426e proposition d’écriture créative imaginée par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec...

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20 réponses

  1. Anne dit :

    Vaisseau VAINCRE
    tortue TORTUEUX
    Pelouse PALISSADE
    Pavillon PORTE
    Banlieue BALAISE
    Gomme GRIMLINS
    Avec AVENTURE

  2. Françoise - gare du Nord dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue et à l’allure molto lento, aussi véloce que celle de ce noble reptilien, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché pour explorer les lieux.
    Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec trois minuscules fées chevauchant, sur un air de polka, telles des Walkyries ce curieux vaisseau fantôme.
    Le pittoresque trio s’en allait allegro presto aux noces de Tristan, surnommé le Hollandais volant et d’Isolde, la Polonaise.
    Soudain, Siegfried, Lohengrin, Parsifal et Tannhaüser firent une funeste apparition. L’infâme quatuor, venu de Nürnberg , accusa le pauvre Tristan d’être l’assassin de l’ancien fiancé de sa promise
    Durant le second acte de cette tragi-comédie, la symphonie romantique changea de ton et vira au drame dans un bruit assourdissant de cuivres et de percussions
    « Jamais, pour tout l’or du Rhin, jamais je n’épouserai un homme victime des maîtres chanteurs de Nuremberg » clama Isolde
    En vain, le promis tenta de plaider sa cause la suppliant, aidé par un choeur de basses, d’écouter d’autres sons de cloches
    Hélas ! Les rêves de la mignonne se sont transformés en chagrins et ses soupirs en une pathétique marche funèbre

    Le crépuscule des dieux s’abattit alors sur la noce.

    Cette curieuse scène, digne d’un opéra-comique, à côté de laquelle les adieux de Marie Stuart font figure d’aimable sonate, se déroula dans un jardin de la banlieue de Bayreuth, cité de Bavière, sol majeur de l’opéra lors du festival annuel consacré chaque été à Richard Wagner

  3. RysameVdW dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec…
    … Monsieur patate qui semblait bien mal en point avec son nez en moins, une seule oreille et un seul bras.
    « Haut les mains » cria l’éclaireur, mais Monsieur Patate qui n’entendit rien ne leva même pas un seul bras.
    Sans pitié l’éclaireur lui envoya en pleine patate un jet gluant de couleur verte qui le fit tomber face à terre et continua son exploration sans se retourner.
    Un peu plus loin une souris verte entièrement enduite d’huile se reposait sur un gros caillou.
    En voyant cette chose étrange, l’éclaireur d’un bond géant sauta en l’air et atterrit sur la souris qui poussa un cri strident et mourut sur place.
    L’alien ricana et courut se cacher dans une boite a chaussure abandonnée contre un vélo.
    De cet abris précaire l’éclaireur envoya un signal codé à son compagnon de voyage resté dans le vaisseau puis s’allongea sur le sol et ne bougea plus.
    Du vaisseau sortit Han Solo qui en quelques bonds traversa la pelouse et se faufila à côté de son ami Chewbacca en attente dans la boite a chaussures.
    Tout à coup une chose étonnante se produisit ! un jet d’eau d’une grande puissance balaya la boite et ses occupants contre le mur et une voix cruelle cria « c’est moi, Dark Vador, et la force est avec moi, Han Solo je suis le plus fort et je … »
    « A taaable ! Julien arrête de jouer avec le tuyaux d’arrosage et range tes jouets, va te laver les mains on passe à table ! »

  4. françoise dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché pour explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec un stabilo rouge de Scotland Yard.
    Qui va là lui dit-il ?
    Je suis membre de l’équipage du vaisseau stationné tout à côté sur la pelouse !
    Mais vous êtes sur une propriété privée !
    Rendez-là publique !
    Croyez- vous que ce soit si facile. Il faudrait que j’en réfère à sa Majesté la Reine d’Angleterre !
    Mais je croyais que nous étions en Laponie, nous voulions voir une ou deux aurores boréales.
    Pendant qu’ils bavassaient, de l’encre bleue s’échappa de stylos, chargés de monter la garde. Affolé le stabilo rouge réclama l’aide de buvards, employés de ménage .Ils se montrèrent si actifs que toute trace disparut.
    Pendant ce temps, des tampons escargots en prenant leur temps montèrent sur le vaisseau en sachant bien que sa vitesse en nœuds était faible mais que leur importait : l’un d’eux en riant leur dit « qui veut aller loin ménage sa monture ».
    Au matin on entendit une voix d’enfant crier « maman, maman, ma tortue a disparu »
    On va vite la retrouver, elle n’a pas dû aller très loin lui répondit celle-ci !
    Oui mais je suis inquiet car cette nuit j’ai rêvé qu’elle naviguait vers la Laponie……

  5. Fabrice dit :

    Le vaisseau en forme de tortue
    se pose sur la pelouse et en vertu
    de sa mission d’éclaireur
    dépêcha un robot tueur de trois pomme de haut
    au cas ou les terriens se montre sot
    Au tournant d’une allée
    il se trouve nez a nez
    avec un vieux matou fripé
    – Ola l’ami est ce bien ici la terre
    Etes vous un terrien ?
    – Autant qu’un autre hère
    j y suis né et ne la quitterai pour rien
    -Mais comment après tant de prouesse
    pouvez vous rester en détresse
    de ne point voyager
    vers des planètes pleines de verger
    de champs à fertiliser
    -c’est que dit le chat noirot
    nos prouesse n’étonne que les falots
    -Comment mais le vaccin contre la grippe
    et l’invention de la frite
    la spécialité de la fripe
    le goût de la tripe
    A l’ évocation de ce boyau
    notre chat se senti soulevé par le haut
    sous ses humbles pectoraux
    Et souhaita hardiment
    se débarrasser prestement
    de notre éclaireur du ciel clément.
    Il invita notre éclaireur à méditer
    sur la famine, la misère et la guerre
    formant mieux que
    vitamine, mystère et concert
    l’apanage de notre terre.
    Sur ce notre éclaireur réfléchit, s’inclina , salua
    puis rompit, rentra, décolla
    on crut entendre le gloussement d’une tortue
    si jamais une tortue ne gloussa
    et notre chat satisfait et repu
    rentra en son foyer promettant aux étoiles
    un avenir au coin de son poêle.

  6. Catherine M.S dit :

    Au clair de lune

    Un vaisseau de la taille d’une tortue
    Toute menue
    Se posa nuitamment
    Sans aucun bruit, délicatement
    Sur la pelouse d’un pavillon de banlieue.
    Un éclaireur, haut comme trois pommes
    Fut dépêché pour explorer les lieux.
    Au tournant d’une allée
    Il se trouva nez à nez
    Avec un petit bonhomme
    Tout rose et bien potelé
    Ils se sont longuement toisés
    De la tête aux pieds
    Avant de finir par s’esclaffer !
    Le gamin regarda son interlocuteur
    Du haut de sa grandeur
    Un peu surpris par ce rire métallique
    Aux sonorités quasi psychédéliques
    Et dans un langage encore mal assuré
    Lui demanda d’où il venait :
    – D’une planète très, très éloignée
    Lui répondit-il dans un sabir savamment codifié
    Aucun des deux ne comprenait l’autre
    C’est leur fou rire qui les avait rapprochés
    Et ils n’avaient aucune envie de se quitter …

    Le mini-robot entraîna son nouvel ami
    Pour lui montrer son « taxi »
    – Pierrot, rentre à la maison !
    Le gamin s’arrêta net sur le gazon
    Fit signe à son ami de s’en aller
    Et vit, au loin, un petit appareil s’envoler.
    De retour dans sa chambre à coucher
    Pierrot attrapa tous ses legos
    Et construisit un engin imaginaire
    Qui pourrait le transporter dans les airs .

  7. Clémence dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché pour explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec…

    Il se trouva nez à nez avec L., cheveux hirsutes, barbe en bataille et une liasse de feuilles sous le bras.
    – Salut, toi, qui es-tu ? demanda l’Éclaireur d’une voix fluette.
    – Qui je suis ? Va savoir ? Mais, tu peux m’appeler L, cela suffira.
    – Tu fais quoi, dans la vie ?
    – J’imagine, j’invente des trucs pas possibles !
    – Raconte, ça m’intéresse…suggéra l’Éclaireur, on ne sait jamais.

    L. acquiesça, tendit le bras et tous deux s’installèrent sous un olivier pour deviser à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes.

    L’Éclaireur demanda :
    – Tu permets que je prenne une feuille  et un crayon? J’ai toujours besoin de prendre des notes quand je rencontre quelqu’un. Tu vois, je ne veux rien oublier, rien transformer !
    – Je te donne l’autorisation, déclara L. en posant sa main sur son cœur.

    La nuit était magique. Un véritable tableau de Van Gogh ! L. commença d’une voix sourde.

    – Je lui ai tout donné ! Tout ! Tu m’entends ! Mais, je le reconnais, j’ai peut-être été un peu maladroit au départ. Imagine, je l’ai quelque peu amoché, amputé, diraient certains. A mon avis, c’est à partir de cet instant que tout a commencé à foirer.
    – A- foi-rer, répéta l’Éclaireur.
    – A foirer, à capoter, si tu veux, reprit L.
    – A-foi-rer- à-ca-po-ter, annona l’Éclaireur en faisant un saut de carpe puis en gigotant comme un diable.

    L. n’en revint pas du résultat. Étrangement, cet épisode disparut de sa mémoire. Plus la moindre trace ! Se gardant bien de faire un commentaire, il continua :

    – Un jour, après une nuit d’un sommeil plutôt lourd, j’ai eu l’idée de m’amuser avec l’air et avec l’eau. Fallait que ça bouge, que ça virevolte, que ça chante et que cela chuinte. Il m’a fallu la journée entière, mais le soir, j’ai poussé un grand cri en levant deux doigts vers le ciel. Deux doigts en forme de V, comme Victoire.
    – Co-mme-vic-toi-re, répéta l’Éclaireur en levant les yeux. Et alors ?
    – Alors, là aussi, ça s’est compliqué. Il y en a qui sont devenus trop gourmands et cela a détraqué tout le système que j’avais inventé.
    – Que-j-a-vais-in-ven-té.
    – Mais Monsieur l’Éclaireur haut comme trois gommes, tu n’as pas bientôt fini de répéter tout ce que je dis !

    Il ne fallut pas un mot de plus pour que ce dernier se tortille, gigote et tournicote comme un derviche tourneur.
    – Non, mais arrête ! cria L en se tordant de rire.
    Et c’est alors qu’il se rendit compte qu’il ne savait plus à propos de quoi il riait de si bon cœur. Pfitttt ! Envolé…. Plouf ! Noyé. Effacé.

    L. regarda l’Éclaireur et lui dit :
    – Je ne sais pas qui tu es, mais tu commences à me plaire !

    L’Éclaireur regarda L et lui demanda tout de go :
    – Tu as encore d’autres secrets à me raconter ? Vas-y, confesse-toi, soulage ta conscience…

    L. ferma les yeux et soupira :
    – Oui, il y en a encore d’autres. Tu veux vraiment tout savoir ?
    – Bien sûr, j’ai tout mon temps et la nuit est si belle….
    – Tes propos tombent à pic…. La nuit est si belle, la lune en est la reine avec son cortège d’étoiles…
    – Et-son-cor-tè-ge-d-é-toi-les…
    – C’est une manie chez toi, l’Eclaireur de répéter tout ce que je dis ?
    – J’ai toujours fait comme cela. Cela me permet de tenir toutes mes compétences en éveil. La vie est tellement compliquée !
    – A qui dis-tu cela, le sais-tu ? demanda L en bombant le torse.

    L’Éclaireur tourna les yeux et observa l’ombre des plantes du jardin. Il discernait les formes des arbres et des arbustes. Il essayait d’imaginer le dessin des feuilles : simples ou composées, en étoiles.
    – Elle est belle, celle-là ! s’exclama l’Éclaireur .
    – Touche pas ! gronda immédiatement L. Je t’interdis de toucher à ça ! Tu es déjà assez allumé comme ça !
    – De-tou-cher-à-ça….
    – Tu sais, l’Éclaireur, tu commences à me gonfler !

    A peine ce dernier mot prononcé, l’Éclaireur bascula, culbuta, pirouetta, tourneboula et se retrouva au milieu de la petite fontaine, les pieds vers le ciel et la tête dans l’eau fraîche….
    – Arrête, gronda L., tu exagères vraiment. Qu’est-ce qui te prends de tout bousculer…

    L’Éclaireur émergea de la fontaine, s’ébroua et, avec une élégance rare, sauta et reprit place aux côtés de L.
    – Alors, que penses-tu de ma prestation, susurra-t-il en clignant de l’œil.
    – Quelle prestation ? Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles, ni à quoi tu fais allusion.
    – Alors, c’est que ça marche, mon truc à moi, foi de Trois Gommes !
    – Étrange, très étrange, répétait L, en se grattant la tête. Je dois avoir la mémoire qui flanche. Mais en même temps, je me sens de mieux en mieux. J’ai l’impression de ne plus être la cause des tous les maux du monde. Il va falloir que je fasse la lumière sur tout cela.
    – La-lu-mi-è-re….
    – Mais qui es-tu donc, petit diable d’homme, questionna L. en se redressant vivement puis en titubant tout aussi vivement.
    – Ah ! Tu n’as pas encore compris ? demanda l’Éclaireur . Tu t’es pris pour le plus grand, le plus puissant, l’éternel…. Et tu vois où tout cela t’a amené ?

    Un immense silence se fit.
    L’Éclaireur se fit tout petit et L. aussi. Il haussa les épaules et déclara :
    – Moi, Elohé, dit « L », j’aurais mieux fait de commencer par mon jour de repos !
    – Jour-de-re-pos, répéta l’Éclaireur, en éclatant de rire.

    L’orage gronda, un éclair gigantesque déchira le ciel.
    Puis ce fut le néant.

    © Clémence.

  8. Liliane dit :

    Un vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché pour explorer les lieux.
    Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec un monstre, gros comme un mot, avec un appendice surmonté de deux antennes. Un espion ? Eclaireur interrogea sa mémoire-vive, mais dans le doute d’un danger imminent, brandit son crayon-laser. Pendant ce temps, l’escargot, dérangé par l’intrus, s’était réfugié dans sa maison. Rassuré, Eclaireur poursuivit son chemin.
    Des lumières clignotantes attirèrent son regard. Il stoppa net. Son œil, au milieu du front, enregistra les données. Résultat de l’équation : bienvenu dans l’empire des lucioles. Réunions amoureuses. Pas de danger. Subjugué, mais attristé, Eclaireur repris sa route. Lui, l’amour, il ne connaitra jamais.
    Cependant, il continua sa mission. Il avait été programmé pour enregistrer tout ce monde minuscule, mystérieux et fascinant. Il rencontra les faucheux dégingandés, les mielleux sphinx tête-de-mort, débusqua les géomètres camouflés…
    Mais une alarme l’alerta. Il devait retrouver le vaisseau. La nuit s’évanouissait. Le niveau de sa batterie proche du zéro pointé. Vite ! Retour Planète !
    Mais un vol silencieux planait. Des serres acérées l’emprisonnèrent. Une hulotte chassait.
    Pas chouette, la vie d’un robot !

  9. pissenlit dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec un pied long comme un crayon à papier. Un pied taille 28 en somme. Au bout du pied, un enfant d’à peine 6 ans. Jeanjean.
    Notre éclaireur qui n’était pas sans lumière avait pourtant bien travaillé son sujet.
    Avec le reste de la compagnie, ils avaient tenu à prendre le minimum de risque. C’est pourquoi ils avaient atterri si tardivement à 2h du matin.
    En théorie, d’après « Le grand livre de la Terre » les enfants et leurs parents devaient être couchés depuis longtemps, surtout dans ce quartier tranquille. Ce qui laissait toute latitude à nos explorateurs de pelouse tondue de déposer leurs instruments de mesure.
    Jeanjean,lui, n’aperçut pas notre amateur de massifs fleuris, il marchait sans voir. Il se dirigeait sans le vouloir vers le vaisseau posé près des thuyas. Il s’arrêta tout près de la haie et sans malice pissa copieusement sur l’objet interstellaire.
    A l’intérieur c’était la panique, la tôle vibrait, les circuits lançaient des étincelles et tout le monde s’affolait. Dans la liste des risques possibles, jamais le déluge de pluie azotée n’avait été évoqué.
    C’est alors qu’une lumière à l’étage s’alluma. A la fenêtre, une voie féminine appela : « Jeanjean, Jeanjean… ». Le garçonnet fit demi-tour, rentra chez lui et quelques minutes plus tard, la maison semblait endormie.
    Notre éclaireur courut à perdre haleine vers le vaisseau ruisselant. 20 mètres ce n’est pas rien quand on est haut comme trois gommes. On lui ouvrit, la mine grise.
    D’un commun accord ils décidèrent de rentrer, de remettre à plus tard leurs recherches sur « géraniums et pensées terrestres » et d’ajouter un chapitre à « Le grand livre de la terre » sur les pluies toxiques.

  10. Michel-Denis ROBERT dit :

    Le vaisseau de la taille d’une tortue se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur haut comme trois gommes fut dépêché explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec un énorme rat. Il tomba en admiration. « Qu’est-ce qu’ils sont beaux ces humains ! se dit-il. » Néanmoins diplomate, à la rencontre d’un inconnu, il se courba comme le veut sa coutume.
    – Salut homme ! je viens de marcher sur cette chose marron, dit-il, ne serait-ce pas à toi ?
    – Si ! répondit le rat, c’est une crotte. J’en sème un peu partout pour retrouver mon chemin. Tu peux la manger. Mais tu ne m’as pas bien regardé dans le noir, je ne suis pas un homme, petit Vénusien venu avec son chien, je suis un rat.
    Le messager effaré regarda tout autour de lui.
    – Me serais-je trompé de planète ?
    – Qu’y a-t-il ? poursuivit le rat.
    – Où sont les hommes ?
    – A cette heure-ci, ils dorment mon petit. Viens avec moi, je vais te montrer l’usine de chocolat. Tous les jours j’en mets plein ma besace. Pendant ton séjour, comme je vois que tu les aimes, tu n’en manqueras pas. Mais j’ai autre chose à te montrer avant l’usine, suis moi.
    – Je suis toi !
    – C’est cela, tu ne seras pas déçu.
    De Vénus, il ne s’imaginait pas à quel point l’homme avait transformé la Terre. Il en avait croisés de ces humains avec leur casque, leur carapace et leur cordon ombilical qui les rattachent à leur vaisseau. Ils ont du mal à s’émanciper, pensa-t-il. Il avait même vu des passagers clandestins s’échapper qu’il avait recueillis chez lui.
    Je présume que si tu débarques comme ça, à l’improviste, c’est que tu as un objectif précis, ajouta le velu à quatre pattes.
    – Vois-tu Monsieur le rat, de chez nous on entend des appels. Il paraît que votre planète s’asphyxie avec toutes sortes de déchets. Alors je suis envoyé pour faire un bilan.
    – Un bilan ! mais de quoi mon cher ?
    – Nous sommes venus maintes fois. Nous vous avons prévenus. « Le tort tue. » Si notre vaisseau porte ce nom, ce n’est pas un hasard. Il faut faire le ménage et requalifier votre notion du progrès.
    Le rat vexé de constater qu’un voisin se souciait de la propreté de son home réagit :
    – Tu tombes bien, nous avons créé un réseau parallèle souterrain d’entraide avec des connexions qui rejoignent le bout du monde. D’ici on peut aller jusqu’en Chine.
    – Et alors !
    – Eh bien ! Après des années d’études et de mises au point, nous avons pu rallier les humains à notre cause. Ils travaillent pour nous et nous travaillons pour eux. C’est la revanche des rats de laboratoire.
    – Les choses évoluent dans le bon sens, c’est bien !
    Ils marchèrent pendant une demi-heure, arrivèrent enfin à l’entrée de la galerie gardée par deux rats d’égout dégoûtés des égouts.
    – Vos laisser-passer dirent en coeur les deux ratons.
    Notre rat intellectuel leur remit à chacun une crotte.
    – C’est de la corruption s’offusqua le Vénusien.
    Le rat des villes le regarda.
    – Arrête ton cinéma. La corruption n’est pas dans le chocolat, elle est dans la volonté de l’homme. Viens voir notre installation, dit-il, en en donnant une au petit chien vénusien qui dut s’y prendre à deux fois pour croquer la friandise. Ne t’inquiète pas, elle ne lui donnera pas le diabète. Avec notre réseau sous-terre-nette, nous allons révolutionner le monde.
    Le visiteur s’ébahit en voyant tout ce matériel déployé pour sauver la planète qui aurait dû rester nette. Nous étudions un virus qui modifie les réactions de l’homme et qui remplace la notion de profit par celle du contrôle de tous les déchets sans exception.

  11. Blackrain dit :

    Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec un monstre à quatre pattes. Il était haut comme une maison Lolapucienne et couvert de poils longs. Il avait de grands yeux verts avec des pupilles en forme de soucoupe noire renversée. Etaient-ce des soucoupes violentes, prêtes à faire feu de faisceaux foudroyants ? Robbie se le demandait. Le monstre approcha de longs cils qu’il avait sous son nez rose. Vibraient-ils de curiosité plus que d’agressivité ? Robbie le pensait. Une sorte de « MIAOU » feulé fut formulé par la fente de sa face entrouverte. Même s’il n’y avait point de correspondance dans la base linguistique du robot spationaute, son calculateur émotionnel le rassurait sur les intentions de cet habitant de la Terre. Il crut toutefois s’être trompé lorsqu’une patte veloutée le fit basculer dans les hautes herbes. Il avait souri et des Hommes croyaient avoir adopté le comportement. Il n’était plus temps de l’appâter. Induit par son logiciel de protection, Robbie déclencha une décharge électrique de niveau 2. Le monstre couina avant de prendre la fuite. Robbie se dit que leur langage n’était pas « fait l’un » pour l’autre. Robbie progressait vers la lumière qui filtrait à travers la fenêtre d’une gigantesque façade fauve lorsque des tiges se mirent à sortir du sol. Des trombes d’eau jaillirent aussitôt sur lui. De simple flaque, le flux devint fleuve, un fléau qui l’entraîna dans la furia de ses flots. Incident fortuit ou fomenté ? Plutôt que d’investiguer plus avant, Robbie décida de s’en retourner au vaisseau afin de rendre compte de cette fortification fluide mise en place par les Terriens.

  12. Grumpy dit :

    Au tournant d’une allée, l’éclaireur se trouva nez à nez avec un Petit d’homme de 8 ans qui, l’ayant aperçu tardivement avait freiné à mort sur son vélo au point d’en passer par-dessus le guidon.

    Les voilà tous les deux assis par terre se regardant l’un l’autre les yeux écarquillés.

    Trois-gommes très impressionné par ce petit d’homme, on l’avait prévenu en lui confiant sa mission en terre inconnue, en bas, ‘tu verras du jamais vu’.

    Même chose pour le Petit d’homme qui se glisse en rampant sur son derrière vers le rayon de lune pour gagner un peu de lumière, ainsi il verra un peu mieux ce drôle de gnome et pourra l’examiner de plus près :

    Pas 1 cheveu, pas même 1 poil, une drôle de tête rectangulaire, une peau élastique rose et pleine de plis.

    Heureusement qu’il est habitué à fréquenter de bizarres personnages dans les BD qu’il dévore, sinon il serait glacé-figé de peur.

    Le contact est vite établi, les deux, autant curieux l’un de l’autre, faute de point communs se trouvent immédiatement des affinités.

    – Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Questionne Petit d’homme.

    – Trois-gommes ne sait pas répondre, il ne connaît pas la langue de la Terre.

    Petit d’homme décide qu’il adore ce jouet vivant, un nouveau petit copain, et pas comme les autres celui-là ! Ça pour une trouvaille ! Ces gros yeux d’un bleu phosphorescent le regardent avec une telle tendresse qu’il en a le coeur chaviré.

    Il relève son vélo et charge Trois-gommes dans son panier. Il pédale à fond la caisse vers la maison familiale, charge dans ses bras son ami et entre par précaution par la porte de derrière (si jamais Maman ou son frère, tous les deux très émotifs, apercevaient ce drôle de petit être en caoutchouc, ils pousseraient des hauts cris, et il sent bien que Trois-gommes, pour lui, les cris-ça-craint.)

    Il passe son bras autour de son épaule et lui montre comment monter un pied après l’autre les escaliers jusque dans sa chambre. Ils y passent la soirée assis sur le tapis à regarder la TV et Petit d’homme s’en sert pour expliquer la Terre à son ami-mou avec des gestes de sourd-muet.

    C’est qu’il en roule des yeux effarés, jamais rien vu de pareil, lui qui a fait comprendre à Petit d’homme qu’il vivait avec ses semblables dans la poussière d’une étoile de la Voie lactée.

    Un très clair de lune s’insinue dans la chambre. Trois-gommes lève la fenêtre à guillotine, en fait s’approcher Petit d’homme, il va pouvoir lui montrer d’où il vient et où il habite.

    Petit d’homme a le coeur fendu en apercevant deux grosses larmes couler de ces gros yeux. Il a tellement de peine pour cet orphelin, il ne sait pas quoi faire.

    Alors Trois-gommes lève la main en direction de la nuit. Petit d’homme est sidéré de voir cet index pointé vers le ciel s’allumer de l’intérieur comme une lampe de poche.

    Trois-gommes désigne dans la traînée blanchâtre de la Voie lactée la plus brillante étoile, ouvre la bouche, voilà qu’il parle :

    Il dit …… « MAISON »

  13. Souris-Verte dit :

    JARDINONOX
    Tout avait commencé dans un jardin de banlieue. Carré, aux allées rectilignes bordurées de coquilles Saint-Jacques.
    À chaque coin un arbre fruitier était planté : un cerisier, un pommier, un prunier et un abricotier.
    Souvent le soir, le vieil homme que le sommeil avait quitté, traînait son ennui dans cet endroit sans charme.
    Un jour, fatigué, il fit mettre un banc sous le cerisier puis, dans un mouvement de gaminerie tardive, une tortue sous le prunier, un Schtroumpf bleu phosphorescent sous le pommier et allongea le nain Dodo sur un gros champignon rouge taché de blanc.
    C’est par ce champignon que tout a commencé.
    Cette nuit-là, le champignon se mit à clignoter avec une telle intensité persuasive que tout le jardin se réveilla.
    La tortue se leva lourdement et comme un vaisseau ivre se mit en mouvement en tanguant pour trouver le Schtroumpf électricien déjà sur place.
    – Mais qu’est-ce qu’il lui prend à ton amanite ? À clignoter comme ça elle va nous faire un court-jus !
    – Eh bien justement, dit Dodo, à propos de jus, j’ai décidé d’ouvrir un estaminet.
    ‹‹ Oh moi, dit Aglaé la tortue, les chats j’aime pas ça !››
    – Qui te parle de matou?
    Non, un endroit où on boirait la joie dans les godets-corolles des roses trémières, l’eau de vie de la pluie fraîche du soir et où on croquerait des pommes d’or.
    Tous restèrent dubitatifs.
    ‹‹ Bon mais alors comment évaluer et payer tout ce bonheur ? Dit Schtroumpf bleu.
    Dodo se gratta sous son bonnet.
    Ça c’était une vraie question.

    Ça vaut combien le bonheur ? Aura-t-il le même prix pour tout le monde et chacun y trouvera-t-il son compte ?

    À ce moment de doute et d’exaltation, le champignon mit en lumière la plante Lunaire qui émoustillée fit tinter ses écus. Voulant participer elle proposa : chaque agape je paierai de mes feuilles en monnaie du pape.

    Cette offre spontanée fût applaudie.

    Le Papé descendit s’asseoir sur son banc et trinqua joyeusement à l’eau de vie tombée du ciel avec tous ses amis.
    Souris-Verte

  14. Ophélie E. dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché pour explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec un insecte.

    – Qu’est-ce que tu fais là ? cria Puceron revenu de sa frayeur. C’est quoi ton engin qui a failli m’écraser ?

    – Nous sommes des Aliantarèsiens et nous venons observer votre planète.

    – Connais pas, dit Puceron dubitatif. Sans blague, vous voulez observer la terre ; eh ben, bon courage !

    – Oui depuis quelque temps nous observons d’étranges phénomènes ici ? expliqua Ali en étirant ses longs bras mous comme du caoutchouc.

    – Tu sais pas qu’elle est polluée et que les bipèdes envisagent de se réfugier sur Mars.

    – C’est justement pour cette raison que nous sommes venus faire des prélèvements pour étudier ce qu’ils ont bien pu fabriquer pour la mettre dans cet état, expliqua Ali de sa bouche verticale. Puis, on file vite fait, on ne veut pas s’éterniser ici. Si tu veux, nous avons de la place dans la soute, on pourrait t’embarquer.

    – Ce n’est pas de refus, dit Puceron sans aucune hésitation.

    – Dis, tu pourras m’emmener ? demanda Limace qui venait aux nouvelles. J’en ai marre de décamper devant les bottes de Florian. Jusqu’à présent, j’ai évité le sel qu’il répand dans le jardin, mais c’est pas une vie avec cette épée de Damoclès au-dessus de mon corps.

    – Moi aussi, supplia Escargot en sortant ses cornes afin de mieux accommoder. Sans mon copain Puceron je m’ennuierais trop.

    – Moi je reste, annonça Coccinelle. Je me plais bien ici à respirer le doux parfum des roses.

    Ali, tout heureux, agréa leurs demandes. Puis, ses yeux carrés s’arrêtèrent sur les nains de jardin dans la véranda.

    – Ce sont eux les bipèdes ? demanda-t-il.

    – Non ce sont des reproductions d’humains, ils sont juste là pour décorer, bava Limace la pipelette du potager.

    – On peut venir, s’il-vous plaît, implora Grincheux. Ça fait quarante ans que nous végétons dans ce village, on aimerait bien voir du pays.

    – Si vous voulez, répondit Ali, mais je dois vous miniaturiser car vous êtes trop obèses pour rentrer dans notre vaisseau.

    Ali prononça une formule magique et c’est ainsi que les sept amis se retrouvèrent sur le tableau de bord du cockpit. L’alien passa le reste de la nuit à prélever divers végétaux et minéraux en se grattant le torse triangulaire, puis le vaisseau décolla en quatrième vitesse.

    Le lendemain matin Florian fut réveillé en sursaut par un cri qui lui fit dresser le peu de cheveux qui lui restaient sur le crâne :

    – On a volé mes nains de jardin ! hurlait Blanche en se tenant la tête à deux mains.

  15. Nadine de Bernardy dit :

    Un vaisseau de la taille d’une tortue se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue.Un éclaireur haut comme trois pommes fut dépêché pour explorer les lieux.Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec quelque chose de si étrange qu’il en clignota d’effroi pendant un bon moment.
    C’était un objet,il ne savait même pas qualifier ce qui lui faisait face.d’une ou deux pommes de plus que lui,ni rond ni carré,des ouvertures ici et là d’où sortaient des tuyaux flexibles en métal,terminés par des appendices qu’il aurait été bien incapable de nommer.
    Le tout couronné d’un faisceau lumineux pivotant de droite à gauche en émettant un son doux et continu au rythme duquel semblaient se balancer deux des appendices munis de sorte de bourgeons qui se tendaient vers lui en une invite intime.
    De vert anis,la chose vira vers un rose profond,la lumière se fit bleu turquoise, le son devint sensuel,enveloppant.
    L’éclaireur,hypnotisé,regarda la chose glisser vers lui jusqu’à toucher son ventre rebondi.Les appendices l’enlacèrent tendrement,le palpèrent avec curiosité,s’accompagnant cette fois d’un léger sifflement aérien qui devint de plus en plus strident à mesure que la reconnaissance se faisait pressante.
    L’habitant du vaisseau se laissait aller à cette étonnante étreinte qui se resserra,se resserra.
    Il commença à manquer d’air,ses rouages claquèrent.Il tenta un son d’alerte mais un autre appendice le baillonna immédiatement.Bientôt il ne vit plus rien,sombrant dans l’inconscience non sans avoir eut le temps d’entendre son vaisseau léviter en toute hâte.
    La chose,sa mission accomplie,relâcha sa prise en ricanant et revint à son état de départ.Le malheureux éclaireur gisait à présent au tournant de l’allée,sous un buisson de rhododendron.
    Un petit crissement de gravier foulé.
    Le silence.

    Quelques jours plus tard le jardinier,en taillant les buissons,trouva un petit objet tout aplati.
    Il le jeta dans sa brouette en maugréant après ces enfants qui ne prenaient pas grand soin de leurs jouets.

  16. iris79 dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec…

    Un petit chien sorti le jour tombé pour, comme chaque soir, faire son petit tour de quartier.
    Aussi étonnés l’un que l’autre, intrigués par leurs aspects respectifs, ils n’osaient plus bouger. Leurs regards hypnotisés par l’autre, ils se reniflèrent prudemment. Les lumières de l’éclaireur changeaient de couleur et de fréquence, ce que le chien prit comme un signe encourageant. Il s’approcha de lui, ouvrit grand sa gueule et le saisit aussi délicatement que possible. Il s’en retourna vers sa niche où il déposa son nouveau compagnon sur la couverture à carreaux.
    L’éclaireur émit alors des sons étranges auxquels le chien répondit par des petits gémissements. Ils n’avaient pas le même langage mais semblaient percevoir les émotions de l’autre. En l’occurrence, en ce moment particulier, ils étaient curieux l’un de l’autre et plein de respect pour leur différence. Le chien fit visiter la propriété à son nouvel ami et ils s’amusèrent beaucoup à épier les maitres et leurs enfants endormis. Ils dévalisèrent le frigo, les placards, et l’éclaireur préleva des échantillons minuscules de tout ce qu’il rencontra. Il dévoila ainsi quelques-unes de ses capacités au chien en reconstituant à une vitesse vertigineuse tout ce qu’ils avaient fait disparaitre quelques minutes plus tôt. Quand l’aube fut venue, l’éclaireur perdit de sa puissance lumineuse et le chien comprit qu’il devait s’en retourner d’où il venait. Il le raccompagna au point de leur rencontre et ils se promirent à leur manière de se revoir. Le chien avait tout à coup une furieuse envie d’aller gratter le sol de la planète de son ami ; d’où qu’il vienne. Ils observèrent ensemble la position des étoiles et convinrent ainsi du prochain rendez-vous. L’éclaireur lui indiqua qu’il viendrait dans un plus grand vaisseau pour pouvoir le transporter sans encombre. Le chien vit dans le regard de son nouvel ami la promesse inconditionnelle qu’il reviendrait le chercher.

    Le lendemain, les maîtres notèrent un changement dans le regard de leur chien. Ils crurent y déceler une petite lueur qu’ils n’avaient pas le souvenir d’avoir déjà remarquée. Ils s’en inquiétèrent quelques heures en se promettant de l’amener chez le vétérinaire si cela persistait. Il était si vieux. Ils savaient bien que ces jours étaient comptés mais ils ne voulaient s’y résoudre, le croire. D’autant plus qu’ils notaient un regain d’énergie incroyable qui les remplit de joie.

    Quelques temps plus tard, au petit matin, ils ne le trouvèrent pas. Pensant qu’il était parti pour une petite balade habituelle, ils ne s’inquiétèrent qu’à la nuit tombée lorsqu’il ne revint pas. Ils pleurèrent en silence de longues heures sur celui qui avait tant partagé de leur vie.
    Ils levèrent alors la tête vers les étoiles. Et dans l’éclair qui zébra le ciel, voulurent y voir un signe du dernier voyage de leur ami.

  17. Laurence Noyer dit :

    Sa main sur son cœur.
    Son vaisseau sanguin évoluait de manière chaortique,
    A la vitesse d’une tortue, son clapet ne clapait pas, ne captait plus.
    Saint Cope s’interposait nuitamment, sur la pelouse thoracique de l’organe capricieux, en affolant toute la banlieue du pavillon cardiologique.
    Un éclaireur guérisseur, praticien magicien haut comme trois hommes, fut dépêché pour explorer les lieux. Au tournant de l’artère principale, il se retrouva la main sur le cœur de…
    Mon ami frérot, dont le cœur a fait boum, et qui reprend son souffle maintenant en salle de réa.

  18. Odile Zeller dit :

    Le vaisseau, de la taille d’une tortue, se posa nuitamment sur la pelouse d’un pavillon de banlieue. Un éclaireur, haut comme trois gommes, fut dépêché explorer les lieux. Au tournant d’une allée, il se trouva nez à nez avec une ombre mouvante. Il n’y voyait et préféra rebrousser chemin. L’équipe du vaisseau le félicita pour sa prudence. Il repartit accompagné d’un éclaireur femelle. Tous deux avaient un faisceau laser capable de reconnaître les obstacles. Ils explorèrent les alentours, contournèrent l’ombre dangereuse dont le laser signala les effets inoffensifs. Le vent, un mistral force 4,5 avait forci et les mouvements au sol devenaient inquiétants. Leurs ordinateurs intégrés n’indiquaient aucune nouvelle menace. Une construction monstrueuse leur barra la route. Ils escaladèrent à l’aide d’un grappin télécommandé l’obstacle à trois niveaux avant de se trouver sur une plate-forme fermée par une muraille en bois. Ils unirent leurs forces pour pénétrer dans la place. Un vacarme assourdissant retentit les forçant à boucler les oreillettes de leurs casques.
    Dans le vaisseau le suivi stoppa net.
    L’équipe d’exploration de la planète bleue nommée 56%780§### rentra quelques jours plus tard. Les deux explorateurs n’étaient pas revenus de mission et leurs réserves en gaz et en nourriture étant épuisés, le commandant estima qu’ils étaient perdus.

    Quelques années plus tard dans la cave d’un pavillon de banlieue, un chercheur en biologie constata une étrange mutation chez deux souris dont le corps était tacheté de fines rayures bleues. Aucune explication ne fut trouvé à cette étrange phénomène : le couple vécut dans la chaleur douillette de la cave et eut de nombreux enfants.

  19. Bkanche dit :

    Il se trouva avec un petit homme haut comme 3 pommes vertes et avec un nez rouge celui des clowns
    – Que faites-vous Terriens avec votre Terre ?
    Êtes-vous devenus fous ?
    Bref j’ai carrément honte pour vous !
    Et si vous changiez de trajectoire …
    Tout est encore possible
    Alors changez et vivez en conscience
    Votre Terre est votre vaisseau
    Sauvez la !

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