558e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture créative

Elle vivait une vie de merle !
Sa famille l’emmerlait,
son boulot l’emmerlait,
les autres l’emmerlaient
elle s’emmerlait même en vacances,
Jusqu’à ce jour où…

Inventez la suite sans être obligatoirement scato


Qui souhaite participer à cet exercice doit se souvenir de l‘enfant qu’il fut. Laisser-le jouer avec. 
Oubliez tout souci de perfection et laissez votre imagination foncer tête baissée dans le brouillard de vos pensées.
Acceptez de ne pas tout contrôler, de vous
tromper de mot, d’orthographe, etc.

Faites confiance à l’inspiration du moment, l’idée que vous cherchez va trouver sa forme en même temps qu’elle jaillira.


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26 réponses

  1. Luc DEVORS dit :

    Défi 561 Luc des Vosges
    En excès de vitesse dans un parc à huitres, un poisson-pilote a tenté de prendre la truite. Il comptait méduser les grenadiers de service mais ils n’ont pas apprécié. Ce compte-rendu étrange reçu par la gendarmerie de Gujan-Mestras a fortement intrigué nos pandores. Ils se sont immédiatement lancés sur la piste de cette information bizarre. Ils ont mis un point d’honneur à résoudre cette énigme. Bien évidemment, le capitaine de la brigade a choisi parmi ses subordonnés les meilleurs connaisseurs du bassin d’Arcachon. En effet, il a subodoré qu’à travers cette phrase énigmatique c’était la crédibilité de la brigade en matière de connaissance du milieu aquatique, et pas seulement marin car le mot truite pourrait sembler paradoxal lorsqu’il est question du Bassin.
    Le gendarme Alphonse, pêcheur émérite de bars et de dorades et aussi de truites a été désigné comme directeur de l’enquête. Le capitaine lui a demandé de résoudre dans les plus courts délais ce mystère. Le brigadier Alphonse est immédiatement parti de l’hypothèse qu’il s’agissait d’un ou plusieurs pêcheurs qui les narguaient. En effet, à plusieurs reprises certains au cours de discussions animées leur avaient reproché de ne pas être de vrais spécialistes du Bassin, de sa faune, sa flore, ses courants, ses cheneaux, ses marées, ses bancs de sable et autres particularités de ce lieu unique et magique. Les mots-clés sur lesquels il décida de baser son enquête furent poisson-pilote, grenadier, truite, méduse et parc à huitres. Quel est le lien entre ces différents mots ?
    Après avoir fait interroger la plupart des pêcheurs professionnels du Bassin d’Arcachon, travail énorme vu le nombre de personnes à questionner, il apprit que trois jours auparavant un requin avait été pris dans un filet au niveau des passes nord. Il en déduisit qu’un poisson-pilote avait été séparé de son imposant compagnon. Ce poisson-pilote serait-il à l’origine du drôle de message ? Il enquêta aussi auprès des maîtres-nageurs des multiples plages du Bassin. Tous précisèrent que ce même jour une invasion de méduses avait été constatée, et la baignade avait été vivement déconseillée. Coïncidence ou pas ?
    Grenadier, que vient faire ce poisson dans un tel contexte ? Il s’agit d’un poisson abyssal, alors que la profondeur du Bassin reste faible, une dizaine de mètres, souvent bien moins. A-t-on voulu jouer sur le mot dans le but de provoquer voire se moquer des gendarmes ? Les grenadiers lorsqu’il est question des soldats du roi, bien souvent ils étaient en uniforme de couleurs où le rouge était très présent.
    Alphonse ne put s’empêcher, en pensant à la couleur rouge, qu’on était à l’époque des vendangeurs. On appelle vendangeurs les rougets car ils rentrent dans le Bassin au moment des vendanges, à l’époque où les feuilles de vigne se parent de rouge et, justement ces poissons ont les flancs rouges. Il cogita et fit un effort pour se remémorer la liste des pêcheurs spécialistes de cette pêche des rougets à la fin de l’été ou au début de l’automne, cette activité se pratiquant justement sur ou à proximité des parcs à huîtres. Il sentait bien que ces différents termes avaient un lien, mais lequel. La truite de mer il en avait attrapé aussi bien sur le Bassin que dans les rivières qui s’y jettent vers Mios. Ce poisson qui passe de la mer à la rivière, que vient-elle faire dans cette affaire ? Sa journée de travail allait s’achever, il était 20 heures et son copain Marc, grand pêcheur devant l’éternel et sans doute l’un des meilleurs connaisseurs du Bassin l’attendait pour dîner. Il était bien décidé à l’associer à sa réflexion.
    Comme toujours, il savait que le repas serait de toute qualité, Pierrette l’épouse de Marc était une fine cuisinière et Marc avait comme autre passion l’amour des vins mais surtout de Bordeaux. Il était donc ravi de cette invitation et se délectait par avance, sachant que sa femme le surveillerait alors qu’il goûterait largement aux délicieux nectars du Médoc.
    Il ne fut pas déçu, et apprécia fortement ce moment de convivialité malgré les quelques regards réprobateurs de sa femme devant les verres de Pauillac et autres Saint-Estèphe non remplis à ras bord, car ça ne se fait pas chez un vrai connaisseur, mais nombreux à se succéder en explosions de bonheur sur son palais !
    La qualité du repas et des boissons fut comme d’habitude excellente. Il attendit le moment du café en fin de soirée, presque minuit, pour exposer à Marc ses interrogations. Ce dernier réagit immédiatement aux trois mots, poisson-pilote, truite et parc à huîtres. En effet, le fameux jour de l’invasion des méduses il était à la pêche à proximité des cabanes Tchanquées de l’île aux Oiseaux. Alors il assista à un spectacle insolite, il vit le fameux poisson-pilote poursuivre une truite de belle taille. Cette dernière, qui bondissait hors de l’eau, au moment de se faire attraper fit un écart de côté et le fameux poisson-pilote en excès de vitesse, sans doute déboussolé par la réaction de sa proie, se cogna dans la barque de Gérard, l’un des spécialistes de la pêche des vendangeurs sur les parcs à huîtres avec son filet de petite taille. Un déclic se déclencha dans l’esprit du brigadier Alphonse. Gérard faisait partie de ces individus qui aimaient à le taquiner lorsqu’il était question du Bassin, de ses trésors et ses secrets.
    Le lendemain il convoqua à la gendarmerie le pêcheur Gérard et lui mit sous le nez le fameux message énigmatique qui avait tous les aspects d’un message codé. Gérard poussa un oh de surprise et d’admiration. Mais comment as-tu deviné Alphonse ?

  2. Kyoto dit :

    Elle vivait une vie de merle !
    Sa vie l’emmerlait, son boulot l’emmerlait, les autres l’emmerlait même en vacances, jusqu’au jour où elle reçut une enveloppe. Pas d’adresse. Pas de timbre.
    Une pub, pensa-t-elle.
    A l’intérieur, une feuille blanche pliée en quatre.
    Elle la déplia délicatement et commença à lire :

    « Horrible sorcière,
    Nous t’avons supportée durant tant d’années et tu as fini par tous nous emmerler.
    Si la vie t’emmerle à ce point, prends ton envol sur ton balai de merle et disparaît.
    De la part des corbeaux familiaux, des corneilles du boulot et tous les autres volatiles qui ont eu le malheur de te rencontrer. »

    Une fulgurante douleur l’assaillit.
    Qu’étaient-ils ces coyotes malfaisants pour la juger ?
    Que savaient-ils de son enfance de merlichonne maigrichonne, pas folichonne ?
    L’héritage imposé en a fait une handicapée physique et mentale.
    Doivent-ils la condamner ?

    Elle brûla la missive et partit furtivement, sans une larme, sans un cri, sans bagage, sans se retourner. Sa maison de merle s’embrasa et l’odeur du soufre imprégna les alentours. Malgré cette pollution, les corvidés s’exclamèrent : « Bon débarras », ces corps vidés de toute charité mais emplis de haine.

    Quelques mois plus tard, un corps fut retrouvé dans une tourbière. Un corps à peine décomposé.
    « Même morte, elle arrive encore à nous emmerler, cette sorcière », beuglèrent les charognards.
    Une enquête fut diligentée. Enquête éclair. Dossier classé sans suite.

    Les assassins courent toujours et croassent encore.

  3. Michel-denis Robert dit :

    Elle vivait une vie de merle. Sa famille l’emmerlait. Son boulot l’emmerlait. Les autres l’emmerlaient. Elle s’emmerlait même en vacances, jusqu’au jour où, à la kermesse de l’école elle rencontra ce qu’elle prit pour le bonheur. C’était fin juin, il faisait un temps superbe qui avivait heureusement les couleurs. Dans les rouges, on voyait des tons orangers, les bleus se nuançaient de pastel, quant aux verts ils se fondaient dans la fête. Peut-être que tout cela était imaginaire, à moins que ce fut la joie partagée qui l’insufflât au soleil. Dans le parc, à leurs traits détendus, les parents avaient accroché leur plus beau sourire et les cris des enfants égaillés autour des stands qui se précipitaient pour gagner quelque fétiche aux jeux improvisés pour l’évènement. Encore une journée sans rencontre. Elle pensait souvent à cette cage à oiseaux reléguée au grenier. Ce qui ne servait plus à rien pouvait quand même encore être utile, on ne sait jamais. Soudain, au loin, près du château, un larsen annonça la prise de parole de l’organisateur : « Mesdames, Messieurs, chères têtes blondes… » Tous les ans, à chaque fois, il oubliait les brunes… Un moment de suspens. Le larsen siffla de nouveau, s’emmerla les crayons puis se tut. Le podium s’anima. « Le temps des cerises » était annoncé. Elle pensa « Le temps des crises » et esquissa un sourire moqueur. Oui, ils l’emmerlaient tous. « Je vais en faire une, de crise, se dit-elle. Et comme elle était venue spécialement pour ce spectacle, elle patienta encore quelques instants. « On verra bien. » Son moral, au beau fixe lui conseilla d’attendre puisqu’il s’appelait Serge comme son amoureux sur les affiches signées et collées sur les murs de sa chambre, qu’il avait dédicacées pour elle. Elle venait d’acheter son dernier single dont elle avait inscrit la date d’achat dans son smartphone. Précisément, elle n’était attirée que par la musique, celle de Serge en priorité. Elle ne s’en lasserait jamais.
    C’est alors que le nouvel invité commença à chanter. Quelle voix sublime ! Elle n’en avait jamais entendu une aussi impressionnante de clarté, de précision dans les aigus et si envoûtante dans les graves. Son coeur chavira tout à coup. Pendant cette chanson, elle fut émerveillée, subjuguée. Etaient-ce les intonations douces et chaleureuses de sa voix ou bien le futur nostalgique évoqué par les paroles qui lui étaient allé droit au coeur ? ou peut-être ce merle dont elle venait d’inventer le verbe juste avant le début de la chanson. Une coïncidence qui la transporta. Elle ne fit pas la distinction. A cet instant même, il représenta le bonheur absolu. Et contre le miroir de sa chambre, elle laissa un mot : « Je suis emmerlée pour la vie, je n’aime que lui. » Ils comprirent un peu tard qu’ils ne lui avaient jamais dit qu’ils l’aimaient.

  4. Phanie dit :

    TOUT UN POEME

    Lorsqu’elle ouvre les yeux dans une chambre d’hôpital, elle en a oublié les raisons initiales.

    Il fait bien sombre et l’odeur lui rappelle des souvenirs empreints de mauvaises ondes…

    Un mètre à peine la sépare d’un autre lit… Elle distingue une forme se gonfler et se dégonfler au rythme d’une respiration saccadée.

    Le drap rêche lui donne envie de sortir d’ici. En se relevant légèrement, une douleur la prend au creux de son poignet droit. Elle est perfusée ! Elle est prise de nausées…

    Elle se rallonge aussitôt.

    La porte de la chambre s’ouvre, laissant entrer une lumière jaunâtre, une infirmière qui à l’air d’une marâtre, et un médecin au teint verdâtre…

    A ce moment-là, elle n’a qu’une seule envie : se cacher sous le drap…

    “Bonjour Mademoiselle ! Alors, comment vous sentez-vous ce matin ? Nous allons prendre votre tension et vous allez pouvoir nous expliquer les raisons de votre geste malheureux”

    “Mon zeste malheureux ?… C’est à lire Locteur ? Qu’est-ce que vous appelez zeste malheureux ? Vous savez, enfin non, vous ne savez pas, mais z’ai une vie de merle ! Ma famille m’emmerle, mon boulot m’emmerle, les autres m’emmerlent, ze m’emmerle même en vacances ! zusqu’au zour où z’ai trouvé dans ma boîte aux lettres une pub d’un certain Merlin qui proposait ses services et promettait le bonheur absolu ! Alors z’y suis allée, moi, en toute confiance… Il m’a fait entrer sez lui et m’a promis que lans 7 zours, zour pour zour, c’est ce qu’il m’a lit, une personne allait sanzer ma vie… et qu’il fallait que ze me zette corps et âme dans ses bras. Alors, moi, z’ai attendu… et au bout du 7ème zour, pile/poil, z’ai entendu clairement quelqu’un réciter un poème en bas de mon immeuble… Ze suis allée sur le balcon et z’ai vu un homme tenlre ses bras vers moi ! z’ai repensé à ce que m’avait lit Merlin et sans réfléssir ze me suis zetée corps et âmes dans ses bras ! Et après, ze me souviens plus de rien…”

    “Vous avez compris ce qu’a dit notre patiente ?” demande le Docteur en s’adressant à Angie, l’infirmière au prénom mal assorti.

    “Non Docteur, mais d’après ce que je constate, à part des dents cassées, elle se porte plutôt mieux que ce pauvre saltimbanque qui lui a certainement sauvé la vie au péril de la sienne.” répond-elle en désignant le lit d’à côté. “Heureusement qu’elle habite au premier !…”.

    « Prescrivez-lui des calmants au cas où elle ait une rage de dents, et un rendez-vous chez l’orthophoniste aussi…” puis s’adressant à la patiente : “on reviendra vous voir dans la journée.”

    La porte se referme… Elle tourne la tête vers le lit qui respire à côté d’elle et se promet de veiller désormais sur celui qui lui avait sauvé la vie…

  5. Urso dit :

    Elle vivait une vie de merle !
    Sa famille l’emmerlait,
    son boulot l’emmerlait,
    les autres l’emmerlaient
    elle s’emmerlait même en vacances,
    Jusqu’à ce jour où…

    … où un perroquet, qui parlait bien le français, lui rendit visite.
    – Bonjour madame, je suis avocat de mon état. C’est mon chef qui m’envoie.
    Paraît-il que vous avez des ennuis avec un merle noir, voire avec plusieurs d’entre eux.
    – Non répondit la dame. Pas que je sache.
    Ce n’est pas possible dit le perroquet. Nos espions ont bien vu que vous avez des ennuis avec des merles.
    Bon bon déclara la dame. Si vous le dites.

    Le perroquet s’installa pour quelques jours dans le domicile de la femme.
    Il lui apprit beaucoup de choses sur la vie des oiseaux et aussi celle des humains.
    En plus, ce perroquet avait de l’humour et il était très cultivé. Il connaissait par exemple les faits et les grandes dates de l’histoire de France.

    À son contact, la dame se métamorphosa. Elle oublia sa vie passée et les soucis qu’elle avait.
    Elle devint optimiste et joyeuse.
    Elle riait toute la journée.
    Aussi, sa nouvelle vie ne ressemblait plus à l’ancienne.
    Merci à toi le perroquet déclarait-elle la nuit dans ses rêves.

    Un matin l’oiseau avait disparu.
    À l’endroit où il fumait régulièrement de bons cigares et buvait du whisky japonais, elle trouva un papier vert pomme plié en quatre, sur lequel il était écrit.
    « Ma chère, ma mission est maintenant accomplie.
    Je peux vous laisser seule vivre votre vie.
    J’ai été très heureux en votre compagnie.
    Votre dévoué.
    Coco bleu ».

    En lisant ces mots, elle eut deux petites larmes qui coulèrent sur sa joue gauche.
    C’est vrai, ce perroquet avait changé sa façon de vivre et de penser.
    Elle lui devait tout.
    Un petit cri la fit se retourner.
    Elle vit son beau perroquet battre des ailes au milieu de la salle à manger et faire un looping arrière, en atterrissant sur le lustre.
    – Oh tu es là dit la femme tout émue.
    Toi tu es un plaisantin et aussi un peu méchant.
    Le mot que tu m’as laissé c’est donc une belle blague de ta part.

    – Oui dit le perroquet.
    Sa voix était un peu enrouée, ce qui trahissait son émotion car lui aussi avec le temps s’était pris d’affection pour elle.

    Ensuite, avec plus d’assurance il affirma :
    Ma mission avec toi est en réalité terminée.
    Mais, étant bien ici, j’ai demandé à mon chef bien aimé de prolonger mon séjour, dans cette grande et belle demeure.
    Ah ah, les honoraires vont être salés …

  6. Luc des Vosges dit :

    Elle vivait une vie de merle !
    Sa famille l’emmerlait, son boulot l’emmerlait, les autres l’emmerlaient, elle s’emmerlait même pendant les vacances jusqu’au jour où le destin croisa son chemin.
    Sa vie n’était pas désagréable, à vrai dire elle ne se plaignait pas, mais voilà il lui manquait un je ne sais quoi, une flamme, un grain de folie, du nouveau, de la surprise, un lien à la nature, se soumettre aux aléas du temps et des intempéries, sentir son corps vivre, fonctionner, se dépasser, souffrir sous le harnais de l’effort physique et des caprices de la Terre. Mais elle n’en était pas consciente, alors elle ressentait une indicible sensation de manque, qui la rendait pessimiste et peut-être un peu dépressive. Il en découlait ce ressenti que tout, à commencer par elle-même, l’emmerlait. Ce trouble, elle ne savait pas l’analyser et encore moins imaginer la façon de le combler, certes à peine tangible mais bien réel, même si parfois elle arrivait presque à l’oublier.
    Son travail de professeure d’anglais lui apportait bien quelques satisfactions avec certains élèves doués et travailleurs, même si la majorité suivait les cours dans une apathie certaine, l’œil terne trahissant l’absence de motivation pour les langues étrangères. Sa famille, certes elle les aimait et se sentait bien avec eux. Son mari qu’elle avait épousé il y a maintenant 25 ans, s’était toujours montré au cours de ce quart de siècle attentionné et, on peut le dire amoureux. Leurs trois enfants, deux filles et un garçon, tous majeurs bien engagés dans la vie avaient pris leur envol, bien qu’il faille encore subvenir aux besoins financiers des deux derniers lancés dans des études supérieures longues, médecine et diplôme d’ingénieur. Mais l’argent n’était pas un problème, son époux ayant une très belle situation de chirurgien chef de service. Et tous deux étaient nés comme la formule consacrée le dit « avec une cuiller en argent dans la bouche ». En effet, issus de familles riches ils vivaient plus que confortablement. Elle se disait en regardant sa situation qu’elle n’avait pas à se plaindre, beaucoup l’enviaient, alors que me maque-t-il ? s’interrogeait-elle. Cependant, avec un petit sourire désabusé et triste elle ne pouvait s’empêcher de penser que l’argent ne fait pas le bonheur. Sans doute en est-il un élément, mais justement comment s’éloigner des chemins de la routine et sortir des habitudes de vie qui ne laissent plus beaucoup de place à l’imprévu. Inconsciemment sans être capable de poser des mots, son instinct plus qu’elle-même lui disait qu’une vie trop bien réglée en ligne droite, on en voit le bout, et le terme du voyage est le même pour tous et il arrive très vite. Comment tordre la piste pour être surpris à chaque virage et donner de la relativité au temps qui nous file inexorablement entre les doigts ?
    Alors comment le destin a-t-il frappé à sa porte ? Oh tout simplement, alors qu’elle était en vacances avec son époux à la Grave au pied du col du Lautaret, région magnifique de l’Oisans. Ils avaient effectué une randonnée de la matinée merveilleusement belle sur le plateau d’Emparis, balcon verdoyant juché à plus de 2400 mètres, donnant sur les parois nord de la Meije et du Râteau, montagnes mythiques qui frôlent les 4000 mètres, pour la Meije 3983 exactement. Après ce bel effort matinal, en ce début d’après-midi son mari faisait la sieste, repos réparateur. Bien que la sortie ait duré 5 heures, elle ne se sentait pas fatiguée et aucune envie de sommeiller, le grand air elle en voulait encore, voire toujours plus. Elle sortit donc et alla s’attabler à la terrasse d’un café à siroter un cappuccino grande taille bien chargé en crème fraîche et éclats de chocolat. Elle pouvait se le permettre, car les calories elle en brûlait à qui mieux mieux durant les vacances.
    De sa position elle surplombait la route du col du Lautaret. En ce début d’après-midi la circulation était faible. Elle ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour ces forçats de la route qui au cours du Tour de France escaladent les Alpes à des vitesses inhumaines. Alors qu’elle était perdue dans ses pensées cyclistes, un petit point surgit au détour d’une courbe, loin en contre-bas dans cette immense montée depuis Bourg d’Oisans. Il lui sembla que c’était un vélo. Mais cela lui parut étrange, en effet il se déplaçait lentement et semblait très compacte. Elle le suivit des yeux dans son ascension, et ses contours se précisaient au fur et à mesure de son rapprochement. Effectivement, il s’agissait bien d’une bicyclette. Plus le mobile se rapprochait plus nombreux étaient les détails qu’elle découvrait. Oui un vélo, quatre grosses sacoches, puis la personne qui le montait était une femme. De toute évidence elle venait d’effectuer une montée de plusieurs dizaines de kilomètres, lourdement chargée et la chaleur forte de ce début d’après-midi, accentuée par la réverbération de l’asphalte, ne semblait pas la faire fléchir.
    Fascinée depuis sa chaise, sa petite cuiller à la main elle regardait cette femme s’approcher. Elle déboucha enfin au bout de la ligne droite à une centaine de mètres de la terrasse où elle avait pris place. La distance diminuait entre elles et, la cycliste se matérialisait. Il s’agissait d’une femme qui semblait avoir dépassé la cinquantaine, visage buriné, cuisses athlétiques aux contours pour le moins très esthétiques. Elle restait là à la regarder s’approcher, machinalement elle porta sa tasse à la bouche et se décora le bout du nez d’un point de chantilly de son capuccino. En effet, lorsqu’il est bien préparé, il est surmonté d’une montagne pointue et blanche de crème battue bien dure.
    La cycliste devant les tables du café marqua une hésitation, puis s’arrêta. Elle mit son vélo sur béquille puis vint s’assoir à la table d’à côté. Elle dégageait une impression de sérénité. Elle n’était pas bien grande, au plus un mètre soixante. Elle commanda un grand perrier menthe. La professeure d’anglais très intriguée, même fascinée par cette femme ne pouvait décrocher son regard d’elle. Manifestement elle venait de monter cette immense côte de plusieurs dizaines de kilomètres. De plus la chaleur intense de ce début d’après-midi ne semblait pas l’avoir incommodée le moins du monde. Mais d’où venait-elle et où allait-elle se demandait la professeure. Elle était terriblement tentée de l’aborder, mais la peur d’être indiscrète la retenait.
    Cependant Flora avait bien remarqué qu’elle était l’objet d’une curiosité manifeste. Elle en avait vu d’autres au cours de ses périples un peu partout autour de la Terre. Leurs regards se croisèrent et elles se sourirent. Brisant la glace, Flora s’adressant à Isabelle la professeure d’anglais lui dit « manifestement je suis regardée comme une bête curieuse ! ». Puis elle rit de son rire sans complexe et sans retenue. Elle semblait rayonnante et bien dans sa peau, ça se voyait, ça se sentait. Alors Flora prit son perrier menthe et vint s’assoir à côté d’Isabelle. Cette dernière avait mille questions à lui poser et décida d’oser saisir cette ouverture. La première fusa :
    Vous venez d’où ?
    De Toulouse
    Non, je vous demandais d’où vous venez à vélo
    Oui de Toulouse
    Mais ce n’est pas possible, cela fait plusieurs centaines de kilomètres et en plus par des routes comme celle-là ! Et vous allez où ?
    Vienne pas au bord du Rhône mais en Autriche en traversant les Alpes répondit Flora accompagnant ses paroles d’un petit rire franc
    En Autriche, mais c’est très loin ! Vous allez mettre combien de temps ? Vous vous nourrissez comment ? Vous dormez où ?
    Cela fait beaucoup de questions. Pour répondre de manière synthétique, le voyage à vélo est une manière de vivre, une philosophie. Le secret c’est l’autonomie. Dans mes sacoches j’ai tout le matériel pour dormir dehors là où mes roues me portent le soir.
    Mais pour manger ?
    En Europe je ne me prive pas d’aller au restaurant. Mais les meilleurs repas ce sont ceux que je me prépare sur mon réchaud. Le voyage à vélo vous apprend que l’on mange trois fois trop. Une gamelle de riz ou de pâtes ou de flocons d’avoine c’est amplement suffisant et en plus c’est très bon pour la santé et la ligne. Le riz, les pâtes et les flocons d’avoine, il suffit d’en avoir 500 grammes de chaque dans mes sacoches et j’ai plusieurs jours d’autonomie.
    Mais pour aller jusqu’en Autriche cela prend beaucoup de temps ?
    Sans doute mais je ne compte pas, d’ailleurs une fois arrivée à destination je compte mettre le cap sur les Balkans
    Les Balkans mais comment faites-vous pour avoir tant de temps de libre ? Vous n’avez pas de famille ?
    Flora sourit mais son regard si serein s’assombrit quelque peu et Isabelle le remarqua. Elle eut l’intuition que dans la vie les choix n’étaient pas toujours faciles à faire mais il fallait les faire. Flora avant de répondre prit son temps. Son regard se leva vers les hautes faces qui les dominaient et s’accrocha là-haut. Elle égrena quelques noms, voie du Z à la Meije, brèche de la Meije, couloir Gravelotte, doigt de Dieu, Meije Orientale. Isabelle perçut que le domaine de la haute montagne et de l’alpinisme lui était familier.
    Puis son regard et son esprit quittèrent ce monde minéral de roche et de glace, auquel tant de souvenirs la liaient, et revinrent sur la terrasse du café. Alors seulement, elle fixa Isabelle d’un regard pénétrant et répondit à sa question :
    Oui bien évidemment j’ai une famille, mais il faut assouvir ses désirs et ses grandes aspirations et ne pas se laisser enfermer dans le conformisme. Les choix sont toujours des cas de conscience, mais entre le chien et le loup j’ai choisi d’être loup, éternel dilemme.
    Isabelle alors comprit que sa vie, il revenait à chacun de l’orienter en fonction de sa propre évolution en gérant les pressions extérieures et ne pas s’y soumettre aveuglément. Elle réalisa que, lorsque comme elle, on a une vie confortable pas désagréable mais qui manque cependant d’improvisation d’inattendu, on ne s’en extirpe pas facilement. Un peu comme si l’on se trouvait dans une ornière cependant confortable et sécurisante, l’effort de volonté pour s’en échapper est difficile à accomplir. Flora l’intriguait de plus en plus. Quelle avait été sa vie, avait-elle toujours voyagé de cette façon ou était-ce une première expérience ? Elle se risqua à une question indiscrète :
    Quel était votre métier ?
    Flora la regarda et sourit. Elle réfléchit avant de répondre
    Vous savez le métier que l’on exerce, il n’y a qu’un critère qui compte c’est qu’il corresponde à vos aspirations. Pour ma part, après des études supérieures et avoir été diplômée de ‘école polytechnique je n’ai pas voulu m’enfermer dans une carrière par trop bureaucratique loin de la nature. Je suis donc revenue dans ma région natale, la Haute-Ariège et j’ai exercé la profession d’apicultrice pendant 35 ans. Bien souvent mes ruches étaient placées au pied des châteaux cathares, en particulier Montségur et Quéribus.
    Wahou ! ne put s’empêcher d’émettre Isabelle
    Flora sourit. Isabelle eut confirmation que Flora était à la retraite. Toujours plus fascinée, elle continua ses questions :
    Vous avez toujours voyagé comme cela ou c’est depuis votre retraite ?
    Toujours d’ailleurs mon activité me permettait de m’organiser étant mon propre patron avec mes ruches. Mais c’est vrai que depuis la retraite cela laisse plus de temps pour les longs voyages, cependant il faut garder une place pour la famille et revenir pour regarder les petits-enfants grandir et donner un coup de mains pour aider leurs parents à les garder par moments. Mais c’est vrai que la retraite constitue une rupture. D’ailleurs la semaine suivant ma cessation d’activité, j’ai pris mon vélo et je suis parti pour un voyage de 8 mois, le tour du Mékong à travers les 6 pays qui le bordent, en tout j’ai effectué 18000 kilomètres. Le Mékong est un des écosystèmes d’eau douce les plus importants de la Terre et j’avais toujours rêvé de le suivre de son delta jusqu’à sa source. Et pour vraiment être en harmonie, en vibration, en communion avec ce gigantesque fleuve qui au niveau de la Thaïlande et du Laos affiche une largeur de1,4 kilomètre, je tenais absolument à effectuer ce voyage seule.
    18000 kilomètres à vélo ! s’exclama Isabelle
    Flora rit de bon cœur et, voyant le soleil disparaître derrière les magnifiques parois de calcaire blanc du massif des Cerces, fit comprendre à Isabelle qu’il était temps qu’elle se remette en selle. Les derniers mots qu’elle lui adressa en la regardant de son regard franc, farouche et serein furent :
    Il faut choisir dans la vie entre être chien ou loup, toute la question se résume à ce choix
    Après un dernier petit rire cristallin, elle enfourcha sa monture et partit à l’assaut du col du Lautaret dans l’air du soir qui offrait une température idéale pour un bel effort final.
    Isabelle resta songeuse en la regardant s’éloigner lentement dans la pente, mais elle réalisa qu’elle avait rencontré son Messie, un peu à la manière d’Éric-Emmanuel Schmitt qui eut la révélation en s’étant perdu de nuit dans le désert. Maintenant elle savait qu’elle allait s’émanciper et partir à l’assaut des grands déserts à vélo, dont elle avait rêvé, le Gobi, le Sahara, le Taklamakan et l’Atacama mystérieux avec ses chandeliers des Andes et autres curiosités désolées soumises aux terribles conditions climatiques de l’altitude et des vents terribles du Pacifique, loin du monde.

  7. Françoise Rousseaux dit :

    Donc, elle vivait une vie de merle, tout l’emmerlait, sa famille, son travail, ses vacances, jusqu’à ce que..quoi ? Que pourrait-il bien se passer pour que soudainement, elle cesse de s’emmerler ? Voyons ..elle pourrait rencontrer un prince charmant, il arriverait dans son grand coupé blanc, il l’enlèverait et puis ils vivraient heureux et auraient beaucoup d’enfants…Bon, oui, je sais ,les contes de fées, c’est nul. On essaie autre chose : le prince charmant serait un gourou et elle se retrouverait embrigadée dans une secte.Non, ce n’est pas terrible…Voyons..
    Ah, j’ai trouvé ! Elle plaque tout et durant trois mois, elle va vivre dans une cabane en haut d’un grand chêne, an coeur d’une forêt ; ceux qui ont tenté cette expérience en vantent les bienfaits. Ah, mais il y a un problème : notre merlette a le vertige et elle est incapable de clouter deux planches, alors la cabane dans les arbres, ce n’est pas pour elle ! Elle préfèrerait peut-être partir en voyage dans des pays lointains ? Mais non, elle déteste l’avion !
    Décidément, je ne trouve rien…
    Mais qui sait ? Au fond,si ça lui plaisait de s’emmerler..après tout, il y a des gens qui semblent adorer ça. Rien ne va plus dans leur vie, ils gémissent sans cesse, mais ne font rien pour en changer…
    Dernière tentative : un jour, en errant sur internet, elle découvre un blog d’écriture, elle s’y abonne, propose des textes, de plus en plus longs..De fil en aiguille, elle finit par écrire un roman qui sera publié et en quelques années, elle deviendra une auteure connue et reconnue ! Pas mal ça, pour une merlette ! Et même si elle continue à broyer du noir, à se prendre la tête avec ses proches, à s’emmerler en vacances, au moins, elle saura que tout cela pourra être distillé dans un prochain roman, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs !

  8. Elle vivait une vie de merle ! Sa famille l’emperlait, son boulot l’emperlait,
    les autres l’emmerlaient, elle s’emperlait même pendant les vacances. Jusqu’à …

    Jusqu’à ce que la mort la convoqua. Le verdict médical était sans appel. Le rendez-vous aurait bien lieu, d’ici quelques mois.

    Loin d’y voir une porte de sortie où, enfin, elle ne s’emmer-lasserait plus, elle entra dans une fureur terrible. Cette emmerle-là était de trop. Et son imaginaire, plutôt fécond, lui proposa des images les plus horribles, où, sous la dalle froide, les asticots festoyaient sur son corps en décomposition.

    Pour le coup, elle aurait bien aimé ne pas être que ce corps. Se pouvait-il que ce cerveau émetteur récepteur, siège de son esprit, ne devienne plus qu’une radio éteinte ? Ou y avait-il de la conscience, au-delà de celui-ci, ainsi que l’affirmaient tous ceux qui avaient frôlé les frontières de la mort et en étaient revenus ?

    D’un coup, sa curiosité était réactivée, et sa colère aussi, mais cette fois, démultipliée contre ce destin de merle, ce Dieu de merle s’il en existait un et qui lui aurait alors fourguée une feuille de route pourrie.

    — Merle, merle et merle !

    C’est comme celui-là qui, la bible sous le bras, était venu lui parler de l’amour de Dieu. Elle l’avait rapidement congédié.

    Toute parole consolante lui faisait l’effet de l’alcool à 90° sur une plaie à vif.

    Elle ne décolérait pas. Il est vrai qu’elle percevait les choses à travers le prisme de sentiments telles que la frustration et des blessures accumulées de l’enfance à ce jour.

    Quand la maladie la tint à une relative immobilité, son regard se porta au-delà de la fenêtre. Elle y vit le soleil qui se levait, les variations de la lumière au fil des heures et les ombres portées qu’elle faisait naître sous chaque objet. Elle s’émerveilla de la présence régulière d’un rouge-gorge dans son jardin. Elle sonda les étoiles et les différentes phases de la lune. Elle embrassa avec ferveur cette saison qui serait pour elle, la dernière.

    Elle se mit à songer à cette valise qu’elle avait mille fois remplie, vidée, remplie et à nouveau vidée ; cette valise qu’elle n’avait jamais eu le courage de faire pour quitter des situations qu’elle n’aimait pas. Pour oser le pas vers le nouveau. Mais, voilà, l’inconnu lui avait toujours fait peur. Aujourd’hui, il était là devant elle. Menaçant, la gueule grande ouverte, prêt à l’engloutir.

    Alors, elle décida de l’affronter. Quelle peur pire que ce qui l’attendait pouvait-il exister? AUCUNE.

    Elle écrivit une lettre aux siens. Les remercia — avec humour — pour le zèle qu’ils avaient mis à l’emmerler, en les invitant à — en avoir tout autant — pour les emmerlements qu’elle leur avait causés.
    Elle boucla sa valise qui, pour le coup, était très légère. Puis, rassembla le peu de forces qui lui restait pour oser ce voyage en Irlande qu’elle remettait toujours à plus tard.

    Plus que jamais, elle se sentait VIVANTE.

  9. blackrain dit :

    Elle s’emmerlait jusqu’au jour où elle rencontra un beau mâle au plumage d’un noir de jais. « J’ai jamais vu des yeux comme ça » se dit-elle. Elle avait des ailes pleins les pupilles. Elle voulait tremper ses plumes dans l’encre de ses yeux. Il avait l’anneau oculaire du même jaune vif que son bec. Il avait le bec bunsen qui allumait une flamme dans ses yeux. Au-delà du plumage il y avait le ramage qui en faisait un roi mage. Il flutait merveilleusement. Elle en babillait de bonheur. Elle se voyait déjà porter l’anneau, convoler jusqu’à l’aube épine d’une folle nid de noce. Dans une haie d’aubépine ou de chèvrefeuille elle construirait son nid d’amour pour une vie monogame dont les chants d’oisillons multiples viendraient rompre la monotonie. Avant lui les mâles qui voletaient autour d’elle n’étaient que des oiseaux mi-gratteurs, mi sédentaires et paresseux, des passereaux pas sérieux, des étourneaux sansonnet, des étourdis sans sonnet, sans le moindre sifflement poétique. Avec ce beau merle moqueur qui l’avait sifflé depuis les hauteurs, qui avait complimenté son plumage brun roussâtre, elle savait qu’elle aurait du bonheur à partager sa vie. Elle savait qu’il la ferait rire durant les jours maussades, qu’il saurait toujours mettre du lierre entre eux quelque soit le lieu, n’importe houx ils poseraient leur œufs. Elle savait qu’il la protégerait des éperviers et des renards, des faucons comme des vrais. Avec lui, elle ne s’emmerlerait plus jamais.

  10. CATHERINE M.S dit :

    Elle vivait une vie de merle
    Sa famille l’emmerlait
    Son boulot l’emmerlait
    Les autres l’emmerlaient
    Les vacances l’emmerlaient
    Rien n’y faisait
    Je vous le dis tout net
    Jusqu’au jour où notre merlette
    Partit en goguette
    A l’aveuglette
    Une sale journée de tempête
    Les vents l’ont portée
    Vent d’est, vent d’ouest
    Les nuages l’ont protégée
    Elle a traversé de nouvelles contrées
    N’en faisant qu’à sa tête
    Liberté ! Liberté !
    Chantait-elle à tue-tête
    Chouette ! Chouette !
    Cela dura ainsi quelques années

    Et un beau matin d’été
    Après une nuit étoilée
    Elle entendit un étrange cri
    Pas loin, là, vers les rochers
    Elle s’est approchée
    Et a fait la plus jolie rencontre de sa vie
    Une petite mouette près d’un nid
    Qui couvait ses petits

    Depuis ce jour béni
    Nos deux oiseaux sont devenus amis
    La merlette n’a plus jamais cessé
    De pousser la chansonnette
    Et la mouette rieuse,
    De son côté,
    Ne l’a plus jamais «  mis en veilleuse »
    Ah ça oui, si vous saviez,
    Ces deux-là ont bien ri
    Tout au long du reste de leur vie !

  11. Fanny Dumond dit :

    Elle vivait une vie de merle ! 

    Sa famille l’emmerlait à sans cesse lui tomber dessus pour qu’elle range sa chambre au lieu de passer son temps à tchatter sur les réseaux sociaux.

    Son école l’emmerlait, car son prof de maths exigeait qu’elle apprenne par cœur les théorèmes de Pythagore et autre Thalès. Sans parler de sa prof de français qui s’ingéniait à lui coller des mauvaises notes sur ses rédactions cafies de fautes. 
     
    Les autres l’emmerlait aussi : ses grands-parents avec leurs sempiternels rabâchages de « c’était mieux de mon temps ». Toute comme sa tante avec ses conseils à la noix afin qu’elle perde les rondeurs de son enfance. Sans parler des harceleurs du collège et tant d’autres qu’elle ne supportait plus.

    Elle s’emmerlait même en vacances dans cette maison familiale, au fin fond d’une cambrousse, où la Wifi ne passait pas. Jouer aux jeux de bébé de sa si pénible petite-sœur, la gonflait au bout d’un quart d’heure. 

    Jusqu’au jour où, dans le grenier, elle dénicha un bouquin dont la photo couleur sépia  l’intrigua. Elle s’assit à l’ombre d’un platane et resta plongée dans sa lecture qui lui donnait des frissons d’horreur. Malgré tout elle arriva au bout du témoignage et se dit que, finalement, sa vie n’était pas autant emmerlante que celle d’Anne Franck. 

  12. Grumpy dit :

    Tous disent que je suis une emmerleuse finie. Et tant mieux, moi, mon but dans la vie puisque je n’en ai pas trouvé d’autre plus motivant, c’est d’emmerler le monde.

    J’aime ça, je me régale, j’adore me creuser la tête pour trouver ce qui emmerlerait le plus tous ceux qui m’approchent, ou pas. Pas dur de trouver des idées, je me base sur ce qui m’emmerle moi ou sur les emmerles que je subis pour créer mon propre catalogue.

    C’est qu’il commence à devenir riche mon répertoire d’emmerlements (un casse bonbons admiratif m’a même fait une offre pour le racheter aux fins de le publier, les ventes feraient un carton disait-il, les gens sont très demandeurs de ce genre d’occupation puisque par les temps qui courent on ne peut plus rien faire sauf à emmerler les autres par écrit sur les réseaux…)

    Moi je m’enorgueillis de ne pas faire dans l’anonyme, j’emmerle, on le sait, ça me plaît et ça plaît, je persiste et je signe ! D’ailleurs je commence à être très connue, il y en a même qui viennent choisir l’emmerlement qui leur conviendra le mieux, les masos pour se l’appliquer à eux-mêmes, les revanchards en vue d’une vengeance.

    Mon emmerlement personnel a démarré à ma naissance : la vache, que ça a été pénible de sortir de ce ventre où j’avais été mal accueillie et dont on ne rêvait que de m’expulser. J’ai souffert, ça m’a inspirée et mon destin s’en est trouvé tout tracé : je serai emmerleuse.

    De qui ? De tous, de tout et de rien. J’appliquerai ou je vendrai l’emmerlement approprié selon les circonstances.
    A la crèche, on ne m’appelait pas encore l’emmerleuse mais comme je portais des couches, j’étais la chieuse, j’ai vite compris que ça voulait dire la même chose, ça a été le point de départ de ma carrière.

    Du CP jusqu’à la Fac, j’ai fait des ravages, je suis devenue une vraie pro. On m’a décerné le titre de Super-Cafteuse, puis celui de Reine des Fouteuses de Merle. J’ai déchaîné une haine ! Qu’est-ce-que ça m’a plu, je vous dis pas.

    Ça m’a donné envie de développer et d’en faire un business. Je me suis souvenue de l’autre andouille qui avait voulu acheter mes idées pour les éditer. Ça a fait tilt, je suis millionnaire depuis que j’ai fait un tabac avec « Comment emmerler le monde pour les Nuls »

  13. iris79 dit :

    Elle vivait une vie de merle !
    Sa famille l’emmerlait,
    son boulot l’emmerlait,
    les autres l’emmerlaient
    elle s’emmerlait même en vacances,
    Jusqu’à ce jour où…
    Elle rencontra une bécasse au détour du bois. Ravie de rencontrer âme qui vive, cette bécasse invita la demoiselle merle à sa soirée d’anniversaire fixée au lendemain soir. Elle vit donc dans cette occasion enfin un moyen de s’extraire de son emmerlement.
    Mal lui en pris, arrivée à la fête, elle dut faire le pied de grue avant que la bécasse qui visiblement en avait déjà un petit coup dans l’aile, ne la remarque. Puis la bécasse qui n’en finissait pas de se donner en spectacle, se vantant à tout va de cacher dans son plumage des plumes de peintre, s’interrompit pour présenter ses amies à la merlette ébahie. La bécasse fit des éloges de la buse qui la regardait avec des yeux de merlans frits. La petite merle dut ensuite faire des courbettes à la linotte qui n’avait jamais aussi bien porté son nom et à qui il fallut répéter plusieurs fois le nom des invités avant qu’elle ne puisse s’adresser enfin à chacun d’eux sans les confondre. Ça piaillait fort, ça picorait, ça chipait même dans les assiettes (bien que la pie ne soit pas présente !). Elle ne pouvait guère aller s’épancher du côté des mâles ! Entre le pigeon, ce drôle d’oiseau, qui se pliait en quatre et fournissait partout pour contenter la bécasse et le râle d’eau qui, à part bayer aux corneilles, enchainait les remarques désobligeantes, la soirée était un véritable fiasco. Elle leur aurait bien voler dans les plumes mais elle se dit que le jeu n’en valait pas la chandelle et elle n’avait nullement le cœur aux prises de bec. Elle fit l’autruche tout le reste de la soirée. Elle quitta sans regret cette fête qui avait du plomb dans l’aile. Elle se dit que décidément, elle préférait et de loin s’emmerler toute seule plutôt qu’avec cette volière complètement folle.

  14. françoise dit :

    Elle vivait une vie de merde
    Sa famille l’emmerdait,
    son boulot l’emmerdait,
    les autres l’emmerdaient
    elle s’emmerdait même en vacances,
    Jusqu’à ce jour où elle fit la connaissance d’un nouveau voisin de palier
    qui, hasard ou pas,descendit sa poubelle dans le local en même temps qu’elle
    Il la salua, lui tint la porte obligeamment,
    et ils reprirent l’ascenseur ensemble pour regagner leur étage
    c’était l’endroit propice pour entamer une conversation
    c’est ainsi qu’ils apprirent qu’ils étaient vaccinés,qu’ils avaient de ce fait un pass sanitaire,
    « rien ne peut nous empêcher d’aller prendre un verre pour faire plus ample connaissance « dit-elle
    C’est une excellente idée, venez donc chez moi prendre l’apéritif vers 19H
    elle acquiesça
    Le lendemain matin la concierge la vit ressortir
    et l’entendit marmonner « qu’est-ce que je me suis emmerdée »
    (tout l’immeuble serait au courant d’ici la fin de la journée)
    qu ‘y a-t-il de plus passionnant que les emmerdes des autres…

  15. Laurence Noyer dit :

    VDM grimace la vache encolliée d’une cloche qui lui casse les oreilles
    VDM s’egosille le chien affublé d’un collier anti aboiements
    VDM déclame la mite obligée de manger du vêtement
    VDM grisolle l’inséparable à l’inséparable
    VDM maugrée la marguerite dépétalée jusqu’à la folie
    VDM bégaie le flamant rose sur son pied
    VDM râle le paon et sa roue
    VDM boude le panda et sa pousse de bambou
    Ils m’emmerlent à toujours m’attendre au tournant avec leurs fonctions idoines

  16. françoise dit :

    La famille l’emmerdait,
    son boulot l’emmerdait,
    les autres l’emmerdaient
    elle s’emmerdait même en vacances.
    Jusqu’à ce jour où elle fit la connaissance d’un nouveau voisin de palier
    qui, hasard ou pas, descendit sa poubelle dans le local en même temps qu’elle
    Il la salua, lui tint la porte obligeamment,

    et ils reprirent l’ascenseur ensemble pour regagner leur étage

    c’était l’endroit propice pour entamer une conversation

    c’est ainsi qu’ils apprirent qu’ils étaient vaccinés, qu’ils avaient de ce fait un pass sanitaire,
    « rien ne peut nous empêcher d’aller prendre un verre pour faire plus ample connaissance « dit-elle
    C’est une excellente idée, venez donc chez moi vers 19H

    elle acquiesça

    Le lendemain matin, la concierge la vit ressortir et l’entendit marmonner « qu’est-ce que je me suis emmerdée »

    (tout l’immeuble serait au courant d’ici la fin de la journée)
    qu’y a-t-il de plus passionnant que les emmerdes des autres ?

  17. LURON'OURS🐻 dit :

    🐻 VORACE CONTRE CORIACE

    Elle  »s’emmerlait » blablabla… Etc… Jusqu’à ce qu’elle consultât, savoir si du passé elle aurait un avenir. L’ omnivore, homme nid-vorace, perchait dans un quartier excentrique. La salle d’attente  »ima-nid-gez » une cage, une sorte de balancelle. Le praticien, un merle blanc. Et tout à ‘ lavement ‘. Enfin, ce fut le canapé, on dit vent. Elle déclina son identité, enfin, l’ancienne. Puis, un silence cotonneux s’installa. Le mage, de son perchoir proféra : si j’étais…
    La parturiante docile répéta : si j’étais… Réfléchit, ne dit plus mot.
    « Ça fera… ‘temps’ conclut-il, voyez ma secrétaire»
    Revenue de sa stupeur, notre belle s’exécuta.

  18. Souris bleue 🐀 dit :

    Elle vivait une vie de merle !
    Sa famille l’emmerlait,
    son boulot l’emmerlait,
    les autres l’emmerlaient
    elle s’emmerlait même en vacances,
    Jusqu’à ce jour où…

    🐀 FANTAISIE ORNITHOLOGIQUE

    Il faut dire que de ma loge, j’en vois du monde. Celles du premier, la vieille Chouette chevêche et sa copine l’Effraie.
    Celles-la, je ne peux pas les piffrer. Et ne me racontez pas d’histoire, elles sont en couple et puis -c’est- tout ! Dites, L’Effraie, elle pousse des petits cris hyper aigus dès qu’ elle grimpe aux rideaux quand l’autre, qui arrive à son apothéose, fait les hou-hou graves du mâle plaisir… Alors on sait ce que c’est que la vie ! Parfois, elles pensent que je ne les vois pas mais elles profitent de la nuit pour sortir. Je croa bien qu’elles sont stripteaseuses. . C’est chouette ça ! Ça m’aurait bien plu. Je me serais bien vue tortiller du croupion.
    Tiens y a l’ Étourneau sans-sonnette du second qui a encore oublié ses clés. Si je ne m’ aBuse ça fait déjà deux fois cette semaine… Il profite trop des bonnes choses lui, plus de jacasserie avec la pie sur mon paillasson, c’est une maison sérieuse ici et je veille au grain.
    A ce propos, je rentre, j’attends la visite de mon chéri, un Brabant Zizi…. Pan-pan… c’est lui… 🐀

  19. Nadine de Bernardy dit :

    Elle vivait une vraie vie de merle!
    Sa famille l’emmerlait,son boulot,les autres l’emmerlaient.Elle s’emmerlait même pendant les vacances.Jusqu’au jour où,a bout d’emmerlement,elle décida de changer le cap, de passer du statut d’emmerlée à celui d’emmerleuse.
    Et là,elle se donna du bon temps emmerlant ses parents,ses collègues,les voisins.Les commerçants la voyaient arriver en soupirant,sachant qu’elle pouvait rester un heure à choisir,critiquer,tâter,pour repartir sans rien acheter,avec un  » à bientôt  » terrifiant de promesses.
    Son mari l’avait quittée,elle vivait seule avec son chat que ses emmerlements ne gênaient pas, tant qu’il avait ses croquettes anti stress à disposition.
    Elle fini sa vie tranquillement ,ne se fâchant pas quand les enfants la poursuivaient dans la rue en criant:
    emmeleresse,emmerleuse,tu ne seras jamais heureuse
    .
    A son enterrement,il pleuvait des cordes,un vent glacé balayait les dernières feuilles de l’automne,les fossoyeurs eurent du mal à descendre le cercueil car les cordes mouillées leur glissaient des doigts.Le couvercle,mal vissé,tomba au fond du trou,l’un d’eux dut descendre en glissant pour le fixer correctement
    Il y avait quelques personnes :des connaissances venues vérifier qu’on en avait bien fini avec elle, le bedeau,le curé.
    Ce dernier lut un interminable discours de trois pages commandé par la défunte et sur sa tombe on inscrivit,à sa demande:

    Ci gît Adolphine PASSEREAU
    1946 2015

    Emmerlée et emmerlereuse ,
    Sa vie de merle s’achève ici.

  20. Nouchka dit :

    Non, elle ne voyait pas sa vie ainsi. Bien sûr elle avait vécu trente quatre ans dans une banlieue qui ne l’inspirait pas mais c’était un lieu partagé avec son amour qui lui, y avait des attaches.
    Bien sûr son boulot était difficile. Il en résultait qu’elle était toujours tendue et sur la réserve. Son corps en était devenu douloureux tant les muscles étaient noués.
    Non, les autres ne « l’emmerlaient » pas ; elle avait choisi de ne partager ses loisirs qu’avec des amis de longue date et sa propre famille respectait ses choix.
    Pendant les vacances, elle et son conjoint fuyaient vers des lieux ouverts, souriants, accueillants, plein de charme et d’histoire ; rien à voir avec des vacances subies.

    Un jour néanmoins, tout fut remis en question lorsque son époux disparu sans préavis. Elle réalisa alors, combien la vie est éphémère, combien le temps passe vite et combien il est important d’agir.
    Elle négocia son départ avec son employeur, quitta rapidement la banlieue pour une ville de province propre, accueillante et bien située. Là, elle prit un petit appartement ensoleillé qu’elle meubla de teintes claires et reposantes.
    Elle avait besoin de réfléchir à ce qui lui arrivait. Elle avait besoin de contacts afin de partager ce besoin d’approfondir ses connaissances et son goût pour la philosophie. Elle rejoint une obédience qu’elle espérait correspondre à cette attente mais l’abandonna rapidement. L’écoute de certaines émissions de radio la rassérénait mais ne lui permettait pas d’échanger. Ses amis étaient loin de son repli, sa famille également. Aux vacances scolaires, ses petits-fils venaient la rejoindre. Ces moments de bonheur en leur compagnie lui redonnaient du tonus et l’envie de partager des activités avec d’autres. Elle choisit de chanter, de marcher, faire de la gymnastique collective, d’écrire et de se ressourcer dans la nature alentour. Grâce à ces activités, elle rencontra des personnes avec lesquelles elle noua des liens amicaux.
    La vie était douce et elle se félicitait de ses choix de vie. Néanmoins, elle réalisait que ses vieux amis disparaissaient et elle se demandait quand viendrait son tour.
    Aucune conclusion ne pouvait être trouvée pour le moment à son écrit, elle, qui ne croyait à aucune instance divine savait que la conclusion d’une vie n’est jamais facile. Elle gardait cependant espoir de disparaître un jour sans regret, sans douleur et satisfaite du chemin emprunté.

  21. Durand JEAN MARC dit :

    Elle vivait une vie de merle, sa famille l’emmerlait, son boulot l’emmerlait, les autres l’emmerlaient, les vacances l’emmerlaient, avec tous ces merlecredi pluvieux.

    Jusqu’à ce jour où elle décida de ne plus s’emmerlificoter avec ces tares du quotidien. La société n’allait pas l’emmerlibobiner, avec ses devoirs et ses contraintes. Pas question de s’emmerllobourber dans la farce sociale, de se laisser emmerlibrigader par une autorité fallacieuse. Foin des falbalas foireux de la fondrière boueuse des fébriles flagorneurs.

    Elle allait s’emmerlibarquer vers un(e) nouvel(le) horimaizon, elle allait s’emmerlopiffrer de nouvelles saveurs. Ella allait bientôt s’envoler.

    Et elle irait là haut, siffler sur la colline.

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