Écrire un livre sans effort

Décider d’écrire un livre sans trop d’effort, sans un engagement et sans prise de risque, n’apporte pas le bonheur d’écrire, ni même un quelconque plaisir dans l’existence.
Pourquoi ?
Parce que notre cerveau veut bien se fatiguer si la gratification est immédiate. La perspective d’un livre achevé dans plusieurs mois ne l’incite pas à se bouger les neurones. Au contraire…

Pourtant, c’est une vérité biologique, notre cerveau se renforce quand il est mis à l’épreuve. Sinon, il perd peu à peu sa plasticité.
Plus l’épreuve est longue, plus il déploie son potentiel et sa puissance imaginative.
Comme nos muscles, notre cœur, nos poumons ou nos articulations, notre cerveau, a besoin de relever des défis, d’être sans cesse sollicité, si possible quotidiennement.
Entreprendre d’écrire un livre est un bon moyen de stimuler cette formidable fabrique à idées pendant une année, voire bien plus…
À condition de donner du sens à votre projet, d’être excité par le but à atteindre. D’avoir une ambition.


Sur ce blogue, on n’apprend pas à écrire un roman ou des nouvelles, on enflamme son imagination. Les exercices que j’invente, aiguillonnent l’esprit. Mon but est de conduire toute personne vers le créateur plus ou moins claquemuré en elle. L’enfant imaginatif avec lequel elle se réconcilie définitivement dès qu’elle se prête au jeu. Après quoi, elle décide de mener le projet d’écriture qui lui convient.

3 Responses

  1. Alain Granger dit :

    Tout à fait d’accord Pascal.
    J’en suis à mon douzième roman et j’éprouve de plus en plus de plaisir à le faire. J’aime toutes les étapes du processus littéraire et notamment les étapes de préparation, la recherche documentaire concernant les personnages, le contexte et les lieux. Mais ce que j’adore par dessus tout c’est de faire vivre mes personnages, de ressentir leurs émotions, que ceux-ci soient bons ou beaucoup moins.
    Le plus difficile est d’écrire le mot fin. C’est une déchirure, un adieu qui est heureusement pour moi souvent un au revoir.
    Je ne peux bientôt plus supporter le manque. Il faut que j’écrive à nouveau pour faire revivre certains personnages que je viens de quitter.
    C’est une véritable drogue.

  2. MALLERET dit :

    En tout cas tes neurones sont des Ferraris!

  3. Valérie Terrien dit :

    Quel plaisir de savourer la fin d’un travail comme l’écriture d’un manuscrit après avoir surmonté toutes les difficultés et savourer l’effort accompli…

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