570e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux.

Inventez la suite de ce » fait d’hiver« 


« Cesse de réfléchir, de raisonner et calculer, laisse ton imagination s‘en aller rêver » Pascal Perrat

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Autre exercice où il est question d’escargot

29 Responses

  1. Phanie dit :

    SILENCE ! ÇA TOURNE
    “Coupez ! Non mais c’est quoi ça ?! C’est mou, c’est trop mou… On dirait une tortue qui se fait agresser par une bande d’escargots ! Et vous là, c’est la BAC qui doit arriver, pas une brigade de limaces ! Je vous rappelle que c’est un film d’action, alors je veux de l’énergie ! Allez, on recommence ! Silence ! Ça tourne !
    “Action !…
    “Coupez !
    “Les gars, vous avez bien compris qu’il s’agit d’une agression ?! Il ne s’agit pas que de la molester, il s’agit d’être violent ! Je veux voir la peur dans son regard, je veux voir vos yeux rougis par l’alcool et aveuglés par la haine, je veux avoir des frissons, je veux être angoissé.
    “Allez, on se remet en place ! Silence ! Ça tourne !”
    Entrée en scène de la jeune fille dans une rue déserte en pleine nuit, arrivée d’une bande de jeunes en état d’ébriété, agression d’une extrême violence, intervention de la BAC, jeune fille en état de choc.
    “Coupez ! Parfait ! C’était parfait ! Magnifique ! On garde cette prise ! Ma chérie tu as été parfaite, c’était totalement réaliste ! J’ai vraiment vu la terreur dans ton regard, je suis très fier de toi ma fille ! Dommage que ta mère ne soit pas là pour le voir !”
    Quelques mois plus tard, le film sort sur les écrans et est primé au festival de Cannes, même si la scène en question est jugée trop violente…, mais tellement réaliste !
    Peu de temps après, un scandale éclate lorsque la jeune actrice, fille du réalisateur, dénonce les conditions dans lesquelles cette scène a été tournée et dépose plainte contre son père et les jeunes acteurs de cette scène.
    Le procès dure des mois et la jeune fille est discréditée non seulement par la justice mais aussi par les médias. Jugée “fragile”, son avenir dans le cinéma ne se poursuivra pas.
    Cette fois-ci, la violence n’est pas que physique…

  2. Emma dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle, après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots appartenant au gang de la limace.
    C’était un gang très violent et très effrayant. Ce soir là, une dizaine de gastéropodes s’accrochèrent à la tortue. Elle rentra aussitôt dans sa carapace mais ils s’installèrent débordant de bave sur le trou dans lequel elle avait protégée sa tête.
    Lorsqu’elle manqua d’air, elle sortit la tête et fut recouverte par les escargots. Elle tenta de s’enfuir en courant, ce qui n’est pas le fort de la tortue, et les gluants malfrats collés sur sa tête et à sa carapace ne la lâchaient pas.
    La tortue savait que son dernier article était à l’origine de cette attaque, elle avait mis en cause la limace et son gang dans le quotidien du jardin, en se basant sur les traces luisantes retrouvées dans le potager après plusieurs vol de fraises et framboises. Le commissaire Doryphore, vendu aux pommes de terre qui étaient sous la protection de la limace, n’avait pas réagi.
    La tortue décida de faire demi-tour et se dirigea vers la maison des amis qu’elle venait de quitter, les hérissons, dont le plat favori était l’escargot baveux.
    Ses amis ouvrirent la porte dès qu’ils entendirent les cris de leur amie la tortue qui avançait péniblement. Elle avait de la bave plein les yeux et ne voyait pas grand-chose. En quelques minutes, ils la débarrassèrent de ses pots de colle.
    Sans homme de main, la limace n’avait qu’à bien se tenir.

  3. Kyoto dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée arrosée chez des amis, une tortue, avançant à petits pas, se torturait l’esprit.
    « Comment ai-je pu être aussi bécasse, j’aurais dû faire le dos rond, j’aurais dû… »
    C’est alors qu’elle fut agressée par une bande d’escargots qui avançait mollement, toutes cornes avancées. La meute de ces belliqueux laissa la tortue impavide.

    – Alors, mes braves baveux, vous voulez jouer aux caïds ?

    Les escargots stoppèrent net provoquant un carambolage.

    – Je constate que vous venez d’essayer de réfléchir. Ça fait de mal à personne. Vous savez pertinemment que je peux faire une bouchée de chacun de vous. Et entre nous, il vaut mieux s’amuser que se déchirer.

    Les escargots, ébahis par un tel discours, en perdirent leurs armes et leur salive.

    – Bravo, mes ex-ennemis, nous voilà amis ! Et si nous finissions cette belle soirée ensemble ?

    Les escargots, excités par cette invitation, applaudirent, agitèrent leurs antennes et entonnèrent la Marseillaise.

    La tortue, patriote, en rougit de plaisir.

    – Allez mes amis ! Grimpez sur mon dos, je vous emmène dans mon fief.

    Ainsi démarra la procession aux sons des tambours et trompettes. L’ambiance était festive. Chaque escargot y mettait son grain de gros sel. Ainsi, ils arrivèrent à destination.
    Une porte s’ouvrit.

    – Ah ! Ma brave Noémie ! Te voilà enfin ! Je me faisais du souci ! Mais je vois que tu m’apportes mon plat national préféré ! Bravo ! Tu finiras par gagner la médaille d’Or de la meilleure récoltante d’escargots !

    La tortue était fière d’elle.
    Les escargots faisaient grise mine et se planquèrent dans leur coquille.
    En vain !

  4. Dominique PORHIEL dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux…
    La brigade des limaces, c’est un peu comme la cavalerie … elle arrive toujours après la bataille !
    Enfin …. « Bataille » est un bien grand mot.
    Parce que, moi, en guise de bataille, quand j’ai vu les trois limaçons s’intéresser à moi, se concerter, s’approcher en se poussant de la corne … il y avait beau temps que j’étais rentrée dans ma chambrette, que j’avais fermé les écoutilles et tiré les rideaux !
    Alors, certes, je les ai entendu baver des insanités comme quoi une jolie fille comme moi ne devrait pas traîner (si, si ! ils ont dit « traîner » ! … doutent de rien !) le soir toute seule, ni faire briller sa carapace pour que les reflets de la lune s’y mirent, ni … je ne sais quoi encore !
    Bref, ils se mêlaient de ma vie avec toute l’autorité que leur conférait un excès de salade un peu trop vinaigrée !
    Donc, moi, stoïque …. J’ai laissé passer cette horde stagnante et bavante.
    J’ai bien entendu quelques glissements et frôlements visqueux ; j’ai bien entendu qu’on cognait sur mon dos à grands coups de cornes molles …
    Mais, moi ! ma mère m’a toujours dit « fréquente pas les voyous » donc je me suis endormie au milieu du jardin et …. Chut ! vous n’allez pas me croire ! j’y dors encore !

  5. Urso dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux.

    – Chef chef regardez au-dessus de nos têtes, il y a plein d’escargots qui volent tout nus.
    – Allez Chulo roulez plus vite, la tortue agressée elle attend impatiemment, et je serai très heureux de mettre la main sur ses agresseurs.
    – Chef chef des coquilles vides à présent qui volent dans le ciel.
    – Chulo arrêtez donc de boire !
    – Mais chef on sort d’un pot au commissariat.
    – Nom de Dieu. C’est fini oui ces remarques désobligeantes à mon égard.
    – Chef chef ah ah regardez au travers de la route : une tortue debout à la verticale. Sur son ventre c’est écrit : « Douane-Zoll ». Que c’est marrant. Je dois freiner chef. Sinon je la renverse la pauvre.

    La tortue au milieu de la rue dansait une danse étrange. Halte criait-elle à l’attention du véhicule de police qui était déjà immobilisé.
    Le chef rouge de colère ouvrit la portière et alla voir la tortue ; il lui demanda la raison de son comportement.
    – Eh bonjour monsieur cela fait plus d’une heure que j’attends votre arrivée. Heureusement que Obélix et Astérix étaient là. Ils ont mis en fuite les escargots agresseurs qui puaient fortement l’alcool.
    – Obélix Astérix déclara le chef limace.
    – Ben oui monsieur. Vous voyez le kiosque qui est là, on y vend leur dernier album. Tout à l’heure lorsque les escargots m’ont attaqué, j’ai aperçu in extremis la BD qu’un monsieur venait d’acheter et j’ai crié … Aline, reviens …
    – Aline grommela le chef ?
    – Hi hi, non, j’ai crié : « Eh les beaux gaulois venez m’aider ! Moi une pauvre tortue qui se fait agresser ».
    Ben monsieur, vous savez quoi. Mon vœu il a été exaucé. C’est vraiment incroyable. Tous les deux ils se sont rapidement extraits de leur album. Ah ah, ça craquait et pétait de partout, surtout pour Obélix. Je crois que la BD en question elle sera invendable.
    Ensuite, une fois sortis de leur carapace en papier, ils se sont mis à courir à toute allure dans ma direction. Oh que ça fait drôle, pour une petite tortue, de voir ces deux célébrités en chair et en os. J’y penserai toute ma vie.

    Oh ils ont été doux avec mes agresseurs. Aucun coup. Astérix, il a simplement soufflé sur la vingtaine d’escargots qui étaient autour de moi et hop ils se sont envolés haut dans le ciel. Ils sont partis vers la lune m’a précisé le gros Obélix, en me faisant un clin d’oeil.
    Le chef limace au fur et à mesure que la tortue parlait, il paraissait de plus en plus abasourdi, aussi écrasé que si le ciel lui était tombé sur la tête.
    À l’inverse son acolyte était tout joyeux. Et s’adressant à son chef il lui dit :
    – Vous voyez bien chef que je ne me suis pas trompé, je n’étais pas saoul. Lorsque nous étions en voiture, il y avait bien des escargots qui fonçaient au-dessus de nos têtes sans leurs coquilles.

    Le chef n’écoutait plus. Il était devenu absent. Puis subitement il déclara : Je suis un fan de ces deux-là. Je vous hais la tortue d’avoir rencontré Obélix et Astérix. Au fait où sont-ils passés les deux compères ?
    La tortue parut réfléchir. Monsieur, c’est une bonne question. En se grattant un peu la tête, elle ajouta : je suppose qu’ils sont rentrés dans leur village.
    – Ah oui dit le chef limace. C’est logique. Effectivement que pouvaient-ils faire d’autre dans notre ville et notre siècle.
    La tortue recommença à danser. Elle paraissait folle de joie. Elle enchaina. Ce n’est pas pour vous épater monsieur. Ils m’ont dit quelque chose d’important. Que je vais vous répéter car vous êtes sympathique. Ils ont apprécié la petite scène des escargots s’envolant vers la lune. Souhaitant qu’elle apparaisse dans leur album, ils m’ont affirmé qu’ils vont faire des pieds et des mains pour qu’elle soit présente dans les prochains numéros imprimés. Ouah monsieur ça va être le succès planétaire pour moi. Certainement un jour on va former un trio infernal, moi, Obélix et Astérix. On pourra m’appeler Tutortix.
    Le chef fit la grimace. Vraiment il ne voyait pas ce que cette tortue pouvait bien faire avec les deux gaulois dans une bande dessinée.
    Tout cela fut trop fort pour lui. Il ne pouvait pas supporter que cette bestiole ait connu Obélix et Astérix. Il s’allongea sur le sol, en jetant au loin son arme et ses menottes et en criant que c’était injuste. Que lui, il n’avait jamais eu de chance dans la vie. Qu’il n’était et resterait qu’un vulgaire limaçon. Sans aucune prétention et ambition et surtout sans potion (magique).

  6. françoise dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété.Il faut dire qu’elle l’avait un peu cherché car avec ses copines elles en avaient mangé chacune une bonne douzaine : Voraces c’était à celle qui en mangerait le plus,mais aucune d’entre elles cette fois-ci n’avait pensé à apporter une calculette .

    Cela n’avait plus d’importance .Il fallait sans tarder qu’elle crie pour les alerter pour qu’elle la sortent du traquenard dans lequel elle étai tombée.

    Soudain elle aperçut sur le côté un étang où elle plongea et fit la planche.Les escargots qui l’avaient suivie se noyèrent.Elle, bonne nageuse, regagna la terre ferme.
    Un homme qui se trouvait au bord de l’eau, à l’affût d’une quelconque pêche, repartit avec un petit panier d’escargots . Il demanderait à sa femme de les faire à la sauce tomate Djeghlellou b’tomatich (recette relevée sur internet).
    Quant à la tortue, elle était dans les bras du fils du pêcheur qui roulait sur un skateboard.Ivre de vitesse elle n’eut plus qu’une idée en tête « faire les 24 heures du Mans ».
    Quand La brigade des Limaces qui avait été alertée arriva il n’y avait plus ni vainqueurs, ni vaincus….
    Elles repartirent sans avoir rempli la mission à laquelle elles avaient été affectées, avec la crainte d’être mises à pied pour une période indéterminée.

  7. Michel-denis Robert dit :

    La rébellion a commencé dans les cuisines d’un grand restaurant.
    S’informant auprès des grenouilles, sur la paillasse, les gastéropodes prirent soudain conscience qu’ils allaient être grillés. Mucus et bouche cousue, une rapide décision fut prise dans le plus grand secret. Loin de se soumettre, un leader gris aguerri par de nombreuses campagnes, grisé par une rasade de crémant gris, harangua son groupe d’amis.  » Ne nous laissons pas grailler, camarades, dit-il, d’un ton grave. Nous en avons assez bavé, rebellons-nous. Je vous ai griffonné un ordre de grève.  »

    Ce jour-là, il pleuvait des cordes et les grigous stimulés par cette nouvelle donne projetèrent leur fuite. Profitant de la nuit, ils gravirent les grilles de l’établissement, et se grouillèrent vers le green du golf attenant. Sauf qu’il n’avait pas prévu qu’ils seraient ralentis par une chute de grêlons qui les obligea à changer de tactique. Dans l’urgence, leurs radars à tête chercheuse sniffèrent une nouvelle opportunité qui ne tarda pas à se présenter.

    Fendant le vent, un lièvre sorti d’une fable passa devant leurs yeux exorbités.
    – Je suis poursuivi par un dragon, dit celui-ci.
    – Je m’en tamponne le coquillard, répondit le chef. Puis s’adressant à son escadre : formez-vous en colonne par deux. Préparez-vous à tirer.
    Et les zélés hélix prompts à la réaction se postèrent à l’affût. De leur fine ouïe, ils identifièrent le galop de leur victime qui s’approchait. A la sortie d’un buisson, surgit un monstre carapaçonné de 25 cm de haut. Surprise par la soudaineté de l’attaque, une tortue gigantesque prit peur en découvrant les armes de ses adversaires cachées dans leur besace.
    – Vous n’avez pas honte de vous en prendre à une tortue sans défense. Si vous croyez que je vais me laisser faire, vous êtes tombés sur un bec.
    – Que veux tu, c’est notre façon de prendre notre pied. Que transportes-tu sur ton dos ?
    – C’est ma maison.
    – Elle est beaucoup plus grande que la nôtre.
    Pendant ce temps, les voyant affairés autour de son toit, la timide tortue twitta. Deux secondes plus tard, la police des limaces les embarqua dans le panier à salade. Ils furent inculpés de trafic de coques.

  8. Anne-Marie dit :

    Eliane Tortue avait passé la soirée chez des amis. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient retrouvés à cause de cette foutue COVID. Ce soir ils étaient encore « hors la loi » mais la fin du confinement était proche… et ils n’en pouvaient plus ! Tant pis s’était dit Eliane, pas la peine de remplir une attestation bidon. La soirée avait été joyeuse, et bien arrosée. Ils avaient passé au crible la COVID sous tous ses aspects, ses risques, ses malades, ses morts, ses calamités, l’incompétence des dirigeants … et parfois ses côtés positifs, moins de bruit, moins de pollution, ne plus courir entre le bureau et la maison, même si le télétravail ce n’était pas le pied ! Et puis, il y avait longtemps aussi qu’on n’avait pas entendu « les escargots », la petite bande du coin, Théo, Gabriel et Victor, qui, sous leurs casques ornés de cornes, tournaient en mobylette en se prenant pour un TGV, crissements de freins et pétarades de moteur en sus, affectionnant particulièrement la nuit, lorsque le brouillard, l’humidité, la pluie noient le paysage.
    Vêtue de son dernier achat, un imperméable à l’imprimé « écaille de tortue », Eliane Tortue rentrait, sous une fine pluie, en se remémorant tous ces bons moments enfin retrouvés. Elle espérait que sa carapace du jour la dissimulerait aux yeux des gendarmes, se faisait discrète et longeait les murs. Vroum, vroum… des pétarades de mobylettes la firent sursauter. Ah, non, pas eux ! Eux non plus n’avaient pas attendu la fin du couvre-feu. Elle chercha à se cacher dans l’ombre d’une grosse voiture, s’aplatit autant qu’elle put contre le mur mais ses formes rebondies la gênaient ! Par malchance, un lampadaire éclairait la rue, en faisait une cible visible que ne ratèrent pas « les escargots ». Ils commencèrent à tourner auprès d’elle, de plus en plus vite. Elle paniquait, voyait leur manège pour l’enserrer et lui piquer son sac. Un vrombissement de voiture, les escargots détalèrent ! La voiture de flics les prit en chasse, sans s’arrêter. Ouf ! Elle courut jusque chez elle. Patatras ! Devant sa porte elle avait glissé sur une famille de limaces, irrésistiblement attirées par une canette de bière renversée que quelque badaud avait laissé traîner. Elle se releva, la cheville endolorie… Voilà ce que c’est de braver les interdits, soupira-t-elle, en se jurant qu’elle ne recommencerait pas!

  9. Françoise - Gare du Nord dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée qui s’était éternisée dans une ambiance glaciale chez ses amis, les Paresseux, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété, des gros de Bourgogne alliés au gang des Petits-Gris.

    Ils lui firent subir une avalanche de sévices : coups de corne, glissades forcées sur une flaque gelée, engelures causées par des glaçons, sauts et retournements cause d’une chute sur la carapace…
    Ce fut l’escalade dans l’horreur. Ils lui en firent baver avec une lenteur sadique pour faire durer le supplice. Le grand flip

    La brigade des limaces aussitôt dépêchée.arriva sur les lieux aux premières lueurs de l’aube et conduisit victime et présumés coupables au poste de police Rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en empruntant, oh surprise, des voies hors-piste.

    Au bout de deux heures d’attente, elle fut reçue, dans un bureau glacial, par un policier, un ancien chasseur alpin au type nordique. Il reçut sa plainte, avec une mine réfrigérante et une voix au débit lent et glacial. Pas une once de chaleur humaine

    C’est ce jour que la police nationale dévissa dans son estime et qu’elle la prit en grippe pour toujours

    Au petit matin, à l’heure où Paris s’éveille, elle sortit du commissariat pour rentrer chez elle, harassée par les événements de la soirée et les 6 étages en colimaçon qui menaient à son aquarium

    Elle se coucha délaissant son livre de chevet « L’éloge de la lenteur », pour une étude scientifique sur le réchauffement climatique

    Article paru dans la rubrique « Faits d’hiver » Le Dauphiné libéré

  10. Avoires dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux arriva ventre à terre comme de bien entendu…
    Elle trouva Tortue sur le dos, les pattes en l’air , qui ricanait.
    «  Eh bien !, fit le Brigadier chef Gastéreau, en voilà une position !
    – Non, mais vous avez vu mes agresseurs ? demanda-t-elle, ricanant toujours, je les ai estourbis en un rien de temps, enfin, le temps que vous arriviez…M’est avis, que vous auriez dû vous dépêcher d’avantage ! »
    Le brigadier Gastéreau et ses acolytes regardèrent ce que l’on peut appeler un carnage : partout, aux alentours de la scène de l’agression, des coquilles avec leur contenu… jonchaient de manière visqueuse et craquante sur le sol.
    «  Si vous voulez vraiment être utiles à quelque chose, tonna Tortue, aidez-moi à me relever, bande de gastéropodes paresseux, bons à rien, mauvais en tout ! 
    – Eh là, dame Tortue, attention à ce que vous dites. Si vous continuez sur ce ton-là, nous vous laissons dans votre état et vous vous débrouillerez toute seule pour votre remise sur pattes. Et puis, dites donc, il y a crime ! Ils ne sont même plus comestibles, les pauvres !.. s’étrangla Gastéreau .
    – J’étais en état de légitime défense ! ils se sont agrippés à moi pour me faire subir les derniers outrages. Aussi, ma carapace n’a fait qu’un tour ! Si vous n’aviez pas tant tardé à réagir… On ne peut vraiment pas compter sur vous, bande de lents. Ah ! Elle est belle notre Polimace nationale ! »
    Emportée par sa colère et ses paroles, Tortue finit par se remettre d’aplomb sur ses pattes. Elle reprit son chemin, de son allure indolente, les écailles de sa carapaces endommagées, grommelant « me too ». La brigade des Limaces la regardait s’éloigner, médusée. Ils ne comprenait rien.

  11. Nouchka dit :

    La nuit est douce et calme le long du parc de la Serenidad. Amaya, petite tortue grise aux écailles vertébrales d’un beau vert bronze, au bombée régulier, rentre d’une soirée entre amis. Elle se sent heureuse et pense aux échanges qu’ils viennent d’avoir sur un projet de voyage commun.
    C’est alors qu’elle se retrouve encerclée dans une matière gluante et réalise qu’il s’agit de la bave d’une bande d’escargots en goguette et de toute évidence en état d’ébriété avancée.
    Les chenapans divaguent et semblent voir en elle un ennemi, tout comme Don Quijote voyait dans les moulins de la Mancha, des adversaires à combattre.
    La demi douzaine de gastéropodes tentent de monter sur sa carapace et la salissent de leur bave écoeurante.
    Amaya se replie sur elle-même en espérant que les coquins partent vers une autre proie.
    C’est alors que l’agile brigade des limaces, dépêchée aussitôt sur les lieux. se met à retourner les escargots sur le dos laissant ainsi le champ libre à notre sympathique tortue, qui ne demande pas son reste, et quitte ce lieu de perdition de toute la vitesse dont ses pattes tremblantes se rendent capables.
    Elle chemine maintenant et tente de tirer quelque leçon de cette aventure.
    Peut-être pourrait-ce être: quand les affreux t’ennuient, laissent-les trouver d’autres affreux pour jouer entre eux. Ils préfèrent la bagarre et la confrontation avec plus stupides qu’eux-mêmes que tout autre forme de prouesse

  12. Souris bleue 🐀 dit :

    570e/Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux.
    🐢🐌

    Après une nuit de goguette, ivres de liberté, les petits gris qui l’étaient, s’étaient encornés, et en faisaient des salades. Campée dans un coin stratégique, Aglaé guettait cette bande de loubards d’un air goguenard…
    Dans ce Haut Lopin Marécageux les cagouilles fouillaient les mottes faisant des dégâts…
    Les brigades polimaces en rang par deux veillaient à ce que ces nomades avec leur camping-car sur le dos ne dépassent pas les limites.
    Mais cette nuit d’halloween allait réveiller leurs mauvais penchants. Dans ce caravansérail les langues allèrent bon train et en un rien de temps toutes feuilles vertes avaient disparu.
    Les polimaces intervinrent Manu militari et placèrent les bouloteurs en quadrillé sur le dos de la tortue
    Direction la salle de dégrisement transportés par Aglaé transformée pour la circonstance en panier à salade. 🐀

    • Laurence Noyer dit :

      Bravo
      De la part d’une camping cariste partie la coquille sur le dos visiter la Touraine
      Après avoir traînée dans les salades de Villandry elle poursuit sa trace vers Loches. Quant aux limaces, et grâce au décalage horaire, elle sont arrivées avant même d’être parties…

      • Pascal Perrat dit :

        De Vilandry me rappelle un bon souvenir. C’est grâce à François de Villandry, rencontré lors d’une signature, que j’ai participé poétiquement à la revue qu’il dirigeait : Artère. Ce qui me donna l’occasion de rencontrer de nombreux écrivains et peintre contemporains.

  13. RENATA dit :

    La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux arrive , 3 mois après les faits !!
    De la bande d’escargots avinés , plus de traces , ils étaient aillez se faire voir ailleurs .
    La tortue , elle , s’était refermée , en hibernation !!
    Les témoins de la scène :
    – Majoritairement des escargots , étaient partis en cure effleurer des visages , bustes et fesses vieillissantes rêvant d’un retour de fermeté .
    – L’autre tortue , en vadrouille ce soir là , a malheureusement terminé en soupe !
    Je ne souhaite pas cancaner sans preuves mais il est temps de poser les bonnes questions au baveux récemment nommé place Beau veau .
    Sommes-nous en sécurité ?
    Où est l’argent du budget des brigades glissantes qui n’en peuvent plus de se traîner ?
    Où sont les turbots-jets de baves à écume propulsée et mucus ultra rapide annoncés lors de la campagne d’hélixion ?
    Nous organisons une glissade blanche pour soutenir nos brigades des limaces .
    En partant aujourd’hui nous pouvons nous retrouver dans 6 mois à Paris , une feuille de salades accrochée au tentacule .
    Rendez-vous devant le ministère du « garde des sots »

  14. Alain Granger dit :

    Lorsque le capitaine Gluant arriva sur les lieux il trouva une bande d’escargots de Bourgogne imbibée de Chambertin après une sortie au Clos Vougeot. Elle aurait profité d’une belle soirée pluvieuse pour sortir de sa coquille et s’éclater en boite de concert. A la sortie de la boite, les gastéropodes auraient abordé la tortue avec de bonnes intentions, voulant simplement faire sortir la fêtarde de sa carapace. Mais l’autre aurait plastronné avec sa tête d’arrière grand-mère pour les toiser de haut avec un regard de myope. Appuyée sur ses deux pattes arrière, elle menaçait de les écraser avec son plastron de maitre d’hôtel. Ils bavèrent quelques compliments mais rien y fit pour dérider la Tortue des Galápagos qui venait de fêter ses 143 ans avec ses copines. Après cette sortie de boite le capitaine mit les gastéropodes en tôle. La tortue était toute retournée. En effet, durant la déposition qu’elle fit auprès de l’enquêteur elle affirma avoir alors tenté de prendre un chemin en colimaçon afin de leur échapper. Mais bientôt elle avait dégringolé la pente pour se retrouver sur le dos. Elle s’était senti ridicule mais avait fait face aux mollusques qui prenaient leur pied à se moquer d’elle. Ils arrivaient sur elle à toute jambe, en rampant à plus d’un millimètre par secondes. Ils l’avaient alors encerclée pour lui donner des coups de corne, certes bien inoffensifs mais qui devaient la déstabiliser. Elle eut alors l’idée de leur jouer du luth afin de les charmer. Mais le charme s’était bientôt estompé et les escargots revenaient à la charge. Elle s’était enfermée dans sa carapace, comme pour hiberner, prête à subir les derniers outrages. Ce fut à ce moment qu’arriva la brigade des limaces. Le capitaine Gluant ne manquait pas de charme. Toute bouleversée qu’elle était, elle sut toutefois apprécier son magnifique corps orangé. Bien qu’elle habite une modeste demeure elle lui permit bientôt d’entrer dans son cloaque. Durant l’année qui suivi, la tortue donna naissance à une imposante progéniture de limaces à coquille d’écailles en dix pontes qui ne furent point un handicap à cette nouvelle espèce, une espèce née d’un amour qui se moquait des préjugés.

  15. iris79 dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux n’a pu que constater les coups et blessures portés à la tortue très choquée.
    Les escargots étaient hilares. N’ayant pas eu le temps de dégriser avant l’arrivée de la maréchaussée, ils tentèrent tant bien que mal d’expliquer qu’ils avaient entrepris de faire une course pour rentrer mais qu’aveuglés par tout ce qu’ils avaient bu, ils n’avaient pas vu la tortue et qu’ils lui étaient rentrés dedans sans le vouloir. Leur taux d’alcool était tel qu’ils avaient cherché sans succès une voix de sortie ce qui expliquaient les nombreuses marques de bave sur toute la carapace de la tortue qu’ils avaient pris un moment pour un terrain de jeu, un territoire de cross inespéré.
    La tortue qui ne s’attendait point à se faire dépasser par des individus plus lents qu’elle en était toute chamboulée. Jamais elle n’aurait cru se faire ainsi dérangée, brutalisée par ces êtres visqueux. A vrai dire jusqu’à maintenant elle ne craignait pas grand monde, habituée à être saluée et perçut comme une sage dans cette petite communauté où elle s’était installée depuis longtemps. Elle avait acquis une certaine renommée et nombre de ses amis et voisins louaient sa si belle carapace aujourd’hui souillée et sa démarche lente et détachée qui lui conférait des airs de grande dame respectée et respectable.
    Les escargots firent emmener au poste. Après une nuit à régurgiter en cellule, Ils furent relâchés avec une convocation pour se présenter au commissariat régulièrement et une obligation de soin.
    Mais le sort en décida autrement. Alors qu’ils rejoignaient en rasant les murs leurs famille et leur abri, ils firent ramassés par des mains avisées et finirent dans un panier. Leur destin était scellé. « A leur tour d’en baver » auraient dit les esprits offusqués, choqués par l’agression de la tortue.
    Celle-ci apprit la nouvelle et feignit de ne pas en être affectée. Elle poursuivit son chemin, tout en méditant sur celui encore long de la prévention des risques de l’alcool et autres addictions.

  16. Fanny Dumond dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après avoir passé la soirée chez des amis, une torture a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux fut assaillie par la horde qui n’en finissait plus de baver sa haine.
     
    – Dégagez de là, les rouges ! Vous n’avez rien à faire sur notre territoire ! Retournez chez vous  ! Ici, la loi, c’est nous ! entendait-on dans le potager. 

    La tortue quant à elle les menaçait de porter plainte pour harcèlement.

    – Toi, la ferme ! Tu le fais exprès de nous snober. C’est toi qui nous cherche avec tes clins d’œil, tes pattes à l’air et ta grande maison.

    – Vous n’êtes qu’une bande de jaloux, se défendait-elle. Ce n’est quand même  pas ma faute si je suis née comme ça. Dégagez de mon toit, vous le salissez avec votre morve.

    – En plus, elle fait sa mijaurée, s’exclama le chef des Petits-gris qui voulait lui monter sur la tête et enrageait d’être si lent.
     
    Les limaces débordées sur tous les flancs ne savaient plus que faire, d’autant plus que le chef de la brigade restait injoignable. Savoir où il était encore passé celui-ci ?

    Une bande de crapauds, qui passaient par là, mirent les baveux d’accord et la tortue put enfin rentrer chez elle, bien à l’abri sous les cyprès.
     
    Le lendemain matin, Florian dit à sa femme :

    – Super ton idée de placer des pièges à bière dans le jardin. Regarde l’hécatombe.

    – Ah ! s’étonna-t-elle. Tu n’as pas vu que je ne les ai pas encore installés.

    – Ah, oui ! J’ai mal aux cheveux et je n’ai pas encore les yeux en face des trous après la noube d’hier soir. Mais c’est quand même curieux que les escargots et les limaces soient décimés. Ils sont tout déchiquetés, regarde. 

    – Le remède agit, peut-être, par transmission de pensées, s’esclaffa-t-elle.

    – Et ça m’évitera de partager mes packs avec ces sales bestioles. Je vais dire bonjour à ma Gertrude. Elle, au moins, elle a une belle vie avec sa petite maison sur le dos ! 

  17. camomille dit :

    La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux constate :

    Une tortue est en larmes et gémit.

    La brigade entoure la malheureuse et le Brigadier-chef interroge :
    – Que vous est-il arrivé Mademoiselle ?
    La tortue pleure de plus belle
    – Que vous est-il arrivé Mademoiselle ? (répète le Brigadier-chef en insistant)
    La tortue se ressaisit et commence à raconter :
    – Ben je rentrai tranquillement au village…
    – Au village ?
    – Oui, à Carnoules … au village des tortues quoi !
    – Ah ! Oui.. et alors ?
    – Et alors, j’avançais tranquillement sur la route de Carnoules quand une bande d’escargots de Brignoles m’a barré le chemin. Ils riaient et ils chantaient comme des abrutis.
    Je pense qu’ils avaient bien picolé.
    J’ai voulu les contourner mais ils se sont précipités sur moi, et ils m’ont bavé sur les yeux ce qui m’a aveuglé évidemment. (c’est leur technique d’agression qui est bien connu malheureusement).
    D’ailleurs, au village, on les appelle « les Baveurs de Brignoles », c’est vous dire !
    – Ah ! Et alors ?
    – Et alors, et alors ils m’ont piqué ma sacoche avec ma nourriture de la semaine et ils sont repartis en riant. Voilà Monsieur le Brigadier.
    Heureusement qu’un renard est passé à ce moment là et qu’il a pu rapidement vous avertir… Ça a été ma chance !
    – Oui c’est exact . On va dresser le procès verbal et on va vous escorter jusqu’au village pour votre sécurité.
    – C’est bien sympa de votre part car je dois faire un brin de toilette avant la visite et il faut absolument que je sois à l’heure.
    – Mais quelle visite ?
    – La visite guidée du village voyons !
    Je suis un spécimen exposé aux visiteurs et pendant les vacances de la Toussaint il y a foule à mon stand. J’ai un succès fous vous savez ?
    – Ah ?
    – Au fait, Monsieur le Brigadier, je vous en prie, ne leur dites pas au village que vous m’avez trouvée sur la route cette nuit.
    – Et pourquoi Mademoiselle ?
    – Ben j’ai fait le mur !… et je tiens à ma prime de vacances de la Toussaint !

  18. béatrice dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots.
    Ils la taquinèrent de leurs antennes posées sur son seul bout de chair accessible, celui de son cou.
    Cinq escargots, oui, ils étaient bien cinq autour d’elle.
    Agitant les bustes de gauche à droite en essayant de trouver le point d’ancrage.
    – « Allez Lol », dit à Cive. Montons sur sa carapace et ainsi partons en première classe.
    – Allez Lol, « bouge ta coquille, tu me gênes ».
    «- Je m’accroche comme je peux en lui mordant le cou. Il est si épais, que j’ai peur de me casser une dent », répond Cive.
    Marius, le plus petit de tous, monte sur la coquille de Fan. Il relève alors son torse et en s’aidant d’un pli, un énorme bourrelet qu’elle fabrique quand elle rentre sa tête. Puis il se laisse alors tiré par la remontée de celle-ci, en profite une fois en haut, de se coller entièrement sur ces engelures flétries par le temps. Il lui reste plus qu’à se retourner pour se laisser glisser sur la carapace.
    Maintenant posté comme un soldat sur sa tour de guet, il crie au un et aux autres, combien la vue est magnifique d’où il est.
    – « Allez Fan, tu as vu comment j’ai fait, il te reste plus qu’à en faire autant »
    Lol, aux trois-quarts du cou, tout près de son but, il s’agrippe à cette carapace énorme, quand la tortue se met à virer complètement sur sa gauche pour une feuille de salade. Joe perd l’équilibre puis se retrouve 20 cm plus bas en quelques secondes, auprès de Cive qui lui, n’a toujours pas réussi à monter d’un centimètre.
    Quel triste moment pour lui, déçu, il préfère abandonner, mais petit Marius lui crie du haut de son perchoir, le motivant pour un autre essaie. « D’accord, dit en hurlant, « si cela ne fonctionne pas la deuxième fois, c’est moi qui descends, mais tu ne peux pas t’arrêter à un essai seulement.
    La tortue reprit son chemin, ne prêtant attention ni aux uns ni aux autres, habituée à les voir tourner autour d’elle.
    Elle leur dit tout de même : « Allez y les gars, mais faites attention à vos coquilles, elles sont bien plus fragiles que la mienne. Et, puis regardé ces nuages s’éloigner, vous allez devoir vous couvrir, l’herbe est en train de sécher.
    Crispi arrive derrière Lol, contente enfin d’être au bout de cette ascension.
    Elle a choisi de passer par la queue, cela lui semblait plus probable.
    Elle le conseille d’ailleurs aux autres, du haut de cette carapace.
    Ils leur faudra bien trente minutes pour enfin admirer cette vue imprenable et amovible.
    Ils ne resteront pas très longtemps, puisque la tortue s’est rapprochée d’un arbre avec des branches au ras du sol.
    C’est en passant sous une d’elles que la tortue fit descendre tout le monde. La branche frôla la carapace, mais les antennes virèrent de bord.
    Madame Tortue eut un rire flatteur en les voyant prendre l’ascenseur.

  19. LURON'OURS🐻 dit :

    🐻 QUAND L’ÉTAT’RGIQUE
    Léthargiques, les limaces, mieux vaut motardes que jamais, pétrolaient à cornes rabattues dans les rues de la petite cité d’Is sur Tille, en Bourgogne, renommée des cruciverbistes. Le comité des fêtes, jamais à court d’idées, organisaient moult rencontres, congrès, symposiums, en accord avec le syndicat d’initiative. Il arrivait que plusieurs événements se chevauchent. Les forces de l’ordre durent faire appel à des supplétifs. Si les escargots du cru ne se fussent pas cuités ils auraient pu être efficaces et redoutés. Ces gastéropodes avinés furent pris en stop, c’est du moins ce qu’ils avancèrent, croyant d’abord s’être regroupés sur un rocher qui s’avéra être une tortue. Son camouflage était parfait. Elle n’était pas sans défense puisque elle appartenait au régiment du train. Unité réputée pour ses volte-faces. Il arrive qu’en ces villes de garnison il y ait des altercations entre uniformes. De là a prendre des limaces en renfort ! Ça prêtait à confusion. Est-ce que nos édiles n’auraient pas aussi chatouillé la dive bouteille, et même agrémenté icelle de liqueur de cassis ? Pour se faire pardonner, on intronisa la tortue au chapître. Il se dit qu’elle n’avait pas sucé que des glaçons…
    Sarments que tout cela !
    Luron’ours🐻

  20. Nadine de Bernardy dit :

    Dépêche de dernière heure de notre envoyé spécial.

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée avec des amis,une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété.La brigade des Limaces aussitôt dépêchée sur les lieux, a pu constater les faits,venir en aide à la victime et arrêter les contrevenants qui titubaient sur la chaussée,les cornes en vrille.
    Nous nous sommes rendus dans les locaux de la brigade où nous avons interrogé le brigadier chef Raymond, au franc parler bien militaire:
    – Ca bavait déjà sévère chez les Limaces nous dit-il,ont les avait à l’oeil ces gastéropodes qui malmenaient tout ce qui passait à leur portée dès qu’il avaient abusé de l’alcool.Un soir, c’était un rat des villes,un autre, une grenouille égarée loin de son étang.Hier c’est cette pauvre tortue qui a fait les frais de leur ivrognerie.
    Ils ont tagué la carapace de la pauvre bête avant de la renverser sur le dos.Elle a été hospitalisée en état de choc
    Dans la salle de dégrisement il nous montre les colimaçons dégrisés,bavant sur les murs comme à leur habitude.Nous avons pris quelques photos.Le brigadier tint à nous préciser que les agresseurs seraient sévèrement punis par plusieurs mois de TIG dans un centre d’héliciculture bourguignon,auprès d’autres délinquants de même acabit.
    C’était Gérard Beurralail,correspondant à radio Clairon,je rends l’antenne.

  21. Coriandre dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots à la mine patibulaire…
    C’était un soir de pleine lune, les gastéropodes , dans un état d’excitation intense à la vue de ce qui dépassait de son sac, avaient jeté leur dévolu sur cette vieille Lady à l’allure pataude et à la physionomie dinosaurienne.
    Ses amis lui avaient donné quelques salades poussées avec soin dans leur beau jardin anglais. Qu’elle devait être tendre ! se dirent-ils.
    Les escargots aux regards concupiscents, tapis dans un coin, attendirent que Dame Tortue ait sorti les clefs de son sac pour bondir sur elle et lui ravir son sac en croco.
    Les gastéropodes, très lents à l’accoutumée, tant au niveau de la réflexion qu’au niveau de la locomotion, en un éclair pensèrent :
    – Elle ne se refuse rien la vieille, un sac en croco, mazette ! Cà doit valoir une blinde !
    Il faut dire qu’ils n’étaient pas bien lotis dans la vie, ils n’étaient pas considéré comme SDF puisqu’ils avaient leur maison sur le dos, ils n’avaient droit à aucune aide, livrés à eux-mêmes alors que leur fragile constitution et la voracité des bipèdes en mal de saveurs gastronomiques rendaient leur existence très éphémère. Philosophes malgré tout, ils savaient très bien que toutes les espèces ont des prédateurs.
    Mais c’était sans compter sur un autre fléau : la sécheresse ! Elle se répandait sur la planète, tout était sec et parfois, ils avaient bien du mal à trouver leur pitance !
    Alors, cette salade toute fraîche était une invitation au délit de vol.
    La tortue à la vue de ses voyous en herbe, très flegmatique et empathique à l’enfer que vivaient ces pauvres hères les firent entrer chez elle et leur préparèrent un mélange de salades. Ainsi, les escargots firent un repas pantagruélique et plongèrent dans un profond sommeil.
    Elle connaissait la vie et se dit qu’après tout, cette salade toute fraîche qui dépassait de son sac pouvait être une invitation au délit de vol, elle ne porterait donc pas plainte.
    Ne pas exposer ses richesses aux démunis serait désormais la conduite qu’elle adopterait.
    La tortue très cérébrale, pensa les sauver de leur piètre condition en les adoptant. Elle décida d’en faire un élevage ce qui leur éviterait bien des dangers.
    C’est alors que ces pauvres gavroches tombèrent dans une prison dorée avec de la nourriture en abondance mais plus jamais ils ne purent continuer leur pérégrination dans la nature.
    Leur destinée fut malheureuse car « il n’est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage » affirmait Périclès.

  22. Maguelonne dit :

    Depuis le temps qu’on nous bassine avec les méfaits de l’alcool, ce n’est pas pour rien ! L’alcool désinhibe et libère les mauvais instincts. En voici une preuve, parmi tant d’autres.
    Une bande d’escargots, amis, amis d’amis et pique assiettes réunis avaient fêté abondement l’arrivée de la pluie après une sécheresse mémorable. Bien sûr ce n’est pas à l’eau claire qu’ils s’abreuvèrent : trop triste. Bulles et pinards coulaient à flots.
    A cinq heures du matin, ces compagnons bois sans soif décidèrent une virée, histoire de s’aérer un peu les neurones.
    Une tortue, sobre et remplie de bons sentiments croisa leur chemin. Oh les pauvres, se dit elle, ils vont s’agglutiner sur ma solide carapace et je les ramènerai chez eux avant qu’ils ne soient tous écrabouillés.
    Même pas le temps de parler. Les ivrognes avaient tous eu la même idée.
    « OUAHH, super logement. On vire la grosse, on squatte et on continue la fête. OLLÉ !! ».
    Et tous se jetèrent sur la tortue, qui avait le tort d’être là. Et le tort tue !!

    AIE,AIE.. Tortue n’y comprends plus rien. AIE, OUILLE, pitié, partez, je ne dirai rien. AIE, OUILLOUILLOUILLE, HOULA !!

    « HEIGH-HI, HEIGH-HO Pour votre sécurité
    C’est la brigade des limaces qu’il vous faut.
    HEIGH’HI, HEIGH-HO… »

    SPLAF CRAAAAC PAN BAOUM AIE AIE AIE PAF SPLAF… la bataille faisait rage et dans la mêlée, on ne savait plus qui est qui, quoi est à qui, qui est à quoi…Bref, c’était le grand bazar.
    Enfin nos escargots avinés et épuisés tombèrent tous, comme un seul homme, dans un sommeil tonitruant ZZZZZZ et RRRRRRR
    Les limaces soignèrent leurs plaies et comptèrent leurs bosses : AIE, OUILLEOUILE
    Le panier à salade arriva et chargea ce qu’il restait des escargots.
    Tortue, désinfectant par ci, pansa par là, congratula les limaces.
    « Pour la brigade des limaces HIP HIP HIP HOURRA
    Allez tous avec moi HIP HIP HIP HOURRA »

  23. Antonio dit :

    — Ils avaient tous un ail au beurre noir, déclara la victime sous le choc. Comme s’ils s’étaient battus avant avec une fourchette, ou je ne sais quoi. Quand l’un d’eux est sorti d’un coup de sa coquille pour me baver dessus. Il voulait, enfin, vous savez quoi. Il refoulait le mauvais alcool de sa bouche dégoûtante. J’ai essayé de le repousser mais il me collait, me suppliant de l’héberger chez moi. Il n’en était pas question. Alors il s’est énervé et m’a traitée de tous les noms tortus. Je l’ai envoyé balader d’un coup de patte, un peu sec, je le reconnais. Il s’est écrasé contre je ne sais quoi de contondant, comme une limace. Oh ! excusez-moi monsieur le brigadier, je ne voulais pas vous offenser. C’est là que les autres me sont tombés dessus, j’ai paniqué, j’ai crié à l’aide. Heureusement une main divine m’a secourue en saisissant un à un les malotrus, pour les coffrer dans une espèce de fourgon. Sans quoi, j’ai bien cru que j’allais passer à la casserole tellement ils étaient chauds bouillants.

    Le brigadier n’en finissait pas de cuisiner la tortue, salivant sans rien dire sur le dos de ses salades dont il noircissait un maximum de feuilles, feignant d’ignorer, de son humeur visqueuse, le destin de ces pauvres cousins hermaphrodites qui n’avaient sans doute de désir que de sauver leur peau en se cachant sous quelque carapace.

    Sur la table de cuisine, chacun faisait son beurre, celui des escargots bouillonnait déjà à l’intérieur, tandis que la tortue attendait son heure.

  24. Jean Marc Durand dit :

    Alors qu’elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis, une tortue a été agressée par une bande d’escargots en état d’ébriété. La brigade des limaces aussitôt dépêchée sur les lieux n’a pu que constater les dégâts. Un gros pet sur la carrosserie de Dame Tortue, les quatre fers en l’air et incapable de se remettre sur ses pattes. La foule des curieux a aidé à redresser la situation. Si l’essentiel de la bande s’est évaporé, l’un des membres a été retrouvé, dans le caniveau, baignant dans le jus gastrique de son dernier repas de la veille. Interrogé, il s’est montré incapable de donner son nom et son adresse. Même pour son sexe, les limaces se sont montré incapables de comprendre ce qu’il cherchait à expliquer….une sorte de transgenre, mais en plus ancien.

    Une araignée, de service ce soir là dit avoir tout vu.

    Dame Tortue baguenaudait au milieu de la chaussée sans trop se soucier du reste de la circulation. D’où un premier accrochage verbal avec les jeunes. Ceux ci bien déterminés à s’assoir sur le respect du à l’âge ont décidé, pour rigoler de renverser le pouvoir des vieux.

    Après un visionnage des caméras de sécurité et une enquête approfondie, il a pu être déterminé que:

    1. Dame tortue, souffrant de problèmes cardiaques était interdite de circulation depuis 3 mois. Elle sortait exceptionnellement d’une réunion de crise au sein de l’association « Un migrant, un pull pour l’hiver! ». Interrogée, elle n’a pu que déclarer: « J’ai pas vu l’heure, je me croyais encore en été »

    2. Les jeunes ont été identifiés comme étudiants en bio pharmacologie, fêtant leur passage en deuxième année et leur visite au salon du camping car où Bastien, l’aîné du groupe avait pu commander le van de ses rêves pour entamer un tour de l’Europe avant que trop de murs ne poussent.

    Finalement, aucune plainte n’a été déposé. Dame Tortue a été admise au sein de notre nouvel Ephad, le bien nommée « Salade fraîche » et les étudiants ont été renvoyé à leurs chères études, enfin surtout pour les parents.

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