financièrement, les parents ont du mal à s’en sortir pour chausser les petits de bonnes godasses et de corrects binocles. Quant au râtelier, pour contenir ces multi-dominos, c’est galère, comme pour traverser la Manche un jour de tempête, pour un une-dent-sur-deux !

    Pourtant, les parents ont bien œuvré pour la limitation des ahreunaissances . Ils n’ont eu que deux enfants sur quatre.

    C’était déjà le temps de la restriction, celui où les poulitiques n’avaient pu que constater, guidés par les égoïnotifiques, que le poids des transhumains faisait dangereusement couler les continents.

    Déjà les subasiatiques vivaient sous l’eau, redevenant poissons ou grenouilles, selon ce qu’ils avaient avalé comme nourriture dégénérative.

    Les parents, eux ne s’en sortaient plus du tout. Ils avaient cru bien profiter du Programme, avec ses promesses de retraite avant le travail réduit à 2h par semaine. Ils avaient laissé les Puissants leur tripatouillé l’essence de l’anatomie. Deux semaines sur une plage idylliquoreuse, à se faire piquer de partout des cocktails incertains sur du sable émouvant. Le piège à dons du corps.

    A l’heure, actuelle, ces pauvres actionnaires sont bien encombrés avec leurs surplus de membres. Lui sur 14 bras n’a pu en revendre que 2 et 1 organe génital sur 6, avec un bénéfice tout à fait modeste pour l’encombrement supporté. Elle, a pu caser plus aisément 4 de ses seins sur 12, une main droite sur 6 et 1 pavillon d’oreille sur 3.

    Mais, le trop peu de solde positif a dû être réinvesti dans l’adaptation de la toiture à vivre et dans la voiture à se déplacer.

    A l’heure actuelle, l’État se montre incapable de gérer les surplus de membres produits en vue des réparations d’après la quatrième guerre universelle.

    De nouvelles lois seraient en discussion de Rassemblée pour autoriser certains individus et familles surchargés à sectionner leur propres membres uniquement pour une consommation personnelle ou familiale, avec interdiction de créer un quelconque trafic financier.

    L’idée d’un troc a été proposée par la Ministre des Ménages. Reste à établir une échelle des valeurs, à savoir, combien d’oreilles pour un bras, combien de verges pour une jambe.

    Nous attendons avec impatience l’intervention de la Cheffe de l’Ananation, sur BLFCMITv Porté, à 8h, heure lunaire d’après le méridien de Gaston.

    Le désespoir n’est plus de mise au casino du Grand Tapis, avec toutes ces poussières d’existences, par-dessous.

    Personnellement, j’espère toujours de la Gavotte et de ses six doubles du Grand Rameau, mon seul maître du jour.

    Et surtout ne pas mettre un doigt de trop dans l’encrenage de l’écriture.

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