616e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Nous faisons tous, parfois, un peu de tralala. 
Mais, racontez-nous plutôt, le jour où vous avez fait un peu de trololo, voire beaucoup de trilili. 

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27 Responses

  1. MALLERET dit :

    Grâce au Proviseur du Lycée International de Saint-Germain-en-Laye, mon projet de restauration d’un salon du Château d’Hennemont prend forme. Maintenant, il s’agit de trouver des « locomotives » si nous voulons générer des fonds.

    Le premier à accepter est le Président d’une des plus prestigieuses joailleries françaises. Après son accord, comme par magie, de grandes personnalités internationales, la plupart, parents d’élèves du lycée, acceptent volontiers de faire partie du bureau de l’association.

    Toute guillerette, l’âme en fête, j’arrive au restaurant. J’ai réussi à réunir toutes « mes huiles », et de surcroît, chez nous, en banlieue pour un déjeuner ! Assurément pas toute seule. L’aura exceptionnelle du Proviseur y est pour beaucoup, néanmoins, c’est une prouesse de trouver un moment où chacune d’elles a pu se libérer quelques heures et accepter de quitter Paris.
    Le chef qui prépare le menu a un talent fou et le fleuriste d’en face avec sa gentillesse naturelle aura fait au mieux le centre de table. Ma réunion pourra se dérouler dans les meilleures conditions. Je n’ai aucun souci à me faire de ce côté-là. Pour le reste, maintenant je suis sûre que grâce aux positions et aux relations des membres du bureau, nous parviendrons à récolter les fonds nécessaires. D’autre part, tous ont eu connaissance par le Président de la qualité de l’architecte spécialisé dans la restauration de monuments et bâtiments historiques qui sera responsable des travaux.

    D’un cœur léger, je franchis la porte du restaurant et m’arrête net. Consternée, je reste figée à l’entrée. Partout de grands vases avec des roses rouges à la fraîcheur douteuse et des palmiers en pot.

    – C’est un cauchemar, j’avais seulement demandé un centre de table.
    Cyril, le chef s’approche avec un sourire moqueur alors que je m’effondre.
    – Pierre a voulu vous faire plaisir.
    – Mais vous, vous saviez bien que ce n’était ni fait ni à faire. Pourquoi n’avez-vous rien dit ? Vous aviez la liste des participants pour que vous compreniez le niveau d’excellence dont j’avais besoin. D’ailleurs, vous étiez ravi que je choisisse votre restaurant. Vous saviez parfaitement qu’il s’agissait d’un déjeuner de travail et pas de la célébration de la Saint Valentin !

    Je ne sais que faire. Tout se bouscule dans ma tête : je lance un projet ambitieux, je dérange des sommités et je ne suis pas capable de les recevoir simplement, mais avec élégance. La responsabilité de ce naufrage m’incombe en totalité. J’ai fait confiance, et je n’ai pas vérifié. Je voudrais tout effacer et recommencer, être hier et surtout pas aujourd’hui.

    Soudain, comme après un bouleversement, un calme étrange s’installe en moi, avec un nuage de nausée, alors que mon cerveau galope autour des conséquences de ce que je vois. Si j’explique que le fleuriste a voulu me faire plaisir, c’est mon incompétence qui éclate au grand jour. Alors incompétence ou mauvais goût, mon supplice est à son comble sachant qu’ils imagineront que c’est moi qui ai choisi ce désastre et se poseront alors mille questions. Pourquoi tout ce tralalala ? Pouvons-nous accorder notre confiance à quelqu’un qui a si mauvais goût ? Peut-être penseront-ils que je suis carrément inapte au poste de Secrétaire.
    Ma honte vire à la paranoïa. Ces maudites roses rouges peuvent-elles mettre en péril une réunion pour définir une stratégie concernant les fonds à récolter ?

    À part le Président qui a poussé une branche de palmier pour me parler avant que nous nous installions à table, personne n’a fait la moindre remarque, je crois que c’est pire.

    Huit mois plus tard, le salon du château d’Hennemont est restauré dans son décor d’origine. Les ors brillent délicatement, les cristaux du lustre scintillent, le plafond a retrouvé son ciel bleu et ses angelots. Il y a foule pour l’inauguration, mais cette fois « tout ce tralalala » est élégant, digne de son écrin.

  2. iris79 dit :

    Nous faisons tous, parfois, un peu de tralala. 
    Mais, racontez-nous plutôt, le jour où vous avez fait un peu de trololo, voire beaucoup de trilili. 
    Ce jour là, tout était de guingois, tralala et tout allait de travers tralalère.
    C’était la panique au boulot trololo, et c’était pas joli joli trilili.
    On ne savait pas comment on allait faire tralalère, tout le monde restait interdit tralali devant cet immense fiasco trololo. Le grand patron choisissait ses clients trenlenlen et faisait n’importe quoi avec les tarifs trililif.
    Alors on dédida de passer à l’action trolonlon.
    On baissa les prix trilili,
    On enferma le patron dans son fourbi trilili, on fit venir tous nos copains et nos amis trilili
    et on réorganisa l’épicerie trilili
    chacun pouvait venir jusqu’ici trilili
    remplir son caddy trilili et on fit crédit trilili oui, on fit crédit car on connaissait tous les titi qui venaient faire leur courses les lundis, les mardis… trilili
    Notre action fit du rififi trilili
    on en parla sur LCI trilili
    mais on était très contents de voir tous ces gens éblouis trilili par notre démarche et ce que nous apportions pour écarter les soucis trilili de notre clientèle attendrie trilili . Cela fit grand bruit trilili et notre action fit pleins de petits trilili. Maintenant ensemble on en rit trilili et on a même changé le nom du magasin ; adieu tralala, bonjour trilili !

  3. Urso dit :

    Nous faisons tous, parfois, un peu de tralala.
    Mais, racontez-nous plutôt, le jour où vous avez fait un peu de trololo, voire beaucoup de trilili.

    – Oh oh je suis si las de la vie. J’ai tout perdu, mon argent et mon amie.
    C’est sûr, c’est fini, pauvre petit radis que je suis.
    Avec l’hiver qui approche je ne sais pas où aller coucher. Petit radis sans abri pour la nuit.
    – Allez chante donc ! bois du Limoncello !
    Cinzano trololo trololo. Ah qu’il fait tout à coup trop chaud mon verre est plein d’eau.
    Allez petit radis. Sois courageux et espère en la vie. Moi le vieil italien spaghetti, j’en sais quelque chose, vivant de vin, d’amour et de souris frites. Hi hi.

    Prends ta guitare, ton saxophone, ton violon, bref l’instrument dont tu sais jouer.
    Je le sais petit radis dans une vie antérieure vivant dans un pays où il n’y avait presque jamais la pluie tu étais un virtuose.
    Allez frati joue, joue sans te censurer, jusqu’à l’infini, de belles mélodies.
    Ah ah hi hi trilili.

    – Oh beaucoup merci, je crois avoir compris ce que tu me dis, signore Luigi Mistigri .
    Youpi, youpi. Moi le petit radis je ressuscite, je rajeunis, je resplendis.
    Trilili Trilili. Hi hi je ressuscite comme Jésus-Christ quittant à jamais son crucifix.
    Hi hi je crois aujourd’hui en la vie.
    Eh les amis, petit radis je suis, j’ai trouvé chez vous un coin de paradis!
    Ouf je vais pouvoir dormir la nuit dans un petit logis, bien au chaud dans mon pyjama vert pomme et mes souliers gris souris.
    Avec Lucie ma belle chérie – revenue hier de Bolivie. Vivre pour toujours avec Bibi (c’est ce qu’elle m’a dit) … trilili trilili …

  4. Michel-denis Robert dit :

    Ca ne devait pas arrivé mais ça s’est produit quand même. Un cataclysme. J’ai rangé mon bureau. Je m’y suis attelé courageusement. Ca m’a demandé beaucoup d’énergie. Sans blague, me mettre en route pour du rangement, c’est une vraie torture psychologique. Je n’exagère pas. Faut dire que j’y réfléchissais tous les jours depuis une quinzaine. Je me concentrais vraiment. Je sais comment procéder, maintenant. J’y vais, j’y vais pas, n’est pas la bonne formule. Je prends mon élan. La technique idéale, foncer droit devant comme dans un ruck, au rugby avec délicatesse, et les livres, les cahiers, les stylos dansent une valse que j’agrémente par mes chants pas méchants. Imaginez, ce soir-là, je m’étais surpassé. Un orchestre de mots et de flon flon s’échappait par la fenêtre.
    Et puis, de la rue, revenant de son travail, un boulot difficile, exténuant, elle entendit ma voix mélodieuse, mes trémolos, Lolo. Elle monta doucement l’escalier, doucement, sans faire de bruit et je fus surpris :
    – T’as pas fini ton tralala, dit-elle en ouvrant la porte ?
    – Quoi ? Tu ne vois pas, je range. Je fais le tri Lili.
    – Je croyais que tu devais écrire de la poésie zizi !
    – J’ai renoncé, ce n’est pas mon genre.
    – Pas ton genre ! Tu sais, le genre, maintenant. Tout le monde s’en fout Loulou.
    – Que dis-tu ?
    – Les hommes se font pousser des lolos et greffer un trululu.
    – Je te parle de mon genre littéraire, pas de ces élucubrations grossières.
    – J’entends bien, mais il faut vivre avec son temps ran-tan-plan. C’est comme ça maintenant. Il faudra t’y faire. C’est devenu ton boulot Lolo.
    – Que vont dire nos enfants ?
    – Bah ! Vaille que vaille. On veut faire de nous des trans – parents. Alors gagnons du temps, accompagnons ce temps déroutant. Ne restons pas en plan. Allons de l’avant. Bientôt, il sera derrière nous, ce monde flou, flou, flou.

  5. Mary Poppins dit :

    Il était une fois, il y a fort longtemps, un jeune roi qui s’appelait Childéric Chichis et une jeune reine Marie-Hortensia Chichis. Ils eurent trois filles qui naquirent le même jour. La première reçut le prénom de Tralala, la deuxième, celui de Trololo et la troisième, celui de Trilili.

    C’est la reine qui en avait décidé ainsi car elle trouvait ces onomatopées très jolies et mélodieuses. Le bon roi Childéric approuva ce choix saugrenu car, été comme hiver, quoi qu’elle fasse et quoi qu’elle dise, il était toujours d’accord avec sa femme.

    Tout le monde espérait, qu’avec ces prénoms musicaux, Tralala, Trololo et Trilili auraient des voix de cristal. Elles allaient gazouiller et vocaliser comme de vrais rossignols, pour le plus grand bonheur du royaume.

    Mais contre toute attente, plus le temps passait et plus les petites princesses chantaient faux. Elles minaudaient, prenaient des manières de crâneuse et se comportaient comme des chochottes. Si bien que parvenues à l’âge de dix ans, leur talent vocal était comparable à celui de Bianca Castafiore.

    Leurs miaulements aigus de pimbêches, leurs trémolos de chèvre étaient inécoutables. Ça vous agressait les oreilles. Et pour peu que l’on soit un brin mélomane, ça vous mettait dans un état proche de la crise de nerfs.

    Le pire de tout, c’est que Tralala, Trololo et Trilili adoraient s’adonner à cette activité. Il ne se passait pas une demi-journée sans qu’elles ne piaillent toutes les trois, à tue-tête, pendant une bonne heure.

    La situation était désespérée. On ne voyait aucune solution, à part se boucher les oreilles et prendre son mal en patience. La reine Marie-Hortensia ne souriait plus et n’arrivait plus du tout à s’occuper de ses 256 pots de fleurs et jardinières.

    Jusqu’au jour où le bon roi Childéric, qui habituellement n’avait aucun avis sur quoi que ce soit, eut une idée fabuleuse. Il fit des recherches généalogiques et grâce à un quadrisaïeul, complètement oublié, il parvint à transformer son nom de famille « Chichis » en « De la Boissière du Haut Donjon ».

    Suite à ce réajustement important, l’ambiance fut à nouveau sereine dans le royaume. Et les princesses Tralala, Trololo et Trilili de la Boissière du Haut Donjon devinrent aimables, belles comme le jour et gracieuses comme des fées

  6. Françoise Rousseaux dit :

    Faire des chichis, moi ? Mais jamais de la vie ! Ni des « chouchou », ni des « chacha » , d’ailleurs ! Rien
    de tout ça ! Mais si ,dites-vous, ça doit bien vous arriver parfois. Eh bien ,non, franchement… Ou alors je
    ne m’en aperçois pas, alors, ça revient au même, non ? De toute manière, la vie est déjà bien assez
    compliquée sans en rajouter !
    Donc, pas de chichis, mais par contre, des tralalas, je ne dis pas…J’adore ça même, seulement attention,
    ce ne sont peut-être pas ceux auxquels vous pensez. Les tralalas que je pratique, c’est ceux que l’on peut
    trouver sur une portée , au hasard d’une partition. Ceux qui vont égayer un refrain populaire, et nous
    aurons tous envie de le reprendre en choeur. Et du coup, les trililis et les trololos, pour moi, sont de la
    même famille ; et ils sont si mignons ! Quand on les entend, on sourit, on a envie de se trémousser ;
    d’ailleurs, ça y est, on se trémousse et ça fait du bien !
    Alors, n’hésitez pas ! Venez chanter avec nous ! Et n’ayez crainte, nous ne faisons pas de chichis !

  7. Nouchka dit :

    Patachichi, née un samedi (jour de bal et d’apparat) est fine et jolie. Un corps gracile, de petits nénés, les yeux légèrement bridés en forme d’amandes, le cou gracieux. C’est la plus coquette de la fratrie, la plus chichiteuse, la plus bêcheuse, la plus pimbêche, la plus crâneuse, la plus chochotte, la reine des fanfreluches, la plus cérémonieuse. Elle se pavane avec tralala et falbalas. Elle arbore un sourire cinémascope dont elle n’use que modérément.
    Ainée des filles de cette famille nombreuse, elle agace ses cadets qui la qualifient de péronnelle, cot, cot, codette, d’écervelée. C’est la gaffeuse, la balourde dépourvue de jugeote, miss bourde à la cervelle d’oiseau, tête de linotte, pieds-dans-le-plat. Futile et pleine de minauderies.
    Bref, la grande sœur qui vous hérisse le poil.
    Moi, Patapotiche, le frère né deux ans plus tard, je supporte mal cette ainée. Aussi, ai-je cherché à faire un peu de trololo pour la contrecarrer. Entendez par là, que je fais le clown, je m’emploie à créer des situations loufoques pour la contrarier. Je suis le maître des jeux de mots auxquels elle ne comprend rien et cela me fait marrer.
    Récemment, j’en ai eu assez de perdre mon temps à l’agacer et je me suis tourné vers les filles de l’extérieur.
    Alors que je commence à avoir du poil au menton et une voix de basse, je fais beaucoup de trilili.. Elles aiment les filles, ma voix de basse et mon esprit retors. Je me spécialise dans la blague à double ou triple sens. Je ne sais pas si elles pigent tout, les nanas, mais ça les excite et c’est très bon pour ma petite notoriété.
    Je sais que je vais me lasser un jour ou l’autre de cet auditoire, j’envisagerai alors peut-être de me mettre au trululu…
    C’est promis, je vous tiendrai informé.

  8. Catherine M.S dit :

    Nous faisons tous quelquefois
    Un peu de tralala
    N’est-ce pas ?
    Trop de ceci
    Pas assez de cela
    Un peu de comédie
    Beaucoup de cinéma
    On se prend pour une star
    A bien des égards
    Quel vantard !

    Mais quand on fait du trololo
    C’est une autre histoire
    Allô maman bobo
    Je fais des cauchemars
    J’ai mal à mo ego
    Je vois tout en noir
    J’ai tout l’temps le cafard
    On m’prend pour un jobard
    J’en ai marre

    Ceci dit j’ai des amis
    Qui pratiquent depuis longtemps le trilili
    Toujours la mine réjouie
    Même par temps d’orage
    Ou sous la pluie
    Ils se croient au paradis
    J’enrage !
    Magie ? Stratégie ? Sorcellerie ?
    Chez eux pas de mélancolie
    Que nenni !
    Un souci, une maladie ?
    Ils font confiance au trilili
    Haut les cœurs !
    Un peu de fantaisie
    Beaucoup de poésie
    C’est la recette pour être des leurs.

  9. Grumpy dit :

    Ah, Tralala, Trololo, Trilili, j’aurais bien voulu écrire quelques lignes qui parleraient de vous, hélas si je suis courageux, je ne suis pas téméraire.

    Voyez-vous j’ai reçu une lettre anonyme me menaçant de représailles si je racontais sur Kilogram ou à France Paris ce que je savais de cette fratrie, assassine, il faut bien le dire.

    Surpris et démonté, j’ai consulté celle qui l’avait bien connue, l’institutrice qui avait eu ces triplés dans sa classe de maternelle et « essayé » de les éduquer.

    – N’y touche surtout pas mon pauvre Arthur, si tu savais …

    – Ben justement, j’aimerais bien ?

    – Ce sont des petits sauvages, j’ai eu aussi à éduquer les trois petits cochons, à côté c’était du gâteau. Ceux-là, je t’assure, ce n’est pas de la tarte, oublie-les et tiens-t’en loin.

    – Loin de tous les trois ? Il n’y en a pas un pour rattraper les autres ?

    – Trois petites saletés je te dis. Ils m’en ont fait voir de toutes les couleurs, il y a eu des morts dans ma classe, je te dis pas les emmerdes…

    – Pourtant Tralala et Trilili ce sont des filles, en général elles sont moins dangereuses ?

    – Pense-tu, c’étaient elles les meneuses de vraies petites pestes. Trololo il était un peu balourd, il ne faisait que leur courir derrière.

    – S’il est un peu demeuré Trololo, je peux peut-être négocier la paix avec lui …

    – Comme tu veux, mais alors, sûr, qu’il va aller tout droit cafter à ses sœurs et je te garantis que ça va les enrager. Tu vas te faire tralalaler et trililier que t’en auras pas du regret si tu en sors vivant, Foi d’institutrice !

  10. Hémon Patricia dit :

    Il m’arrive souvent de faire du tralala.

    Un jour j’étais persuadée du déroulement d’une situation. Je l’avais planifiée tant et tant que je me suis dit c’est sur ça se passera comme ca’

    Et puis non, ça s’est passé autrement et j’étais outrée.
    En rage, je ne comprenais pas.
    Décontenancée et, surprise.
    Je me suis acharnée a vouloir avancer encore et finalement je me suis assise, j’ai respiré. J’ai regardé autour de moi.
    J’ai compris que je ne pouvaisb as tout contrôler.

    Alors j’ai souris et je me suis dit . Tant pis on verra bien.

  11. françoise dit :

    616/Nous faisons tous, parfois, un peu de tralala. 
    Mais, racontez-nous plutôt l’époque où vous cuisiniez des trololos, avec des trililis//
    Oh il y a si longtemps que je ne fais plus de trololo, ni de trilili que je ne saurais plus.C’est vrai que jadis je ne loupais pas une occasion d’en faire : à la poêle, à la cocotte minute , à la vapeur, que sais-je encore.
    J’ai même essayé d’en faire profiter les personnes qui viennent au resto du cœur mais elles n’ont même pas voulu en goûter. Elles préfèrent se goinfrer de pain surprise, d’omelette norvégienne, de pan bagnat que sais-je encore
    Par contre, on se moque parfois de moi car il semblerait que je fais un peu trop de tralala;enfin c’est ce que les « mauvaises langues » disent. D’ailleurs c’est quoi du tralala : une entrée, un plat principal, du dessert ?
    J’entends la sonnette de la portée d’entrée : Ce sont certainement mes amies qui viennent me chercher : nous allons dîner ce soir au restaurant ! Miam miam…..

  12. FANNY DUMOND dit :

    Ce jour-là, un 14 juillet, c’était la fête à la maison pour célébrer les 18 ans de mon fils cadet, mon petit culot. Pour la circonstance, j’avais fait tout un tralala pour lui laisser un beau souvenir et pour recevoir notre trentaine d’invités. En cette journée, qui s’annonçait radieuse, les tables avaient été dressées dans le jardin. La veille, je m’étais mise en cuisine, j’avais également confectionné tout un tas de petits fours et autres amuse-gueule. Au cours de la semaine, j’avais commandé une pièce-montée, acheté de multiples décorations et fait plusieurs boutiques pour dénicher « la robe ». Elle était blanche, cintrée, garnie de petits boutons rouges sur le bustier. Bref, un amour de petite robe, devenue « vintage », depuis.

    Au son des slows, valses, rocks… la fête battait son plein dans le jardin et les gamins s’égayaient sur le terrain. Au moment du dessert, la musique fut recouverte de grondements, au loin, dans l’azur qui s’assombrissait sur les Puys. Dans l’assemblée, les savants professeurs en météorologie prédirent que l’on ne risquait rien, que l’orage tournerait à l’ouest . « Foi, d’ancien ! », émit le vénérable ancêtre. Alors, la fête se poursuivit. Mais, une demi-heure plus tard, ce ne fut plus la même chanson et avant que les dieux nous tombent sur la tête, comme les bouteilles de Coca-Cola dans le désert du Kalahari*, ce ne fut plus que le sauve qui peut général. Sans autre forme de procès, la plupart des invités ramassèrent leurs cliques et leurs claques et déguerpir en trombe, plus vite que les éclairs qui zébraient le ciel noir comme l’encre dans sa porcelaine.

    Les plus téméraires se réfugièrent avec nous dans le garage et nous étions là, impuissants devant le carnage que la pluie mêlée de grêlons faisait sur les tables couvertes de plats à moitié vides et dans les assiettes pleines de mes succulents desserts. Sniff !

    Lorsque la furie des éléments daigna prendre fin, nous ne pûmes que constater les dégâts. Outre le jardin ravagé, le sous-sol était noyé. Armée de seaux, pelles, dérisoires serpillières, la petite poignée de rescapés se mit à la manœuvre pour évacuer l’intruse.

    Quant à moi, finis les tralalas. Afin, de ne pas perdre ma toute mignonne petite robe de princesse, je fis un peu de trololo, voire beaucoup de trilili. Au diable la pudeur ! Je l’ôtai et me retrouvai en petite tenue !

    *Film botswanais et sud-Africain – comédie – 1980

  13. Jean Marc Durand dit :

    Ce jour-là, je me mariais. Simplement. En dehors de tous les tralalas. J’avais prévu le minimum. Déjà, prévenu la concernée. Qu’elle soit d’accord…et à l’heure ! Sinon, pas de robe blanche à froufrous, pas de carriole potiron tirée par deux canassons blanc, pas de bouquets, pas de homards.

    L’église était en chantier, ça tombait bien, on n’avait pas de casques.

    Au bâtiment de l’administration municipale, nos témoins nous attendaient. Le boulanger et la boulangère, mes voisins les plus proches, ceux qui grâce à leurs fourneau me réchauffent l’appartement mitoyen et le cœur de l’estomac…ah ces croissants pur beurre !

    Pour la famille, on avait sorti un vieil oncle d’Ephad, dans son fauteuil roulant, poussé par une petite cousine de passage. Les cimetières, ça circule mal. On n’allait pas embouteiller les rues du bourg alors que le printemps s’annonçait, les ouvriers restaurer leur pêche du week-end, les hirondelles leurs nids.

    On n’avait pas prévu de liste de mariage. Juste apporter de quoi grignoter après la cavalcade.

    Vu que le chantier de notre cabane n’était pas finalisé, le peu de monde s’est regroupé au jardin public. On s’est autorisé à piétiner la pelouse interdite pour y récupérer les champignons blancs et les cœurs de pissenlit. C’était la fête, avec tous ces excès de chants et d’action libertaires. La mariée avait enfilé son treillis de travail et s’activait sur une énorme salade sans chichis. Les pelures de légumes bien grillées, ça donne toujours du croquant à n’importe quelle préparation. Et faute de vinaigre, on n’avait récupéré un mauvais Bordeaux, ce qui pour certains mal lunés est un lapsus.

    Un petit réfugié passait par là. Il avait paumé toute sa famille mais pas l’instrument de musique qui l’accompagnait partout. Ukra, c’était son nom, nous interpréta « Aux Champs Élysées » sur son trololo, une flûte à 13 trous, qui porte bonheur si on l’écoute et malheur si l’on bouche l’un des troutrous de trololo.

    A 20h, j’ai viré tout le monde. Je voulais me changer les idées, retrouver mon émission favorite à la télhallucination. « L’amour est dans le préau ».

    La journée s’était correctement déroulée. Pas de heurts, pas d’angoisses, pas de rêves.

    Faut dire, quand même que, avec l’expérience, pour un vingtième mariage.

  14. Antonio dit :

    J’en ai eu marre de tout ce tralala à Lisboa, la pauvre, fardée de son fardeau, des milliers de badauds descendant de gros bateaux, avec leurs jambes, pour rouler à valises à roulettes, tuk-tuks et patinettes, tous ces grands fadas cherchant à écouter du fado en buvant de la Ginginha vendue par des locaux devenus des fous chantants dans le grand cirque de l’Alfama.

    Je lui ai préféré, de loin, le trololo à Porto, bien moins clinquant, en plus claquant, à user les claquettes dans les abruptes ruelles qui mènent des quais de la Ribeira au fameux pont signé Eiffel, en passant par le parvis de la cathédrale Sé.

    Rhololo ! Quel culot de beauté, de perspective, de calme aussi, de sérénité, en me promenant dans les jardins du Palacio de Cristal, au chant du coq, à la parade des paons, au caquetage de toute une basse-cour rompant le silence du jour qui se lève sur le Douro, en contre-bas des fortifications. Je m’y suis vu écrire, inspiré de quelque façon.

    Rhololo ! Comme ces façades « azuléjantes » de la gare de Sao Bento qui vous donnent envie de prendre le premier train pour n’importe où, Nazaré, Aveiro.

    Rhololo ! Et ces cachorrinhos na Gazele (croustillantes saucisses briochées épicées) avec un fino (demi de bière), m’ont carrément fait oublier le sucré des pasteis de Belem.

    Rhololo ! La livraria de Lello ! Et si je vous disais que j’y ai vu passer la cape d’Harry Potter. Qu’elle ne nous raconte pas d’histoires, J.K. Rowling, elle a écrit sa saga au jardin du Palacio en mangeant des cachorrinhos, c’est sûr !

    Ah ! Mais me voilà de retour à Paris où je n’ai pas fini de me raconter dans mes écrits, avec plaisir, ici, chaque samedi. Merci Pascal et vous autres qui n’êtes jamais en reste d’inspiration de trilili.

  15. Nadine de Bernardy dit :

    Lassée de tout ce tralala pour un oui pour un non, je décidais de tenter le trololo qui m’amena à vivre des expériences malheureuses. C’est alors que je me tournais vers le fameux turlututu.
    Cette pure vision philosophique de l’existence me permit de la traverser désormais avec sérénité et abnégation.
    Je voulais en finir avec les apparences, la poudre aux yeux. Quittant le château, nous vivions à présent Gontran et moi, dans les douze pièces de notre chaumière normande, avions réduit à deux le nombre de nos pur sang, la remise ne contenait désormais que l’Aston Martin et un break de 1998.
    Mon époux, Gontran, avait un peu renâclé à ces changements mais quand je lui en eu expliqué les bienfaits il adhéra avec l’élégance qui le caractérise, abandonnant quelques privilèges.
    Il renonça au golf pour la pétanque avec les domestiques, remplaça son tailleur personnel par des costumes de chez Brummel , fit don de ses cachemires à un cousin pauvre.
    De mon côté, je cousais mes robes sur la machine de bonne maman et pétrissais le pain dés l’aube, au son du gazouillis des oiseaux.
    Toutes ces pieuses actions nous ramenèrent, comme de bien entendu, sur le chemin de l’église paroissiale, n’ayant plus à notre disposition la chapelle du domaine.
    Avec un petit frisson de fierté pour notre sens du devoir, nous nous mêlâmes aux villageois venus écouter les sermons d’un jeune prêtre plein d’enthousiasme.
    Ciel! nous dimes nous la première fois, la messe se dit en français dorénavant.
    Turlututu, me répondit mon mari, vous l’avez voulu, nous l’avons eu.

  16. 🐻 Luron'Ours dit :

    🐻 LE POMPIER DE BONNEUIL, ONOMATOPISTE

    Tralala ! Alors, heureuse ?
    Pas trop, mon lolo, c’est un ancien numéro !
    Mais enfin, lili, qu’est-ce qui t’a pris ?
    Lulu, c’est ton tru…
    Truc, avec une queue .
    Ah bon, c’est donc ça ! C’est très olé olé…
    Explication de texte, le samedi, entre deux lettres. Avant tout, consulter. Tralala, affectation de chercher un certain apparat.
    Apparat : éclat pompeux
    Pompeux pompeuse
    Etc
    Tine, enzyme pour transformer la prothrombine en thrombine !
    Arrête de te gratter, chérie, c’est du grec !
    T’occupes ! Tralala, dito Tralala au lit, avec Attila, hola, avec Agesilas, hélas !
    🐻 Le pompier de service !

  17. Laurence Noyer dit :

    C’était un soir de galala
    Réunissant des intellolos
    Des métallolos, des malpolilis
    Dans une villala, loin des favellalas
    Les stenodactylolos et leurs falbalalas
    Et leur minois jolili, et blablablalala
    Toute cette smalala buvait téquillala
    Jusqu’à piccololo alcoololo
    Mangeait grizzlili ramollili à l’aillolili
    Fumait cigarillolo
    Après cette soirée de tralala
    Quand vint l’oublili de la bamboulala
    Sous la pergolala,
    Tous les cellelala et les ceuxlala
    Se retrouvèrent sans stimulili
    Tout palili, tout ramollolo
    Tout raplaplala, tout affaiblili
    La prochaine fois sans un plili
    Seront plus modulolo
    Seront moins démolili
    Boiront pomelolo et diabolo
    Et rentreront en vélolo

  18. Akpo dit :

    De trilili tri lis lis!
    De tru lu lu .. pile poil poil au ..
    Des trop Lolo

  19. 🐀 Souris verte dit :

    T’as pas d’caca
    Te peut de que
    Ti fis pipi
    To po dans l’pot
    Tu pues du cucu
    Popo cacate et pète. 🐀

    Grâce a ton sujet Pascal j’ai retrouvé mes 6 ans ! Merci trilili🐭

  20. mijoroy dit :

    J’aime le chocolat
    Tralala, tralala
    Je hais les gros mots
    Trololo, trololo
    J’adore les guilis
    Trilili, trilili.
    Derrière les nuages de nouveaux rivages
    Tralalage, tralalage
    J’exècre les cons
    Trololon, trololon
    Suis addict au café
    Trélélé, trélélé,
    Je déteste le cervelas
    Tralala, tralala
    Suis fan des mille-feuilles
    Tirelifeuille, tirelifeuille
    Je vénère l’intégrité
    Trélélé, trélélé
    Je peine pour être académicienne
    Me contente de la tyrolienne !
    Pour le grand saut
    Trololo, trololo.

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